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Archive for septembre, 2009

Le métal jaune n’est pas une épargne de vieux et/ou d’incompétents

Jeudi, septembre 24th, 2009

Encore une idée préconçue qui s’est progressivement en place depuis la fin des années 60 avec l’irruption dans nos pays de la modernité importée des US. Le goldeux est un retraité portant bretelles …

Cette appréciation portée sur le métal jaune n’est pas sans fondement ni logique dans la mesure où la gestion remarquable que les US firent de leur monnaie et de leur économie durant les 20 années qui suivirent la seconde guerre mondiale fut un exceptionnel élément de stabilité monétaire, financière et économique.

La monnaie-papier a connu sous la fameuse ombrelle de Bretton Woods une période de stabilité historiquement exceptionnelle. Durant toutes ces années, le système financier a connu un développement durable. Un développement soutenu par des instruments monétaires tellement solides que les américains a fini par en ignorer les fondements …

C’est dans ce contexte que le métal précieux s’est progressivement dévalorisé aux yeux des élites de nos pays, glissant progressivement du statut de garant du système monétaire à celui d’investissement de (grand)-père de famille puis à celui de relique numismatique
puis, last but not least, de matière première de bijouterie …

Sa subite appréciation à l’orée des années 2000 n’a pas évidemment changé la donne. L’idéologie économique ordinaire l’ayant classé « matière première », sa brutale appréciation n’a fait que confirmer aux yeux des économistes de support de spéculation sur les marchés des métaux (…) LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE CHEZ NOTRE PARTENAIRE ARGENT-OR.BLOGSPOT.COM

Le 20 francs Vreneli : la pièce d’or « swiss made »

Jeudi, septembre 24th, 2009
Avers de la pièce d'or 20 Francs Suisse Vrénéli

Avers de la pièce d'or 20 Francs Suisse Vrénéli

Véritable Napoléon helvétique, le 20 Francs Vreneli ou « tête d’Helvetia » est un best seller chez nos voisins suisses avec 58,9 millions d’exemplaires frappés. LORetLARGENT.info se devait donc de vous présenter cette pièce d’or qui mérite toute notre attention.
Tout d’abord, quelques généralités et beaucoup de chiffres.
Elle se caractérise par :

- un titre de 900 pour 1000.
- un poids de 6, 452g (5,88g d’or pur)
- un diamètre de 21mm
- une épaisseur de 1,25mm.

De telles caractéristiques, analogues aux Napoléons 20 francs, en font une pièce qui rentre dans le cadre de l’Union Monétaire Latine. Elle possède cependant une cotation distincte des Napoléons et des Unions Latines.


On dénombre 26 millésimes entre 1897 (seulement 12 pièces sont frappées) et 1935, s’ajoutent à ceux-ci les millésimes 1947 et 1949.
Le millésime 1935 est un peu particulier. 75 000 pièces ont été frappées de manière régulière au cours de cette année. Cependant, les pièces ont été refrappées en 1945 (3 500 000unités), 1946 (9 400 000) et 1947 (9 400 000). Pour ces dernières, un L est gravé à côté du millésime 1935.
Parallèlement à cette refrappe, 9 200 000 pièces sont millésimées 1947 et marquées « AD LEGEM ANNI MCMXXXI » sur la tranche (il en est de même pour le millésime 1949).

Des lettres nous permettent de connaître l’atelier monétaire dont chaque pièce est issue : B (Berne), B. (Bruxelles), BB (Strasbourg), AB (Strasbourg), A (Paris) et L (pièce refrappée à partir de l’or de lingots).

Après cette marée numérique, un peu d’histoire.
Rappelons que la Suisse rédige sa 1ère Constitution Fédérale en 1847, ce qui fait d’elle un Etat fédéral.
Sont ainsi abandonnées dès 1850 les monnaies cantonales, nombreuses et dont la parité est difficile à établir, au profit d’une monnaie unique, le Franc suisse (valeur initiale annexée sur le franc français).
En 1865, la Suisse entre dans l’Union Latine, dont nous vous avons déjà parlé. Sont alors frappées, dès 1873, des pièces d’or. Les premières « tête d’Helvetia » sont nées !
Attention, cette pièce a ses propres caractéristiques physiques et ne doit pas être confondue avec le 20 Francs Vreneli, qui lui n’a été frappé qu’à partir de 1897. Frappées entre 1883 et 1896, on observe sur l’avers une tête de LIBERTAS couronnée de rhododendrons et CONFEDERATIO HELVETIA y est gravé. Sur le revers, une étoile à 5 branches domine l’écusson suisse entouré d’une couronne végétale. La tranche est côtelée de 1883 à 1886 et gravée « DOMINIUS***PROVIDEBIT**********» de 1886 à 1896.
Helvetia ou mademoiselle Helvétie représentée sur l’avers de la pièce est une personnification de l’Etat fédéral suisse, que l’on a l’habitude de comparée à la Marianne française.

Cela nous amène à la description à proprement parler de la pièce.
Sur l’avers, nous avons donc la représentation du profil gauche cette charmante Helvetia, vêtue d’une robe « Edelweiss » et dont les cheveux sont tressés, sur fond de montagnes alpines.
Notons pour l’anecdote que le dessin de F. Landry fit à l’époque couler beaucoup d’encre à propos de cette coiffure, jugée trop peu formelle pour figurer sur une pièce de monnaie. Il était inconvenant qu’Helvetia ait le cheveu au vent…
HELVETIA est gravé sur le bord supérieur et le nom de l’artiste, F. Landry, au bord inférieur droit.
Sur le revers, nous observons les armoiries suisses, gueules à la croix alésée d’argent, entourées d’une branche de chêne avec laquelle s’entremêle un ruban.
La valeur faciale se trouve de chaque côté de la pièce.
Pour finir, on observe 22 étoiles représentant les 22 cantons suisses sur la tranche de la pièce. C’est avec la tranche que l’on arrive à détecter les faux qui sont généralement très difficiles à distinguer des pièces officielles.
Bien que le 20 Francs Vreneli soit la pièce suisse la plus connue, à l’instar du Napoléon 20 Francs français par exemple, il existe le 10Francs Vreneli, également nommé « demi-Vreneli » et la pièce de 100 Francs. Cette pièce est une véritable rareté sur le marché de la numismatique du fait de son tirage limité à 5 000 exemplaires en 1925 seulement. Attention aux contrefaçons de cette dernière!

L’avers est le même pour les trois pièces sur le revers change un peu sur les pièces de 10 et 100 Francs où l’on peut voir une croix rayonnante au dessus de la valeur faciale et une branche de rhododendrons et de gentianes au dessous. Nous vous passons les détails techniques qui n’ont pas grand intérêt ici.

Revers de la pièce d or 20F Suisse Vrénéli ou Tête d'Helvetia

Revers de la pièce d or 20F Suisse Vrénéli ou Tête d'Helvetia

Cette pièce est bien évidemment très demandée dans son pays mais elle rencontre aussi un vif succès dans tous les pays d’Europe qui s’intéressent à l’or d’investissement sous forme de pièce d’or : Allemagne, France, etc. Acheter un 20 Francs Vrénéli c’est acheter un petit bout de Suisse, avec tout ce que cela évoque. Ayant peu circulé, cette pièce, a surtout connu le calme des coffres forts. Elle doit donc toujours être d’un aspect presque neuf. Son cours sera fonction du pays dans lequel on monnaye la pièce et ce n’est pas en Suisse que vous l’aurez au meilleur prix. En France cette pièce se trouve pour un tarif proche de celui du napoléon 20F même si les évolutions à la hausse ou à la baisse peuvent s’en distinguer avec une sorte d’effet retard. Cette pièce est donc intéressante à revendre dans une période de flambée des cours de l’or, lorsque vous avez déjà revendu vos napoléons avec une belle prime. Lorsqu’il y a moins de vendeurs de napoléons que d’acheteurs, ces derniers se tournent alors vers les 20 Francs suisse avant d’acheter d’autres pièces de la même famille (Union Latine). Cette pièce ne remplacera pas aux yeux de l’épargnant français le napoléon ou le krugerrand, par contre elle complétera parfaitement les autres pièces déjà possédées. Achetez cette pièce en qualité SUP ou SPL, lorsque vous repérez un repli de sa prime par rapport à celle du napoléon.

Pour conclure, nous dirons que le 20 Francs Vreneli est une pièce ayant de bonnes qualités pour l’investissement, pouvant convenir tant au débutant qu’au connaisseur dans l’optique de se diversifier avec une pièce qui pourra avoir un comportement différent de notre Napoléon national.

[MAJ du 18/07/2014] Une 20 francs suisse à garder chez soi en toute sécurité

Peur de vous faire voler vos 20 francs suisse ? Aucun risque s’ils sont stockés chez AuCOFFRE.com en toute sécurité, aucun risque non plus si vous stockez chez vous des 20 francs suisses ultra sécurisés d’AuCOFFRE.com !
Ce petit bijou de technologie garanti antivol est un 20 francs suisse 1935L-1945, un type spécial de Vreneli issu d’une série de 75 000 pièces tirées en 1935 puis refrappées en 1945, 1946, 1947 et 1949.

A l’instar de la Vera Valor, elle est considérée comme un jeton et bénéficie de la même fiscalité avantageuse : les plus-values réalisées sur des sessions inférieures à 5000€ ne sont pas taxées.
En outre, leur système de protection leur garantit d’être stockées en parfait état de conservation.

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Anaïs Bourdon

Analyse technique graphique du cours de l’once d’or – Les bases

Mardi, septembre 22nd, 2009

Qui n’a jamais rêvé de prévoir  l’évolution des valeurs boursières et, dans notre cas, celle du cours de l’once d’or. Malheureusement, la formule magique n’existe pas et ceux qui attendaient plus pourraient arrêter ici leur lecture. Il est clairement difficile d’avoir des certitudes quant aux évolutions du cours de l’or tant les facteurs exogènes sont nombreux et représentent autant de variables pouvant le faire évoluer à la hausse ou à la baisse : offre et demande courante des marchés financiers, de l’industrie, de la bijouterie et des particuliers, événements exceptionnels (crise), manipulation des cours par les banques (phénomène observé fin 2008), production des mines, revente par les banques centrales de leurs stocks d’or, évolution du dollar, voire même phénomènes météorologiques (l’Inde, premier acheteur mondial d’or, est sensible aux effets de la mousson dans ses achats d’or lors de la saison des mariages en automne). La liste n’est pas exhaustive et pourtant elle donnerait déjà le tournis au plus puissant ordinateur afin de dégager une tendance forte.

Cependant, à l’instar d’un médecin, nous pouvons faire un diagnostic et nous avons à notre disposition un instrument pouvant donner des pistes de réflexion facilitant nos arbitrages d’achat ou de vente : l’analyse technique graphique.

Les modes de représentation.

A l’image de l’action d’une entreprise, l’once d’or est cotée sur les plus grandes places boursières mondiales. Vous pouvez ainsi à tout instant connaître sa valeur, principalement en dollar, qui émane de l’offre de vendeurs et de la demande d’acheteurs soumis aux facteurs précédemment évoqués. Il est alors possible d’appliquer au cours de l’or toute la batterie d’instruments d’analyse traditionnels basés sur l’étude de ses évolutions sur une période plus ou moins longue. Un dessin étant plus explicite qu’un long discours, plutôt que d’étaler des chiffres et des dates indigestes, les opérateurs boursiers ont décidé de formaliser ces données selon des modes de représentation graphiques plus ou moins complexes. De tels modes de représentation pouvant être invariablement choisis pour représenter le cours selon le détail d’une séance, d’une semaine ou bien d’un mois.

Forme continue

continue

Bâtonnets ou Bar-Charts

bar-chart

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Chandeliers japonais

chandeliers

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Supports et résistances

En vous remémorant les évolutions chiffrées du cours de l’or, vous avez probablement fait de l’analyse technique sans le savoir en ayant constaté qu’il avait tendance à freiner son évolution à la hausse ou bien à la baisse, comme bloqué par un plafond ou bien un plancher de verre. Ces barrières invisibles sont les outils de bases des chartistes et se nomment « Résistance » et « Support ».

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Tracer de telles lignes n’est pas trop difficile, il vous faut repérer sur le graphique des points d’inflexion pouvant s’aligner de manière plus ou moins flagrante.
Un graphique ne possède généralement pas une seule ligne de support ou bien de résistance mais pourra en contenir plusieurs selon l’échelle de lecture que l’on applique.
Des cours ronds peuvent aussi être des barrières psychologiques à franchir à la hausse ou à la baisse. Les 1000 $ l’once sont ainsi une résistance importante dans l’esprit des cambistes pour l’once d’or durant les années 2008 et 2009.

Pour résumer, une ligne de résistance traduit la présence d’un plus grand nombre de vendeurs, la ligne de support exprimant quant à elle que les acheteurs sont massivement présents.

Ces lignes sont donc des consensus et leur franchissement est annonciateur d’un changement plus ou moins radical dans les évolutions du cours de l’or.

Si les acheteurs sont plus nombreux que les vendeurs à la limite du seuil de résistance, cette ligne sera franchie et pourrait alors être interprétée comme un signal d’achat sérieux si le dépassement est au minimum de 3% au dessus. Si le dépassement est ample, cette ancienne ligne de résistance pourrait alors devenir le nouveau support.

signalachat

A l’inverse, si les vendeurs sont plus nombreux que les acheteurs au niveau de la ligne de support, la ligne sera transpercée et il sera possible de voir ce phénomène comme un signe de vente si la descente dépasse au minimum de 3% en dessous. Dans le cas d’un dépassement à la baisse du support, il est fort probable que cette ligne devienne une nouvelle résistance.

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Tendances

Les supports et les résistances peuvent prendre la forme de lignes non-horizontales et l’on parle alors de droites de tendance pouvant être haussières ou baissières.
Il faut trois points d’inflexion alignés pour qu’une droite puisse être considérée comme une tendance.

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Il existe des tendances long termes (à l’échelle de plusieurs mois ou d’années) et des tendances court terme (à l’échelle de quelques semaines). Il est ainsi possible de voir par exemple des tendances court terme baissières à l’intérieur d’une tendance long terme haussière.

soustendance

Moyennes mobiles

Les moyennes mobiles sont des courbes qui permettent de formaliser l’évolution d’un cours lorsque ses tendances ne sont pas très claires. Nommée MMxxx, la moyenne mobile est calculée en prenant la moyenne des cours sur une période données : 10, 20, 50, 100, 200 jours de cours. La MM100 est ainsi la moyenne des 100 derniers cours, répétée par tranche de 100 cours.
Associée à la courbe d’évolution, la moyenne mobile permet de lisser les accidents de courte durée et non significatifs et ainsi avoir une tendance plus lisible.

Pour choisir la meilleure moyenne mobile, on retiendra celle qui correspond le mieux aux points de résistance et de support de la courbe générale du cours de l’or.

moyennemobile

Les moyennes mobiles ont elles aussi une valeur de support et de résistance. Le franchissement significatif à la hausse d’une moyenne mobile baissière pourrait par exemple inciter à l’achat si plusieurs séances confirment une telle tendance. On pourra là aussi appliquer la règle des 3% pour assurer le coup.

Exemple d’analyse technique du cours de l’or.

Le public français à la chance de pouvoir écouter quotidiennement les analyses de tradosaure sur son blog : http://tradosaure.blogspot.com/. Abonnez-vous à la newsletter et vous recevrez quotidiennement une analyse. Ce genre de site est idéal pour se faire petit à petit sa propre expérience en matière d’analyse graphique.

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Pour récupérer des graphes de l’évolution de l’or, en dollar ou en euro, je vous conseille le site de référence http://www.24hgold.com Vous pouvez aussi visiter la rubrique dédiée de Boursorama, LesEchos.fr et kitco.com

Est-il possible d’utiliser l’analyse graphique pour anticiper l’évolution du cours des pièces d’or ?

Les quelques principes évoqués peuvent êtres appliqués à l’évolution du cours des pièces d’or puisqu’il s’agit d’un marché d’offre et de demande. Cependant les pièces ne sont pas cotées sur les places boursières et de ce fait les tendances sont à analyser à l’échelle de plusieurs semaines avec les évolutions du cours de l’once d’or comme sous-jacent infléchissant la cotation des pièces de manière lente et parfois décalée de plusieurs jours. Autre point important à noter : l’once d’or est cotée en dollar et les pièces d’or qui nous concernent suivent les évolutions de l’euro. Il serait donc plus judicieux d’analyser les évolutions de l’or en euro afin de se rapprocher des tendances que le cours pourrait imprimer aux pièces.

Le cours des pièces et celui de l’or peuvent aussi se distinguer. Ainsi, la débâcle du cours de l’or à la fin de l’année 2008 n’a pas été aussi nette au niveau des pièces d’or car leur marché répondait à des règles différentes et touchait un public d’investisseur distinct dans ces attentes. Au moment où des banques manipulaient les cours de l’or pour le faire sombrer, des investisseurs acheter de l’or physique à tout de bras pour se prémunir de la crise. Personne n’a oublié cet investisseur qui en achetant 60000 krugerrands avait alors asséché pour plusieurs mois le marché de cette pièce sud-africaine mondialement reconnue.

Le marché représenté par les évolutions de l’once d’or est international et largement travaillé par les institutionnels. Le marché des pièces d’or est local et se sont les particuliers ou bien les petites officines qui se le sont approprié. Deux mondes bien distincts.

Lectures

Pour aller plus loin dans l’étude des principes évoqués ci-dessus, je vous conseille la lecture de ce livre : Le guide complet de l’analyse technique : Pour la gestion de vos portefeuilles boursiers

Jean-François FAURE

Marge de progression de l’or

Lundi, septembre 14th, 2009

En 1999, souvenez-vous, il fallait débourser 250 dollars pour une once d’or. Une once, je le rappelle, c’est 31 grammes. Désormais il vous en coûte plus de 900 dollars l’once soit un cours multiplié par près de quatre en huit ans. Alors, est-ce trop tard pour en acheter ? Et comment investir sur le métal précieux ?

Un petit zoom sur le marché de l’or : après un pic atteint en mars à plus de 1032 dollars l’once, l’or navigue dans la zone des 800/1000 dollars, véritables niveaux historiques. A ce prix,  l’or n’a-t-il pas malgré tout mangé son pain blanc ? Est-ce qu’il n’est pas trop tard pour prendre le train en marche ?

Si on raisonne en tenant compte de l’inflation et en déflatant les prix, il y a encore une énorme marge parce que le record de 1980 était à 850 dollars. Si on prenait en compte l’inflation, ces 850 dollars correspondent à 2200 dollars d’aujourd’hui. Ça laisse encore de la marge. Cependant il faut replacer dans le contexte : 1980, c’était juste avant la guerre Iran-Irak, on était donc dans des circonstances aussi très particulières et il y a eu derrière une chute de 40% en deux mois. L’or peut être très volatile. Cependant, dans le cas présent la hausse a été plus continue et cela nous laisse supposer qu’il y a une vraie demande et une vraie marge de progression. Des experts de la Société Générale disent ainsi que l’or pourrait monter de 50 à 100 dollars par an durant les prochaines années. Ces experts pensent qu’il est bien de détenir 5 ou 10% de son portefeuille ou de son patrimoine en or. Nous pensons que dans la période actuelle, 20% de son patrimoine sous forme d’or est encore raisonnable. N’oubliez pas, l’or est l’assurance vie du reste de votre patrimoine. De la même manière que vous ne souscrivez pas une assurance incendie le jour où votre maison brûle, ce n’est pas en plein coeur d’une crise, lorsque le JT de TF1 vous annonce que les acheteurs dévalisent la Rue Vivienne ou bien AuCOFFRE.com pour acheter des napoléons et autres krugerrands, qu’il faudra vous réveiller. L’or c’est maintenant qu’il faut l’acheter, à bon compte.

Toutes les considérations sur l’inflation, mais surtout sur la déflation, portent à penser à une hausse de l’or.

Vous lirez avec intérêt :  Pourquoi le cours de l’or est-il condamné à la hausse ?

Discussion technique : Départ de la prochaine impulsion de hausse de l’or en septembre ?

Vendredi, septembre 4th, 2009

Dans le dernier suivi du mois d’avril, je m’attendais à recevoir un dernier signal d’achat par les CoTs d’ici la fin du mois d’août, conjointement avec la formation d’un dernier creux autour de $900. Le prix de l’or a effectué le mouvement attendu (poursuite de la consolidation latérale avec soutien de la moyenne mobile à 65 semaines), mais le signal d’achat par les CoTs ne nous est pas parvenu. Au contraire, les commerciaux ont massivement augmenté leurs positions vendeuses net, comme au mois d’août de l’année dernière.

signalachatcots

Sachant ce qui s’est passé ensuite, nous pourrions voir le cours de l’or faire un dernier pic de baisse, durant lequel les commerciaux en profiteraient pour prendre leurs bénéfices (ce qui enverrait un signal d’achat sur notre indicateur). La différence est que cette fois, nous n’avons pas les 3 banques américaines qui occupent la majorité des positions vendeuses net chez les commerciaux, et que, de ce fait, le risque est moins élevé que l’année dernière. En août 2008, la concentration de trois banques américaines (dont HSBC et JP Morgan) parmi ces postions vendeuses net trahissait très probablement l’anticipation par des initiés de ce qui allait se passer ensuite (faillite de Lehman Brothers, « deleveraging », liquidation des matières premières,…).

Quoiqu’il en soit, je pense qu’il faut désormais envisager un second scénario pour l’or, même si mon analyse du marché penche pour une nouvelle impulsion de hausse imminente sur l’or.

Scénario 1 (je donne 60% de probabilités) : le mouvement de hausse actuel sur l’or se poursuit et la cassure des $1030 ouvre la voie à $1250 minimum, comme anticipé dans le dernier suivi du mois d’avril.

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Scénario 2 (je donne 40% de probabilités) : l’or ne parvient pas à se hisser au-dessus de $1030 et rechute avec les marchés boursiers cet automne. Objectif la moyenne mobile à 65 semaines, vers les $888, voire un peu plus bas en cas de nouvel épisode de « deleveraging » conduisant à une panique sur les marchés. La consolidation serait plus longue, mais conduirait, plus tard, à une impulsion de hausse plus puissante.

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Tant que le prix de l’or reste au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à 50 jours, la probabilité du scénario 1 reste plus élevée que la probabilité du scénario 2. Et ceci, autant en dollars qu’en euros.

En effet, la moyenne mobile exponentielle à 50 jours (MMexp50j) est le support clé pour toute impulsion de hausse en phase 2 du marché haussier sur l’or. Rappelons que la phase 2 est celle où le marché haussier de l’or est visible dans toutes les monnaies, et durant laquelle les institutionnels commencent à entrer dans le marché, mais sans la participation du grand public.

Impulsion de hausse 2005-2006 et support par la MMexp50j

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Impulsion de hausse 2007-2008 et support par la MMexp50j

impulsionhausse20072008

On observe que de légers débordements au-dessous de la moyenne mobile sont tolérés tant que la clôture de séance ne défonce pas la moyenne mobile plus de 1,5%.

Ainsi, le 1er juin 2006, le cours de l’or défonçait la MMexp50j de 3% en termes d’euros et signalait la fin de l’impulsion de hausse. Le 19 mars 2008, le cours de l’or défonçait la MMexp50j de 3,2% en termes d’euros et signalait la fin de l’impulsion de hausse. La cassure était confirmée le lendemain en termes de dollars.

Notons que les deux impulsions de hausse précédentes ont débuté autour du 1er septembre, et étaient espacées de deux ans. Si l’historique se répète, nous serions, avec une précision et une régularité étonnante, au tout début de la 3ème impulsion de hausse, et elle pourrait durer jusqu’au printemps 2010.

Ci-dessous, les graphiques du prix de l’or en dollars et en euros, avec la MMexp50j en bleu.

En dollars, l’impulsion de hausse semble s’amorcer, tandis qu’en euros nous n’avons pas encore de confirmation. Un dernier contact avec la MM325jours (l’équivalent de la MM65sem) n’est pas exclu et pourrait envoyer le signal d’achat sur les CoTs que nous attendions. C’est la raison pour laquelle je garde 40% de probabilités pour le scénario 2. A mesure que le support par la MMexp50j sera validé, les probabilités pour le scénario 2 diminueront en conséquence.

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Graphiques de long terme et prévisions

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• La première constatation est que tous les prix étudiés dans les graphiques ci-dessus se tiennent au-dessus de leur « colonne vertébrale » (la moyenne mobile de long terme à 65 semaines = MM65sem), et que, de ce fait, personne ne peut affirmer aujourd’hui que ces marchés haussiers sont terminés !
• Dans le cas de l’argent métal en termes de dollars et d’euros, ainsi que dans le cas des mines d’or, la pente de la MM65sem est négative, ce qui laisse toujours un voyant rouge allumé. Pour ces marchés-là, la prochaine impulsion de hausse sera « freinée » par le retard de la MM65sem, qui devra dans un premier temps s’incurver, et ensuite rattraper son retard sur le prix. Comme le prix finit toujours par revenir à sa MM65sem, nous ne pouvons en conséquence viser un objectif de prix trop élevé pour cette impulsion de hausse potentielle, que ce soit pour l’argent métal ou les mines d’or. En effet, le prix ne peut pas s’éloigner trop de sa MM65sem, au cours d’une impulsion de hausse, sans finir par corriger violemment à sa rencontre. Je vise par conséquent $18-$20 pour l’argent métal et 500 à 600 points pour le HUI.

Un coup d’œil aux forces relatives de l’or, de l’argent et des mines d’or contre les actions américaines du S&P500 nous montre que la performance de l’or, de l’argent et des mines d’or fait toujours mieux que la performance des actions, depuis le début de ce supercycle sur l’or (2001).

tendances

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Le marché de l’or en France de 1939 à 1943

Jeudi, septembre 3rd, 2009

Le Décret de Septembre 1939

En France, le marché clandestin de l’or et des devises est né en septembre 1939 à la suite du décret-loi du 9 de ce mois « prohibant ou réglementant l’exportation des capitaux, les opérations de change et le commerce de l’or », c’est-à-dire instituant le contrôle des changes, afin, déclarait Paul REYNAUD, « d’empêcher la spéculation à la hausse des devises étrangères ».
En ce qui concerne le métal jaune, l’article 3 du décret-loi était ainsi libellé :

« Toutes cessions, négociations et autres opérations portant sur des matières d’or sont subordonnées à l’autorisation de la Banque de France. L’importation et l’exportation des matières d’or sont prohibées sauf autorisation de la Banque de France ».

Quelques jours après, la Banque de France fixait son prix d’achat de l’or à un taux très voisin, sinon supérieur, à celui du marché : 47 608 francs le kilo de fin, 274,49 fr. le Napoléon, 346,16 fr. le souverain, 71,13 fr. le dollar.

Le Gouvernement n’avait pas réquisitionné l’or des particuliers, comme en Angleterre, où le métal était, d’ailleurs, payé au prix mondial de l’or, soit 168 sh. l’once ; mais il avait obligé les personnes morales à déclarer l’or qu’elles détenaient afin d’en faire l’inventaire.

Les conditions officielles d’achat de l’or étaient les suivantes. Nous les rappelons parce qu’elles peuvent fixer les idées sur ce qui se passerait en cas de stabilisation.
Seules, la Banque de France et les banques agréées pouvaient acheter à leur siège central ou dans leurs agences sans justification d’identité.
Les monnaies droites étaient reprises suivant un barème fixé chaque jour par la Banque d’après les prix du kilo de fin.
Les pièces faibles étaient achetées au poids. Les barres, lingots et plaques laminées ou planées n’étaient reprises qu’à condition que leur poids ne fut pas inférieur à un kilo, que leur titre fut de 0,900, 0,916, 0,995 et au-dessus et qu’elles portassent l’estampille d’une des maisons françaises introduites sur le marché international. Les autres achats de matières d’or étaient traités par les maisons de commerce jouissant de l’autorisation de la Banque et contraintes de demander aux vendeurs des justifications d’identité en vertu de la loi du 19 Brumaire An VI qui subsiste toujours.

Le Marché Noir de l’OR à Paris (1940-1948).

L’atmosphère de ce marché noir de l’or et des changes pendant et après l’occupation sera bien difficile à décrire pour les historiens de l’avenir. Les. documents officiels manquent et pour cause. Tout au plus a-t-on pu reconstituer les cours que nous donnons en annexe.

Il ne démarra pas tout de suite, après le décret-loi du 9 septembre 1939. Pendant toute la durée de la « drôle de guerre », les hommes étaient’ mobilisés et peu enclins à faire des opérations monétaires. Le taux de la Banque de France, qui paraissait favorable, dominait le marché. Quelques opérations sporadiques ont pu se traiter à prime, mais elles n’ont pas dépassé les cours de ro° francs sur le dollar, de 375 francs sur le Napoléon, de 6o francs sur le dollar-billet. Personne ne voulait du franc suisse qui restait à son cours légal.

1940.

Le calme se maintint jusqu’à l’invasion du territoire, et même encore pendant l’exode. Paris était vide et, sauf peut-être sur la Côte d’Azur ou à Vichy, il était difficile de changer des billets étrangers ou de l’or en province.

Néanmoins, à Vichy, fin juin 1940, on relève les cours de 825 francs pour le Napoléon, 1000 francs pour le souverain et 200 francs pour le dollar-or.

Ce n’est guère qu’après l’exode, la Bourse étant restée fermée jusqu’au 14 octobre 1940, qu’apparurent des primes plus importantes et, vers le mois de novembre 1940, que le Napoléon franchit le cours de 1000 francs.

Peu à peu, dans l’hiver, d’anciens boursiers et remisiers avaient pris l’habitude de se réunir sur la place de la Bourse à laquelle ils n’avaient plus accès (il fallait une carte spéciale pour y entrer), et dans les cafés, sur les trottoirs se traitèrent des opérations de plus en plus amples. L’or était tombé au marché des pieds humides !

Au 31 décembre 1940, le Napoléon, poursuivant sa hausse à Paris, atteignait le cours de 1.400 francs, le souverain de 1.800 francs, le dollar-or de 400 francs, bien qu’il ne valut que 350 francs à Lyon, mais l’arbitrage n’était pas encore organisé et la ligne de démarcation restait difficilement franchissable.

Il apparaît après coup que les Allemands ont toléré sinon encouragé le marché noir, et s’en servaient eux-mêmes pour s’approvisionner de billets étrangers et y râfler du métal à bon compte avec leurs marks d’occupation autoritairement fixés à 20 francs.

Un seul détail précisera leur attitude. Quand l’Angleterre se retrouva seule en face de l’axe BERLIN-ROME et qu’on redoutait l’invasion du Royaume-Uni, le cours des billets libellés en Livres sterling, à l’automne 1940, tomba au-dessous de celui du dollar-papier qui valait alors environ 135 francs ! Cette aubaine ne fut pas perdue pour les services financiers allemands de Paris et forcément ne dura pas. Elle constitue, croyons-nous, un fait unique dans l’histoire monétaire anglaise.

Dans quelle proportion les occupants ont-ils puisé sur ce marché? Les archives du Devisenschutz Kommando, qui avaient réquisitionné les locaux de la Banque Lazard frères, à Paris, pourraient le faire évaluer, de loin, car aux opérations officiellement constatées il faudrait ajouter les achats individuels des militaires qui mesuraient d’ailleurs le degré de leur confiance dans la victoire finale.

Un fait à noter est que la pièce de 20 marks ne s’est pas négociée sur le marché noir pendant toute l’occupation. Elle dégoûtait les Français, et il semblait que les Allemands en eussent peur en raison des lois draconiennes de leur propre pays. Un Allemand trouvé porteur d’une pièce allemande eut été, en effet, condamné comme « voleur du Reich ».

La pièce qui avait leur préférence et qui fit, de ce fait, une prime souvent exorbitante jusqu’à la Libération, était le double aigle de 20 dollars.
C’est l’évolution du cours du dollar-or qui reproduira le mieux au cours de ces quatre années la température de ce thermomètre psychologique que fut le marché clandestin.

1941.

Certaines perturbations, il est vrai, se sont produites du fait de rafles policières ou d’arrestations en masse des Israëlites (juillet 1942) ou de la politique monétaire du Gouvernement helvétique et de la Banque Nationale Suisse. Il n’empêcha que plus la propagande hitlérienne proclamait l’inutilité et la faillite de l’or comme étalon, « le non-sens de la couverture or », plus elle pillait le métal dans les pays occupés.

Dès 1941, les Allemands exigèrent notamment la livraison des 198 tonnes d’or déposées à la Banque de France par la Banque Nationale de Belgique et, après avoir saisi et bloqué l’or trouvé dans les coffres-forts privés des banques, ils recherchèrent avidement les barres et lingots sur le marché noir, où ils étaient les plus gros acheteurs.

Il faut croire que la croisade contre l’or avait un certain effet sur la population, car au début de 1941, quand le marché parallèle s’organisa vraiment, les cours des pièces qui s’étaient élevés jusqu’à 1600 francs le Napoléon, 2000 francs le souverain et 310 francs le dollar, ne cessèrent de baisser pendant tout l’hiver pour retomber le 18 avril, jour de la capitulation de l’armée yougoslave, à 1110 francs le Napoléon, 1325 francs le souverain, 295 francs le dollar-or.

On ne devait jamais plus revoir cours aussi bas. Ils restèrent hésitants jusqu’au mois de juin 1941 ; mais, à cette époque, sur l’ouverture des. hostilités par l’axe contre l’U.R.S.S., sur la saisie des avoirs allemands aux États-Unis et la raréfaction des envois d’or de Suisse et de zone libre, la baisse précédente fut annulée et la hausse reprit tout l’été. Elle amena le Napoléon de nouveau entre 1500 et 1600 francs, le dollar-or entre 400 et 425 francs, tandis que le kilo de fin se traitait à 185000 frs, soit environ 39,5o dollars l’once, les pièces faisant déjà une prime de 48 % sur le lingot.

A la fin de l’année 1941, quand la guerre devint mondiale par l’entrée en lice du japon et des Etats-Unis, la hausse de l’or reprit une vigueur nouvelle à la faveur de la baisse du dollar-papier et en général des devises étrangères, au point qu’au printemps de 1942, le prix du dollar-or avoisinait 100 dollars l’once de fin et 4,72 dollars-papier.

Au cours de l’été, d’importantes mesures intervinrent alors en Suisse qui modifièrent cette tendance et ralentirent considérablement l’importation du métal en France à la fin de l’année,
L’influence de la politique monétaire helvétique sur le marché de l’or a été considérable. La Suisse était, en effet, le seul pays d’Europe où le commerce de l’or restât libre.
jusqu’à l’été 1941, rien n’avait entravé ni la vente ni l’exportation du métal et des pièces, la Banque Nationale s’étant bornée à satisfaire la demande par des ventes d’intervention. Mais comme ces ventes devenaient de plus en plus importantes et ne servaient que d’aliments à la spéculation, dès le mois d’août 1941, le Gouvernement fédéral prit des mesures pour restreindre la vente des monnaies d’or suisses aux acheteurs privés. La Banque Nationale ne délivrait plus l’or en barres —à 4970 francs suisses le kilo que pour les besoins commerciaux ou artisanaux et elle avait demandé aux banques de prendre l’engagement de ne plus vendre de pièces d’or suisses à des personnes non domiciliées en Suisse et de s’abstenir d’exporter ces pièces.

1942.

Ces mesures officieuses ne suffirent pas à enrayer les sorties frauduleuses et la hausse du « vreneli » (la Croix) et, en 1942, le Gouvernement décida, afin de briser la spéculation, que les importations et exportations d’or seraient soumises à une autorisation de la Banque Nationale, et que tout achat ou vente de métal devraient être traités par une firme concessionnaire tenant registre de ses transactions, qui seraient assujetties à l’impôt de 2 % sur le chiffre d’affaires.

Les prix maxima du métal étaient ainsi fixés : lingot, 4970 francs s. le kilo ; vreneli, 30,5o ; Livre-or, 38,45 ; eagle, 7,90.

Antérieurement, la réduction de l’offre avait provoqué la hausse, qui s’accrut encore après application de ces restrictions apportées au commerce de l’or en Suisse. De mars 1942 à fin août 1942, le vreneli monta sur le marché libre de 30,80 francs à 39 francs suisses.

Cet agio en faveur du métal monnayé fut encore plus accentué sur les autres pièces, parce que le trafic des monnaies étrangères n’était en principe soumis à aucune restriction et demeurait entièrement libre.

Quand le vreneli valait 39 francs suisses, le Napoléon en valait 40,50 à 41 francs ; l’aigle 10,65 ; la Livre-or 50,50 à 51.

C’est là l’origine de ces différences de cours entre pièces de même poids et de même titre, qui, n’ayant plus nulle part pouvoir libératoire, auraient dû valoir leur poids d’or fin, mais qui étaient l’objet d’une surprime d’autant plus importante que la marchandise était plus abondante ou plus facilement livrable.

La politique monétaire du Gouvernement helvétique ne fut qu’un facteur entre bien d’autres des mouvements de l’or en France. Sans en référer exagérément à la théorie quantitative de la monnaie, il est évident que l’augmentation de la masse monétaire, qui quintupla pendant la guerre tandis que la production déclinait, jouait un rôle autrement important. De 168 milliards en moyenne en 1938, elle passa à 471 milliards à la fin de 1941, à 573 milliards fin 1942, 726 milliards fin 1943 et 902 milliards à la Libération.

Cette prolifération monétaire, en dehors de la situation politique et militaire, agissait sur le change du franc à l’étranger et il ne faut pas oublier que toute opération sur l’or a pour base une opération de change soit contre franc sur le marché intérieur, soit contre devise à l’extérieur. Après l’occupation, le franc continuait d’être coté sur les marchés libres étrangers, à BRUXELLES, AMSTERDAM, ZURICH et NEW-YORK. Les courtiers réussissaient à connaître les cours du marché des changes en Suisse, où les 1oo francs français étaient tombés de 8 francs suisses en juillet 194o à 2,70 en juillet 1941, à 1,02. en novembre 1942, et ces cours déterminaient ceux des billets étrangers à Paris qui, à leur tour, assignaient un prix aux achats d’or.

A l’automne 1942 de violentes variations se produisirent dans les cours des changes et du métal, par suite de l’occupation de la zone libre et aussi du relèvement de 300 millions à 500 millions par jour des frais d’occupation, qui faisaient présager une inflation supplémentaire. On vit en octobre et novembre une hausse verticale de l’or qui porta pour la première fois le cours du dollar à 1400 francs et celui du Napoléon à 6000 frs. Les demandes étaient si fortes que les arrivages de métal de la zone libre, de Bruxelles et de Suisse ne parvenaient pas momentanément à les combler et, à défaut d’or, le public se jetait sur les billets anglo-saxons qui remontèrent jusqu’à 9oo francs la livre et 300 francs le dollar. Hausse suivie aussitôt d’une baisse de 25 % quand, après le débarquement allié en Afrique du Nord, des taux exagérément appréciés de la livre (300 francs) et du dollar (75 francs) furent institués à Alger, alors que les cours de ces deux devises au marché noir dépassaient 600 francs et 250 francs respectivement.

1943.

Mais ces hauts cours, qu’on n’avait pas encore vus, entraînèrent au début de 1943 des réalisations importantes qui furent absorbées par l’ancienne zone libre et aussi par la Belgique, avec laquelle l’arbitrage bénéficiait de gros écarts.

Pendant le premier semestre de 1943, après cette première alerte, le franc ne cessa de se redresser et l’or, en conséquence, de s’effriter. Au début de février, le Comité National Français d’Alger avait ramené les taux de la livre et du dollar de 300 frs à 206 francs et de 75 francs à 5o francs. De mois en mois le dollar-or finit par retomber en juillet à 537 francs et le Napoléon à 2075 francs pendant la campagne d’Italie, qui faisait espérer une libération beaucoup plus prompte qu’elle ne le fut en réalité.

Par une véritable ironie, ce succès des armées alliées fut même la cause de la reprise de l’or ; car une fois l’Italie libérée, son effondrement financier déclencha de la part de la population italienne, des demandes importantes de métal qui ne pouvaient guère être satisfaites que par le marché français, la Suisse étant fermée et l’or étant plus cher en Belgique qu’en France.

Lors de la capitulation italienne en septembre, le dollar-or évoluait entre 640 et 700 francs, le Napoléon entre 2450 et 2600 francs, et l’année 1943 se termina par une petite hausse aux cours suivants : Napoléon 2950 à 3100, souverain 3600 à 3700, dollar 780 à 800 francs. Les illusions s’étaient en partie dissipées quand M. FAYOT écrivait dans le Journal de Genève son article intitulé : « La Guerre continue ». A suivre …

De Litra

La demande d’investissement montre des signes de réveil chez les institutionnels.

Mercredi, septembre 2nd, 2009

Northwestern Mutual, la 3ème compagnie d’assurance vie aux USA, a annoncé au mois de juin avoir acheté pour $400 millions d’or physique. C’était le premier achat d’or en 152 ans d’existence !

John Burbank’s Passport Capital a annoncé avoir augmenté son exposition en or physique de 6,7%, pour un total de 7,9% de son portefeuille.

Les gérants de hedge funds à succès, comme John Paulson et David Einhorn ont annoncé avoir investi massivement sur l’or. Rappelons que Paulson était un des premiers à avoir vu venir le désastre sur les subprimes et qu’il a gagné une fortune en se positionnant en conséquence. Le fonds de Paulson a investi $2,9 milliards dans le plus grand fonds (ETF) sur l’or (qui lui donne droit à 97 tonnes d’or), et $638 millions dans Market Vectors Gold Miners ETF (fonds d’actions aurifères). Il détient en plus des positions substantielles dans des producteurs d’or (2,6% de Gold Fields, 4,4% de Kinross Gold, et 11,3% de Anglogold Ashanti).

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Ecrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter. Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Les banques centrales européennes vendront moins d’or !

Mardi, septembre 1st, 2009

Tandis que la Chine et la Russie sont déterminées à en acheter davantage…

Gestion des stocks d’or des banques centrales

L’accord 3 sur l’or des banques centrales (Central Bank Gold Agreement), qui limite les ventes d’or annuelles des banques centrales, vient d’être renouvelé pour 5 ans, avec un quota qui passe de 500t à 400t par année. Il débutera le 27 septembre 2009 et concerne les habituelles banques signataires (19 banques centrales dont la Banque Centrale Européenne) sauf le FMI.

En cette dernière année des accords 2 sur l’or, les ventes n’atteindront probablement pas 150t, alors qu’il leur était possible d’en vendre 500t jusqu’au 27 septembre 2009 ! Une nouvelle tendance baissière est ainsi amorcée.

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Nous voyons, dans le tableau ci-dessus, les variations des stocks d’or (en tonnes) de différentes banques centrales européennes, de 1999 à 2009 (deuxième trimestre). Les plus fortes baisses annuelles de stocks apparaissent en rouge, et représentent une baisse de plus de 15% du stock d’or de la banque centrale. La baisse totale sur la période est indiquée en rouge, tout à droite. Le stock d’or de la Banque Nationale Suisse a ainsi fondu de 60%, et celui de la Banque de France de 19%.

L’Italie, en conservant tout son stock d’or, se voit attribuer la meilleure performance de toutes les banques centrales, car chaque vente d’or, même la plus petite, s’est soldée par une perte vis-à-vis du prix actuel de l’or. La Suisse, qui s’est débarrassée de 1550t d’or entre 2000 et 2008, affiche ainsi un manque à gagner de $24 milliards, relativement à une vente qui aurait été réalisée à prix de $900 l’once !

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L’or compte aujourd’hui pour seulement 10% des réserves des banques centrales dans le monde, contre près de 70% dans les années 40 et 50 ! De plus, 80% de tout cet or se retrouve dans les coffres de seulement10 banques centrales. Selon le FMI, 51 pays n’ont même pas du tout de réserves en or.

Depuis 2003, la Chine a augmenté ses réserves en or de 76% (de 600t à 1054t), et elle en détient à présent autant que la Suisse. Pourtant, ces 1054t représentent seulement 1,6% de ses réserves. Si la Chine voulait atteindre la moyenne internationale de 10% de réserves en or, il lui faudrait acheter encore 5’613t d’or!

Si le Japon, la Chine, la Russie, Taiwan, l’Inde et Singapour voulaient augmenter la part de l’or à 10% de leurs réserves, il faudrait qu’ils achètent collectivement 12’799t d’or, ce qui représente 6 années de production minière mondiale !

La Russie montre aussi la voie, et a laissé entendre qu’elle voulait progressivement augmenter ses réserves en or, pour les faire passer à 10% du total. Actuellement, elle ne détient que 4% de ses réserves en or (495,9t).

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Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "