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Natacha et la clé du coffre bancaire où elle garde ses pièces d'or et celle de sa fille
Natacha et la clé du coffre bancaire où elle garde ses pièces d or et celle de sa fille

Pour la première fois depuis les années 70, offrir des pièces d’or pourrait redevenir une idée cadeau en vogue. Nous avons fait une petite enquête sur Facebook et nous avons trouvé Natacha, infirmière de quarante ans et mère d’Anaïs, jeune étudiante de vingt ans. Interview.

LORetLARGENT.info  : Connaissiez-vous l’or et les pièces d’or en particulier avant d’en offrir une à Anaïs ?

Natacha : Jusqu’à il y a encore 6 mois, pour moi, l’or c’était uniquement le métal précieux que l’on utilise principalement en bijouterie. Je savais vaguement que dans le passé il avait eu une plus grande importance mais je n’aurais jamais envisagé en acquérir pour moi, encore moins pour offrir autrement que sous forme d’un bijou. Quant aux pièces d’or, pour moi c’était ce que les grands parents offraient après guerre à leurs petits enfants pour les protéger en cas de coups durs  et assurer l’avenir. Avant cette année,  je n’avais jamais tenu dans mes mains une véritable pièce d’or. Bref, pour moi c’était un truc un peu vieillot qui ne correspondait pas aux canons d’un cadeau que l’on offre en ce début de XXIème siècle. Et puis il y a eu la crise…

LORetLARGENT.info : Justement, parlez-moi de ça. Vous êtes infirmière, vous n’êtes pas concernée par les traders londoniens qui sont virés par e-mail et votre travail ne devrait pas connaitre la crise. Expliquez-moi comment vous avez perçu cette crise et ce qui vous a poussé à acheter de l’or, non plus comme bijou, mais dans une logique de placement, d’assurance anticrises ?

Natacha : La crise, je suis comme tout le monde, je l’ai découvert par les médias. J’ai compris les implications qu’elle pouvait avoir dans l’économie réelle. Mes patients m’en parle, certains sont très inquiets, notamment les plus vieux qui ont connu la guerre. Selon eux, les choses peuvent commencer comme ça, monter sournoisement pendant quelques années et exploser quelques années après. Même si parfois je trouve tout cela un peu alarmiste,  je suis tout de même vigilante et prévoyante, notamment pour mes enfants. Et puis j’ai  vu  par hasard un reportage sur l’or dans le journal  tv. J’ai été surprise par ces gens qui se ruaient chez des numismates pour acheter ou vendre des pièces d’or car les prix commençaient à grimper. Jusqu’à peu, l’immobilier était pour moi la valeur refuge. Elle n’est donc vraisemblablement pas la seule… j’ai donc appris que l’or n’avait  cessé de grimper depuis le 11 septembre 2001.
Je suis passé sur eBay pour voir le prix des pièces d’or. Mais n’y connaissant  rien et n’ayant pas spécialement confiance, j’ai  alors tout bêtement fait appel  à mon banquier qui  m’avoua ne pas y connaitre grand-chose, mais qu’il allait se renseigner. Après plusieurs appels de relance et quelques semaines d’attente, j’avais enfin mes 20 pièces d’or, superbes ! Jusqu’à ce jour, ma référence en  matière  d’or était le  »  vieux napoléon  » que ma grand-mère portait  autour du cou !
Pour conserver mes pièces d’or , ne voulant pas les garder à la maison, J’ai  quand même préféré payer 90 euros une année de location pour un petit coffre à la banque , une chance, c’était le dernier  disponible  ! Un service à améliorer !

LORetLARGENT.info : Et pourquoi offrir une pièce d’or comme cadeau de noël à votre fille ?

Natacha : J’ai trouvé ces pièces vraiment très belles et me suis dit que  lui offrir sa première pièce d’or serait un beau cadeau pour elle, original et pourquoi pas ensuite  constituer  un petit capital intéressant. (on avait d’ailleurs trouvé le blog LORetLARGENT.info). Je pense finalement qu’offrir des pièces d’or aujourd’hui est tout aussi pertinent que d’avoir une assurance vie ! Depuis tous  ces scandales financier je me demande quand même où l’argent de ces assurances est-il  réellement investit ?

LORetLARGENT.info : Et comment offre-t’-on alors une pièce d’or pour Noël ?

Natacha : J’ai tout bêtement présenté la pièce dans un petit écrin, joliment emballé et déposée au pied du sapin. Ma fille a adoré ! Mais il fallait que cette pièce  reste en lieu sûr. Si l’or est bien une valeur refuge, il vaut mieux qu’elle reste en sécurité dans un coffre assuré, dans une banque. Elle sait  qu’elle  peut disposer  de sa pièce, à tout moment, en cas de besoin ! Du moment qu’elle rempli totalement le rôle qu’on lui donne, c’est-à-dire prendre de la valeur en période crise et pouvoir la revendre à tout  moment.

Les napoléons seront-ils le must des cadeaux pour les prochaines années ? Pour la rédaction de LORetLARGENT.info c’est une évidence depuis notre rencontre avec Natacha.

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3 Commentaires

  1. L’idée du cadeau c’est super et je pense que je ferais pareil l’année prochaine avec mes enfants. Je me demande même si je n’en offrirais pas comme bonus original de fin d’année pour mes 3 salariés.
    J’ai bien compris la logique à propos de la garde en coffre. En fait, si on possède déjà un coffre assuré pour une valeur forfaitaire du contenu, même chez soit, dans ce cas c’est bon ? J’ai bien compris qu’avoir un coffre (assuré) dans un endroit différent de la maison est intéressant, mais une banque… Je dis ça car franchement, les banques, c’est viscéral, je n’aime pas. Et même si le coffre loué est d’une certaine manière votre propriété le temps de la location, ça reste une banque. Mais je suis d’accord qu’il ne faut pas non plus être trop parano, car même dans le cas des banques qui font faillite, les gens arrivent toujours à récupérer le contenu des coffres puisqu’ils en sont propriétaires. Quant aux grosses crises style guerre, on a quand même un délai d’une semaine pour aller chercher le contenu du coffre avant que sa éclate. En fait, l’idéal serait d’avoir son or dans un coffre en Suisse. Je pense à ça suite à un article que j’ai lu sur votre blog qui expliquait que pendant la guerre les gens tentaient par tous les moyens de placer leur or en sécurité, non pas de le garder chez eux mais lui faire passer la frontière car il n’était plus possible de le vendre en France puisqu’il était interdit. Donc il faudrait l’enterrer, mais dans son « jardin » Suisse…
    Autre solution à laquelle je pense pour éviter les banques, c’est passer par une société de garde d’oeuvre d’art. Je ne sais pas s’ils proposent ce genre de service mais BullionVault, par exemple, font garder l’or de leur client par Viamat.

  2. Elle nous a indiqué vouloir acheter ultérieurement d’autres pièces. Et dans le cas présent, elle garde dans son coffre ses pièces et celle(s) de sa fille. Donc elle mutualise les dépenses et il lui est possible d’y placer d’autres choses. Ensuite, je confirme ses propos lorsqu’elle indique que trouver un petit coffre dans une banque est devenu compliqué. Je pense qu’elle a bien fait dans une logique de long terme.
    De manière générale, elle a raison de ne pas vouloir garder son or à la maison. Un grand nombre de coffres parfaitement sécurisés sont finalement ouverts par leurs propres propriétaires, sous la contrainte des voleurs. Je ne parle même pas du cas de ceux qui conservent leur placement anti-crises dans un pot à thé ou bien sous les lames du plancher…
    Sans le savoir, cette lectrice de LORetLARGENT applique au monde moderne les principes des habitants de l’île de Yap : sa réserve de richesse de bouge pas (dans le coffre loin de sa maison), mais la valeur qu’elle représente circule et change de main (elle offre à sa fille une pièce qui au final n’a pas bougé du coffre). Natacha a d’une certaine manière créé une monnaie « privée » basée sur la confiance que lui porte sa fille et la valeur que représente la pièce d’or.
    Vous pouvez lire pour compléter cet article :
    http://www.loretlargent.info/dossiers/les-reserves-de-richesse-sont-immobile-la-monnaie-circule-12-les-pierres-de-lile-de-yap/

    Cet échange m’incite à programmer un prochain article sur la monnaie privée qui est, selon moi, une alternative dans les transactions, voire même l’avenir de la monnaie (regardez l’explosion des services de type paypal dans le monde ou bien du crédit social en Allemagne par exemple). On a connu le P2P dans le domaine de la musique, de la vidéo. Pourquoi pas celui de l’argent ?

  3. L’idée me semble très bonne… Par contre, louer un coffre pour 20 napoléons (a fortiori pour UNE pièce !), ça me semble un peu excessif… Payer 90 € par an pour protéger 2450 € (aux cours actuels), ça fait quand même cher de l’assurance, non ?

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