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Quand les Canadiens se demandent s’ils ont bien fait de se débarrasser de leur or


Au début de l’année dernière, on apprenait que la Banque centrale du Canada avait fini de se débarrasser de l’essentiel de ses réserves d’or, jugeant cet actif dépassé et encombrant, sans aucune valeur ajoutée à long terme et mobilisant inutilement de la monnaie qui pourrait être utile ailleurs. Le Canada devenait alors le premier grand pays du monde totalement dépourvu d’or, tout au moins au titre de réserves étatiques. Bien évidemment, une telle décision ne manqua pas de susciter interrogations et même ricanements, à l’heure où toutes les autres banques centrales du monde poursuivaient sans relâche la stratégie inverse consistant à approvisionner massivement leurs coffres forts en beaux lingots biens dorés.

Un raisonnement comptable à court-terme

Bon, en l’occurrence, les dernières onces d’or canadien étaient constituées de pièces, mais le raisonnement est le même : il fallait s’en débarrasser car le métal jaune était alors considéré comme “moins rentable que d’autres actifs” tout en coûtant plus cher à “entreposer”. Et ce n’est pas faux. C’est donc sur la base de cette réflexion hautement stratégique (et surtout comptablement court-termiste) que le Canada a décidé de se passer d’or physique, lequel n’offre de toute façon que de piètres rendements, pour au contraire mieux investir dans “des actifs plus facilement négociables sur les marchés.” On imagine alors sans peine que le Trésor canadien pensa au marché des actions américaines qui frissonnait déjà à ses portes et dont les indices connaissent actuellement des sommets. Sur ce point-là, on peut dire qu’ils ont été bien inspirés

L’ennui c’est que le raisonnement n’est pas très pertinent à moyen ou long terme. Il ne l’était déjà pas en 2016 et il ne l’est toujours pas aujourd’hui, en dépit d’une forte remontée des places boursières suite à l’élection de Donald Trump. D’abord parce que, justement, cet effet Trump n’étant en rien corrélé à une réalité économique quelconque (tout au plus quelles promesses dont on commence d’ailleurs déjà à entrevoir les limites), il va rapidement s’essouffler et peut-être même s’inverser quand la réalité sera venue brutalement battre en brèche les rêves d’une partie de l’opinion américaine qui pense qu’on peut retourner aux heures “glorieuses” du XIXe siècle juste parce qu’on le souhaite. Ensuite, parce que l’absence de “rentabilité” de l’or n’est pas une excuse valable, dans le sens où l’or n’a JAMAIS été présenté comme un actif de spéculation. Au contraire, l’or est une valeur refuge, une sorte de caisse de secours dans laquelle on place un peu de son patrimoine que l’on souhaite mettre durablement à l’abri des turbulences économiques quotidiennes. Enfin, même en prenant le parti de considérer l’or comme un “placement” de sécurité peu ou pas susceptible d’offrir un quelconque rendement, la réalité des ces dernières décennies a montré qu’un patrimoine constitué d’or d’investissement “rapportait” davantage que toute autre forme de placement.

Une démonstration de l’intérêt de l’or d’investissement

C’est ainsi que, lundi dernier, le Journal de Montreal a expliqué à ses lecteurs qu’en dépit de tout ce qu’on pouvait savoir de la nature “non spéculative” de l’or d’investissement, celui-ci restait néanmoins une excellente solution de préservation du capital… voire un outil d’accroissement de richesse. Et de prendre donc pour l’exemple le cas d’une personne qui aurait épargné 1 dollar en 1925, d’abord en numéraire classique, puis en or, et de comparer ce qu’elle en aurait retiré quelque 92 ans plus tard. Le résultat est sans appel : le détenteur d’un beau billet vert d’avant-guerre aurait vu son patrimoine d’un dollar réduit à… 0,08 dollar, tandis que celui qui avait eu la bonne idée d’épargner ce même dollar en or, aurait désormais un capital de 4,18 dollars. Certes, le même journal tentait une comparaison avec la rentabilité boursière sur la même période, mais il omettait de dire que le risque de perdre tout son patrimoine investi en bourse sur une si longue période, au gré des différents krachs et autres scandales boursiers, restait considérablement élevé (et les millions de personnes ruinées depuis 90 ans le prouvent sans conteste). Tandis qu’aucun détenteur d’or n’a JAMAIS vu son métal disparaître, se désintégrer ou fondre au soleil, conservant au contraire toute sa pureté, son brillant et son intégrité.

Et pendant ce temps-là, la Monnaie Royale Canadienne continue à promouvoir la vente de ses pièces d’or et d’argent, dont la Maple Leaf constitue le fleuron le plus emblématique et dont la Mint se vante d’ailleurs de la voir parmi les pièces en or pur les plus prisées du monde avec plus de 25 millions d’onces vendues depuis 1979.

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A propos de Anthony Alberti

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Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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