Le referendum grec signe la hausse du cours de l’or

par | 2 Nov 2011 | Crise | 0 commentaires

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Mauvais temps sur le Parthénon

Dans le thriller qui se jouait en ce jour d’Halloween, la dette souveraine a Ă©tĂ© Ă©lue monstre le plus effrayant. Depuis hier, les marchĂ©s boursiers et les banques ont une sacrĂ©e gueule de bois. Il faut dire qu’en jouant perso, le premier ministre grec a fichu une sacrĂ©e frousse en retour au golem monstrueux créé de toutes piĂšces par les banques. RĂ©sultat, elles dĂ©vissent et l’or va reprendre son ascension vertigineuse car il va connaĂźtre une ruĂ©e ravageuse.

Referendum grec : qui est fou ?
Qu’on ne se trompe pas de coupable : en organisant un referendum sur l’accord europĂ©en sur la dette, ce n’est pas Georges Papandreou le fou, ni le peuple grec qui le refusera. Pas fous les grec ! Ils veulent la garder leur souverainetĂ©, car une fois le referendum acceptĂ©, Ă  qui va appartenir la GrĂšce ? Aux rapaces qui ont hypothĂ©quĂ© sur sa dette, la Chine en premier lieu, qui a dĂ©jĂ  rachetĂ© le PirĂ©e. Evidemment, les consĂ©quences d’un tel refus sont dĂ©sastreuses pour la zone euro.

Dommage pour le duo de tĂȘte Merkel/Sarkozy qui apparaissait comme les sauveurs du monde : G. Papandreou vient de les ridiculiser en demandant l’avis Ă  son peuple. Outrage ! Et la presse bien apprivoisĂ©e, de suivre bien sĂ»r
 Sur quoi le premier ministre grec demande-t-il au peuple grec de se prononcer en fait ? Sur l’effacement de la moitiĂ© de sa dette, mais au prix fort : austĂ©ritĂ©, perte de la souverainetĂ©, asservissement Ă  la monnaie unique qui va continuer de rendre le pays exsangue pendant des annĂ©es
 Non, qu’on ne se trompe pas de fou. En prenant des semblants de dĂ©cisions lors du dernier sommet europĂ©en, l’alliance franco-allemande n’a fait que perpĂ©tuer et perpĂ©trer le mĂȘme crime qu’en 2007, enfonçant un peu plus la zone euro dans la crise.

Le chñteau de cartes bancaires s’effondre

RĂ©sultat, MF global, le plus gros courtier en matiĂšres premiĂšres et plus gros dĂ©tenteur de la dette europĂ©enne, vient de se placer sous la loi de protection contre les faillites (au revoir !). La maison de courtage paye le prix de ses paris hasardeux : ses clients peuvent avoir peur pour leurs Ă©conomies placĂ©es Ă  la lĂ©gĂšre. PremiĂšre carte du chĂąteau qui s’effondre. Les marchĂ©s qui avaient connu une embellie en fin de semaine derniĂšre font Ă  nouveau grise mine et les valeurs bancaires sont en chute libre, perdant jusqu’à 12% hier pour les plus exposĂ©es Ă  la dette grecque (SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale, BNP Paris et CrĂ©dit Agricole). AprĂšs ça, vous croyez toujours que votre argent est en sĂ©curitĂ© dans les banques ? Que vos produits sont garantis ?

L’or, seul sauveur du monde
Un peu de rĂ©alisme et de rĂ©alitĂ© que diable, dans ce monde d’argent fictif ! La Banque nationale suisse, dont on ne peut que louer le pragmatisme, a renouĂ© avec les bĂ©nĂ©fices grĂące Ă  ses rĂ©serves d’or en fonds propres et ses rĂ©serves de change exprimĂ©es en francs suisses. L’envolĂ©e du cours de l’or lui a permis de rĂ©aliser une plus-value de 5 milliards de Francs suisses. Certes, la petite taille du pays lui permet cette « fantaisie ». Mais qui nous empĂȘche, nous, Français, de faire la mĂȘme chose en plaçant nos Ă©conomies dans l’or physique ? Seulement dĂ©pĂȘchez-vous si vous n’avez pas encore sautĂ© le pas, car la demande risque d’ĂȘtre trĂšs forte d’ici la fin de l’annĂ©e !

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Faure, Jean-François
Jean-François Faure. PrĂ©sident d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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