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L’or n’est pas encore au vert en Guyane. Cette semaine, la compagnie minière Boulanger a reçu une autorisation d’exploiter un site. Dans le même temps, la société Rexma connaît des difficultés avec un gisement proche d’une zone protégée. Cela montre la difficile situation de la Guyane : les réserves d’or existent, mais les milieux exceptionnels de la forêt amazonienne doivent être protégés.

Les deux annonces ont été faites à quelques jours d’intervalle. Mercredi 16 janvier, la compagnie minière Boulanger a reçu l’autorisation d’exploiter un gisement près de Saint-Laurent du Maroni. Cette même semaine, la compagnie Rexma a vu son projet d’exploitation gelé par le ministère du redressement productif. Le gisement visé par Rexma est situé à côté du village de Saül, sur la rivière Limonade. Et il soulève des interrogations sur le devenir d’un lieu protégé, à l’entrée du parc national amazonien.

Des réserves estimées à 200 tonnes d’or

Cette complexité guyanaise illustre bien les difficultés de l’exploitation aurifère. La production d’or a bondi et les réserves de la Guyane sont estimées à 200 tonnes. « Il y a une recrudescence des demandes de permis de recherche« , reconnaît d’ailleurs Denis Labbé, préfet de la région dans le journal les Echos.

En 2006 déjà, les règles environnementales avaient été durcies. Pour lutter contre l’orpaillage clandestin et encadrer les exploitations autorisées, une cartographie des zones exploitables a été établie en 2012. Le gisement de Rexma est d’ailleurs situé hors de cette zone .

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