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Archive for novembre, 2008

Les 30 deniers de Judas

Dimanche, novembre 30th, 2008

Judas l’Iscariote est passé dans l’Histoire pour avoir livré Jésus contre monnaies sonnantes et trébuchantes. Sa réputation a été éternellement ternie pour du métal brillant. Pour quelle somme mirifique, ce damné de l’Eglise a-t’il vendu son âme au diable ?

Ces 30 deniers étaient-ils l’équivalent de nos pièces de 20 Francs Or communément appelés des Napoléons ? Le cas échéant, on pourrait savoir que Jésus avait été mis à prix à près de 3900 euros, en admettant une petite prime sur le poids en or de ces pièces sous le règne de Ponce Pilate dans les années 30.

Alors que les oracles économiques nous promettent les sept plaies d’Egypte et notamment Sept années de vaches maigres, quand l’or et l’argent semblent redevenir des valeurs sûres pour préserver notre pouvoir d’achat, cette question des 30 deniers de Judas et de la valeur attribuée à la capture du Christ m’a semblé intéressante.

La réponse est des plus étonnantes et dévalorise encore ce compagnon de Jésus, le premier trésorier de la Chrétienté. En effet, Judas, l’apôtre représenté traditionnellement avec une bourse, était en charge des finances de Jésus et de ses disciples. Le denier n’est pas une pièce d’or. Quelle surprise !

Du latin, denarius, le denier était l’une des monnaies de base de l’Empire romain. Il avait cours dans la majeure partie de l’Europe, la totalité de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient et s’est perpétué jusqu’au Moyen-âge dans les Royaumes d’occident et dans de nombreux états arabes sous le nom de dinar. Cette pièce d’argent a été créée en 212 av J.-C. pour financer la deuxième guerre punique qui opposa Rome et Carthage. Dans le système monétaire bimétallique mis en place à cette époque, le denier qui titre 950 ‰ d’argent côtoyait le monnayage en bronze plus classique. A sa création, il pèsait 4,51 grammes mais l’inflation monétaire aidant, il fut dévalué vers 140 avant J-C et ne pèsait plus alors que 3,96 grammes d’argent.
A l’aune de cette information, Judas l’Iscariote aurait livré le Christ pour 118,8 grammes d’argent, soit près de 3,82 onces. Au cours du Comex en ce premier dimanche de l’Avent, la valorisation de cette trahison semble assez dérisoire, puisque l’once de métal blanc vaut aujourd’hui 8,03 euros.
Est-ce à dire que la tête de Jésus aurait été mise à prix 30 euros et 67 centimes.
Non, je vous rassure.
Les cours actuels de l’argent sont exceptionnellement bas. Sous l’Empire romain le ratio Or/argent était de 12, contre 75 en ce moment. Au cours de l’or aujourd’hui, avec un ratio de 12, l’once d’argent vaudrait 53 euros donc le denier coterait 6,82 euros en admettant qu’il n’y aît aucune prime à l’achat de cette pièce. Cela hisse le prix de la trahison à 204 euros et 60 centimes.

Mais cette évaluation n’est pas non plus réaliste. Les soldats de l’Empire romain avait un salaire considéré comme confortable, qui s’élevait à 500 deniers par an, sans compter les primes de campagne, d’expatriation, la cantine, les réductions sur le vin, etc… Ces 30 deniers équivalaient donc en pouvoir d’achat à l’équivalent d’un mois de salaire de base d’aujourd’hui, soit environ 1300 euros.

Vous pourriez en conclure deux choses :
La première, c’est qu’à l’aune de cette récompense, l’amitié d’un Judas ne valait pas grand chose …
La deuxième, c’est que l’Argent est totalement sous-évalué en ce moment. Pour donner le même pouvoir d’achat que du temps d’Hérode, l’once d’argent devrait valoir 340 euros ou 440 dollars.
Tout investisseur serait bien avisé d’acheter l’argent aux cours très faibles actuels.

Auteur : Max de Talent

Fonction protectrice de l’or

Samedi, novembre 29th, 2008

On connait la valeur interne de l’or, on reconnait son caractère de valeur refuge, mais le connaissez-vous comme valeur protectrice ? En effet, on attribue aussi à l’or la faculté de mettre son propriétaire à l’abri de mesures arbitraires des gouvernements. On pense alors aussi bien à se protéger de la dévalorisation intérieure de la monnaie par suite des augmentations de prix (affaiblissement du pouvoir d’achat) qu’à se défendre des conséquences d’une dégradation extérieure de la monnaie, par exemple sous la forme d’une dévaluation. Dans ce contexte on rappelle le plus souvent les expériences vécues en France où les dévaluations successives après la Seconde Guerre Mondiale auraient fait subir à la population des pertes de fortune beaucoup plus importante si elle n’avait pas thésaurisé l’or dans de telles proportions.

S’il ne devait en rester qu’un, ce serait l’or

Samedi, novembre 29th, 2008

Lorsque l’or fut déconnecté du dollar au début des années 70, ses détracteurs prédisaient qu’il ne vaudrait alors pas plus que les autres métaux précieux, et clairement moins de 35 dollars l’once. Et pourtant c’est l’effet inverse qui s’est produit depuis.

Comparé au dollar qui a très largement perdu de sa valeur en trente ans, l’once d’or à plus de 1000 dollars du mois de mars de cette année n’est pourtant encore qu’au tiers ou tout au moins la moitié de son potentiel à moyen et long terme.

Si on fait une comparaison avec les autres métaux précieux, là aussi on voit qu’il se passe quelque chose qui confirme que l’or n’est pas une matière première précieuse comme une autre. Ainsi, pendant des millénaires, il fallait entre 9 et 19 fois unités d’argent pour une unité d’or. Valeur certainement juste si on s’en réfère à la rareté de l’un par rapport à l’autre. Mais voilà, aujourd’hui, il faut entre 60 et 80 unités d’argent pour la même unité d’or. L’argent métal n’est plus une monnaie, tout comme l’or (quoique…), mais il n’est plus considéré comme une valeur refuge. Qui a souvenir du bimétallisme, cette période où la valeur des monnaies étaient basées à la fois sur celle de l’or et celle de l’argent ?

Du côté du platine c’est pire. Pendant longtemps considéré comme le métal côté le plus cher, la platine est aujourd’hui au même prix que l’or. Pourquoi un tel désamour ? Principalement utilisé comme dépolluant dans les pots d’échappement catalytiques, le platine est essentiellement lié à l’activité de l’industrie automobile où il y trouve une utilité comme dépolluant crédible (ce qui est en passe d’être remis en question). Bref, le cas du platine est encore pire que l’argent. Certes rare, mais ni monnaie, ni valeur refuge, le platine est tout juste un produit industriel rare que les équipementiers souhaitent rapidement remplacer par autre chose de moins cher et avec moins d’effet indésirables. Le platine ne joue clairement pas dans la même catégorie de l’or.

La foi dans le dollar

Samedi, novembre 29th, 2008

La foi dans le dollar, c’est la foi dans l’homme moderne.Voilà pourquoi nous nous en méfions.
(…)
Par le passé, on n’avait pas besoin d’avoir foi en la nature humain pour accumuler dollars, livres sterling, francs ou deutschmarks. Derrière chacune de ces devises, jusqu’à relativement récemment, on trouvait une quantité fixe d’une chose que l’homme ne fabriquait pas — pas plus qu’il ne pouvait l’imiter, la détruire ou la trafiquer — l’or. En fin de compte, quiconque détenait un franc ou un dollar pouvait compter sur le fait qu’il était possible de l’échanger contre de l’or (…)
Un haussier sur le dollar n’a rien de solide sous les pieds. Il n’a que la foi. Il doit faire confiance aux économistes modernes.

Bill Bonner - Chronique Agora - auteur du livre L’Empire des dettes : A l’aube d’une crise économique épique
(ouvrage édité en 2006…)

Le dernier pays où l’or est encore une monnaie

Vendredi, novembre 28th, 2008

L’épicerie est un magasin étrange, tenu par deux Chinois qui se débrouillent en taki-taki, la langue locale. Ils vendent de tout, de l’alimentation mais aussi et surtout des outils, des pelles, des pièces de rechange pour générateur, de gros tuyaux, une sorte de moquette épaisse en plastique, comme un tapis à poil. Les prix sont affichés, 0,2 ou 0,5 ou 0,8. Je demande à Dwight de quelle monnaie íl s’agit, euros, dollars surinamais ou américains, et Dwight me regarde comme si j’étais un demeuré, rigole à nouveau selon son habitude lorsqu’il est à jeun ou à peu près, une bière Parbo restant une ridicule mise en bouche, que ce soit en modèle Sissi (250 ml), Decent (500 ml) ou Olson Beast (1,5 l), et il se met à se taper les cuisses, mais putain, tu ne sais pas, non, il s’agit de l’or, ici on paie tout en or !

Extrait du livre J’Aurai de l’Or d’Olivier Weber, tiré du film La Fièvre de l’Or

Olivier Weber s’est enfoncé sur la piste des chercheurs d’or en Amazonie. II choisit alors de se perdre au cÅ“ur du nouvel Eldorado, entre le Brésil, le Surinam et la Guyane française. Dans ces villages clandestins qui ressemblent à ceux du Far-West, avec bars, bordels et églises évangéliques, il n’y a pas de shérif et les gendarmes s’aventurent rarement car, au sein de cette forêt sans frontières fréquentée par des milliers d’orpailleurs mais aussi des trafiquants, des prostituées et des parrains mafieux, tout se paie en or, même les femmes.

Ruée vers l’or californien à l’époque des forty niners

Jeudi, novembre 27th, 2008

En 1848, une découverte accidentelle en Californie va offrir au tout un chacun pour la première fois de l’histoire une chance de s’enrichir grâce à l’or. Tout commence en 1839 avec John Sutter, un homme ambitieux immigré du village de Kandern en Allemagne. LIRE LA SUITE DE NOTRE DOSSIER HISTORIQUE

Les changements du 1er janvier 2009 pour la création d’entreprise

Jeudi, novembre 27th, 2008

Pourquoi parler de création d’entreprise dans un blog dédié à l’investissement de crise et l’or ? Tout simplement parce que les entreprises, petites, moyennes ou grandes, sont les forces vives de l’économie, le sang et le coeur de monde moderne. Pas d’entreprises, pas d’économie, pas d’économie, plus d’argent en circulation à dépenser ou à épargner. L’équipe de LORetLARGENT.info ne pense pas que la sortie de crise viendra de l’action de l’Etat et encore moins des banque. Seules l’énergie et l’innovation des entreprises nous sortira de cette ornière. Les réformes de janvier 2009 assouplissent pas mal de choses et vont grandement aider à donner une dynamique plus que jamais nécessaire.

Vous lirez avec intérêt l’article de notre ami Jean Lançon :

A partir du 1er janvier 2009, des aménagements importants surviennent quant aux possibilités de créer son entreprise en France. Ces réformes portent essentiellement sur deux points : l’allègement des contraintes liées aux SAS (Sociétés par Actions Simplifiées) et SASU (SAS à associé Unique), et la création du statut de l’auto-entrepreneur (…) LIRE LA SUITE SUR LE BLOG DE L’AUTEUR

Banques : un mensonge de plus au compteur

Mardi, novembre 25th, 2008

La nouvelle pub du Crédit “patate†comme on dit chez moi ne va pas arranger les choses. Cela faisait quelques jours que sur les murs de ma ville, des affiches “4×3″ me lançaient au visage une grande question :

“les banques réduisent-elles le crédit aux PME-PMI ?†Vous diriez, depuis la rentrée “euh oui, plutôt†(…)  JOE-LE-PLOMBIER.COM a mené l’enquête, CLIQUEZ POUR LIRE LA SUITE

Paroles d’un visionnaire

Mardi, novembre 25th, 2008

Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession,  jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquisâ€

Thomas Jefferson (1802)
troisième président des États-Unis d’Amérique de 1801 à 1809

Adversaires et défenseurs de l’or

Dimanche, novembre 23rd, 2008

Des adversaires, l’or en a toujours rencontré sur son chemin. On ne reviendra pas sur les condamnations que portent, à son encontre, un Thomas More ou un Montesquieu. Pour mémoire, on rappellera le propos de Cambon : ” L’or n’est que du fumier. ” On s’en tiendra ici à préciser les positions des philosophes, des économistes et des hommes d’Etat qui, au XIXe et au XXe siècle, ont stigmatisé ou défendu le métal jaune (…) LIRE LA SUITE DE NOTRE DOSSIER

Monnaies napoléoniennes

Samedi, novembre 22nd, 2008

Fabriquées à partir de l’An XI (1803), les premières monnaies d’or de type Napoléon furent des pièces de 20 et 40 francs. Ce sont les plus anciennes pièces d’or françaises à rentrer aujourd’hui dans le cadre de l’or d’investissement. Ces nouvelles pièces devaient remplacer les Louis et enfin respecter les règles du système décimal déjà appliquées aux monnaies depuis le 24 août 1793.

Ces pièces furent gravées par Pierre Joseph Tiolier : sur l’exemplaire ici reproduit, sa signature figure au-dessous de l’effigie du Premier Consul, qui apparaît tête nue, entouré de la légende : BONAPARTE PREMIER CONSUL. Au revers, on lit REPUBLIQUE FRANÇAISE et AN XI (ici, 1803). Tiolier fut certainement inspiré par le denier d’Auguste, le fondateur de l’Empire Romain, pour réaliser cette pièce. (…) LIRE LA SUITE DE NOTRE GUIDE SUR LES PIECES NAPOLEON IER

L’or, refuge des crises déflationnistes

Vendredi, novembre 21st, 2008

Si certains analystes s’accordent pour dire que le présent environnement économique débouchera inévitablement sur une déflation, ils ne sont pas forcément d’accord pour mettre en avant le principal bénéficiaire d’une déflation majeure : cash, obligations du gouvernement ou or ?

Certains pensent que l’or performerait extrêmement bien si une déflation majeure se produisait aujourd’hui, alors que d’autres pensent que l’or retiendrait au mieux son pouvoir d’achat. Durant une déflation, il y a une fuite vers le cash, qui prend de la valeur, alors que le prix de tous les autres actifs baisse. Mais l’or est encore meilleur que le cash étant donné que c’est la seule monnaie sur laquelle ne repose aucune dette, et qui ne court aucun risque de faillite.

Lors de la Grande Dépression des années 30, l’or et les actions de sociétés minières aurifères avaient extrêmement bien performé suite à la dévaluation de 41% du dollar vis-à-vis de l’or. En termes de pouvoir d’achat, l’or avait, en réalité, augmenté de près de 100% durant la plus grande déflation de l’histoire américaine (…)

La pyramide inversée de John Exter montre l’or comme meilleur placement possible durant une déflation, étant donné sa grande liquidité.

L’immobilier, par nature peu liquide, serait un très mauvais placement. Après l’or viendraient : le cash, les Bons du Trésor US, et les obligations du gouvernement US. Pour un Européen, il serait plus prudent d’acheter les obligations de son propre gouvernement, étant donné les risques de change sur la monnaie.

L’or offre une bonne valeur refuge lors d’une déflation sévère, mais offre encore de meilleures possibilités de gains en cas de forte inflation, car son prix augmente beaucoup plus vite que l’inflation lorsque les investisseurs commencent à l’anticiper.

L’or est le seul actif à offrir un refuge à la fois contre l’inflation et la déflation.

Extrait du livre de Léonard Sartoni ”2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter” aux éditions Edouard Valys

Menace de déflation : les gouvernements commencent à prendre peur

Vendredi, novembre 21st, 2008

L’an dernier et au cours des derniers mois, le problème était l’inflation, une inflation combinée à la crise du crédit, l’an prochain le problème sera la déflation», a averti jeudi le premier ministre britannique Gordon Brown.

Le métal jaune n’est pas une épargne de vieux et/ou d’incompétents

Vendredi, novembre 21st, 2008

Encore une idée préconçue qui s’est progressivement en place depuis la fin des années 60 avec l’irruption dans nos pays de la modernité importée des US. Le goldeux est un retraité portant bretelles …

Cette appréciation portée sur le métal jaune n’est pas sans fondement ni logique dans la mesure où la gestion remarquable que les US firent de leur monnaie et de leur économie durant les 20 années qui suivirent la seconde guerre mondiale fut un exceptionnel élément de stabilité monétaire, financière et économique.

La monnaie-papier a connu sous la fameuse ombrelle de Bretton Woods une période de stabilité historiquement exceptionnelle. Durant toutes ces années, le système financier a connu un développement durable. Un développement soutenu par des instruments monétaires tellement solides que les américains a fini par en ignorer les fondements …

C’est dans ce contexte que le métal précieux s’est progressivement dévalorisé aux yeux des élites de nos pays, glissant progressivement du statut de garant du système monétaire à celui d’investissement de (grand)-père de famille puis à celui de relique numismatique
puis, last but not least, de matière première de bijouterie …

Sa subite appréciation à l’orée des années 2000 n’a pas évidemment changé la donne. L’idéologie économique ordinaire l’ayant classé “matière première”, sa brutale appréciation n’a fait que confirmer aux yeux des économistes de support de spéculation sur les marchés des métaux (…) LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE CHEZ NOTRE PARTENAIRE ARGENT-OR.BLOGSPOT.COM

Le Titanic ne pouvait pas couler

Mercredi, novembre 19th, 2008

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" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "