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À quelques semaines d’élections majeures en France, dans un climat de plus en plus critique à l’égard de la finance internationale, l’or pourrait bien connaître une prochaine remontée des cours significative.

Selon Incrementum AG, l’un des principaux gestionnaire d’actifs et de patrimoine de la Principauté du Liechtenstein, « les prix de l’or devraient augmenter à des niveaux observés il y a quatre ans, car l’inflation croissante et les taux d’intérêt réels négatifs se conjuguent pour stimuler la demande« . En clair, l’or devrait continuer à monter et atteindre « 1 400 $ à 1 500 $ l’once » d’ici la fin de l’année 2017.

Les investisseurs deviennent méfiants

Dans le détail, l’établissement de placement note que les investisseurs abordent désormais avec beaucoup plus de prudence, voire de méfiance, les annonces, mais aussi et surtout les premiers actes de la nouvelle administration présidentielle américaine. De la même façon, l’amorce de la décrue monétaire en provenance de la Banque centrale européenne, dont la planche à billets va désormais produire « seulement » 60 milliards d’euros par mois au lieu des 80 milliards auxquels les banques s’étaient habituées depuis un an, pourrait inciter à un certain repli stratégique ou en tout induire une relative prise de conscience vis-à-vis du marché boursier qui, jusqu’ici, était tiré vers le haut en majorité par les actions bancaires.

Enfin, le premier semestre de l’année 2017 étant marqué par quelques évènements sérieux dans l’Union Européenne (la mise en oeuvre effective du Brexit décidé l’an dernier, l’élection présidentielle française dont un candidat sérieux sur deux souhaite remettre en question l’appartenance de la France à la Zone euro, les élections de l’automne prochain en Allemagne sur fond de rejet des obligations à l’égard des pays en difficultés de l’Union…), il y a fort à parier que l’univers financier de l’ancien continent soit passablement bouleversé avec comme conséquence probable un regain de la demande d’actifs sûr tels que l’or.

Un été décisif pour l’or

Pour Ronald-Peter Stoeferle, directeur d’Incrementum AG, « nous ne sommes pour l’instant que dans les premiers stades du marché haussier sur l’or« , mais suivant le résultat des urnes en France (et d’aucuns craignent déjà la victoire d’un ou d’une eurosceptique), on pourrait tout-à-fait assister à une véritable reprise durable des cours de l’or à partir du début de l’été.

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Pour l’instant, tout le monde reste prudent, certains continuent même à croire que tout va bien, que la dette est contenue, que les marchés s’améliorent de jour en jour et que le système monétaire international est plus solide que jamais. Mais les récentes informations en provenance de la Russie ou de la Chine ou encore le désamour grandissant des Européens pour leur monnaie unique, risque de faire basculer les investisseurs à la moindre étincelle vers les actifs les moins risqués.

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Anthony Alberti
Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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