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Archive for janvier, 2009

L’aveuglement qui rassure.

Vendredi, janvier 30th, 2009

L’intuition humaine dépasse rarement le cap de l’anecdote. C’est la leçon que l’on peut tirer des commentaires des journalistes au lendemain du grand krach de 1929. Rares sont ceux à avoir perçu à sa vraie dimension l’intensité dramatique de l’événement: on rapporte les propos lénifiants de tel banquier, on évoque certes la panique, le « lessivage », mais le mot krach n’apparait pratiquement jamais dans les commentaires. Conformisme ? Mot d’ordre tacite ? L’économie, il est vrai, ne déteste rien tant que l’emphase et la projection gratuite. Toujours est-il qu’il y eut un « avant » et un « après » 1929. Le monde sortit changé de cette crise majeure du siècle. Laquelle entraîna la grande dépression des années 30, puis la guerre, tout simplement. Là encore les doctes prévisionnistes de l’époque ne surent pas anticiper.

Journal de Genève – 23 février 1998

The gold coin premium explained for newcomers

Vendredi, janvier 30th, 2009
The price of a Napoleon is the price of its gold content + the premium

The price of a Napoleon is the price of its gold content + the premium

In France, this premium was zero or even negative for the 20 FRF Napoleon until recently. In the middle of the crisis in October 2008, it reached at 30% (a peak of 65% was recorded but it is not significant, in our opinion) which is the highest it has been for almost 30 years. But what is this premium for gold coins?

Read the continuation on our blog GOLDANDMONEY

Une lettre persane

Vendredi, janvier 30th, 2009

Un voyageur venu d’un autre système stellaire a récemment visité la Terre et a tenu à informer les siens de ce qu’il avait pu y observer. Arrivé sur notre planète alors qu’y fait rage une crise profonde, il en informe ses correspondants lointains dans les termes que voici :

« Il existait ici il y a quelques années seulement un grand commerce de biens appelés “ABS adossées à des prêts subprime” dont on s’aperçut un jour que leur valeur avait tant baissé qu’ils se vendaient désormais beaucoup plus cher que ce qu’ils valaient. Les acheteurs éventuels disparurent aussitôt et plus personne n’entendit traiter avec ceux qui détenaient de tels biens en grande quantité de peur qu’ils ne fassent bientôt banqueroute. Certains ayant caché de tels ABS au sein d’autres produits appelés CDO (pour Collateralized–Debt Obligations), chacun soupçonna alors chacun de vouloir le gruger et plus personne n’entretint commerce avec personne. Or les habitants de la Terre ont pour habitude d’utiliser pour toutes leurs entreprises, plutôt que leur argent propre, celui qui appartient à quelqu’un d’autre, usage très dispendieux cependant car il leur faut payer un loyer pour l’argent qu’ils empruntent et le montant de ces « intérêts » ne manque pas de se retrouver alors en proportion importante dans le prix de tout ce qui se vend et s’achète.

Je demandai à un Terrien pourquoi ne pas utiliser son propre argent plutôt que celui des autres et il m’apprit alors que la plupart de ceux qui ont besoin de cette commodité en manquent, soit qu’il s’agisse pour eux de l’utiliser au titre d’avances pour se procurer les matières premières et les outils nécessaires à leurs tâches, soit qu’il s’agisse de consacrer un tel argent à l’achat d’un bien dont ils ont besoin pour survivre ou pour vivre, sommes qu’ils rembourseront et dont ils acquitteront les intérêts à partir de leurs gages. La question que je lui posai alors fut celle qui eut le plus l’heur de le surprendre : « Comment se fait-il », lui demandai-je, « que l’argent ne se trouve pas là où il est le plus nécessaire ? » Il me fit la réponse suivante : « Cet argent dont nous parlons, on l’appelle quand on ne l’a pas : “capitaux”. Ceux qui en disposent en grandes quantités et qui se font spécialité de les prêter, nous les appelons : “capitalistes” et c’est pour cela que nous appelons “capitalisme” la façon dont nous organisons nos sociétés ».

Je lui expliquai que l’argent devant être emprunté pour s’acquitter des tâches les plus communes et pour vivre au jour le jour, il n’était pas surprenant que toute activité s’interrompe aussitôt que ceux qui en disposent refusent de s’en défaire et le grand désarroi où est plongée sa planète me semblait causé par ce simple fait.

Je lui demandai alors d’où était née chez eux cette idée de confier l’argent aux seuls capitalistes. « Il ne s’agit pas d’une décision qui fut jamais prise », me déclara-t-il, « mais de la conséquence de la combinaison de deux principes : celui de l’héritage et celui de la propriété privée qui permit l’appropriation des communs par un petit nombre ». « Ne voyez-vous pas », lui dis-je, m’échauffant quelque peu, « que l’appropriation privée des communs n’était tolérable que tant que vous n’étiez que peu nombreux et que votre planète vous apparaissait comme un vaste terrain en friche ? ». Au comble de l’exaspération je m’écriai alors : « Si ces principes mettent aujourd’hui votre existence en péril que n’en changez-vous ! » « La chose fut proposée autrefois », me répondit-il sans se départir de son calme, « par un idéaliste appelé Jean-Jacques Rousseau qui, si j’ai bon souvenir, vivait dans un tonneau, mais nous ne pouvons guère modifier ces principes car ils nous furent confiés par nos aïeux qui les tenaient des leurs et nous dirent de bien nous garder d’en changer, raison pour laquelle nous les appelons : “sacrés” ».

Je ne sus bien sûr que répondre. Quelques jours plus tard cependant je prenais la décision de rentrer au pays ».

Article de Paul Jorion

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Les crises de 2008 et 1929 . Où doivent s’arrêter les parallèles ?

Mercredi, janvier 28th, 2009

Nous avons trouvé ce graphique sur la blogosphère . A notre tour d’y apporter nos commentaires.

2008 vs 1929 - Parallèles et divergences de ces crises

2008 vs 1929 - Parallèles et divergences de ces crises

Je viens juste de sortir d’une lecture passionnante à propos de la crise de 29 (un livre de référence de 1961, donc neutre par rapport à ce qu’il nous arrive : La crise économique de 1929 : Anatomie d’une catastrophe financière par John Kenneth Galbraith).

Et, en effet, les parallèles sont vraiment très nombreux et parfois troublants (on remplace Télétype par Internet, quelques noms, et nous pourrions faire des copier/coller de pages entières de ce livre sur le blog sans que nos lecteurs  sachent si l’on parle de notre crise ou bien de celle de 1929) : Spéculation immobilière en Floride en préambule, crédit facilité, ambiance spéculative, mentalité « je gagne un maximum  avec le minimum d’efforts », plusieurs avertissement avant le grand krach, etc.

Comme le nôtre, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, le krach ne s’est pas résumé à un seul jour (le jeudi noir du 24 octobre) mais a été long, même s’il fut (à l’instar de notre propre crise) marqué par des journées plus « éprouvantes » que d’autres.

Pourquoi aussi ne pas comparer le président républicain de l’époque, Herbert Hoover, à Georges W. Bush ?

Ils ont même eu leurs « Madoff ». Nous n’avons aucun recul sur notre propre crise et nous en avons donc pas terminé de découvrir des escrocs. Il est probable que la crise de 2008 reste dans les mémoires pour le nombre d’hommes d’apparente bonne fois qui auront roulé dans la farine leurs clients ou associés. Comme le disait naguère Warren Buffett : « C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus. » Dans notre cas,  nous ne sommes pas encore arrivés au point bas de la marée …

L’envolée du nombre de suicides de 29 reste par contre une légende urbaine car, stats à l’appui, il y eu même moins de suicidés en octobre que durant l’été de l’année 29. Les média de l’époque avaient tendance à mettre sur le dos de la crise n’importe quel suicide et on a ainsi médiatisé les 2 ou 3 personnes qui sont passées par la fenêtre. La crise de 2008 a connu quelques fin tragiques mais limités elles aussi au monde de la finance. A ce propos, savez-vous combien de personnes furent réellement directement touchées par la krach de 29 (je ne parle pas de la crise qui suivi) ? Environ 1 million. Ce chiffre est par contre largement dépassé aujourd’hui si on ne compte que les actionnaires lésés et les salariés du monde de la finance licenciés qui sont touchés à l’échelle de la planète.

Alors serons-nous meilleurs dans la gestion de la crise ? Sera-elle plus courte ?

Dans le graphique certains éléments sont présentés comme des critères pouvant justifier d’une sortie de crise rapide, ce n’est pas certain si on creuse dans le détail :

« Falling rates » ? La chute des taux. Clairement non et vous lirez à ce propos notre article Le taux directeur de la FED à 0% (ou presque). What else ?

« Obama » ? Certes il n’est visiblement pas dans la lignée d’Hoover et de ses réunions de crise stériles. Mais sera-il à l’image de Roosevelt ? Son œuvre restera-t-elle gravée dans les mémoires comme le fut le New-Deal de son illustre prédécesseur ? Obama aura-t-il les mêmes moyens et les mêmes ambitions ? Aujourd’hui Obama est un espoir mais il ne pourra jamais nous offrir plus que ce qu’il a. Malheureusement, après 8 ans de présidence Bush, il lui reste bien peu en dehors des planches à billets.

« JM Keynes ?  » Et bien je vous l’annonce, John Maynard Keynes est mort depuis 1946 et si nous avons retenu les grandes lignes de son action de relance, nous n’avons pas souvenir de ses mises en garde. Malheureusement il n’est plus là pour en parler. Vous lirez à ce propos notre article Keynes et la crise des années 30. A la différence des années 30, nous seront obligés de nous endetter encore plus fortement pour relancer l’économie et la machine inflationniste sera très rapidement à l’œuvre.

« Floating rates vs Gold Standard » ? Change flottant d’aujourd’hui contre l’étalon or de l’époque ? L’abandon de l’étalon or donne évidemment plus de souplesse pour relancer une économie par une action sur la monnaie. Mais justement, le change flottant est capable de nous amener dans les pires dérives et préparer une future prochaine crise encore plus violente.

« No protectionnism » ? Rien n’est encore joué sur le sujet, nous n’avons aucun recul sur notre propre crise. Qui parlait de protectionnisme en janvier 1930 ? Premier indice d’un retour rapide au protectionnisme le « plan Obama » lui-même qui obéit à la « préférence nationale ». Les parlementaires démocrates qui l’ont élaboré exigent que tous les projets d’infrastructure que le plan prévoit de financer (pour un montant de 85 milliards de dollars) aient exclusivement recours à de l’acier américain. Et que tous les uniformes envisagés pour équiper des fonctionnaires soient, eux aussi, « made in USA ». Ce n’est donc peut-être qu’un début…

A propos du livre La crise économique de 1929 : Anatomie d’une catastrophe financière de John Kenneth Galbraith : Euphorie, spéculation immobilière (Floride) puis boursière, réductions d’impôts, crédits facilités, innovations hasardeuses dans la finance d’entreprise sont les causes de la crise économique de 1929. La lecture de cet essai classique de J. K. Galbraith (1908-2006) sur la « grande dépression » s’impose plus que jamais si l’on veut comprendre les grands krachs boursiers du XXe siècle et les scandales financiers de ce début de XXIe siècle.

La crise financière et les startups

Mercredi, janvier 28th, 2009

Est-ce que la crise du crédit impacte le financement des startups ? Certainement, mais pas de la même manière aux USA et en France.

Les montants investis par les VCs aux USA se sont ralentis sur le troisième trimestre ($7,4B sur 583 deals, une décroissance de 7,2% par rapport à 2007 sur 673 deals. Et on s’attend à un très mauvais Q4. La tendance des VCs est de financer des seconds et troisièmes tours de sociétés qui ont fait leurs preuves et beaucoup moins d’amorçage. C’est ainsi que les VCs utilisent les fonds qu’ils ont levés en 2007. Ils s’orientent aussi nettement sur des secteurs porteurs comme les greentechs, où la Silicon Valley est très active. La crise du financement a en tout cas refroidi les VCs qui finançaient encore beaucoup trop de startups web 2.0 fonctionnant sur un modèle publicitaire. Les VCs privilégient maintenant les modèles économiques capables de générer du revenu rapidement. La crise va sérieusement assainir le marché ! LIRE LA SUITE SUR BLOG OPINION LIBRE D’OLIVIER EZRATTY

Collectivités et prêts toxiques.

Mardi, janvier 27th, 2009

Crise anatomy: Qu’y a-t-il derrière ces fameux emprunts toxiques, contractés par certaines collectivités locales?

Michel Klopfer: “Je préfère parler de produits structurés, plutôt que d’emprunts toxiques. Dire “toxique”, c’est déjà émettre un jugement de valeur, politique. Les produits structurés, c’est la combinaison, dans une seule formule, d’un prêt classique (indexé ou à taux fixe) et de produits dérivés.

LIRE LA SUITE DE L’INTERVIEW sur CRISE ANATOMY

Qu’est-ce qui aura changé quand on aura sauvé les banques ?

Lundi, janvier 26th, 2009

Diverses méthodes sont aujourd’hui expérimentées pour tenter de sauver le secteur bancaire dont on avait imaginé que les difficultés apparues à l’été 2007 étaient une question de liquidité : les acheteurs devenus frileux manquaient simplement à l’appel. Or ceux qui se trouvaient dans le secret des dieux savaient déjà six mois auparavant qu’il ne s’agissait pas de liquidité mais de solvabilité : les acheteurs n’étaient pas frileux par caprice mais par calcul : parce que les produits en question, ABS (Asset–Backed Securities) et CDO (Collateralized–Debt Obligations) remplies de petites ABS étaient trop dépréciés pour justifier une offre, quel qu’en soit le prix. Quand il se confirma qu’il n’y avait plus d’acheteurs, ceux qui possédaient ces produits en portefeuille firent leurs comptes et l’on constata alors que dans un bel ensemble ils se trouvaient en-dessous de la ligne de flottaison : sous le niveau de réserves déterminé par le ratio de solvabilité défini pour les établissements bancaires par les régulateurs.

Deux solutions s’offraient pour venir en aide aux banques, la première étant que les autorités se substituent au marché défaillant en se portant acheteuses de ces produits à un prix d’« après-crise », au sein d’une banque d’agrégation ou « mauvaise banque », mettant effectivement ces produits toxiques en quarantaine, et offrant ainsi une valorisation à des produits qui, faute d’acheteurs, sont aujourd’hui sans prix. La deuxième solution étant que l’on ne fasse pas un cas particulier de ces instruments de dette dépréciés et que l’on se contente de recapitaliser ces banques, c’est–à–dire qu’on leur fournisse les fonds qui leur permettront de respecter à nouveau leur ratio de solvabilité. Une alternative à cette formule consiste pour le gouvernement à prendre une participation majoritaire dans ces banques, leur apportant ainsi la garantie effective de l’État, et à baisser le ratio de solvabilité exigé, par exemple de 8 % à 5 ou 6 %, comme viennent de le faire les Anglais. L’étape ultime dans cette voie serait cela va sans dire celle de la nationalisation pure et simple – dont je disais il y a un an déjà que même les Américains s’y résoudraient peut–être un jour.

Comme on s’en souvient, Mr. Paulson, ci-devant ministre des finances américain, entama une valse-hésitation très remarquée entre les deux approches, la raison en étant évidente car, comme le rappelait ici-même il y a quelques jours François Leclerc : soit le prix offert est suffisamment élevé pour satisfaire les banques et le contribuable y perd sa chemise, soit il est suffisamment bas pour que le contribuable puisse un jour s’y retrouver et le banquier n’a rien à y gagner.

Le système bancaire, assumant les fonctions qu’il exerce aujourd’hui serait sauvé. Mais cela suffirait-il à sauver le capitalisme ?

Car, rappelons-nous brièvement ce qui s’est passé. L’incendie s’est déclaré dans l’immobilier américain, d’abord dans sa partie la plus fragile, dite subprime , pour mettre bientôt le feu à tout l’édifice : l’ensemble de l’immobilier résidentiel américain – chose qu’on semble oublier en ce moment en France où l’on évoque la « crise des subprimes » comme un événement ayant eu lieu dans un passé reculé.

On dit à juste titre que les banques centrales ont favorisé toujours davantage les investisseurs et les dirigeants d’entreprise aux dépens des salariés et que ceux-ci furent forcés de suppléer à leurs salaires manquants par le prêt à la consommation. C’est vrai. De leur côté, les entreprises recoururent toujours davantage à la dette. Il en a résulté une hypertrophie du secteur du crédit, personne n’ayant plus semble-t-il comme capital que celui qu’il emprunte. Le crédit fut encouragé par les politiques des banques centrales qui maintinrent les taux courts à des niveaux artificiellement bas. Les pays d’Extrême-Orient achetèrent en quantités astronomiques les Bons du Trésor américains à long terme, assurant aux taux longs eux aussi des niveaux exceptionnellement bas dans ce pays. Une configuration fragile se mit en place, et il suffit alors que le prêt hypothécaire américain ayant épuisé par le bas le panier où il trouvait de nouvelles recrues, s’essouffle, pour que le prix de l’immobilier s’effondre et que tous les instruments de dette qui lui sont associés se déprécient massivement.

Voilà où en est. Quand la machine repartira – si elle repart un jour, une chose n’aura en tout cas pas changé : une économie dépendant à tous ses niveaux d’un secteur du crédit hypertrophié, faute pour les capitaux de se trouver là où ils sont indispensables.

Paul Jorion

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici

Affaire Madoff: les plumés, comptez-vous !

Lundi, janvier 26th, 2009

Frédéric dirige une petite entreprise en région parisienne. En 2007, il décide d’investir 50 000 euros en Bourse, « dans l’optique d’acheter un appartement ». Mais il veut limiter les risques.

Il opte pour les placements monétaires, réputés pour leur stabilité. Leur évolution suit celle des taux monétaires, qui fixent les tarifs auxquels les banques se prêtent de l’argent.

Sur le site Boursorama, il repère un fonds commun de placement monétaire aux performances intéressantes: AGF Tresodyn, géré par le leader européen de l’assurance, l’Allemand Allianz, propriétaire d’AGF.

« Un clic, et puis c’est tout »: Frédéric achète. Quand la crise éclate, il se félicite de son choix. Les banques ont besoin d’argent, les taux grimpent, la presse salue « l’insolente santé » de ces placements. Mais Tresodyn n’est pas un placement comme les autres. LA SUITE SUR RUE89

Bernard L. Madoff

Bernard L. Madoff

Les conséquences sociales d’une Grande Crise Mondiale

Lundi, janvier 26th, 2009

Que l’issue de cette crise nous mène vers une (grande) dépression hyper inflationniste ou une (grande) dépression déflationniste, les conséquences sociales seraient, dans les deux cas de figure, catastrophiques. L’issue nous concernerait tous, et dépasserait le simple cadre de l’investissement ou de la protection de sa fortune. Le chaos qui pourrait en résulter rendrait la vie très difficile dans certains pays et grandes villes de notre continent (GEAB n°30 est beaucoup plus pessimiste pour les USA et l’Angleterre que pour l’Europe, où la situation devrait rester gérable, selon eux).

Le problème principal étant le manque de préparation des gens à cette crise, et l’individualisme propre à nos sociétés de consommation. Lorsque l’URSS s’est effondrée, les gens étaient, sur bien des points de vue, beaucoup mieux préparés. Le côté positif de la Grande Crise serait de retravailler en profondeur les valeurs de nos sociétés occidentales et de mettre un terme à la fabrication de produits conçus pour ne pas durer.

Une dépression économique (contraction cumulée du PIB de plus de 10%) serait bien plus dommageable pour les USA d’aujourd’hui qu’elle ne l’a été pour les USA de 1932. En 1932, les USA prêtaient de l’argent au reste du monde et leur monnaie était couverte avec de l’or. Aujourd’hui, les USA sont le pays le plus endetté au monde et leur monnaie n’est plus couverte par de l’or. La situation aux USA a davantage de chances de ressembler à celle de l’Argentine, du Mexique ou du Brésil au temps de leur crise monétaire, plutôt qu’à celle du Japon des années 90.

Dmitry Orlov a comparé l’URSS d’avant son effondrement avec les USA d’aujourd’hui. Les conséquences immédiates d’un effondrement des USA seraient :

  • Dislocation sociale, explosion du chômage, perte de domicile, désespoir.
  • Les autorités n’imposent plus le respect. Les forces de l’ordre sont débordées, remplacées par l’autodéfense locale et la sécurité privée.
  • Des pénuries généralisées de nombreuses marchandises de base, particulièrement la nourriture, le carburant et la médecine.
  • L’infrastructure se délabre, pannes des systèmes de transport.
  • Hyperinflation (chute dramatique du pouvoir d’achat de la monnaie)
  • Chaos et révoltes. Forte hausse de la criminalité.
  • Effondrement des systèmes de pension par capitalisation.

http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/

Dmitry Orlov compare point à point les différences fondamentales qui existent entre l’URSS et les USA, dans un environnement post-effondrement. Lorsque l’URSS s’est effondrée, l’économie dans le reste du monde était en pleine croissance et le pays pouvait compter sur les revenus du pétrole. Aujourd’hui, un effondrement des USA contaminerait l’ensemble du globe et le pétrole américain n’est plus qu’un revenu dérisoire pour la nation. Je vous cite ici trois extraits de son exposé :

 » Après l’URSS, presque tout le monde est parvenu à garder son logement, ancienne propriété de l’Etat, généralement construit pour être accessible en transport public. Aux USA, quand l’économie s’effondrera, très peu de gens continueront d’avoir un revenu, et la clochardisation va devenir endémique. Du fait de la nature dépendante de l’automobile pour accéder à la plupart des banlieues, ce que vous obtiendrez est une migration en masse des sans-logis vers les centres urbains.  »

 » Les biens de consommation soviétiques ont toujours été un objet de dérision (les réfrigérateurs qui chauffent la maison et la nourriture, et ainsi de suite). Vous aviez de la chance si vous en aviez seulement un, et c’était à vous de le faire fonctionner une fois que vous l’aviez chez vous. Mais une fois que vous l’aviez fait marcher, il devenait un inestimable héritage familial, passé de génération en génération, robuste et presque indéfiniment réparable.
Aux États-Unis, on entend souvent que quelque chose ne vaut pas d’être réparé. C’est assez pour faire voir rouge à un Russe. J’ai entendu dire une fois par un vieux Russe qui était furieux qu’une quincaillerie de Boston n’ait pu lui vendre des ressorts de literie de rechange : Les gens jettent d’excellents matelas, comment suis-je censé les réparer ?
L’effondrement économique tend à arrêter à la fois la production locale et les importations, et il est donc vitalement important que tout ce que vous possédez s’use lentement, et que vous puissiez le réparer vous-même s’il casse. Les trucs fabriqués par les Soviétiques étaient généralement incroyablement durs à l’usure, contrairement aux trucs fabriqués par les Chinois.  »
 » En terme de composition raciale et ethnique, les USA ne ressemblent pas du tout à la Russie. Aussi nous ne devrions pas nous attendre à ce qu’ils soient aussi paisibles que l’était la Russie, après l’effondrement. L’histoire montre que les sociétés ethniquement mélangées sont fragiles et ont tendance à exploser.  »
Les différences de culture, le manque d’intégration, ainsi que la culture de la violence chez certains groupes de jeunes sont autant de bombes à retardement prêtes à exploser en cas d’effondrement de l’économie et de pénurie de produits de base. L’expression des tendances de notre jeunesse nous révèle les problèmes de notre société et même sa direction future. La jeunesse  » peace & love  » de mai 68, malgré ses apparences révolutionnaires, nous annonçait sans le savoir 30 années de paix sociale. La tendance actuelle à la violence  (…) ainsi que le manque de respect à l’autorité, le matérialisme et la forte hausse de la délinquance juvénile sont autant d’indicateurs avancés de révoltes et d’instabilités sociales pour les années à venir. Ces problèmes ont toujours existés de façon plus ou moins marginale chez certains jeunes, mais lorsqu’ils deviennent tendance, le message est à prendre davantage au sérieux. Notre société est malade et la Grande Crise pourrait cristalliser tous les problèmes que nous avons accumulés durant un quart de siècle et que notre jeunesse exprime déjà depuis un certain nombre d’années.

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°18 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Le scénario de la Grande Crise Mondiale du 21ème siècle

Samedi, janvier 24th, 2009

Selon certains prévisionnistes habiles, comme Gerald Celente ou selon le bulletin GEAB n°30 , nous serions à l’aube d’une Grande Crise Mondiale sur fond de dépression économique. Le genre de crise qui n’arrive qu’une fois par siècle, la dernière remontant aux années 30. Gerald Celente envisage même une révolution aux USA, suite à une importante dégradation du niveau de vie des Américains. L’article suivant nous donne également quelques avis éclairés sur la question :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48587

Si le scénario d’une Grande Crise Mondiale a des chances réelles de se concrétiser, nous aurons probablement un décalage temporel assez important entre la crise boursière et le plus fort de la crise économique. En effet, le pire de la Grande Dépression s’était produit en 1936-37, et l’économie avait souffert jusqu’en 1946, tandis que les marchés boursiers avaient déjà touché le fond en 1932, soit moins de 3 ans après le krach de 1929. Si l’histoire se répète, les marchés boursiers pourraient toucher le fond avant 2012, mais la crise pourrait durer jusqu’en 2025. Les courbes démographiques parlent même pour une crise encore plus longue.

L’équipe du GEAB anticipe pourtant une dégradation rapide de la situation dès le printemps 2009, lorsque les gens prendront conscience que la crise actuelle sera pire que celle des années 30, et qu’elle pourrait durer des années. Quelques unes de leurs prévisions funestes sur :

http://www.leap2020.eu/

Ce que feront les marchés boursiers dépendra de l’issue inflation/déflation, donc de la volonté de la Fed pour détruire la valeur du dollar, mais les valorisations des actions sont loin d’avoir touché le point bas de leur cycle baissier, débuté en 2000. En valeur réelle, le prix des actions va continuer à baisser dans les années à venir, avec quelques rebonds périodiques plus ou moins convaincants pour entretenir l’espoir.

En 1933, Roosevelt avait dévalué de 41% la valeur du dollar relativement à l’or, afin de réduire le poids de la dette. Mais nous avions un système monétaire basé sur l’or, tandis qu’aujourd’hui, les dollars ne reposent sur plus rien de tangible. L’issue pourrait être radicalement différente. Les 18% d’inflation annuelle en Islande et la perte de 45% de la valeur de la monnaie locale sur une année peuvent nous donner un avant-goût de ce qui pourrait nous attendre.

Il est clair qu’une politique monétaire inflationniste ne résoudra en rien les problèmes économiques qui ont été justement créés par la politique monétaire trop accommodante sous Greenspan et ensuite sous Bernanke, mais laisser l’économie corriger toutes les années durant lesquelles les mauvaises dettes et les mauvais investissements se sont accumulés nous conduirait sans aucun doute à la pire catastrophe financière, économique, monétaire et sociale de tous les temps. Le point de non retour a déjà été dépassé depuis très longtemps ! Avec la montagne de dettes et de produits dérivés accumulés dans le système, une spirale déflationniste serait le pire scénario possible. Les charges sociales ingérables pour les Etats, conjuguées à des revenus en chute libre, rendraient les dettes impossibles à servir. En fin de compte, beaucoup d’Etats se retrouveraient en cessation de paiement !

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°18 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Formule pour le calcul de la prime d’une pièce d’or

Vendredi, janvier 23rd, 2009

Voici un fichier excel qui va vous permettre de calculer en deux étapes la prime d’une pièce d’or, en fonction du prix spot d’une pièce et de son prix proposé à l’achat.

Calcul de la prime d une pièce d or – Fichier EXCEL 2003 – CLIQUEZ

Formule pour calculer la prime d'une pièce d'or

Backwardation de l’or sur le COMEX. Annonce d’un effondrement prochain du dollar ?

Vendredi, janvier 23rd, 2009

La backwardation sur une matière première n’est pas une chose rare. On parle d’une backwardation lorsque le prix spot (= prix de livraison du jour) est plus élevé que le prix avec une échéance plus éloignée sur le marché des contrats à terme (COMEX). Cela indique que l’approvisionnement du marché n’est plus garanti. Pour le marché de l’or, c’est beaucoup plus rare.

Ces 30 dernières années, il n’y a eu que 3 épisodes durant lesquels l’or est entré en backwardation (en se basant sur les archives du London Bullion Market Association) :

1) La première backwardation, le 29 novembre 1995, n’a duré qu’un jour, et était probablement le résultat du rachat d’une couverture par le producteur d’or Barrick.

2) La seconde a duré deux jours, les 29 et 30 septembre 1999, suite à l’annonce d’un accord des banques centrales sur un quota de vente annuel à respecter, les fameux accords de Washington. Cela a boosté le prix de l’or et forcé les short à se couvrir.

3) La troisième a duré trois jours : les 20, 21 et 24 novembre 2008. Contrairement aux backwardations passées, il n’y a pas eu d’annonces particulières sur le marché. La raison est probablement à rechercher du côté des difficultés d’approvisionnement en or physique sur le marché.

Il est peut-être utile de rappeler ici que l’or n’est pas une matière première comme les autres, car elle s’accumule d’année en année. Le stock d’or est énorme et la figure de l’offre et la demande ne se base pas seulement sur l’offre d’or annuelle des mines + or recyclé + ventes des banques centrales. L’offre d’or, c’est l’offre de tout le stock d’or accumulé sur terre! Cela signifie que le prix de l’or est théoriquement plus apte à trouver un prix d’équilibre que le prix d’une matière première rare, comme par exemple le lithium. Le fait que l’or puisse entrer en backwardation est donc un signe à ne pas prendre à la légère. C’est l’indication qu’aucun détenteur d’or sur terre n’est prêt à se séparer de son or physique aux prix actuels. C’est l’indication que les 160’000t d’or (si on prend aussi en compte l’or des banques centrales) ne sont plus à vendre aux prix actuels.

James Turk, co-fondateur de Goldmoney, a une autre explication pour la backwardation, qui aurait une implication beaucoup plus profonde qu’une simple raréfaction temporaire de l’offre (car s’il s’agit d’une raréfaction de l’or du côté de l’offre, il suffit que le prix remonte un peu pour amener davantage de vendeurs sur le marché. Après tout, le stock d’or est gigantesque et l’or n’a pas disparu dans un trou noir).

L’explication de James Turk est que le dollar serait sur le point de s’effondrer. Plus personne ne serait d’accord d’échanger son or contre des dollars, car :

1) Le dollar peut être créé à volonté par le gouvernement (dévaluation monétaire) et
2) Détenir des dollars est devenu à risque.
3) Les taux d’intérêts ne sont plus attractifs.
4) Le marché obligataire n’offre plus un rendement suffisant.

L’or physique ne comportant pas ces risques, ses détenteurs ne seraient plus d’accord de le vendre, en tout cas pas à ces prix.

En conclusion, la backwardation pourrait n’être qu’un phénomène passager se résolvant avec un prix de l’or plus élevé, mais ce phénomène pourrait aussi indiquer que les monnaies papiers sont devenues « suspectes ».

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°18 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Des pièces d’or altérées par la rouille ?

Jeudi, janvier 22nd, 2009
Pièces dor tachées par la rouille

Pièces d'or tachées par la rouille

L’or ne rouille pas et pourtant vous le constatez sur cette photo que des taches de rouille (oxyde de fer) peuvent se trouver sur une pièce d’or.

Dans la réalité, la pièce d’or était à proximité de fer qui a rouillé; avec l’aide de l’eau, la rouille du fer s’est déposée sur la pièce en or. La pièce en or n’est pas endommagée, mais une pellicule de rouille colle à la surface de l’or.

Cette pellicule de rouille est très ennuyeuse car elle adhère fortement à la pièce d’or. Il est fort délicat de l’enlever.

Quatre solutions semblent possible pour enlever ces taches (…) LIRE LA SUITE SUR metauxprecieux.blogspot.com

Forte hausse de la demande d’investissement pour l’or

Jeudi, janvier 22nd, 2009
  • Aux USA, la demande pour les pièces d’or a explosé ces derniers mois. Les pièces  » American Eagle  » sont en rupture de stock.
  • Au canada, l’atelier monétaire Royal Mint s’est retrouvé tout simplement à court d’or !
  • Au Viêt-Nam, où la confiance pour la monnaie locale est en chute libre, la demande pour l’or a doublé en l’espace de 6 mois.
  • Les raffineries d’or suisses, qui produisent 40% de l’or raffiné dans le monde, travaillent jour et nuit et n’arrivent pas à répondre à la demande croissante. Les délais de livraison deviennent de plus en plus longs.
  • Ces derniers mois, un groupe d’investisseurs d’Arabie Saoudite a acheté pour $3,5 milliards d’or physique (= 128t d’or à $850 l’once).
  • La demande d’investissement pour l’or dans le monde durant le 3ème trimestre 2008 était en hausse de 45% par rapport au record établi durant le 2ème trimestre 2008, et représentait le double de la demande du 3ème trimestre 2007 !
  • Pour preuve, le stock d’or en inventaire du plus gros ETF sur l’or est en forte hausse sur l’année écoulée :

  • Le plus étonnant est que, malgré la crise, la demande mondiale pour l’or de bijouterie a atteint un record de $18 milliards au 3ème trimestre 2008. En Inde, cette demande était 65% plus grande (en termes de dollar) que durant le 3ème trimestre 2007. Hausse également de cette demande de la part du Moyen Orient, de l’Indonésie et de la Chine.
  • Le COMEX a été pris d’assaut par des demandes de livraison en or physique (ce qui était habituellement rare). Sur le mois de décembre 2008, 48% des stocks ont été réquisitionnés pour livraison ! On a même observé un phénomène rare, appelé  » backwardation  » (voir un peu plus loin).

Un autre facteur de hausse à prendre en compte pour les mois et années à venir : la banque centrale chinoise considère augmenter ses réserves d’or de 600t à 4000t afin de diversifier les risques avec ses réserves de devises, qui atteignaient $1’900 milliards à la fin septembre (la Chine détient les plus grandes réserves de dollars au monde).

La banque Citigroup a affirmé que l’or pourrait atteindre $2000 en 2009, car les banques centrales ont inondé le système mondial de liquidités. Citigroup dit que les dommages causés par les excès financiers du dernier quart de siècle ont forcé les autorités du monde entier à prendre des mesures exceptionnelles, dont les conséquences (inflation ou spirale déflationniste) pourraient être une dépression économique, le chaos civil et peut-être des guerres. Nous pourrions donc assister à une ruée vers l’or (note personnelle : la ruée vers l’or à laquelle nous avons assisté n’en est pas vraiment une. Relativement à la taille des autres marchés, la demande d’or reste tout à fait marginale ! Questionnez votre entourage et demandez-leur combien d’or ils ont dans leur portefeuille en pourcentage de leurs placements, et vous comprendrez ce qui rend le métal encore si bon marché aujourd’hui).

La question

Pourquoi le prix de l’or n’a-t-il pas suivi la hausse de la demande sur le marché physique ?

Parce qu’il est déterminé en partie par le marché des futures (contrats à termes) à New York, où historiquement 90% de la baisse du prix s’y produit, comme par hasard. On peut voir sur ce marché la marque des interventions de certaines grandes banques américaines en relation avec la Fed et le Trésor (voir suivi n°16). Ce marché des futures détermine le prix papier d’un contrat, c’est-à-dire le prix d’une promesse de livraison qui n’aura généralement pas lieu, car le marché des futures sert principalement à se couvrir contre le risque pour les commerciaux ou simplement pour spéculer, en utilisant un effet de levier. La taille de ces contrats représente ainsi 40 fois la taille du marché physique de l’or !

Le contrôle du prix de l’or pourrait cependant être mis à mal si les demandes de livraison exceptionnelles de décembre 2008 se poursuivaient en 2009. A ce moment-là, ceux qui vendent de l’or papier dans le but de déprimer le prix se retrouveraient en mauvaise posture en cas d’épuisement du stock d’or sur le COMEX et sur le marché mondial. Nouveau scandale en vue ? Une banque centrale pourrait prêter son or, mais des rumeurs circulent qu’il manquerait déjà entre 10’000t et 15’000t d’or dans les coffres des banques centrales pour cause de prêts à très long terme…

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°18 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Le libéralisme et la faiblesse humaine

Jeudi, janvier 22nd, 2009

Dans les critiques adressées, de nos jours, au libéralisme économique, il est facile de relever une large part d’injustice. Beaucoup en veulent à son nom même, qui l’apparente aux théories les plus contestables du libéralisme philosophique ou politique. D’autres, qui ne commettent pas cette confusion, le rendent responsable de toutes les tares du capitalisme, dont il a été, il est vrai, l’introducteur et comme le parrain. Et, de fait, c’est à son caractère asocial, à son impassibilité devant les ruines, les faillites, le chômage, toutes purges jugées par lui bienfaisantes, parce que nécessaires, qu’il doit surtout les sarcasmes dont il est accablé. Il ne faudrait pas cependant lui faire porter tout le poids des péchés commis par les autres.

Et si la crise actuelle apparaît, à bien des égards, comme la preuve d’un défaut de structure essentiel du régime capitaliste, elle peut être aussi justement attribuée à la transgression de certaines lois naturelles, de ces lois dont  » l’harmonie préétablie  » devait, dans le langage ambitieux des premiers libre-échangistes, assurer la sécurité et le bonheur de la planète tout entière.
La vérité est que ce mécanisme libéral, si propre à rétablir, en tout temps et en tous lieux, l’équilibre de l’offre et de la demande, de la production et de la consommation, de l’épargne et des investissements, des échanges et du crédit, n’a pas tenu devant une bourrasque trop forte. L’automatisme, dont il s’enorgueillissait, n’a pas joué. Sans doute par la faute des hommes. Mais comment qualifier de décisive, de souveraine, une discipline à laquelle on se soustrait aussi facilement ?
Le pot au lait que Perrette portait sur sa tête avait été, lui aussi, façonné par un adroit potier. Et l’équilibre, qu’il devait d’abord à la symétrie de ses formes, lui permettait de courir les risques d’une marche lente et cadencée. Mais Perrette fit un faux pas. Le potier n’en fut point troublé. Il aurait eu mauvaise grâce, cependant, à coller sur ses pots l’étiquette  » incassable « .
Les libéraux sont des potiers intransigeants. Et c’est de leur refus d’admettre la faiblesse humaine, d’accepter les risques, en quelque sorte organiques de la liberté, dont le premier est de s’enchaîner librement à certaines contraintes, qu’ils mériteraient, à notre sens, d’être surtout blâmés. Le malheur, notre malheur à tous, est que les faux pas se sont multipliés.

Par Henry Du Moulin – Ancien Inspecteur des Finances

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "