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Valentina Grigorova Gencheva avec le Trésor Panagyurishte

Ce n’est un secret pour personne ici : l’Europe dispose d’une grande variété de pièces d’or, chacune ayant généralement un attrait esthétique et historique propre.

Pourtant, la Bulgarie n’est pas friande de ces pièces européennes mais se procure au contraire des pièces à l’autre bout de la terre.

La First Investment Bank en Bulgarie a en effet commandé une nouvelle collection de pièces d’or à…la Nouvelle-Zélande !

La responsable du secteur or et numismatique de la banque, Valentina Grogorova-Gencheva, déclare que le marché bulgare pour les pièces d’or est en croissance rapide, car elles sont populaires à la fois comme cadeaux mais aussi comme valeur refuge pour les investisseurs. Les pièces néo-zélandaises reportent un franc succès en Bulgarie parce que plus « dynamiques » que ces cousines éloignées d’Europe…

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Le partenariat entre la Bulgarie et la production de pièces néo zélandaise (New Zeland Mint ou NZM) a commencé en 2007. Et la responsable de déclarer : Les pièces sont très belles et les dessins très modernes, contrairement aux productions européennes qui sont souvent jugées très « conservatrices ». Les pièces néo zélandaises ont un large éventail de couleurs et de designs différents. Les pièces européennes ont très souvent un design très fortement lié à leur pays d’émission, alors que les NZM produit des pièces selon des thèmes variés et surtout plus globaux.

Paradoxalement, le fabricant néo-zélandais a émis l’année dernière une pièce ayant pour thème le trésor de Panagyurishte (ville de l’ouest de la Bulgarie), trésor du IVème siècle. La pièce s’avère populaire auprès des Européens.

Mme Grogorova-Gencheva travaille en ce moment à la mise au point de deux autres pièces à « thème bulgare ». La First Investment Bank a, à elle seule, importé 20.000 pièces émises par la NZM au cours de ces trois dernières années. Celles-ci sont très appréciées des collectionneurs pour leur design d’avant-garde.

Le Directeur General de la NZM Gary McNabb a ainsi déclaré que 98% des pièces fabriquées par sa société (qui est privée) est destinée à l’exportation. La société a en effet exporté pour 20.7millions de dollars de pièces de monnaie pour les pays d’Europe Orientale et des Balkans l’an dernier.

Forte de cette expansion, la NZM a produit une pièce de monnaie commémorant le 60ème anniversaire de la Kalachnikov en 2007… Elle rencontre un joli succès en Russie. Toujours selon le directeur général, les recettes ont considérablement augmentées ces six dernières années.

La NZM a également émis une nouvelle pièce d’une once à l’initiative de la New Zeland Post, qui est devenue la pièce ayant cours légal avec la plus grande valeur. La pièce, dont la valeur est évaluée à NZ$ 2.650 (soit environ 1350 Euros), est une représentation d’un Heitiki, un forme d’art maori. Le design a été réalisé par Carver Raponi Wilson, un artiste autodidacte, qui a crée plus de 1000 heitikis depuis la fin des années 1960.

Les pièces sont de plus placées dans un Waka hua, ou boite aux trésors, sculptées par Warren McGrath, maître sculpteur du roi Maori.

Garry Nicholas, directeur général du Maori Arts New Zeland a ainsi qualifié de « merveilleux » le fait que l’art maori vu par Raponi soit l’objet d’une pièce d’or.

L’avers de la pièce représente plus classiquement un portrait de la reine Elizabeth II par Ian Rank-Broadley.

Voici les caractéristiques techniques de cette pièce :

-Valeur faciale : 10$

-Pureté : 0.999

-Poids : 1 once

-Diamètre : 40mm

-Dessin avers : portrait de Sa majesté la reine Elizabeth II par I. Rank-Broadley

-Dessin revers : Heitiki avec des plumes huia.

Anaïs BOURDON et Maurice HALL, source : NZ Herald

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