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Posts Tagged ‘lingot’

Le spectre des lingots au tungstène réapparait !

Mardi, mars 27th, 2012

Il y a deux ans, un cas de lingot d’or de 5OO grammes rempli de tungstène découvert en Allemagne avait fait grand bruit. Il y a quelques jours c’est un lingot d’un kilo fourré au tungstène qui a été trouvé en Angleterre. La blogosphère spécialisée est en ébullition.

L’affaire sème la panique car le lingot était fourni avec tous les justificatifs nécessaires : certificat d’origine, tampons officiels, certificats de banque, etc. La barre d’or avait même était soumise au test XRF (X-ray fluorescence spectometry), résultat : de l’or pur à 99,98% !

Le lingot était donc presque parfait, oui presque car son poids l’a trahi : à deux grammes près on touchait véritablement la perfection… Le lingot n’était pas constitué à 100% d’or, et pour cause : 5 tiges de tungstène y ont été insérées! Ces fines barres de tungstène représenteraient 30 à 40% du poids total du lingot.

Le phénomène reste rare et isolé mais on ne peut que préconiser la prudence maximale avec l’achat de lingots d’or. Les pièces, elles, restent à l’abri de ces formes de procédés et demeurent à ce niveau des investissements plus sûrs. De ce point de vue là la Vera Valor apporte même une garantie supplémentaire : sa tracabilité de la mine jusqu’au bout de la chaîne de production et la présence de son QR code la rendant véritablement infalsifiable.

Se faire livrer de l’or chez soi : mauvaise idée !

Jeudi, octobre 20th, 2011

Certaines sociétés peu scrupuleuses de vente et d’achat d’or n’hésitent pas à faire livrer de l’or chez leurs clients par voie postale. Le risque de perte, de vol ou d’erreur d’adresse de livraison est réel, la preuve avec ce bijoutier de Rochefort qui s’est fait livrer un lingot le mois dernier et qui n’en a pas vu la couleur…

Cela s’est passé en septembre, à Rochefort, ou plutôt cela ne s’est pas passé ! Un bijoutier de la ville commande un lingot qu’il comptait se faire remettre par voie postale. Or, comme cela arrive hélas trop souvent, le livreur s’est trompé d’adresse ! Compter sur l’honnêteté de la personne indûment livrée relève complètement de l’utopie, surtout en ces temps de crise et avec un cours de l’or qui n’a pas fini son ascension…

Qui rendrait un colis à 30 000 euros ?
Dans les faits, le livreur n’a pas voulu s’encombrer de principes ni du colis, en le déposant tout simplement dans la boite aux lettres d’un commerce voisin… C’est pourtant une jeune femme honnête qui, ayant récupéré le lingot livré par erreur, n’a pu s’empêcher de le garder pour le donner à ses frères. Tentant, quand on sait que la valeur du lingot était de 21 000 euros et qu’il était accompagné de 9000 euros de Souverains !

L’or n’est pas à l’abri chez vous
Le bijoutier, inquiet de ne pas recevoir sa commande, a vite alerté la police qui a heureusement mené son enquête et a pu ainsi remonter jusqu’à la boutique voisine, faisant avouer la jeune femme. Bien essayé ! Pour cette fois, le bijoutier a eu de la chance, mais la livraison d’or par voie postale est extrêmement risquée, surtout en ce moment. Mieux vaut miser sur une garde au coffre assurée par des professionnels, car l’or gardé chez soi n’est pas en sécurité, même dans un coffre-fort personnel. En témoignent l’augmentation nette des cambriolages chez les particuliers avec séquestration et les vols de coffre-fort.

Le Nugget, la pépite des pièces d’or australiennes.

Lundi, février 22nd, 2010

Avers du Nugget, la pièce d'or australienne. Gravure de Ian Rank Broadley

Nous continuons notre tour du monde des pièces-lingots. Aujourd’hui, nous voilà en Australie où nous nous intéressons à une pièce d’or originaire de l’ouest du pays: le « nugget » ou « kangourou ». Introduite en 1986 par la Gold Corporation (exclusivement implantée dans l‘ouest du pays), cette pièce est éditée par la Perth Mint en huit différentes tailles (de 1/20 once à 1kg!).

A l’instar du Panda Chinois, le revers de la pièce varie en fonction des années. De 1986 à 1989, on y trouve des pépites (nugget en anglais) de tailles différentes. A partir de 1989, on a opté pour un emblème plus représentatif du pays: le kangourou.
En plus des variations au niveau des gravures, la Perth Mint fit le choix de limiter le ombre de pièces produites chaque année. Ces deux éléments en font une pièce recherchée et cela explique une prime relativement plus élevée que celles d’autres pièces de même catégorie (citons la Maple leaf canadienne par exemple, voire le krugerrand).

Pour une analyse plus précise des caractéristiques techniques de la pièce, veuillez vous référer au tableau récapitulatif suivant:

*En 1991, les pièces 2 et 10 onces ainsi que celle d’un kilogramme avaient des valeurs faciales de $500, $2,500 et $10,000 respectivement. Le revers de ces versions ne change pas chaque année. Ces tailles ont été produites dans le but de faire des économies d’échelle afin de limiter la prime à l’achat.

Passons maintenant à la description physique de la pièce.
L’avers de la pièce porte la reine Elisabeth II d’abord gravée par Raphael Maklouf et Ian Rank Broadley depuis 1998. La gravure de la reine est entourée de son nom, de la valeur faciale de la pièce et du mot « AUSTRALIA ».
La description du revers est plus complexe de part la variation du design d’année en année;
Comme dit précédemment, y est gravée une pépite jusqu‘en 1989. Puis on abandonne cette gravure au profit du kangourou. La gravure est entourée du nom de la pièce, sa taille, sa pureté et son millésime.

Nous avons récapitulé dans le tableau suivant les différentes versions du revers de cette pièce (version une once) en fonction des années :

Notons que ces pièces, quelque soit leur taille, se composent exclusivement d’or pur. De plus, grâce au Australian Currency Act de 1965, le Nugget a cours légal. Cela lui confère une légitimité d’autant plus grande (sécurisation des investissement) auprès des investisseurs et collectionneurs.

Revers aux kangourous du nugget australien en or

La production de cette pièce soutient et renforce l’industrie minière australienne, qui fut pendant longtemps un secteur prospère de l‘économie australienne(aujourd’hui, la Chine est le premier producteur d’or au monde).

Le Nugget australien est ainsi une pièce bullion ou pièce-lingot typique, qu’il est intéressant de posséder dans un but de diversification. Attention à ne pas le confondre avec la pièce « an lunaire » australienne qui représente des animaux du calendrier chinois et non un kangourou! Ces dernières sont tout aussi intéressantes mais leur taille pourra être différente.

Anaïs BOURDON

The Austrian or Vienna Philharmonic

Jeudi, février 18th, 2010

The Austrian Mint first began producing the Vienna Philharmonic in 1989 and it quickly became very popular. The Vienna Philharmonic coin is struck in the finest and purest gold, 999.9 fine (24 carats) in a painstaking minting process.. It is issued every year, in four different face values, sizes and weights. It is used as an investment product (bullion coin), although it inevitably ends up in private collections. According to the World Gold Council, it was the best-selling gold coin worldwide in 1992, 1995 and 1996 (…) LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG ou bien notre article original : Philharmonique de Vienne, la pièce d’or bullion Autrichienne.

The Australian Gold Nugget

Jeudi, février 18th, 2010

The 24 carat Gold Nugget series was introduced in 1986 by the Gold Corporation, a company wholly owned by the government of Western Australia and minted by the Perth Mint. The coins enjoy legal tender status and are composed of 99.99% pure gold. This issue of coins had two unique features: a “two-tone” frosted design effect, and individual hard plastic encapsulation of each coin. These features were unusual for a standard bullion coin and gave the Nugget a unique market niche (…) LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Philharmonique de Vienne, la pièce d’or bullion Autrichienne

Mardi, février 16th, 2010

Philharmonique de Vienne - la pièce autrichienne d'une once d'or pur

Vous aimez l’Autriche, son chocolat, les valses de Vienne et ses illustres compositeurs ? Vous allez adorer sa pièce d’or bullion : la « Philharmonique de Vienne ». La seule pièce d’or d’une once de la zone euro.

Mise sur le marché des pièces d’or en 1989 par l’Institut Monétaire autrichien, la « Philharmonique de Vienne » est une pièce-lingot qui connait rapidement le succès auprès d’un public connaisseur: en 1992, 1995 et 1996, elle est la pièce-lingot la plus vendue selon le Conseil Mondial de l’Or. Pourtant assez peu connue du grand public jusqu’à présent, cette pièce possède de nombreuses qualités si vous souhaitez investir dans l’or ou diversifier vos acquisitions.

Toutes les pièces sont émises par l’Institut Monétaire qui se trouve à Vienne, organe public rattaché à la Banque Nationale Autrichienne. Pour la petite anecdote, l’Hôtel de la Monnaie Autrichien existe depuis 1194 et le bâtiment dans lequel sont produites les pièces est le même depuis 1837!

La pièce existe en 4 versions différentes : 1 once, ½ once, ¼ once et 1/10 once. En 2002, les valeurs faciales sont éditées en Euros. Elles étaient alors éditées en Schillings. Veuillez vous reporter au tableau ci-après pour trouver les correspondances entre les deux devises.

Décrivons un peu plus précisément la pièce à présent :

Cette pièce est l’oeuvre du graveur Thomas PESENDORFER. Nous voyons sur l’avers une représentation du Grand Opéra de Vienne (Musikverein) où se produit le fameux Orchestre Philharmonique de Vienne. De manière classique, se trouvent sous la gravure le poids, le millésime, la pureté et la valeur faciale de la pièce. Au dessus de la gravure, on peut lire «REPUBLIK OSTERREICH ».

Sur le revers, s’entremêlent un violoncelle, quatre violons, un cor, un basson et une harpe. Au dessus est gravé « WIENER PHILHARMONIKER ».

Comme toutes les pièces composées exclusivement d’or, la « philharmonique de Vienne » est une pièce fragile qui demande une manipulation délicate. Exclusivement pour une garde en coffres, il faut la conserver dans des étuis individuels pour éviter les chocs entre les pièces et les rayures. Si votre pièce n’a pas un aspect neuf, vous ne la vendrez jamais plus que sa valeur en or.

Voici le tableau récapitulatif rapportant toutes les informations techniques de la pièce :

Le cours de cette pièce est similaire à celui du Krugerrand. Aussi s’agit-il d’une belle pièce de diversification si le profil du président Kruger vous sied moins que les contours d’un violoncelle.

Voilà ce que nous pouvions dire sur cette pièce qui, en plus de réunir toutes les qualités classiques de la pièces-lingot, se distingue par un très beau graphisme, formant un ensemble harmonieux.

Philharmonique de Vienne - revers de la pièce d'or bullion d'Autriche

Anaïs BOURDON

Taxer les pièces d’or : faisons un point suite au vote du Sénat

Vendredi, novembre 13th, 2009

Le 1er janvier 2009, nous avons connu une revalorisation de la taxe sur les plus-values mais les grands principes restent inchangés depuis 2006 concernant la taxation de l’or d’investissement et des métaux précieux au sens large. Le Sénat était en passe de voter une revalorisation de 8.2% de cette taxe mais l’amendement concerné a été rejeté. Plus de peur que de mal.

La taxe sur la revente.

Jusqu’à fin 2005 le vendeur de pièces d’or était systématiquement taxé de manière forfaitaire sur la base de 8% du produit de la vente. Le principe est largement assoupli depuis 2006 pour se rapprocher du modèle de taxation des valeurs mobilières.
La taxe forfaitaire de 8% sur le produit de la vente des pièces d’or n’est pas supprimée mais les investisseurs peuvent opter pour le régime des plus-values réelles dès lors qu’ils peuvent justifier du prix et de la date d’acquisition. Notez que la valeur de la taxe forfaitaire reste inchangée malgré les revalorisations du 1er janvier 2009  (l’article 150 VK du CGI n’a pas été modifié).

(…) LIRE LA SUITE DANS NOTRE GUIDE COMPLET ET REMIS A JOUR : TAXES ET FISCALITE DE L’OR EN FRANCE

Le marché de l’or en France de 1939 à 1943

Jeudi, septembre 3rd, 2009

Le Décret de Septembre 1939

En France, le marché clandestin de l’or et des devises est né en septembre 1939 à la suite du décret-loi du 9 de ce mois « prohibant ou réglementant l’exportation des capitaux, les opérations de change et le commerce de l’or », c’est-à-dire instituant le contrôle des changes, afin, déclarait Paul REYNAUD, « d’empêcher la spéculation à la hausse des devises étrangères ».
En ce qui concerne le métal jaune, l’article 3 du décret-loi était ainsi libellé :

« Toutes cessions, négociations et autres opérations portant sur des matières d’or sont subordonnées à l’autorisation de la Banque de France. L’importation et l’exportation des matières d’or sont prohibées sauf autorisation de la Banque de France ».

Quelques jours après, la Banque de France fixait son prix d’achat de l’or à un taux très voisin, sinon supérieur, à celui du marché : 47 608 francs le kilo de fin, 274,49 fr. le Napoléon, 346,16 fr. le souverain, 71,13 fr. le dollar.

Le Gouvernement n’avait pas réquisitionné l’or des particuliers, comme en Angleterre, où le métal était, d’ailleurs, payé au prix mondial de l’or, soit 168 sh. l’once ; mais il avait obligé les personnes morales à déclarer l’or qu’elles détenaient afin d’en faire l’inventaire.

Les conditions officielles d’achat de l’or étaient les suivantes. Nous les rappelons parce qu’elles peuvent fixer les idées sur ce qui se passerait en cas de stabilisation.
Seules, la Banque de France et les banques agréées pouvaient acheter à leur siège central ou dans leurs agences sans justification d’identité.
Les monnaies droites étaient reprises suivant un barème fixé chaque jour par la Banque d’après les prix du kilo de fin.
Les pièces faibles étaient achetées au poids. Les barres, lingots et plaques laminées ou planées n’étaient reprises qu’à condition que leur poids ne fut pas inférieur à un kilo, que leur titre fut de 0,900, 0,916, 0,995 et au-dessus et qu’elles portassent l’estampille d’une des maisons françaises introduites sur le marché international. Les autres achats de matières d’or étaient traités par les maisons de commerce jouissant de l’autorisation de la Banque et contraintes de demander aux vendeurs des justifications d’identité en vertu de la loi du 19 Brumaire An VI qui subsiste toujours.

Le Marché Noir de l’OR à Paris (1940-1948).

L’atmosphère de ce marché noir de l’or et des changes pendant et après l’occupation sera bien difficile à décrire pour les historiens de l’avenir. Les. documents officiels manquent et pour cause. Tout au plus a-t-on pu reconstituer les cours que nous donnons en annexe.

Il ne démarra pas tout de suite, après le décret-loi du 9 septembre 1939. Pendant toute la durée de la « drôle de guerre », les hommes étaient’ mobilisés et peu enclins à faire des opérations monétaires. Le taux de la Banque de France, qui paraissait favorable, dominait le marché. Quelques opérations sporadiques ont pu se traiter à prime, mais elles n’ont pas dépassé les cours de ro° francs sur le dollar, de 375 francs sur le Napoléon, de 6o francs sur le dollar-billet. Personne ne voulait du franc suisse qui restait à son cours légal.

1940.

Le calme se maintint jusqu’à l’invasion du territoire, et même encore pendant l’exode. Paris était vide et, sauf peut-être sur la Côte d’Azur ou à Vichy, il était difficile de changer des billets étrangers ou de l’or en province.

Néanmoins, à Vichy, fin juin 1940, on relève les cours de 825 francs pour le Napoléon, 1000 francs pour le souverain et 200 francs pour le dollar-or.

Ce n’est guère qu’après l’exode, la Bourse étant restée fermée jusqu’au 14 octobre 1940, qu’apparurent des primes plus importantes et, vers le mois de novembre 1940, que le Napoléon franchit le cours de 1000 francs.

Peu à peu, dans l’hiver, d’anciens boursiers et remisiers avaient pris l’habitude de se réunir sur la place de la Bourse à laquelle ils n’avaient plus accès (il fallait une carte spéciale pour y entrer), et dans les cafés, sur les trottoirs se traitèrent des opérations de plus en plus amples. L’or était tombé au marché des pieds humides !

Au 31 décembre 1940, le Napoléon, poursuivant sa hausse à Paris, atteignait le cours de 1.400 francs, le souverain de 1.800 francs, le dollar-or de 400 francs, bien qu’il ne valut que 350 francs à Lyon, mais l’arbitrage n’était pas encore organisé et la ligne de démarcation restait difficilement franchissable.

Il apparaît après coup que les Allemands ont toléré sinon encouragé le marché noir, et s’en servaient eux-mêmes pour s’approvisionner de billets étrangers et y râfler du métal à bon compte avec leurs marks d’occupation autoritairement fixés à 20 francs.

Un seul détail précisera leur attitude. Quand l’Angleterre se retrouva seule en face de l’axe BERLIN-ROME et qu’on redoutait l’invasion du Royaume-Uni, le cours des billets libellés en Livres sterling, à l’automne 1940, tomba au-dessous de celui du dollar-papier qui valait alors environ 135 francs ! Cette aubaine ne fut pas perdue pour les services financiers allemands de Paris et forcément ne dura pas. Elle constitue, croyons-nous, un fait unique dans l’histoire monétaire anglaise.

Dans quelle proportion les occupants ont-ils puisé sur ce marché? Les archives du Devisenschutz Kommando, qui avaient réquisitionné les locaux de la Banque Lazard frères, à Paris, pourraient le faire évaluer, de loin, car aux opérations officiellement constatées il faudrait ajouter les achats individuels des militaires qui mesuraient d’ailleurs le degré de leur confiance dans la victoire finale.

Un fait à noter est que la pièce de 20 marks ne s’est pas négociée sur le marché noir pendant toute l’occupation. Elle dégoûtait les Français, et il semblait que les Allemands en eussent peur en raison des lois draconiennes de leur propre pays. Un Allemand trouvé porteur d’une pièce allemande eut été, en effet, condamné comme « voleur du Reich ».

La pièce qui avait leur préférence et qui fit, de ce fait, une prime souvent exorbitante jusqu’à la Libération, était le double aigle de 20 dollars.
C’est l’évolution du cours du dollar-or qui reproduira le mieux au cours de ces quatre années la température de ce thermomètre psychologique que fut le marché clandestin.

1941.

Certaines perturbations, il est vrai, se sont produites du fait de rafles policières ou d’arrestations en masse des Israëlites (juillet 1942) ou de la politique monétaire du Gouvernement helvétique et de la Banque Nationale Suisse. Il n’empêcha que plus la propagande hitlérienne proclamait l’inutilité et la faillite de l’or comme étalon, « le non-sens de la couverture or », plus elle pillait le métal dans les pays occupés.

Dès 1941, les Allemands exigèrent notamment la livraison des 198 tonnes d’or déposées à la Banque de France par la Banque Nationale de Belgique et, après avoir saisi et bloqué l’or trouvé dans les coffres-forts privés des banques, ils recherchèrent avidement les barres et lingots sur le marché noir, où ils étaient les plus gros acheteurs.

Il faut croire que la croisade contre l’or avait un certain effet sur la population, car au début de 1941, quand le marché parallèle s’organisa vraiment, les cours des pièces qui s’étaient élevés jusqu’à 1600 francs le Napoléon, 2000 francs le souverain et 310 francs le dollar, ne cessèrent de baisser pendant tout l’hiver pour retomber le 18 avril, jour de la capitulation de l’armée yougoslave, à 1110 francs le Napoléon, 1325 francs le souverain, 295 francs le dollar-or.

On ne devait jamais plus revoir cours aussi bas. Ils restèrent hésitants jusqu’au mois de juin 1941 ; mais, à cette époque, sur l’ouverture des. hostilités par l’axe contre l’U.R.S.S., sur la saisie des avoirs allemands aux États-Unis et la raréfaction des envois d’or de Suisse et de zone libre, la baisse précédente fut annulée et la hausse reprit tout l’été. Elle amena le Napoléon de nouveau entre 1500 et 1600 francs, le dollar-or entre 400 et 425 francs, tandis que le kilo de fin se traitait à 185000 frs, soit environ 39,5o dollars l’once, les pièces faisant déjà une prime de 48 % sur le lingot.

A la fin de l’année 1941, quand la guerre devint mondiale par l’entrée en lice du japon et des Etats-Unis, la hausse de l’or reprit une vigueur nouvelle à la faveur de la baisse du dollar-papier et en général des devises étrangères, au point qu’au printemps de 1942, le prix du dollar-or avoisinait 100 dollars l’once de fin et 4,72 dollars-papier.

Au cours de l’été, d’importantes mesures intervinrent alors en Suisse qui modifièrent cette tendance et ralentirent considérablement l’importation du métal en France à la fin de l’année,
L’influence de la politique monétaire helvétique sur le marché de l’or a été considérable. La Suisse était, en effet, le seul pays d’Europe où le commerce de l’or restât libre.
jusqu’à l’été 1941, rien n’avait entravé ni la vente ni l’exportation du métal et des pièces, la Banque Nationale s’étant bornée à satisfaire la demande par des ventes d’intervention. Mais comme ces ventes devenaient de plus en plus importantes et ne servaient que d’aliments à la spéculation, dès le mois d’août 1941, le Gouvernement fédéral prit des mesures pour restreindre la vente des monnaies d’or suisses aux acheteurs privés. La Banque Nationale ne délivrait plus l’or en barres —à 4970 francs suisses le kilo que pour les besoins commerciaux ou artisanaux et elle avait demandé aux banques de prendre l’engagement de ne plus vendre de pièces d’or suisses à des personnes non domiciliées en Suisse et de s’abstenir d’exporter ces pièces.

1942.

Ces mesures officieuses ne suffirent pas à enrayer les sorties frauduleuses et la hausse du « vreneli » (la Croix) et, en 1942, le Gouvernement décida, afin de briser la spéculation, que les importations et exportations d’or seraient soumises à une autorisation de la Banque Nationale, et que tout achat ou vente de métal devraient être traités par une firme concessionnaire tenant registre de ses transactions, qui seraient assujetties à l’impôt de 2 % sur le chiffre d’affaires.

Les prix maxima du métal étaient ainsi fixés : lingot, 4970 francs s. le kilo ; vreneli, 30,5o ; Livre-or, 38,45 ; eagle, 7,90.

Antérieurement, la réduction de l’offre avait provoqué la hausse, qui s’accrut encore après application de ces restrictions apportées au commerce de l’or en Suisse. De mars 1942 à fin août 1942, le vreneli monta sur le marché libre de 30,80 francs à 39 francs suisses.

Cet agio en faveur du métal monnayé fut encore plus accentué sur les autres pièces, parce que le trafic des monnaies étrangères n’était en principe soumis à aucune restriction et demeurait entièrement libre.

Quand le vreneli valait 39 francs suisses, le Napoléon en valait 40,50 à 41 francs ; l’aigle 10,65 ; la Livre-or 50,50 à 51.

C’est là l’origine de ces différences de cours entre pièces de même poids et de même titre, qui, n’ayant plus nulle part pouvoir libératoire, auraient dû valoir leur poids d’or fin, mais qui étaient l’objet d’une surprime d’autant plus importante que la marchandise était plus abondante ou plus facilement livrable.

La politique monétaire du Gouvernement helvétique ne fut qu’un facteur entre bien d’autres des mouvements de l’or en France. Sans en référer exagérément à la théorie quantitative de la monnaie, il est évident que l’augmentation de la masse monétaire, qui quintupla pendant la guerre tandis que la production déclinait, jouait un rôle autrement important. De 168 milliards en moyenne en 1938, elle passa à 471 milliards à la fin de 1941, à 573 milliards fin 1942, 726 milliards fin 1943 et 902 milliards à la Libération.

Cette prolifération monétaire, en dehors de la situation politique et militaire, agissait sur le change du franc à l’étranger et il ne faut pas oublier que toute opération sur l’or a pour base une opération de change soit contre franc sur le marché intérieur, soit contre devise à l’extérieur. Après l’occupation, le franc continuait d’être coté sur les marchés libres étrangers, à BRUXELLES, AMSTERDAM, ZURICH et NEW-YORK. Les courtiers réussissaient à connaître les cours du marché des changes en Suisse, où les 1oo francs français étaient tombés de 8 francs suisses en juillet 194o à 2,70 en juillet 1941, à 1,02. en novembre 1942, et ces cours déterminaient ceux des billets étrangers à Paris qui, à leur tour, assignaient un prix aux achats d’or.

A l’automne 1942 de violentes variations se produisirent dans les cours des changes et du métal, par suite de l’occupation de la zone libre et aussi du relèvement de 300 millions à 500 millions par jour des frais d’occupation, qui faisaient présager une inflation supplémentaire. On vit en octobre et novembre une hausse verticale de l’or qui porta pour la première fois le cours du dollar à 1400 francs et celui du Napoléon à 6000 frs. Les demandes étaient si fortes que les arrivages de métal de la zone libre, de Bruxelles et de Suisse ne parvenaient pas momentanément à les combler et, à défaut d’or, le public se jetait sur les billets anglo-saxons qui remontèrent jusqu’à 9oo francs la livre et 300 francs le dollar. Hausse suivie aussitôt d’une baisse de 25 % quand, après le débarquement allié en Afrique du Nord, des taux exagérément appréciés de la livre (300 francs) et du dollar (75 francs) furent institués à Alger, alors que les cours de ces deux devises au marché noir dépassaient 600 francs et 250 francs respectivement.

1943.

Mais ces hauts cours, qu’on n’avait pas encore vus, entraînèrent au début de 1943 des réalisations importantes qui furent absorbées par l’ancienne zone libre et aussi par la Belgique, avec laquelle l’arbitrage bénéficiait de gros écarts.

Pendant le premier semestre de 1943, après cette première alerte, le franc ne cessa de se redresser et l’or, en conséquence, de s’effriter. Au début de février, le Comité National Français d’Alger avait ramené les taux de la livre et du dollar de 300 frs à 206 francs et de 75 francs à 5o francs. De mois en mois le dollar-or finit par retomber en juillet à 537 francs et le Napoléon à 2075 francs pendant la campagne d’Italie, qui faisait espérer une libération beaucoup plus prompte qu’elle ne le fut en réalité.

Par une véritable ironie, ce succès des armées alliées fut même la cause de la reprise de l’or ; car une fois l’Italie libérée, son effondrement financier déclencha de la part de la population italienne, des demandes importantes de métal qui ne pouvaient guère être satisfaites que par le marché français, la Suisse étant fermée et l’or étant plus cher en Belgique qu’en France.

Lors de la capitulation italienne en septembre, le dollar-or évoluait entre 640 et 700 francs, le Napoléon entre 2450 et 2600 francs, et l’année 1943 se termina par une petite hausse aux cours suivants : Napoléon 2950 à 3100, souverain 3600 à 3700, dollar 780 à 800 francs. Les illusions s’étaient en partie dissipées quand M. FAYOT écrivait dans le Journal de Genève son article intitulé : « La Guerre continue ». A suivre …

De Litra

Les étapes de l’évolution vers la monnaie métallique

Mercredi, juillet 8th, 2009

L’or, bien que connu et travaillé très tôt dans la préhistoire, n’a pas été la première matière monétaire métallique utilisée. Trouvé à l’état pur, malléable, beau, éclatant, il a servi d’abord à l’ornementation. L’argent, le cuivre, plus abondants, mais plus difficiles à obtenir et à travailler, eurent à l’origine une valeur, par rapport à l’or, plus élevée qu’aujourd’hui. Ils furent utilisés avant l’or, et plus que lui, comme monnaie. Mais qu’entend-on par monnaie dans les empires orientaux, dans les sociétés méditerranéennes anciennes, ou encore en Chine au troisième millénaire ?

Voyons l’exemple de la Mésopotamie l’orge y sert d’étalon de valeur autant que l’or ou l’argent. Pourtant, il existe, dans les palais et les temples, des poids et mesures étalonnés, légaux, garantis, qui servent à la comparaison des valeurs. Et l’on constate, entre étalons divers, des variations dans la valeur relative. A court terme, par exemple, on constate qu’une mauvaise récolte peut faire baisser de moitié la quantité d’orge correspondant à un certain poids d’argent (cela signifie que le prix de l’orge, exprimé en argent, a haussé de 100 %, ce qui correspond à un mouvement bien connu, brutal, des prix agricoles anciens). A long terme, on retrouve les variations de ce que les économistes appellent la bimetallic ratio, c’est-à-dire le rapport de valeur entre or et argent il est de 9 à 1 vers 2700 av. J.-C., de 6 à 1 vers 1800 sous Hammourabi, de 12 à 1 au VIe siècle av. J.-C. On constate donc, dans ce très ancien empire, une formation de valeurs d’échange variables. Mais y avait-il réelle circulation de pièces ? Même si les lingots étalonnés servaient de moyen de paiement, ce n’était que pour des règlements exceptionnels, jamais quotidiens, jamais familiers.

On constate en particulier que si l’argent servait peut-être aux paiements intérieurs, de petites quantités d’or, matière plus rare, étaient réservées aux paiements extérieurs (nous dirions aujourd’hui « internationaux »). De sorte que l’empire d’Hammourabi, avec ses lingots d’or dans les caves du palais, cet or étant réservé aux paiements internationaux, annonce certains phénomènes modernes : nos banques d’État. En revanche, nous avons beaucoup de monnaie circulante, alors que le système étatique, en Égypte, en Assyrie, en Chine, réduisait presque à rien, comme chez les Incas, le rôle de cette monnaie intérieure. C’est sur les confins de la Méditerranée qu’une autre étape est franchie : à Troie, en Crête, puis à Mycènes (vers 1500 av. J.-C.), on trouve, à la place des lingots, des disques métalliques estampillés, plus proches des pièces modernes.
Mais l’étape décisive est celle où une effigie donnant la garantie de la collectivité ou du souverain se trouve « frappée » sur la pièce métallique, car cette garantie permet à la pièce de circuler pour une valeur donnée, sans qu’on ait besoin de la peser ou d’en estimer le « titre » (c’est-à-dire la proportion de métal fin et celle de l’alliage), opérations qu’on avait toujours pratiquées avec les lingots. Or cette apparition d’une monnaie véritable date seulement de la fin du VIIe siècle ou des débuts du VIe siècle av. J.-C. Elle a lieu dans les cités grecques d’Asie Mineure, puis en Grèce (frappes d’argent), puis en Lydie, où l’on frappe d’abord l’électrum (alliage or-argent), puis l’or, sous le règne de Crésus : les noms de Crésus, de Gyges, du fleuve Pactole rappellent l’effet légendaire de ces innovations.

Concluons : 1. l’apparition d’une monnaie propre-ment dite est tardive; 2. elle a lieu sur les marges commerçantes du monde ancien, non dans les empires intérieurs; le commerce crée la monnaie, plus que la monnaie ne crée le commerce.

Pierre VILAR

Les français vendent leur or

Mercredi, juin 3rd, 2009

Parmi les moyens que les Français ont trouvés pour avoir plus d’argent, il y en a un qui est de plus en plus courant, c’est de vendre une partie de ses biens personnels. Certains se débarrassent de leurs vêtements, d’autres de leurs meubles, mais ce qui se vend le mieux en ce moment, c’est l’or. L’or qui, en temps de crise, est une valeur-refuge dont le cours a littéralement explosé. On ne le sait pas toujours, mais en France les familles possèdent beaucoup d’or, qu’il s’agisse de bijoux ou de pièces de monnaie. Mais alors qui est vraiment prêt à racheter vos trésors de famille et quel prix pouvez-vous en tirer ? C’est une enquête de Stéphane Leroux pour M6.

Les journées de travail de Serge Navarro commencent toujours au même endroit, face au distributeur de billets. Six retraits, 500 € à chaque fois et en petites coupures. Son objectif, comme tous les jours, dépenser au moins 3000 € avant le coucher du soleil. Serge est pressé.

Ce matin, il a un rendez-vous très important dans le sud de la France. Ça se passe dans un bureau de tabac. Salut rapide à la patronne, Serge est attendu ici comme le loup blanc. Cela fait une heure que ces clientes patientent et toutes ont dans leurs mains quelque chose de très personnel à lui montrer. Ce sont des pièces de collection ou de vieux bijoux et à condition que ce soit bien de l’or, Serge rachète tout, rubis sur l’ongle. Résultat, toutes les clientes repartent avec quelques dizaines voire quelques centaines d’euros.

Revendre son or de famille pour augmenter son pouvoir d’achat, c’est devenu un réflexe de plus en plus courant. Car avec la crise, le métal jaune n’a jamais eu autant la cote. Longtemps planqué derrière des portes blindées, l’or refait surface en pièces, en bijoux, en lingots et même sur les maillots de bain. De l’Inde à la Chine, en passant par les Émirats arabes, la demande en or explose. On en vend même dans les rues, car c’est devenu la valeur-refuge en ces temps de crise. Avec la faillite des banques, la valeur du métal précieux a doublé et atteint des sommets, plus de 20 000 € le kilo. C’est deux fois plus cher qu’il y a cinq ans, le problème c’est que pour fabriquer tous ces lingots, les fonderies ont besoin de nouveaux arrivages. La production des mines ne suffit plus et désormais les chercheurs d’or ont trouvé un nouveau filon, vos bijoux de famille.

En France, dans les journaux, des publicités se multiplient, elles vous promettent toutes des paiements cash, de l’argent facile. Alors, de la montre à gousset de pépé à l’alliance de votre ex-femme, que valent réellement vos trésors de famille ? Et qui sont les professionnels qui en tirent profit ?

Lorsqu’on cherche à se faire un peu d’argent avec ses bijoux de famille, le plus dur ce n’est pas de s’en séparer, mais de savoir à quel prix les vendre. Et à Strasbourg comme ailleurs, c’est dans ce genre de petites boutiques très discrètes, que se trouve la réponse. Nous sommes chez Thierry Kostik, un négociant en métaux précieux. En dix ans d’activité, il n’avait jamais vu autant de monde dans ses murs.

Six jours sur sept, les clients défilent. La plupart vont vendre des bijoux, boucles d’oreilles dépareillées, bagues, colliers, broches, tout se négocie et parfois, certains arrivent avec beaucoup plus en poche. Des trésors.

Ce monsieur, par exemple, il a un grand projet familial, mais pas assez d’argent pour le réaliser. En revanche, il a apporté avec lui quelque chose qui pourrait bien le tirer d’affaire. La solution à son problème d’argent tient peut-être dans cette petite boîte en bois. Il y a là quelques bijoux précieux, mais aussi des pièces d’or venues de toute l’Europe et parfois très anciennes.

« Cette pièce-là est une pièce très intéressante d’Alfred Herzog, c’est une très bonne monnaie. C’est une pièce frappée en peu d’exemplaires de 1893. »
En plus du précieux Herzog, Monsieur possède plus de 150 pièces et pour couronner le tout, il a même un lingot d’un kilo. Un trésor amassé par sa famille pendant plus d’un siècle et conservé précieusement en cas de coup dur.

« Elles viennent d’où toutes ces pièces ?

J’ai du côté de mon père des gens qui étaient la génération de la guerre, mais ici dans la région, c’était assez spécial aussi. Avoir une pièce d’or ou un lingot, c’était la sécurité. »

Une fois l’expertise passée, il reste à Thierry Kostik à fixer le prix de la marchandise que lui apportent les clients, à commencer par les bijoux. Pour cela, Thierry suit en direct les cours de l’or sur son ordinateur. Comme pour les actions, le métal précieux s’échange sur les plus grandes places boursières du monde. Ce jour-là par exemple, sa cote officielle est de 23,53 € le gramme, mais étrangement ce n’est pas le prix que le marchand propose à ses clients.

Explication : 23,53 € le gramme, c’est le prix de l’or pur à 100 %, le plus précieux, l’or 24 carats, comme le lingot par exemple. Mais beaucoup l’ignorent, les bijoux sont en fait composés d’un alliage avec seulement 75 % d’or pur. On parle alors d’or 18 carats. Évidemment, le prix au gramme n’est pas la même.

Comme il n’y a que 75 % d’or, le prix d’un gramme de bijoux passe donc de 23,53 € à 17,60 €. Là-dessus, il faut encore enlever la taxe de l’État, les différents frais de Thierry et bien sûr sa commission. Résultat, le prix qu’il est prêt à payer à ses clients pour leurs bijoux est de 14,10 € le gramme. On est bien loin de la cote officielle. Cela dit, pour ces bracelets, il y en a tout de même pour près de 700 €. Ajoutés à ces pièces rares et son lingot, ce client va décrocher le jackpot. En moins de vingt minutes, Thierry lui fait une proposition a priori difficile à refuser :

« 49 056,93 nets payés en chèque immédiatement. Maintenant, la décision vous appartient.
Je ressors ici avec la somme en chèque. »

Immédiatement, sans discuter.

C’est très bien. On peut y aller. Je ne m’attendais pas à ce que j’obtienne un chèque de ce montant-là, c’est sûr.

Voilà votre chèque. »

49 000 € payés sur-le-champ, c’est beaucoup d’argent, mais pour Thierry, l’affaire vaut le coup. L’or est rare sur Terre et en ce moment, tout le monde en veut. Les tarifs explosent, Thierry peut donc revendre immédiatement tout le métal jaune qu’il achète en faisant au passage un bon bénéfice. Pour s’en rendre compte, il suffit de passer dans la pièce d’à côté.

Alexia, la femme de Thierry, reçoit un client comme elle en voit de plus en plus depuis le début de la crise. Un client qui n’a plus confiance en sa banque et qui cherche à placer son argent dans une valeur sûre, le lingot d’or. Et voilà ce que devient une partie des bijoux que Thierry rachète, il les revend sous forme de lingots. Et entre les deux, le prix a beaucoup grimpé.

Souvenez-vous, il rachète les bijoux en or en ce moment autour de 14 € le gramme, ces bijoux sont ensuite envoyés dans une fonderie, mais pour fabriquer un lingot d’un kilo, il faut bien plus qu’un kilo de bijoux. Car dans toutes ces bagues et ces bracelets, il y a des alliages qui partent à la poubelle au moment de la fonte. Il y a aussi une petite déperdition due à l’opération de fusion. Au final, il lui faut près d’un kilo et demi de bijoux pour fabriquer un lingot d’un kilo qu’il va pouvoir revendre sur la base de 23 € le gramme. À ce tarif, la vente d’un lingot d’or lui rapporte 3500 € de bénéfices et pas besoin de pousser le client pour qu’il achète.

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La transaction est conclue, le client recevra son lingot dans une semaine. Ajouté à la commission de Thierry Kostik, ce kilo d’or lui revient donc à plus de 24 000 €. Un gros chèque, de quoi donner le sourire au patron. Avec toute cette folie autour de l’or, le chiffre d’affaires de Thierry Kostik a bondi de 30 % cette année. Avec sa femme, ils touchent à eux deux plus de 7 000 € nets par mois. Un commerce rentable qui attise de plus en plus d’appétit. Sur ce marché, tout l’enjeu est d’être le premier à vous racheter votre or. Du coup, à côté des boutiques classiques comme celle de Thierry, de nouveaux acheteurs sont apparus et leurs techniques, elles, n’ont plus rien de traditionnel.

Carpentras dans le sud de la France, 28 000 habitants et certainement beaucoup d’or caché sous les matelas. Et pour mettre la main dessus, il y a déjà du monde sur les rangs, une dizaine de bijouteries qui se mettent toutes à racheter de l’or.

Il y a même une boutique spécialisée comme celle de Thierry Kostik, une concurrence rude qu’un homme compte bien casser. C’est Serge Navarro, notre chercheur d’or. Il vient d’arriver en ville et tout de suite, il a l’œil.

« Il y a un petit marché, c’est le vendredi, il faudra le noter. C’est toujours intéressant parce qu’il y a les habitants des petits villages voisins qui viennent sur Carpentras ce jour-là, ça serait intéressant de faire une animation le jour où il y a le marché. Les gens viennent acheter leurs légumes et après ils viennent me vendre leur or ou avant, comme ça ils peuvent acheter plus de légumes. »

Serge Navarro, c’est un malin. Ancien VRP dans les cosmétiques, il est aujourd’hui un des 40 commerciaux de VPO, une société spécialisée dans le rachat d’or partout en France. Contrairement à Thierry Kostik, Serge, lui, n’a pas de boutique. C’est un acheteur itinérant. Dans chaque ville traversée, sa mission est de trouver un commerce qui voudra bien l’accueillir. Un commerce si possible où il y ait du passage. Pour ça, l’idéal, c’est le bureau de tabac.

Le problème de Serge est que son métier ne parle à personne. Alors, plutôt que de longs discours, Serge fait tout de suite une démo, à la limite d’en faire trop, jusqu’à se croire déjà comme chez lui. Le résultat, trois fois sur quatre, sa petite technique ne fonctionne pas.

Pas question d’insister pour Serge Navarro, il n’a que trois jours par mois pour trouver des partenaires dans une dizaine de villes. Alors pour ne pas perdre de temps, il utilise toujours la même méthode et lorsque le poisson commence à mordre, Serge a un argument imparable pour le ferrer : l’argent.

« Qu’est-ce que je gagne ?

Je vous explique : je travaille pendant deux jours, vous allez toucher sur le montant des achats directs et indirects, 10 % nets, c’est-à-dire que si je fais 3400 € d’achat chez vous, vous allez toucher 340 €. »

Gagner de l’argent sans rien faire, l’argument semble plaire à madame. Le contrat est simple, ils doivent juste accueillir Serge deux jours tous les trois mois. Serge n’a pas beaucoup de temps alors il n’hésite pas à leur forcer un peu la main.

« Pourquoi ça vous intéresse Madame ?

Là, on fait des choses, on a des gens qui viennent. C’est sympa d’avoir une animation. En plus, à Carpentras, il n’y a pas grand-chose. »

En vingt minutes, l’affaire est conclue.

Serge reviendra ici pour acheter de l’or d’ici deux mois. Des contrats comme celui-ci, il en a signé 150 en deux ans, un record dans la boîte.
Ne pas avoir de boutique propre et pouvoir s’installer n’importe où pour quelques jours seulement, c’est l’un des secrets de son business. Mais pour que ce soit vraiment rentable, il y a une autre condition. Le commercial doit racheter l’or au plus bas prix possible. Alors à chaque fois, il met le paquet.

Ce matin, l’opération vient de commencer chez un buraliste d’Arles, les clientes font déjà la queue. Toutes ont raclé leurs fonds de tiroir pour y trouver une vieille médaille de communion ou une gourmette et espèrent bien gagner un peu d’argent. Serge va leur racheter leur or à 8,20 € le gramme, c’est le tarif décidé par son patron.

8,20 € le gramme, c’est tout de même 40 % de moins que le prix proposé par Thierry Kostik ce même jour dans sa boutique à Strasbourg. Malgré ce tarif peu compétitif, Serge a du succès. Son truc, c’est de laisser penser aux clientes qu’elles font toujours une bonne affaire.

La tactique de Serge fonctionne parfaitement, les clientes ne négocient pratiquement jamais. Car dans 90 % des cas, elles n’ont tout simplement aucune idée du cours de l’or.

« Ça sera 115 € pour vous.

Je ne pensais pas en arriver à ce prix-là »

115 €, en réalité ce n’est pas le meilleur prix. Si cette dame s’était rendue chez le bijoutier du coin ce jour-là, elle aurait récupéré 20 % de plus. Un manque à gagner important pour elle, qui vit avec le RMI.

« Je ne touche que 395 euros chaque mois. Ça me permettra de souffler un petit peu.

Pourquoi vous n’avez pas cherché à vendre ce bijou ailleurs ?

Je ne sais pas, parce que je n’y ai jamais pensé peut-être. »

Avec un argumentaire et des méthodes publicitaires bien rodés, la société parvient même à fidéliser ses clients. En moyenne, un sur quatre reviendrait régulièrement vendre son or. Des opérations comme celles-ci, Serge en fait une centaine par an. Il est aujourd’hui le meilleur commercial du groupe et son salaire est en conséquence, jusqu’à 5 000 € nets par mois, c’est deux fois le revenu normal d’un VRP.

Après chaque opération, Serge retrouve une chambre d’hôtel. Il y a encore deux ans, ce représentant de 54 ans était au chômage. Depuis, il a relancé sa carrière avec le rachat d’or. Les bonnes semaines, Serge parvient à récolter jusqu’à quatre kilos de métal précieux. Et pour lui, peu importe que ses bijoux n’aient pas été rachetés au meilleur prix du marché. Au contraire, il est persuadé de rendre un service aux familles.

Serge ne garde jamais l’or avec lui. Chaque soir, il l’expédie à son employeur et surprise, les bijoux et les pièces rachetés à travers toute la France vont quitter le pays, car celui qui les attend impatiemment se trouve à l’étranger, en Allemagne.

À deux heures de route de Strasbourg, une zone industrielle avec, au milieu, un bâtiment discret. Dans le business de l’or, la première règle c’est la sécurité.

Roland Martin est le patron de Serge Navarro. C’est dans ces bureaux qu’arrive tout l’or récolté en France par ses commerciaux.

« Ce que vous voyez ici, c’est si vous voulez la présentation germanique et la présentation française. » Il y a même les fameuses tantes de rachat d’or version originale et bien sûr en version française. Quatre femmes trient, ici, toute la journée les paquets d’or arrivés de toute Europe.
« Et ça arrive d’où ?
C’est une action qui a été faite à Marseille.
Vous avez racheté pour combien ?
Sur cette action, il y en a eu pour 5128,11 €. »

Roland Martin a eu l’idée de s’attaquer au marché français il y a cinq ans. Pour acheter cet or, il a embauché en France une quarantaine de commerciaux, un bataillon deux fois moins important qu’en Allemagne et pourtant, c’est en France que la société réalise aujourd’hui ses meilleurs chiffres.

« La France est un pays fascinant, c’est peut-être le plus beau pays du monde.

Et où il y a de l’or sous les matelas.

Ou dans des sacs de mayonnaise. J’ai vu des fermières arriver chez moi avec des sacs, qui me proposaient des pièces de plusieurs générations. On voyait les âges et c’était pour acheter un tracteur. Donc c’est quelque chose que vous ne trouvez vraiment pas en Allemagne. L’Allemand a toujours eu le deutsche mark, il lui faisait confiance. Le Français faisait confiance à son louis d’or. »

Et Roland n’est pas difficile sur la marchandise, des couronnes du vieil oncle, au dentier de mémé, il achète tout ce qui brille, à condition que ce soit bien de l’or.

Si Roland fait tout pour acheter un maximum de bijoux et de pièces, c’est parce qu’il a de très gros clients qui lui rachètent son métal précieux et au prix fort. Ce ne sont pas des particuliers qui voudraient faire un placement, mais des industriels qui ont besoin d’or pour fabriquer par exemple des puces électroniques, des pièces informatiques ou encore des prothèses dentaires. Bref, de gros consommateurs.

Alors, pour les fournir plus rapidement, Roland a mis en place sa propre fonderie. C’est la zone la plus sécurisée de la société. Derrière cette porte, il y a l’homme qui fait gagner des millions à l’entreprise.
Quand il est là-dedans, il est le seul qui peut entrer ou ouvrir. Là, vous pouvez essayer de lui mettre un revolver, ça ne va pas l’impressionner, même pas un bazooka.

Chaque jour, ce grand gaillard au look de forgeron s’isole ici pour fondre des centaines de bijoux. Ils sont jetés dans un four chauffé à 1500 degrés, puis le métal en fusion est versé dans un moule et pas question d’en laisser une goutte. En quelques minutes, tous les bijoux ont été transformés en ce cake grisâtre, de l’or 18 carats. Mais comme il est encore brûlant, le fondeur va brusquement le plonger dans un bain d’eau froide. Une fois refroidi, ce bloc d’or va pouvoir être revendu à des industriels.

Ce genre d’opération assure une marge confortable à la société de Roland Martin. Comme par exemple avec ce petit lingot de 430 g. Pour le fabriquer, Roland Martin a acheté pour environ 3000 € de bijoux, il devrait à l’arrivée en tirer le double, 6 000 €, soit 3000 € de marge brute. Il doit bien sûr payer toutes ses charges et ses employés. Au final, il en tire quand même une somme rondelette.

« Combien ça vous rapporte, ça ?

Je vais gagner là-dessus 800 € en net et puis je paye les impôts. Les impôts d’entreprise en Allemagne sont de 53 % plus élevés qu’en France. On gagne bien notre vie, mais on ne devient pas millionnaire d’un jour à l’autre. »

Avec la crise financière qui s’annonce durable, le cours de l’or ne devrait pas chuter de sitôt. Pour la première fois cette année, la société de Roland Martin affirme qu’elle devrait réaliser près de 8 % de bénéfices nets.

Emission CAPITAL sur M6 du 26 avril 2009 – Transcription ABW

50 pesos Centenario : la pièce d’or mexicaine top model.

Lundi, juin 1st, 2009
Avers

Revers de la pièce mexicaine de 50 Pesos, la Centenario. Représentation de la Victoire Ailée.

Aujourd’hui méconnue du grand public français (elle était très prisée dans les années 70), la pièce mexicaine a pourtant plus d’une corde à son arc : grande valeur esthétique, tirage important (mais terminé), forte valeur historique et prime très peu élevée voire nulle… Autant de raisons qui font d’elle un bon placement si vous souhaitez investir dans les pièces d’or pour le long terme.

Commençons par ses caractéristiques. Ce qui frappe tout d’abord, c’est la beauté de la pièce. Ensuite elle est 20% plus grande que l’Eagle d’une once, sa sœur américaine. Cela fait d’elle une pièce de grande taille, une pièce « bullion ». Elle est composée de 37,5 grammes d’or pur sur un total de 41,7 grammes (elle titre à 900 °/oo, soit 90% d’or et 10% cuivre pour assurer la solidité de la pièce).

Le motif de la Victoire Ailée fait de la 50 Pesos Centenario l’une des plus belles pièces au monde.

Pour le décrire, une petite leçon d’histoire s’impose : En 1910, le Mexique fête le centenaire du début de la guerre d’indépendance avec l’Espagne. Lors de cette commémoration, on érige une immense colonne d’or et de bronze en plein centre de Mexico, au sommet de laquelle domine « El Angel de la Independancia », l’Ange de l’Indépendance. L’ange représente Athéna Niké (« Athéna qui apporte la victoire »), la déesse ailée grecque bien connue.

Située sur le revers de la pièce, elle tient dans sa main droite une couronne de laurier, bien connue pour être symbole de victoire, tandis que dans sa main gauche se trouve une chaîne brisée, symbole de liberté, avec en fond deux célèbres volcans mexicains, Popocatépetl et Ixtaccihuatl. Précisons que la date située en bas à droite de la pièce est le millésime de la pièce tandis que 1821 correspond à la date de l’indépendance.

Sur l’avers, on trouve les armoiries nationales, à savoir un aigle perché sur un cactus dévorant un serpent.

Quant à la tranche, nous y lisons « INDEPENDENCIA Y LIBERTAD »

Gravée par l’artiste Emilio del Moral, elle a été tirée dès 1921 par la Casa de Moneda de Mexico pour le centenaire de l’Indépendance (d’où l’appelation de 50 Pesos « Centenario »), la pièce de 50pesos rend donc hommage à l’indépendance du Mexique.

La pièce en chiffres.

La pièce pèse environ 41.7 grammes, mesure 37.1mm de diamètre et contient comme dit précédemment 37.5 grammes d’or pur (soit 1,2057 oz) . Elle arbore de plus une jolie couleur cuivrée.
Plus de 12 millions de pièces ont été frappées entre 1921 et 1972. La plus grande partie est datée de 1947 mais essentiellement en raison d’une refrappe de 3 975 654 pièces entre 1949 et 1972. Seules 309 000 pièces ont réellement été tirées en 1947. Les pièces refrappées et millésimées 1947 sont toujours de très bonne qualité, mais les pièces des millésimes antérieurs sont parfois plus chères car plus rares.

Il faut noter aussi l’existence d’un type millésimé 1943, tiré à 89 000 exemplaires. Un peu plus rare !

La pièce rencontre encore aujourd’hui un grand succès dans le monde hispanique, en Espagne et en Amérique Latine principalement. L’ascension du Kruggerand au cours de ces dernières années a cependant quelque peu éclipsé l’attrait des autres investisseurs pour la pièce de 50 pesos.

Tirage de la pièce d'or mexicaine de 50 Pesos

Tirage de la pièce d'or mexicaine de 50 Pesos

Un choix de placement sur le long terme

Même si le différentiel de prime est très faible sur cette pièce, elle constitue aujourd’hui un choix judicieux pour l’investisseur en pièces d’or sur le long terme. En effet, c’est l’une des pièces qui offre la plus faible prime et permet ainsi de se positionner dans l’or quasiment au cours du jour. Il est évident qu’en cas de crise grave, même la prime de cette pièce s’envolerait, plus particulièrement dans les pays hispaniques. Contrairement au Krugerrand, le tirage des 50 Pesos a cessé et la pièce sera nécessairement un jour confrontée à la rareté.
Pour l’achat, évitez les transactions directes auprès des particuliers car cette pièce a été largement copiée et de nombreux faux, souvent grossiers, circulent.

Acheter des 50pesos aujourd’hui pour les revendre lorsque la prime aura grimpé peut s’avérer donc très judicieux, il faut juste être très patient et ne pas acheter auprès de n’importe qui.

Lors de vos achats de pièces d’or, diversifiez-vous et n’oubliez pas la 50 Pesos Centenario, elle a tout pour plaire.

Le Saviez-Vous ?

Lorsque les américains ont recouvré le droit de posséder de l’or le 31 décembre 1974, la pièce de 50pesos mexicains est rapidement devenu l’un des porte-drapeaux de l’industrie de l’or physique. Le Krugerrand n’était alors pas encore suffisamment connu.
Beaucoup d’échanges commerciaux entre le Mexique et les Etats-Unis se réalisaient ainsi en pièces d’or. Ces transactions dorées ont aujourd’hui disparues mais qui sait, peut-être qu’un jour le vert ne sera plus tendance…

Anaïs Bourdon

Revers de la pièce d'or de 50 Pesos du Mexique.

Avers de la pièce d'or du Mexique de 50 Pesos . Le revers représente les armoiries nationales, un aigle perché sur un cactus dévorant un serpent.

[MAJ du 11/07/2013]

Dans notre dossier sur les pièces fausses et les pièces fautées, nous attirons votre attention sur quelques cas de ventes de fausses 50 pesos Centenario sur un site de vente de particulier à particulier. Une arnaque imparable selon l’expert Michel Prieur, car le vendeur ment par omission car la pièce – dont le poids est indiqué dessus – est bien constituée d’or fin mais seulement plaquée. Se faisant payer en liquide, le vendeur ne laisse pas le choix à l’acheteur de se retourner contre lui.

Nous n’encourageons évidemment pas les ventes entre particuliers, surtout vous ne disposez pas d’une expertise complète, mais voici toutefois quelques éléments que vous devez impérativement regarder avant d’acheter une pièce, surtout un peu exotique comme la 50 pesos Centenario :
- son poids
- ses dimensions (diamètre, si possible épaisseur)
- le millésime (certains n’existent même pas !).

Retrouvez toutes les caractéristiques détaillées de la 50 pesos Centenario sur AuCOFFRE.com (en fonction de la disponibilité des stocks).

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "