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L’or, levain de la victoire, campagne de 1916
L’or, levain de la victoire, campagne financée par la Banque de France en 1916

L’or en temps de guerre


L’or, levain de la victoire, campagne de 1916
L’or, levain de la victoire, campagne financée par la Banque de France en 1916

En plein effondrement monétaire, l’or redevient une monnaie, qui circule et permet d’acheter des biens de consommation courante. Plus que ça, l’or a même sauvé bien des vies en temps de guerre.
De même que l’on se félicite d’avoir souscrit une assurance incendie quand sa maison brûle, on ne peut que se sentir rassuré de posséder un peu d’or lors d’une crise majeure.
Si vous souhaitez encore vous en convaincre, il suffit d’observer le comportement de l’or en périodes troubles.

De l’utilité de l’or et de l’argent en cas de crise majeure

Les crises que traversent le Monde peuvent être de plusieurs nature, toucher plusieurs pays, une seule région, mais elles sont et ont toujours été là.
L’Histoire a prouvé à maintes reprises que l’or refaisait toujours surface dans ces moments-là, même si c’était sous le manteau. Pourquoi ? Parce que l’or est une unité de réserve, de valeur et de compte immuable (une monnaie donc) et qu’il inspire confiance depuis plus de 6000 ans.
Même si l’or n’a plus cours légal depuis le 15 août 1971 (date à laquelle le dollar l’a officiellement détrôné comme étalon), l’or se remet toujours à circuler en période de crise majeure.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’or a sauvé des vies à des civils, comme à cette famille grecque qui avait « des souverains plein les portes » qui a ainsi pu éviter de mourir de faim.
L’or a aussi sauvé des vies de soldats britanniques qui avaient dans leur kit de survie des Souverains, surnommés « médaille d’or de la survie ». Du fait de leur reconnaissance universellement établie, le Souverain, qui est la pièce « qui ouvre toutes les portes », était garant de la liberté des soldats en territoire hostile.

L’or, patriotique en temps de guerre et sauveteur d’une nation

En temps de guerre, l’or était bien sûr réquisitionné, « contre les boches » comme le stipulait la campagne « L’or, levain de la victoire », en 1916. Ce dossier hors-série du site lesechos.fr nous rappelle que cet « appel aux dons » visait à inciter les Français à échanger leur or contre des billets.
« De l’or contre les boches… Dans vos bas de laine et vos tiroirs, vos louis dorment. Ils dorment alors qu’ils pourraient agir. Envoyez ces embusqués sur le front ! » pouvait-on lire sur l’opuscule. Même les poilus étaient mis à contribution dans les tranchées, échangeant leurs pièces d’or contre des billets. Car oui, une guerre, quelle qu’elle soit, ça coûte cher.

L’exemple de la Seconde Guerre Mondiale semble peut-être exagéré mais les temps sont troubles, les tensions géopolitiques plus vives que jamais depuis la guerre froide et mondiales.
Ensuite, il ne faut pas hésiter à employer certains mots. Oui, nous sommes en état de guerre, une guerre invisible mais réelle. Qu’elle vienne de la NSA, des terroristes de l’Etat Islamiste, des holdings bancaires, créateurs d’armes financières de destruction massive, la menace est bien réelle.

Nous sommes en état de guerre… économique

« Une guerre feutrée », pour reprendre les propos d’Hubert Boeltz. A propos du grand marché transatlantique (TAFTA), le gestionnaire de patrimoine évoque le bras de fer entre la politique ultra libérale des Etats-Unis et la vision, plus protectrice du Vieux Continent. Le traité en cours de négociations (très opaques pour les citoyens que nous sommes) vise à imposer en douce des denrées avec OGM, de la viande aux hormones, du gaz de schiste et bien sûr le dollar.

Charles Sannat évoquait aussi la guerre économique larvée entre les Etats-Unis et l’Ukraine, dans l’édito du 10 mars dernier du Contrarien, une guerre bien réelle.

La guerre qui se déroule actuellement se joue à l’échelle macro-économique, tellement macro qu’elle échappe complètement au commun des mortels qui au final, voit juste qu’il a plus de mal à boucler les fins de mois, à payer ses impôts, à épargner… En ne voyant que le bout du doigt qui lui indique tel parti, voire tel politicien français, alors que ses « micros » problèmes économiques relèvent plus directement de ce qui se joue entre les puissances de ce monde.

Une guerre monétaire est en train de se jouer sous nos yeux

La guerre est monétaire aussi, et surtout. Les Etats-Unis tentent de maintenir coûte que coûte le leadership du dollar américain, devise de change internationale et nerf de la guerre qui se trame.

Vue la force économique que représentent les Etats-Unis dans le monde, il est facile de comprendre que ceux-ci, que la FED, ne lâcheront jamais le morceau, qu’ils ne peuvent pas se permettre de « décroître ». Une récession aggravée engendrerait un cataclysme économique sans précédent dans cet immense pays, pire que le krach de 1929.

Pour se sortir d’un problème de croissance, faciliter ses exportations, de chômage, de dette publique abyssale, les Etats-Unis usent donc de la planche à billets. C’est ce que l’on appelle le « Quantitative Easing ». Or plus on imprime de monnaie, moins celle-ci a de valeur (puisque ce qui est rare est cher).

Le dollar ayant été fortement dévalué à cause d’une surimpression massive ces dernières années, la Chine notamment, puissance économique désormais incontournable, cherche à se débarrasser des bons du trésor américain libellés en dollars pour les échanger contre de l’or.
Pourquoi ? Car la Chine veut concurrencer le dollar en imposant le yuan sur le marché comme devise de change internationale.

Si cela vous a échappé, sachez que la Chine a ouvert sa plateforme de trading de l’or (libellé en yuans) à l’international le 18 septembre dernier.
Un signal fort de la part de la Chine dans sa volonté de s’émanciper de l’hégémonie américaine.

La Zone euro, suivant la même politique monétaire expansionniste que les Etats-Unis et le Japon pour avoir un euro plus concurrentiel et lutter contre les forces déflationnistes, se tire deux balles dans le pied : les investisseurs étrangers ne sont pas attirés par un euro faible et l’argent créé n’est pas réinjecté dans l’économie réelle.

Focus sur le Napoléon en période de crise

Lors de sa création au début du 19e siècle, le 20 franc napoléon en or est une monnaie de référence internationale, marquant l’hégémonie de la France napoléonienne. Vu que les autres pays s’alignent sur le système monétaire de la France, on peut même considérer le 20 francs napoléon comme un étalon. Il est donc intéressant d’observer par le prisme de son cours, le comportement de l’or en période de crise.

Après la Première Guerre Mondiale, le franc français est fortement dévalué (on parle de franc Poincaré). Le napoléon 20 francs valait alors 100 Francs Poincaré. Malgré tout, la référence au franc or subsiste.
Au début de la Seconde guerre mondiale, le napoléon vaut 274 francs. En quelques mois à peine, il vaut 825 francs. Les pièces de 20 francs napoléon en or étant faciles à transporter pour qui cherchait à fuir l’ennemi, leur cote a atteint des sommets à cette période et multipliée par 38.

Plus récemment, lors de la crise des années 80, la prime des Napoléons avait atteint 100%.
Un Napoléon qui valait 1000 francs en quantité d’or, sa valeur doublait avec la prime.
A l’époque, cela a incité des faussaires à réaliser des faux à partir d’or véritable et d’empocher la prime pour se constituer un petit pactole.

Imaginez juste un effondrement du système, conséquence lente et douloureuse de la crise qui a débuté en 2007, un effondrement monétaire et financier, avec quel argent paierez-vous des aliments ? De l’essence s’il en reste ? Des médicaments ? Avec des pièces en or et en argent, encore plus liquides. Et si vous avez la chance d’échapper à une crise majeure avant votre mort, vous pourrez toujours léguer à vos petits-enfants cette épargne impérissable, en leur transmettant en même temps les raisons de garder ces pièces d’or et d’argent pour les coups durs.

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A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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