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Hollande et Sarkozy à couteaux tirés sur les questions économiques


Les questions économiques ont été au cœur du débat de l’entre-deux-tours, hier soir sur le plateau de TF1 et France2. Entre petites phrases assassines et bataille des chiffres, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont tenu ferme leurs positions. Bilan des échanges.

1.713 milliards de dette publique fin 2011

Si les deux candidats sont d’accord sur ce chiffre, son augmentation depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy a prêté à débat. François Hollande a annoncé une progression de 600 milliards, Nicolas Sarkozy de 500 milliards. Le chiffre exact est 560,8 milliard d’euros. La dette publique s’élevait fin 2006 à 1.152,2 milliards d’euros.

Sur les raisons d’une telle augmentation, le candidat sortant invoque la crise économique et souligne les réformes qu’il a menées pour en limiter les effets. Quant au candidat socialiste, il pointe du doigt la politique fiscale menée par Nicolas Sarkozy : « Cette dette publique est née à la fois de vos largesses fiscales pour les plus favorisés et en même temps de cette incapacité qui a été la vôtre de maîtriser la dépense publique », répond François Hollande. Nicolas Sarkozy réplique : « Vous avez passé la première partie de ce débat à montrer que nous avons fait des cadeaux aux plus riches. […]Vous voulez moins de riches, moi je veux moins de pauvres. »

Grand écart sur la politique fiscale

Sur les chiffres de la fiscalité aussi, il y a eu des inexactitudes. Nicolas Sarkozy a cité la Suède, avec la France, comme étant les pays où le taux d’imposition est le plus élevé. D’autres pays européens sont taxés à un niveau supérieur à la France : le Danemark, la Belgique, l’Italie, la Finlande et l’Autriche. La France, avec 41,6% d’imposition, se trouve au septième rang des pays les plus taxés, juste devant l’Allemagne. En revanche, il est vrai que la France est le seul pays en Europe à avoir conservé l’impôt national sur le patrimoine, un impôt dont l’importance s’est toutefois amoindrie au fil des réformes.

Le candidat UMP a insisté sur la nécessité pour la France d’être compétitive, « dans un monde ouvert ». Le candidat PS a présenté ses propositions de taxation des hauts revenus, avec l’objectif de rétablir l’équilibre des comptes publics à la fin du prochain mandat présidentiel : « 40 milliards de hausses d’impôts et 50 milliards de baisses de dépenses. »

Le spectre des pays en crise de la zone euro

Alors que l’Espagne a accusé la semaine passée une nouvelle baisse de sa notation par l’agence Standard & Poor’s et que la Grèce vient de se hisser difficilement à la note peu glorieuse de CCC, le spectre de la crise et de ses conséquences sur les pays fragiles de la zone euro a alimenté le débat.

Nicolas Sarkozy a souligné les difficultés de la Grèce et de l’Espagne et mis en avant les nécessaires décisions prises lors des sommets européens, en particulier avec l’Allemagne. François Hollande propose quant à lui « un volet de soutien à la croissance au nouveau Traité européen ».

Les propositions des deux candidats seront-elles suffisantes pour sortir la France de la situation de crise dans laquelle elle a été plongée ? Encore faudrait-il réussir à relancer la croissance et régler définitivement le colossal problème de la dette et de ses intérêts. La tâche est immense et les propositions d’un parti comme de l’autre semblent très insuffisantes.

 

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A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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