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Napoléon 20F Marianne Coq

Faut-il acheter des pièces d’or et d’argent avec ou sans prime ?


Quand on investit dans les métaux précieux, et plus particulièrement dans l’or et l’argent, il vaut mieux s’orienter sur les pièces car elles permettent de fractionner ses avoirs en unités de valeur plus facilement négociables que les lingots. Néanmoins, il existe deux manières d’envisager ce type d’investissement, selon qu’on souhaite miser en priorité sur le métal (en anticipant des fluctuations des cours, par exemple) ou que l’on envisage plutôt de privilégier la rareté ou la nature exceptionnelle des pièces acquises.

Pour rappel, certaines pièces se négocient en effet plus cher que la valeur du métal précieux qui les constitue, soit parce qu’elles sont particulièrement rares, soit qu’elles s’avèrent difficiles à fabriquer, soit encore qu’elles sont d’une qualité exceptionnelle. Cette différence entre le prix du métal et le prix de la pièce s’appelle la prime, et elle peut aller jusqu’à doubler la valeur des métaux contenus. Ainsi, tandis que certains acheteurs ne jurent que par les pièces démonétisées, dont la valeur ne tient qu’à leur teneur en métaux précieux, d’autres préfèrent investir dans des pièces dotés d’une prime sur laquelle il est parfois possible de spéculer (en revendant par exemple les pièces avec une prime plus élevée que lors de l’achat initial).

Une tendance parfaitement équilibrée entre avantages et inconvénients

Évidemment, chaque stratégie a ses avantages et ses inconvénients, mais aucune ne semble véritablement l’emporter sur l’autre : plusieurs sondages récents réalisés sur différents sites internet spécialisés montrent que la tendance générale est… parfaitement équilibrée, avec 50% des acheteurs qui choisissent des pièces primées en priorité, et 50% qui ne recherchent que le métal sous forme de pièces plus faciles à transporter et à négocier.

Avec leur extrême pureté (supérieure à 990 millièmes pour l’argent et 99,5 % pour l’or), les pièces primées ont généralement pour elles le fait qu’elles sont neuves (ou en tout cas récentes et exemptes de marques d’usure), d’un poids juste et certifié, très largement reconnues au niveau international, et certaines sont même dotées de dispositifs d’identification permettant une sécurité et une traçabilité sans faille. Inconvénients : on peut parfois regretter de ne pas payer uniquement leur poids en or ou en argent et de devoir consacrer une partie de son investissement à acheter de “l’intangible” (la prime), susceptible de fluctuer indépendamment des cours du métal lui-même. Du reste, en particulier pour les pièces d’argent, si une pénurie du métal blanc devait se déclarer ou si la demande de l’industrie devait continuer à croître beaucoup plus vite que la production, il est probable que les cours explosent… mais que seul le poids d’argent pur comptera.

De leur côté, les pièces démonétisées, sans prime, ont l’avantage d’être valorisées sur le seul poids de métal précieux qu’elles contiennent. Ou plus exactement, qu’elles sont censées contenir, et c’est peut-être l’un des inconvénients majeurs. En effet, les pièces les plus anciennes ont souvent une “histoire”, un passé au cours duquel elles ont pu être manipulées, ou en tout cas conservées dans des conditions aléatoires, avec le risque d’une éventuelle perte de matière, ou en tout cas d’une dégradation notable. Ainsi, même s’il existe un cours plus ou moins officiel la plupart des “modèles”, chaque pièce prise individuellement aura souvent sa valeur propre, dépendant directement de son état et de son poids exact ; la revente sera donc fréquemment une affaire de négociation de gré à gré. Néanmoins, certaines pièces démonétisées bénéficient en France d’une excellente liquidité, comme la fameuse “Semeuse” par exemple — qu’il s’agisse de la 50 centimes, de la 1 franc, la 2 francs ou la 5 francs —, dont l’alliage lui assure une grande solidité. Certes, la teneur en métaux précieux de ces pièces, notamment en argent, est souvent bien moindre que dans les pièces “primées” (835 millièmes pour les Semeuses), mais comme leur valeur dépend de ce qu’elles contiennent réellement, ce n’est pas bloquant.

La solution : diversifier

Finalement, la bonne solution consiste sans doute à diversifier ses achats sur les deux tableaux :

  • des pièces à prime dont la notoriété internationale permettra une liquidité sans discussion, non seulement en temps normal — avec éventuellement une plus-value sur la prime —, mais aussi en cas de crise grâce à leur formidable pureté (Eagles, Maple Leaf, Philharmoniker, Vera Valor… sans oublier les indétrônables Napoléons en France !),
  • et des pièces démonétisées pour leur qualité de réserve de valeur en métal à moindre coût.

Dans tous les cas, attention toutefois à ne pas se laisser séduire par des monnaies trop pauvres en métal précieux (souvent trop chères et difficilement recyclables), et surtout à se méfier des contrefaçons.

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A propos de Anthony Alberti

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Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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