Aider avec impuissance masculine levitra generique france
Accueil / Or / ÉDITO – La relique barbare, ou le syllogisme des hypocrites
or valeur refuge relique barbare

ÉDITO – La relique barbare, ou le syllogisme des hypocrites


Il y a quelques jours, un éminent spécialiste de l’économie française (dont je tairai le nom pour ménager sa réputation d’expert) expliquait au micro d’une non moins prestigieuse radio nationale que “seuls les idiots croient gagner de l’argent en investissant sur l’or ; donc si vous n’êtes pas idiots, fuyez les entreprises qui vous proposent d’acheter de l’or.

J’avoue que j’ai eu du mal à choisir entre le sourire et l’agacement, car voilà typiquement le genre de discours que manient les tenants de l’économie actuelle pour entraîner un maximum de gens vers leur perte. Mes mots ne sont pas trop forts : les prétendus experts qui servent ainsi la soupe aux apprentis sorciers du crédit-monnaie ne font rien d’autre que d’inciter les acteurs économiques à alimenter toujours plus une machine qui s’est emballée depuis longtemps, dans le but d’en retarder simplement l’explosion.

Un marteau, ça ne se mange pas

Néanmoins, force est de reconnaître que leur stratégie est bien rodée, car ils partent d’un argument rigoureusement exact, parfaitement imparable, pour en déduire une conclusion totalement absurde : le syllogisme abusif dans toute sa splendeur. Oui, évidemment, acquérir de l’or dans un but spéculatif est un non-sens. L’or physique n’est pas un actif susceptible de générer un rendement, c’est ce qu’on appelle une valeur refuge, permettant de stocker de la valeur à l’écart des fluctuations de monnaies ou de marchés (particulièrement violentes en ce moment, ce qui explique la remontée des cours du métal précieux depuis le début de l’année). Mais partir de cette qualité intrinsèque pour conclure que, justement, c’est un actif à fuir, cela revient à dire que puisqu’un marteau n’est pas comestible, on devrait arrêter d’acheter des marteaux. C’est absurde, on est bien d’accord.

4500 milliards d’épargne immédiatement disponible

En réalité, notre expert médiatisé n’est pas idiot, lui, et il est certainement conscient du ridicule de ses affirmations (enfin, espérons-le !). Mais il est prêt à prendre le risque de passer pour un imbécile auprès de quelques auditeurs avertis, si son discours a une chance de convaincre un maximum de gens moins versés dans l’économie réelle. Car, comme évoqué plus haut, le but visé n’est autre que de détourner l’épargne des Français vers cette énorme machine à produire de la monnaie par le biais du crédit. En France, on considère que l’épargne représente plus de 10 000 milliards d’euros, répartis à 55% dans les actifs immobiliers et 45% dans les livrets, plans d’épargne et autres contrats d’assurance-vie. Le rêve des banquiers centraux (et aussi des États), ce serait de persuader les détenteurs de cette épargne inactive (qui représente quand même, pour les seuls actifs liquides, plus de deux fois le PIB annuel de la France) de l’utiliser rapidement, ce qui aurait pour effet secondaire de booster la consommation et donc de créer une certaine forme de croissance, avant de les amener à s’endetter pour continuer à consommer.

On ne le répètera jamais assez : aujourd’hui, la monnaie est créée par le crédit. Si personne ne s’endette, les banquiers centraux ne s’enrichissent plus. Or, on le sait maintenant, en leur transférant le pouvoir régalien de créer de la monnaie, les États ont surtout donné aux banques les clés, non seulement de leur économie, mais aussi tout simplement de leur avenir.

L’or est intemporel, pas les monnaies

Avec l’or, les citoyens ont la possibilité de protéger leur avenir, individuellement, en dehors des circuits financiers traditionnels de plus en plus cloisonnés. Et surtout hors d’atteinte des systèmes de contrôle ou de manipulation des cours qui font et défont l’économie moderne.

Alors, certes, l’or est toujours cette “relique barbare” qui fait souvent passer son détenteur pour un vieux conservateur poussiéreux, enkysté dans ses réflexes protectionnistes d’un autre âge. Mais la réalité c’est qu’en dehors de quelques périodes très brèves dans l’histoire où la richesse s’est vue déconnectée des actifs tangibles (périodes qui ont systématiquement fini sur des échecs dramatiques), l’or a toujours servi de fondement à l’économie des hommes depuis près de 6000 ans.

Et on aura beau user d’artifices de communication à l’aide d’arguments en apparence logiques (critère de pertinence), marteler les messages dissuasifs dans tous les médias (critère d’autorité), et terminer sur la nécessité de soutenir l’économie au lieu de chercher égoïstement à protéger ses avoirs (critère de culpabilisation), les faits parlent d’eux-mêmes.

Donc, puisque vous n’êtes pas idiots, fuyez plutôt les gens qui vous promettent de vous enrichir en vous endettant.

Bannière pub AuCOFRE

A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

Voir aussi

Souverain britannique pièce en or

Le Souverain, la pièce d’or socle de l’Empire britannique

Le Souverain d’or est une pièce d’or extraordinaire : elle a traversé l’Histoire depuis plusieurs siècles, et on peut aussi estimer qu’elle en a écrit plusieurs pages. Frappée pour la première fois au XVe siècle, elle porte l’effigie des monarques qui ont régné sur l’Empire britannique. Elle fut pendant longtemps la pièce d’or la plus demandée et la plus réputée au monde.