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En 1941, Keynes avait d’ores et déjà émis l’hypothèse d’une monnaie non étatique à laquelle seraient rattachées toutes les monnaies du monde : le bancor.

Le Bancor : monnaie mondiale adossée à l’or


Depuis la crise de 2008, plusieurs économistes ont avancé l’idée d’un étalon monétaire supranational. En son temps, après la Grande Dépression qui a suivi le krach boursier de 1929, Keynes avait d’ores et déjà émis l’hypothèse d’une monnaie non étatique à laquelle seraient rattachées toutes les monnaies du monde : le bancor.

Malgré son nom, le bancor n’était pas basé sur l’or, Keynes ayant une grande méfiance pour le métal jaune dans le cadre d’un système d’étalon trop rigide.

Le système de cette monnaie au-delà des états, proposé lors des accords de Bretton Woods en 1944, visait à sanctionner tout pays qui serait en excès d’import ou d’export. Celui-ci serait alors contraint de rétablir l’équilibre, soit en réévaluant soit en dévaluant.

La suprématie du dollar

Keynes avait élaboré un plan dès 1941 reposant sur un système monétaire mondial fondé sur une unité de réserve non nationale, le bancor, une monnaie supranationale s’appuyant sur les réserves des pays qui en avaient le plus. Le plan de Keynes fut mal accueilli par les Américains qui avaient, à la faveur de la guerre, drainé l’or du monde entier et ne voulaient pas financer l’inflation des débiteurs.

De son côté, l’américain White prônait le dollar américain comme pivot et propose de créer un fonds de stabilisation construit sur les dépôts des États membres et une banque de reconstruction pour l’après-guerre. Finalement, c’est la proposition de White qui prévalut, organisant le système monétaire mondial autour du dollar américain, mais avec un rattachement nominal à l’or.

Les Etats-Unis ont évidemment préféré la solution beaucoup plus arrangeante du Gold Standard Exchange où le dollar, seule monnaie convertible en or, était sûr de régner en maître. Le rôle du FMI consistait alors à veiller à la parité des monnaies vis-à-vis de l’or (par l’intermédiaire du dollar) et à aider les pays qui ne parviendraient pas à stabiliser leur monnaie.

Après la guerre du Viet-Nam en 1971, les Etats-Unis ont épuisé la plupart de leurs réserves en or. Le système étalon-or a trouvé ses limites. Le dollar est alors considéré comme la monnaie de référence et chaque monnaie est définie par rapport à la monnaie américaine.

L’étalon de change or fait alors place à un système de change flottant où la valeur de chaque monnaie fluctue chaque jour les unes par rapport aux autres. En cas de faillite d’un pays, la monnaie se retrouve affaiblie sans aucun repère solide comme l’or auquel s’adosser. Dans le contexte de la crise grecque rappelez-vous, c’est la Commission Européenne qui avait joué le « grand argentier » en lançant une bouée de sauvetage au cœur de la mer Egée. Cette opération n’est pas sans risque. Comme le souligne l’économiste belge Paul Jorion, un sauvetage mal mené entraînerait fatalement le Portugal, puis l’Espagne, puis l’Europe toute entière sans sa chute.
L’exemple le plus récent concerne le sauvetage en trompe l’oeil des deux banques vénitiennes Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca avec l’argent du contribuable. Quelles seront les prochaines ?

Le système monétaire international trop centré sur le dollar

Le risque dans un tel système, est l’hégémonie de la monnaie la plus forte, avec toutes les conséquences que cela peut impliquer au niveau mondial. Bien appliqué, le système du bancor pourrait éviter tout cela. L’hypothèse d’une monnaie unique supranationale est également plébiscitée par les Chinois, dont leurs montagnes de dollar leur brûlent les doigts. Le but non dissimulé de la Chine est de s’affranchir au maximum du billet vert, responsable de la propagation de la crise, et sortir d’un système où les fluctuations des valeurs monétaires font le jeu des spéculateurs.

Le FMI avait pourtant déjà tenté de créer un système monétaire mondial en remplaçant l’or dans les grandes transactions économiques. Les droits de tirages spéciaux (DTS ou or papier) sont des crédits  déterminés par un panier composé des quatre grandes monnaies internationales (dollar, euro, yen, livre), visant à suppléer les carences des réserves en or (la quantité mondiale d’or étant relativement fixe). Mais le système aussi présente des limites. Les DTS ne sont en fait qu’une tentative d’adaptation du bancor et dont le système n’a jamais vraiment décollé. D’ailleurs, en février dernier, Dominique Strauss-Kahn a déclaré que le FMI envisageait la création à long terme d’un nouvel actif de réserve mondial, où le dollar dominerait moins et différent des DTS.

La monnaie unique oui, avec une monnaie complémentaire adossée à l’or ?

Une monnaie supranationale serait tout à fait envisageable, à condition d’éviter les mêmes travers que ceux dont on accuse actuellement le dollar et les erreurs commises avec l’euro. Pour cela, il faudrait idéalement que cette monnaie soit largement adossée à l’or, sous peine d’ici quelques années, de voir les mêmes causes produire les mêmes effets. Alors oui au BancOr, mais avec un “O” comme “Or”.

Lire aussi :

Qu’est ce que l’étalon-or ?
L’Ombre de Bancor : La crise et le désordre monétaire mondial, par Tommaso Padoa-Schioppa

A propos de Jean-François FAURE

Jean-François FAURE

Jean-François Faure.

Président d’AuCOFFRE.com.

Voir la biographie.

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  • Eric BENECH

    Oui, je suis d’accord avec l’idée de la création d’une nouvelle monnaie internationale et neutre. C’est urgent.
    Vive le Bancor.