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Pourquoi les bijoux et pierres précieuses ne sont pas des placements.


La croyance populaire en une valeur constante et durable du bijou en or et diamant est tenace, une sorte de valeur refuge à l’instar de l’or-investissement. Ceci est d’autant plus d’actualité en ces temps de crise. Pourtant, l’achat de bijoux en or et pierres précieuses peut apparaître comme étant un choix de placement catastrophique pour les particuliers. LORetLARGENT.info démêle le vrai du faux dans cette histoire.

Article écrit le 11 décembre 2014, mis à jour le 19 décembre 2018

Tout d’abord, contrairement à l’or d’investissement (pièces d’or, lingots, , etc.), les bijoux sont fortement taxés. En plus des taxes applicables, on observe un “effet-marque” : une sorte de  “mauvaise prime”, qui contribue à augmenter un peu plus le prix du bijou par rapport à sa valeur réelle en or ou pierres précieuses.

Les bijoux et les pierres sont plus difficiles à revendre

Notons que d’autre part, il n’y a pas de place d’échange international pour les bijoux et les pierres précieuses. Cela rend la revente compliquée et le prix difficile à évaluer car il s’agit de micromarchés aux comportements difficiles à prévoir et donc soumis à une grande subjectivité. Là où il reste relativement facile de comparer une pièce d’or de type napoléon à une autre, cela devient très compliqué de pouvoir donner une cotation à des bijoux qui sont tous aussi différents. Dans les années 1970, quelques négociants et banquiers ont bien tenté de faire du diamant un outil standardisé à l’image de l’once d’or. Cette tentative est complètement tombée dans l’oubli du fait que ni les certificats ni les prix n’étaient normés au niveau international.
Ainsi, le prix des bracelets, colliers ou bagues, quelle que soit leur pureté, s’apprécie très fortement au cours de leur fabrication. Selon Gold and Silver Investments, cette appréciation serait de l’ordre de 200 à 300%.

Prenons un exemple. En achetant un lingot qui contient une once d’or pure 24 carats, vous paierez le prix du marché au jour de l’achat sans TVA (selon la directive européenne sur l’or. Cf. : notre article sur la fiscalité de l’or d’investissement). Vous achetez donc de l’or à sa véritable valeur au dit-jour plus une légère appréciation de l’ordre de 3 à 5%. Un bijou, à pureté égale, se vendra considérablement plus cher du fait de sa transformation, d’un éventuel effet-marque et des taxes qui lui sont appliqués.

Pas de prime avec les bijoux

Si vous achetiez des bijoux avec une prime dans l’optique de les revendre avec une prime encore plus forte, comme c’est le cas de pièces d’or, tout irait bien. Mais voilà, vous achetez de l’or trois fois plus cher que le prix du marché à pureté égale… et vous le revendez fréquemment en dessous du prix de l’or. Au moment même où vous insérez votre carte dans le lecteur pour concrétiser votre achat, le bijou neuf ne vaut plus que 30% de sa valeur d’origine. Il est donc clair que c’est une très mauvaise idée d’acheter un bijou dans une logique d’épargne.

Méfiance avec les vendeurs et acheteurs peu scrupuleux

La revente ne se fait pas dans la plupart des cas sur le marché des professionnels. Évidemment, nous ne parlons pas de pièces rares et anciennes signées et authentifiées mais de bijoux de valeur relative c’est-à-dire neufs à l’achat. Dans le meilleur des cas, vous le vendrez à un particulier intéressé, au pire sur eBay ou à la fonderie…

Les sociétés qui abusent de la crédulité des gens pour acheter de l’or à bon compte sont légions. Méfiez-vous comme de la peste de ces sociétés qui vous proposent “Achetons votre or aux meilleures conditions, paiement cash” et qui d’un autre côté n’ont pas d’or à vous vendre si vous étiez acheteur. Traduction : elles n’ont pas d’or à vendre car tout ce qu’ils collectent 20% à 30% en dessous des cours est de suite envoyé vers des sociétés qui refondent le tout pour produire des lingots. Ils ne peuvent donc pas vous revendre de l’or car ce serait compliqué pour eux de vous expliquer qu’une même bague achetée 500 euros un jour vous serait revendue 1000 euros une heure après. Ils estiment que tout le monde y trouve son compte car les vendeur repartent avec de l’argent en poche…

De l’or… oui mais sous quelle forme ?

Au plus fort de la crise, le directeur d’une fonderie suisse déclare que la quantité de joaillerie qui arrive pour être fondue et raffinée n’a jamais été aussi importante. Elle ressort sous forme de lingots. De quoi nous faire réfléchir sur la forme que l’on veut donné à son investissement dans le précieux métal.

Si vous achetez de l’or d’investissement, il n’y a globalement que les variations des cours qui influent, ainsi que la prime dans le cas des pièces d’or (soumises à un effet de rareté). Et nous savons tous qu’en cas de crise ou de dépression, les cours sont clairement haussiers. L’écart entre le prix d’achat est donc en général assez limité et, si vous vous débrouillez bien, plutôt en votre faveur si vous savez jouer sur les effets de prime et les phases haussière de l’or. Par contre, l’écart entre le prix à l’achat et celui à la revente d’un bijou est clairement désavantageux pour le particulier.

Il est évident que les bijoux sont un achat plaisir mais en aucun cas un investissement

Les bijoux et pierres très rares, de grande qualité et expertisées, peuvent garder une valeur assez constante et s’avérer utiles en cas de crise grave et durable. Cependant, gardons à l’esprit que ce n’est pas le cas de la majorité des bijoux.
Certains particuliers pensent faire une affaire en achetant des bijoux lors de leur voyage à Hong Kong (Kowloon), Dubaï ou en Inde. Attention, certes moins chers à l’achat car peu ou pas taxés, ces bijoux et pierres ne sont pas nécessairement d’aussi bonne qualité que leur certificat peut le laisser penser. Une fois expertisés en Europe, ces pièces n’ont souvent pas la pureté que leur vendeur a mise en avant (ne généralisons cependant pas). La plus-value à la revente n’en est donc pas une, allons plus loin, c’est une perte réelle. Donc, une fois encore, un achat plaisir avant tout, mais non un investissement.

Rappelons que la clé d’un portefeuille réussi, c’est la diversité

Bien entendu, la plupart des particuliers ne voient pas en leurs bijoux un réel potentiel de placement mais une garantie « au cas où ». Les bijoux ne seront jamais une protection efficace en cas de dépression sévère contrairement à l’or d’investissement. L’or d’investissement reste la meilleure assurance du reste de votre patrimoine en cas de crise, ce n’est clairement pas le cas des bijoux.

Sinon, les Chinois ne rempliraient pas actuellement leurs coffres nationaux de lingots mais les transformeraient en caverne d’Ali Baba…

Anaïs Bourdon

Article à relire : Les Français vendent leur or

 

[Mise à jour du 12 décembre 2014]

Les bijoux en or allégé feraient-ils de bons cadeaux d’investissement avant Noël ? La réponse est clairement non ! Et on vous explique pourquoi.

Depuis quelques années, les bijoux allégés en or ont les faveurs des bijouteries, qui y voient un moyen de continuer à proposer des produits accessibles à leurs clients. Mais attention : non seulement, comme on le disait plus haut, la valeur du bijou neuf est divisée par trois dès son achat, mais en plus il s’agit d’or 9 carats, et non plus d’or 18 carats ! La perte est encore plus forte.

Dans un article du 10 décembre, 60 millions de consommateurs se penche sur cette pratique.  Et évoque, d’ailleurs, une confusion des acheteurs dans les bijouteries. « Le consommateur ne sait pas toujours ce qu’il achète », assure le site d’informations.

Et entre des colliers, des bracelets ou des bagues à 18 ou à 9 carats, la différence est grande ! Il s’agit de bijoux qui vieillissent moins bien, cassent plus rapidement… Les bijoux ne contiennent finalement qu’un tiers d’or, le reste étant constitué d’autres métaux.

En cas de revente, ce manque de valeur risque d’être particulièrement notable pour les particuliers qui auront cru faire une bonne affaire. Non seulement le bijou se revend de toute façon beaucoup moins cher que sa valeur à l’achat, mais en plus son poids réel en or n’assure aucun investissement à moyen ou long terme. En cas de crise par exemple, inutile de compter sur un bijou pour assurer une valeur sûre, d’autant plus que le marché est soumis au bon vouloir de l’acheteur…

Tout le contraire d’une pièce en or d’investissement donc. Un Souverain britannique, un American Eagle, le Napoléon ou même la Vera Valor sont de véritables placements sécuritaires sur le moyen et long terme, et une excellente solution d’épargne de diversification. C’est aussi une assurance, et une véritable cette fois, contre les risques d’effondrement bancaire…

Et, comme le rappelle une enquête IFOP pour Aucoffre.com en novembre 2014, l’or est l’un des placements préférés des Français, qui y voient un bon moyen de « conserver ses économies ». Aucune raison donc de ne pas en faire un cadeau en choisissant l’or sous forme de pièces ou d lingots, la preuve avec ces quelques idées d’étrennes !

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A propos de Jean-François FAURE

Jean-François FAURE
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

Voir aussi

Souverain britannique pièce en or

Le Souverain, la pièce d’or socle de l’Empire britannique

Le Souverain d’or est une pièce d’or extraordinaire : elle a traversé l’Histoire depuis plusieurs siècles, et on peut aussi estimer qu’elle en a écrit plusieurs pages. Frappée pour la première fois au XVe siècle, elle porte l’effigie des monarques qui ont régné sur l’Empire britannique. Elle fut pendant longtemps la pièce d’or la plus demandée et la plus réputée au monde.