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Souvenez-vous, c’était le 22 avril: l’euro franchissait le seuil des 1,60 dollar. Aujourd’hui il est passé sous la barre des 1,40 dollar. L’effet sur la compétitivité des entreprises, la balance commerciale et la croissance se fait déjà sentir. En revanche, la baisse de l’euro atténue l’impact positif de la chute du baril : en dollar, le baril est passé depuis la mi-juillet de 145 à 97. En euro, il est à 75, contre 90.

La valeur de l’euro dépend de la croissance européenne et des politiques monétaires de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne. A court terme, la baisse de l’euro devrait continuer car la croissance de la zone euro continuant à s’affaiblir, il y a davantage de probabilité que la Fed augmente ses taux, plutôt que la BCE. À plus long terme, cependant, il n’est pas sûr que la devise américaine poursuive sa marche en avant. Car si les ménages américains continuent à ne pas épargner, « les Etats-Unis vont continuer à accumuler de la dette extérieure, et la tendance à moyen terme du dollar par rapport à l’euro restera une dépréciation », note Patrick Artus, économiste auprès de la banque française Natixis.

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