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Notre consœur Simone Wapler, Directrice de la rédaction des Publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers, publie un ouvrage a priori complètement anxiogène, mais plein de bon sens. Passées les irréfutables démonstrations de faillite imminente de la France (ou d’apocalypse différée), elle nous livre un vrai petit manuel de survie en terre hostile.

Les preuves irréfutables d’une apocalypse imminente
Pas besoin d’être un mystique illuminé et de croire que la fin du monde est pour décembre 2012 pour redouter le pire. Les faisceaux d’indices économiques sont assez alarmants comme ça ! L’Europe souffre de dépenses publiques trop élevées, la France en tête de liste. Taxée de « zombie financier » par l’auteur, la France va mal. Confrontée à un défi démographique et à une énergie qui n’est plus bon marché, la France ne peut plus faire face à ses dépenses publiques croissantes.
Pour Simone Wapler, la croissance française n’est plus possible pour les 4 raisons suivantes :
– Le ratio dette/recette fiscale
– Le creusement du déficit fiscal
– L’actuelle pression fiscale
– Le poids des dépenses publiques

Que va-t-il se passer ?
Pas besoin d’être féru de science-fiction et de films sur les zombies pour imaginer le chaos à venir.
Lorsque l’Etats manquera de liquidités, que les salaires des fonctionnaires ne seront plus payés qu’à 60% quand ils le seront, il vaudra mieux vous barricader solidement chez vous.
Avant cela, Simone Wapler envisage 3 scénarios dont les issues peuvent toutes aboutir au chaos, à des temps différés :
– la sortie de la zone euro de la France
– la sortie de la zone euro de l’Allemagne
– l’arrimage à la rigueur allemande.

Que faire ?
Premier constat, l’Etat ne bougera rien, alors c’est à vous de bouger, de tout faire pour vous mettre en sécurité, vous, vos proches, vos biens, le temps de repartir sur de nouvelles bases. Durant ce laps de temps, il faudra vous munir d’argent (cash), le nerf de la guerre !, et de plusieurs kits de survie (alimentaire, médical…). Diversifiez vos sources de revenus, fractionnez vos dépôts… Et si vous avez de l’or, sortez-le des circuits bancaires, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver.
« Vous avez un peu d’or enterré dans un Tupperware ? (…) Cet or-là, c’est votre kit de survie. Mais pour profiter de l’or en tant que flic des monnaies, il vous en faudra plus.
Lorsque plus tard, vous raconterez cette crise, vous direz :
« J’ai acheté de l’or. Je ne me souciais pas vraiment de mon prix d’achat. Simplement à chaque fois qu’une banque centrale parlait de quantitative easing ou de rachat d’obligations souveraines, j’achetais de l’or. Ensuite, lorsque les banques centrales ont à nouveau décidé de rémunérer honnêtement l’épargne, lorsque l’argent pouvait à nouveau conserver sa valeur, alors, j’ai revendu mon or ». Avec ça, vous savez tout, ou presque…

Ce livre est un véritable guide de survivalisme, pas à la Rambo mais très pragmatique car il aborde tous les aspects que peut revêtir un pays en crise, en état de siège. Et nous ne sommes plus dans l’anticipation !

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Pourquoi la France va faire faillite et ce que vous devez faire pour vous en sortir
Editions Ixelles

3 Commentaires

  1. Bonjour Gilda,

    On peut soupçonner certaines personnes de jouer les Cassandre et de profiter de la crise, mais reconnaissez que l’annonce ce matin d’une récession en France pour cet automne par la Banque de France assoit plutôt le discours de l’auteur, même s’il peut encore paraître excessif ou lointain.

  2. euh… mais enfin…
    il y a à boire et à manger…
    Simone Wapler, est connue pour faire vendre de l’or mais aussi vendre et faire vendre ses bouquins… et à l’or là…le discours devient moins crédible…
    Wait en see…

  3. Mardi 7 aout 2012 :

    Une dépêche AFP très importante :

    En mars, la zone euro avait lancé un deuxième programme d’aide à la Grèce, d’un montant de 130 milliards d’euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé. Grâce à ce programme, la dette du pays devait revenir en-deçà de 120% d’ici 2020 contre plus de 160% actuellement.

    Mais le programme est « sorti des rails », selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d’inertie politique en Grèce. Résultat, les besoins financiers de la Grèce ont augmenté.

    « On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux », a estimé un diplomate européen.

    La Grèce pourrait donc être contrainte de négocier une restructuration de sa dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et des Etats de la zone euro.

    Cette idée a déjà circulé en mars dernier mais n’a jamais pris forme, face au refus de la zone euro et de l’institut monétaire.

    http://www.romandie.com/news/n/UEBruxelles_ne_va_pas_demander_a_Athenes_de_reduire_son_deficit_plus_que_prevu58070820121630.asp

    La phrase importante est ici :

    « On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux », a estimé un diplomate européen.

    En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Les prêteurs publics vont perdre des dizaines de milliards d’euros : il va falloir recapitaliser la BCE.

    Les contribuables de la zone euro peuvent préparer leurs carnets de chèques.

    La deuxième restructuration de la dette grecque sera, en bout de chaîne, payée par les contribuables de la zone euro.

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