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BNP Paribas prend des mesures radicales pour s’adapter au contexte économique et réglementaire.

Interrogé hier, son Directeur Général Baudoin Prot a annoncé une décote de 60% sur les titres grecs détenus (mais disait avant que la Grèce n’était pas un problème).

Plus surprenant, la BNP a mis en œuvre un programme de cession massive des obligations d’états détenues en particulier sur des pays comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, générant au passage une perte de 362 millions d’euros. Cela pose deux questions.

La première qui rachète ces obligations que la BNP ne veut plus? La deuxième question est pourquoi la BNP en particulier mais les banques en général continuent à inciter leurs clients à investir de façon importante dans les contrats d’assurance vie fonds euros pourtant composés très majoritairement d’obligations d’état de plus en plus risquées.

La banque diminue son exposition aux dettes souveraines mais pas les particuliers.

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Enfin, il a été confirmé la poursuite de la stratégie de réduction de la taille du bilan (en clair la BNP diminue volontairement son volume d’activité et d’engagements), ainsi qu’un plan social massif dans la BFI (banque de financements et d’investissements), certainement le premier d’une longue série qui va toucher l’industrie bancaire française et mondiale dans les prochains mois.

L’ensemble de ces mesures a généré une baisse de 71% du bénéfice net trimestriel. Mais comme le disait le même Baudoin Prot il y a quelques semaines: « le seul problème de BNP Paribas c’est son cours de bourse ».

Enfin, sachez le quand même, l’essentiel est préservé puisque que le Directeur Général a affirmé que « rien ne va dans le sens d’une suppression de la rémunération des actionnaires ».

Ha! me voilà bigrement rassuré. Pas vous?

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

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