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David Ricardo

David Ricardo : la théorie économique de l’avantage comparatif


David Ricardo

David Ricardo (1772- 1823) est un économiste anglais du XIXe siècle. Il a également été agent de change et député. Il est considéré comme l’un des économistes les plus influents de l’école classique aux côtés d’Adam Smith et Thomas Malthus.

David Ricardo est né le 1 8 avril 1772 à Londres, Angleterre et meurt le 11 septembre 1823 à Gatcombe Park. Il est le troisième des dix-sept enfants d’une famille bourgeoise de financiers juifs (d’origine portugaise), ayant émigré des Pays-Bas vers l’Angleterre juste avant sa naissance. À quatorze ans, il rejoint son père à la Bourse de Londres, où il commence à apprendre le fonctionnement de la finance. Ricardo rejette le judaïsme orthodoxe de sa famille et s’enfuit à l’âge de 21 ans avec une quaker, Priscilla Anne Wilkinson, qu’il vient d’épouser. Sa mère, en représailles, ne lui parlera plus jamais. À cette époque, Ricardo devient également un unitarien. La rupture avec sa famille le contraint à se mettre à son compte en devenant agent de change.

Thèse sur l’excès d’émission de billets

Ses premiers écrits, sur les problèmes monétaires des guerres napoléoniennes, paraissent sous forme de trois articles publiés dans le Morning Chronicle entre 1809 et 1810. Il publie un an plus tard Essai sur le haut prix du lingot : preuve de la dépréciation des billets de banque (1811), où il développe une thèse quantitativiste où l’excès d’émission de billets a contribué à déprécier la devise anglaise lors des guerres napoléoniennes. Ce livre influencera la rédaction du « Bullion Report » par la commission du même nom de la Chambre des communes. Les débats engendrés par la publication de ses ouvrages monétaires amènent Ricardo à développer ses connaissances en économie.

En 1799 lors de vacances particulièrement ennuyeuses passées dans le lieu de villégiature anglais de Bath, Il s’intéresse à l’économie en lisant Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776) d’Adam Smith. Son travail d’agent de change le rend suffisamment riche pour prendre sa retraite en 1814, à l’âge de 42 ans. Il déménage à Gatcombe Park et partage son temps entre la politique et l’économie.

Des principes de l’économie politique et de l’impôt

Entré au parlement britannique en 1819, après avoir acheté un siège de pair représentant de Portarlington, une pairie d’Irlande, Il siège jusqu’en 1823, l’année de sa mort. En tant que député, Ricardo défend le libre-échange et l’abrogation des Corn Laws votés en 1815.

Ricardo est un autodidacte de la pensée économique. Il correspond en abondance avec Jeremy Bentham, Thomas Malthus et Jean-Baptiste Say, sur des sujets tels que le rôle des propriétaires terriens dans la société. Il fréquente aussi les milieux intellectuels londoniens, et devient membre du Club d’économie politique de Malthus (Malthus’ Political Economy Club) et du Roi des clubs (King of Clubs). En 1815, Ricardo publie Essai sur l’influence des bas prix du blé sur les profits du capital (1815). En 1817, est publiée son œuvre maîtresse, Des principes de l’économie politique et de l’impôt (1817) qu’il modifiera le restant de sa vie. La deuxième édition sort en 1819 et la troisième en 1821.

En 1820, David Ricardo écrit à Malthus quelques années avant sa mort : « L’économie politique est selon vous une enquête sur la nature et les causes de la richesse. J’estime au contraire qu’elle doit être définie : une enquête sur la distribution … De jour en jour, je suis plus convaincu que la première étude est vaine et décevante et que la seconde constitue l’objet propre de la science. » Il meurt d’une otite en 1823 à Gatcombe Park à l’âge de 51 ans, un an après avoir fait un grand tour d’Europe. À son décès, sa fortune était d’environ 725 000 £, une importante somme pour l’époque.

Théorie de l’avantage comparatif

David Ricardo a montré que tous les pays, même les moins compétitifs, trouvent dans certaines conditions théoriques (concurrence parfaite, sans pressions politiques donc), un intérêt à rentrer dans le jeu du commerce international en se spécialisant dans la production où ils détiennent l’avantage relatif le plus important ou le désavantage relatif le moins lourd de conséquences.

Dans le chapitre VII des Principes de l’économie politique et de l’impôt, Ricardo développe l‘exemple des échanges de vin et de drap entre l’Angleterre et le Portugal. Avec un nombre d’heures de travail donné, le Portugal produit 20 mètres de drap et 300 litres de vin tandis que l’Angleterre produit 10 mètres de drap et 100 litres de vin. L’Angleterre est donc désavantagée dans les deux productions. Ricardo montre pourtant que l’Angleterre a intérêt à se spécialiser dans la production de drap, où elle possède un avantage relatif, car avec 10 mètres de drap, elle obtiendra 150 litres de vin portugais (contre 100 chez elle). À l’inverse, le Portugal devra se spécialiser dans la production vinicole puisque l’échange avec l’Angleterre de 300 litres de vin portugais lui permettra d’obtenir 30 mètres de drap anglais au lieu de 20 mètres de drap portugais. L’Angleterre a un avantage comparatif dans la production de drap alors que le Portugal possède un avantage absolu.

L’analyse de Ricardo montre ainsi que la spécialisation fondée sur les avantages comparatifs permet une augmentation simultanée de la production de vin et de drap. Dans son modèle, il existe toujours une combinaison de prix telle que le libre-échange soit profitable à chaque pays, y compris le moins productif ; il s’agit d’un jeu à somme positive. Pour arriver à cette conclusion David Ricardo émet quatre hypothèses : la valeur du travail est égale au prix multiplié par la quantité de travail ; la concurrence doit être parfaite ; il doit y avoir immobilité des facteurs de production au niveau international (seules les marchandises circulent) et enfin la productivité doit être constante.

Dans la réalité, ces conditions théoriques ne sont jamais remplies, et l’application pratique de la théorie de l’avantage comparatif pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. En effet un pays qui se spécialise sur une production devient dépendant, pour les autres productions, du marché international. Outre les pressions politiques qu’il peut alors subir, il est aussi plus vulnérable aux spéculateurs internationaux. Un exemple de conséquence : la spécialisation d’un pays pauvre dans une culture destinée à l’export entraîne la baisse de disponibilité sur place des denrées alimentaires de base dans ce pays. Il s’ensuit une hausse des prix locaux de ces denrées alimentaires de base, et des risques de famine.

Dénonciation de l’émission excessive de billets de banque

Le théoricien de l’étalon-or dans le Bullion Report remis à la Chambre des communes en 1810, Ricardo dénonce l’émission excessive des billets de banque, source selon lui de l’inflation. Il préconise que l’émission de monnaie soit limitée par le stock d’or, afin d’en garantir la valeur.

La théorie de la rente de la terre

La richesse se répartit entre trois composantes que sont les salaires, les profits et la rente. Pour Ricardo, l’évolution de la population mène inévitablement à la hausse du prix des subsistances (du fait des rendements décroissants de la terre) et à celle de la rente foncière (suite au besoin accru de terres cultivables). Le résultat de cette inflation, que subissent des travailleurs déjà dans la misère, est de rendre nécessaire une hausse des salaires afin d’assurer la survie de ces derniers. Ainsi la croissance démographique provoquera nécessairement un écrasement des profits par la rente, et par conséquent la fin de l’investissement productif, ce que Ricardo appelle « l’état stationnaire » de l’économie, état qui peut être freiné par le progrès technique.

Ricardo rejoint donc le point de vue de Thomas Malthus et critique les aides sociales accordées aux indigents qui créent la pauvreté sur le long terme en favorisant des naissances non souhaitables.

L’équivalence ricardienne

L’« équivalence ricardienne » ou la « neutralité ricardienne » est une théorie économique également appelée « effet Ricardo-Barro » ou « théorème d’équivalence de Ricardo-Barro », énoncé en premier lieu par David Ricardo, économiste classique du XIXe siècle, puis repris par Robert Barro en 1974. Selon ce théorème, il y aurait, sous certaines conditions, équivalence entre l’augmentation de la dette publique aujourd’hui et l’augmentation des impôts requise demain par le remboursement de cette dette et le paiement des intérêts.

Si les agents économiques se comportent de manière rationnelle, une politique de relance (distributions de revenus financée par la dette publique) ne les poussera pas à consommer, mais plutôt à économiser (augmentation des taux d’épargne), en prévision de hausse d’impôts futurs. La validité de l’« équivalence ricardienne » a longtemps été – et est encore – discutée. Le théorème n’a été énoncé que dans des situations très précises, limitées par des hypothèses nombreuses.

Une étude de la DGTPE suggère que les ménages, de la zone euro et en France, pouvaient suivre un comportement ricardien : « une hausse de 1 point de PIB du déficit public structurel serait compensée par une augmentation de 3/4 de point de PIB de l’épargne privée, ce qui serait cohérent avec un comportement largement ricardien des ménages de la zone euro. » (les auteurs de cette étude notent qu’il convient de ne pas « interpréter trop hâtivement comme une causalité ce type de corrélation »). Christian Bialès, dans son blog, parle de contestation des hypothèses de l’équivalence ricardienne alors que ses développements devraient aussi conduire à la contestation du principe lui-même : en effet, une augmentation de la dette publique n’induit en rien une augmentation future des impôts. Les pouvoirs publics peuvent choisir de réduire les dépenses, d’emprunter ou d’augmenter les impôts voire une combinaison des trois.

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