Véritable serpent de mer de la finance internationale, la taxe sur les transactions financiÚres, serait selon le Président Sarkozy, « techniquement possible, financiÚrement nécessaire et moralement incontournable ». Autant dire indispensable.
Lors du G20, Barack Obama, sâil avait acceptĂ© que cette possibilitĂ© soit Ă©voquĂ©e dans le texte final, nâavait pas apportĂ© de soutien ferme et dĂ©finitif. Il nâest pas le seul puisque le Ministre des finances suĂ©dois a trĂšs vite, lui aussi, exprimĂ© des doutes concernant non seulement lâintĂ©rĂȘt mais aussi le rendement dâune telle taxe. Dans son sillage, le Ministre britannique montrait aussi son scepticisme. Mais cela nâentame en rien la possibilitĂ© dâune telle taxe si plusieurs pays dâune mĂȘme zone choisissent de la mettre en Ćuvre.
La zone euro deviendrait la premiĂšre zone test.
Si la faisabilitĂ© Ă©tait jusquâĂ prĂ©sent le principal obstacle Ă sa mise en place, il semblerait aujourdâhui que ce ne soit plus un problĂšme : toute la zone euro peut lâinstituer dans le mĂȘme temps. La Commission europĂ©enne avait prĂ©sentĂ© une proposition en septembre 2011 pour une taxation dĂšs 2014 avec un rapport de 55 milliards dâeuros par an selon des taux de 0.1% sur les actions et les obligations et de 0.01% sur les produits financiers.
Qui va payer cette nouvelle taxe ?
Câest Ă©videmment la question que lâon peut raisonnablement se poser quand il sâagit des Ă©tablissements boursiers ou bancaires qui nâont pas lâhabitude de cĂ©der facilement Ă ce genre de ponctions. Pour que cela fonctionne, il faut que cela soit le secteur lui-mĂȘme qui paie cette taxe, or il est fort Ă parier que les clients des banques, câest-Ă -dire nous, seront contraints forcĂ©s de payer par le biais, par exemple, de lâaugmentation substantielle des frais bancaires.
Encore une fois, lâor reste un placement qui Ă©chappe Ă ce genre de taxation âŠ






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