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Union Latine, prémices de l’Union Européenne


L’euro a déjà existé et n’est pas la première tentative de monnaie commune. Toute ressemblance avec des faits actuels ne serait que purement fortuite. Ceux qui connaissent les pièces d’or, parlent souvent de pièces de “l’Union latine”. Derrière cette désignation se cache en fait la première tentative européenne, de création de monnaie unique.

Les débuts de l’Union sacrée

L’Union latine a été constituée par une Convention monétaire du 23 décembre 1865, unissant quatre pays signataires européens (France, Belgique, Suisse, Italie), rejoint par la Grèce dès 1868. L’objet de ce traité était d’instituer une organisation monétaire commune fondée sur le régime de bimétallisme or-argent. L’Union fut, de facto, dissoute le 1er janvier 1927.

La France avait institué un système monétaire, dit du franc germinal, en référence aux Lois fondatrices des 18 germinal an III (7 avril 1795) et 7 germinal an XI (27 mars 1803) instituant : un système de monnaie de compte décimal (1 franc = 100 centimes), un système de monnaie de règlement bimétalliste, où l’or et l’argent avaient cours légal.

L’environnement monétaire international

L’adoption partielle ou complète du système du franc germinal à l’extérieur des frontières françaises avait créé un embryon de système monétaire international. La décimalisation avait été adoptée par les États-Unis dès 1795. Napoléon Ier avait tenté d’exporter, avec la Révolution, le système de Germinal en Europe. Bien que cette tentative par la force échouât d’abord, le système fut ensuite adopté, en toute liberté, par la Belgique en 1830, par la Suisse et par l’Italie en 1860 (le duché de Parme et le Royaume de Piémont Sardaigne l’avaient déjà adopté depuis 1815).

Les découvertes d’or de 1848 en Californie et de 1851 en Australie provoquèrent une baisse du prix relatif de l’or, aggravée par les effets de la guerre de Sécession, qui obligea l’Angleterre à importer plus de textiles d’Inde et à payer les soldes débiteurs de sa balance des paiements en argent. La conjugaison de ces événements provoqua une crise des règlements en monnaies d’argent selon le mécanisme suivant :

La plus grande rareté relative de l’argent par rapport à l’or modifiait le prix relatif entre les deux métaux. La valeur physique de l’argent dépassait sa valeur légale. La différence entre ces deux valeurs représentait une prime sur le métal.

Lorsque la prime couvrait les coûts de refonte, de frappe et de transport, il devenait alors intéressant de procéder à la thésaurisation ou à l’exportation des monnaies d’argent.

Vers une crise des règlements et circulation monétaire gelée

Le retrait des monnaies d’argent entraînait une crise des règlements et de la circulation monétaire, par absence de signes monétaires en quantité suffisante. À cet égard, pour la France, la diminution des frappes en argent entre 1856 et 1864 est importante.

Les États du système germinal allaient répondre dans le désordre à cette crise des règlements. La Belgique mit fin au cours légal de l’or le 28 décembre 1850. Le 31 janvier 1860, la Suisse diminuait le titre des pièces en argent à 800‰. L’Italie faisait de même le 24 août 1862. La France adoptait une Loi, le 25 mai 1864, disposant d’une mesure similaire pour les pièces de 20 et 50 centimes. Le désordre monétaire gagnait et rendait les échanges plus difficiles.

La convocation de la Convention de Paris, le 20 novembre 1865, était une tentative d’harmonisation des poids et titres des monnaies nationales pour sauver le régime bimétalliste de Germinal et rétablir l’intercirculation des monnaies d’argent entre les pays signataires.

Les principes de l’Union

Présidée par Félix Esquirou de Parieu, fervent partisan d’une union monétaire « prélude aux fédérations pacifiques du futur », la Convention de Paris, dite de l’« Union Latine », fut signée le 23 décembre 1865. Elle posait comme principes l’uniformisation monétaire :

  • Chaque État signataire était tenu de battre monnaie en se conformant aux normes définies par les articles 2 à 4 de la Convention de 1865.
  • Plusieurs grands principes finalement assez similaires à ceux de l’euro.
  • Principe de plafonnement de l’émission des monnaies divisionnaires de 2, 1, ½ et 1/5e d’unité de compte à raison de 6 francs par habitant (article 9). À noter que les plafonds d’émission de la monnaie fiduciaire n’étaient pas concernés et restaient une pure prérogative des États. De même pour les monnaies de billon.
  • Principe de l’intercirculation des monnaies à l’intérieur de l’Union : les monnaies de chaque État ont cours légal dans l’Union.

Par ailleurs, le Traité était renouvelable par tacite reconduction tous les 15 ans, à partir du 1er janvier 1880, sauf dénonciation par un pays signataire (article 14). Il était également ouvert à d’autres signataires (article 12), sous réserve d’unanimité des États membres de l’Union (selon les conventions de 1878 et 1885).

Un succès rapide mais incomplet

Le succès de l’Union latine, mesuré par le nombre de pays ayant adopté le système (32 au total), a posé les bases d’un système monétaire international. Il faut noter deux absents de taille : le Royaume-Uni et l’Empire allemand. Toutefois, l’échec du congrès monétaire international de 1867 (cf. infra) cantonnait l’Union dans un statut de zone monétaire. L’Union Latine ne se remettra jamais de la première guerre mondiale et prendra fin officiellement en 1927.

Finalement, les principes fondateurs étaient relativement similaires à ceux qui procédaient à la création de l’euro. Cette première monnaie unique avait échoué sur les divisions politiques européennes. L’actualité semble vouloir nous montrer que rien n’a vraiment changé, et que l’Histoire pourrait se répéter. Quelles solutions pour conserver notre monnaie commune, l’Euro, qui est une monnaie forte au niveau international, tout en respectant les conjonctures économiques respectives de chaque pays membre ?

Des erreurs à ne pas (re)commettre

Une double monnaie qui circulerait au niveau national parallèlement à l’euro se solderait par un cuisant échec et serait pire qu’une sortie de l’Euro. Le but est de ne pas commettre les mêmes erreurs que par le passé. La solution réside peut-être dans la conservation de la monnaie commune avec une monnaie complémentaire qui fonctionne par projet, comme c’est le cas du Ticket Restaurant en France ou du WIR en Suisse.

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