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On le sait et on le répète suffisamment sur l'or et l'argent la crise financière et systémique que nous traversons (depuis 4 ans...) maintenant n'est pas perdue pour tout le monde. Certains « secteurs d'activité » ne sont pas à plaindre et tirent même profit de la crise. L'adage n'est que trop bien connu : « le malheur des uns fait le bonheur des autres ».

La crise financière : à qui profite le crime ?


On le sait et on le répète suffisamment sur l’or et l’argent la crise financière et systémique que nous traversons (depuis 4 ans…) maintenant n’est pas perdue pour tout le monde. Certains « secteurs d’activité » ne sont pas à plaindre et tirent même profit de la crise. L’adage n’est que trop bien connu : « le malheur des uns fait le bonheur des autres ».

En premier lieu on peut évidemment penser à ces quelques traders, banksters (pas si isolés que ça d’ailleurs…) qui misent sur la chute des cours, entretiennent la crise, font du profit là où il y a de la perte et s’enrichissent sur l’appauvrissement des autres. Quelques exemples et témoignages ont été médiatisés, surtout au début de la crise. Et après ? Après on s’est habitué à l’idée, on fait avec, après tout, c’est leur métier qui veut ça non?…

Bon, mais ceci n’est qu’une partie de l’iceberg, car ce ne sont pas les seuls à avoir le nez creux et savoir comment gagner de l’argent lorsque toute l’économie en perd.

L’âge d’or de la mafia

Avec cette crise une économie parallèle en a profité pour se développer et détourner des flux financiers de quelques millions (milliards, en fait) d’euros.

Une économie souterraine donc pour laquelle la crise et son parfum de récession, voire de dépression, représente une aubaine considérable : les opportunités de « business » sont partout, le taux de chômage est au plus bas pour le banditisme.

Ce qu’il y a de bien c’est que le phénomène est international : ainsi le New York Times et la Republicca (l’un quotidien américain, l’autre italien) abordent le sujet en consacrant tout deux un article à la mafia et au crime organisé en temps de crise.

On y apprend comment l’argent sale de la mafia en profite pour infiltrer l’économie. Là on ne parle plus de petits larcins mais bien d’un véritable trafic grande échelle qui impacte directement l’économie de certains pays (l’Italie en tête).

Pour vous faire un ordre d’idée : d’après l’ONU en 2009 le blanchiment d’argent ne représente pas moins de 580 milliards de dollars. 580 milliards de dollars : c’est à dire un montant supérieur au PIB de la Suisse ou de la Suède, ou encore équivalent au chiffre d’affaire de l’écosystème Microsoft sur l’année 2010. Cette petite entreprise ne connait donc pas la crise (et on ne parle pas de Microsoft là).

Donc 580 petits milliards de dollars en circulation dans l’économie, en provenance du trafic de drogue et autres joyeusetés.

Antonio Maria Costa, économiste et diplomate italien, ancien directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, précise que bien souvent l’argent de la drogue représente le seul capital d’investissement liquide disponible dans certaines banques en temps de crise. Ouf, on se réjouirait presque d’un tel apport de liquidité ! Mais les dommages collatéraux (sociaux et humains forcément) sont malheureusement tout aussi présents…

En fait, la contre-partie économique est aussi conséquente dans certains cas :

Ainsi le quotidien italien estime que la Mafia récupère 7 % du PIB Italien chaque année (soit 100 milliards d’euros, c’est à dire le PIB du Maroc) : c’est donc autant d’argent qui ne va pas dans les caisses de l’état.

Toujours d’après le journal italien, les fausses coupures de billets de 500€, très appréciées de la Mafia, sont monnaies courantes : déjà en 2006 la Banque Centrale Espagnole s’était étonnée du nombre important de ces billets en circulation…

Le système de parrainage comme levier économique ?

Mais rassurez vous, même si le blanchiment d’argent prend l’allure d’un sport national chez nos voisins italiens, nous ne sommes pas en reste et avons aussi quelques « champions » de la discipline dans l’hexagone !

Le 21 août dernier La Dépêche nous rapporte ainsi l’arrestation « du parrain français de la fausse monnaie » à Toulouse.

L’homme de 60 ans serait ainsi responsable de la mise en circulation de 350 000 fausses coupures de billets de 10, 20, 50 et 100€ (rupture de stock pour les cartouches d’imprimante violettes ?) depuis 2007, soit 9 millions d’euros (le PIB de rien du tout mais c’est une belle performance pour un « athlète » français !).

Un contrôle anti-dopage inefficace ?

Vu qu’on est dans le sujet, on vous invite également à jeter un œil au rapport d’activité 2011 de Tracfin, fraichement paru le 22 août.

Qu’apprend on dans ce nouveau rapport du Traitement du Renseignement et Actions contre les circuits FINanciers clandestins ? Pas grand chose en fait sinon que l’organisme est à la traine face au développement des nouvelles technologies numériques et que le paiement électronique et autres cartes prépayées offrant un certain anonymat posent de sérieux problèmes aux autorités.

Le blanchiment d’argent a donc de beaux jours dans ce que l’on appelle les « paradis numériques ». Un nouvel eldorado virtuel pour Parrains connectés ? On aura l’occasion de vous en reparler !

Sources : All About the money : comment la mafia tire a profit de la crise financière

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A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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