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Archive for the ‘Entreprises’ Category

Ils ne comprennent rien à l’économie ! Suppression des auto-entrepreneurs, limitation du nombre de stages! Ils sont fous et dangereux!! … Le Contrarien Matin du 20 février 2014

Jeudi, février 20th, 2014

Le Contrarien Matin du 20 février 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

« D’abord ne pas nuire », c’est le principe qui est censé prévaloir en toutes circonstances en médecine. Lorsqu’un patient arrive, il faut d’abord… ne pas lui nuire ! Voilà l’un des plus beaux principes de la médecine qu’il faudrait évidemment appliquer à l’économie.

Lorsque nos dirigeants prennent des décisions… avant toute chose, ils devraient s’assurer que leur décision ne nuira pas. Or nous avons aujourd’hui deux superbes exemples de crétinerie mamamouchesque à l’œuvre dans notre beau pays… pour notre plus grand malheur à tous.

Hier, je m’emportais dans un billet du Contrarien sur la dernière loi de notre gouverne-ment votée par l’Assemblée nationale qui n’est devenue qu’une chambre d’enregistrement idéologue ou des pleurs des différents lobbies.

L’auto-entreprise c’est officiellement terminé !

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Indices d’aggravation de la crise : Airbus rachète une banque allemande ! Le Contrarien Matin du 18 février 2014

Mardi, février 18th, 2014

Le Contrarien Matin du 18 février 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Quand on souhaite anticiper les risques dans ce que l’on nomme pompeusement la « gestion de risque », il y a deux catégories d’indices appelés « signaux ». Les signaux forts et les signaux faibles. Un signal fort est assez facile pour ne pas dire évident à capter ou à percevoir, comme par exemple un krach boursier. Difficile de passer à côté. En général, le signal fort arrive trop tard.

Tout l’intérêt consiste donc à essayer de percevoir une autre catégorie de signaux. Les signaux faibles. Ils sont très difficiles à cerner car, par nature, ils peuvent sembler bien insignifiants, ce qui est trompeur car en réalité ils sont précurseurs d’une catastrophe en devenir. Ils sont également masqués par un bruit de fond important.

Le bruit de fond actuel, celui que vous entendez, est la douce musique de « la crise est finie », tout va bien mes braves gens, dormez tranquille, le système bancaire est trèèèès solide, la courbe du chômage s’inverse ou s’inversera très prochainement. Bref, tout est présenté et affiché comme étant des bonnes nouvelles.

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Le mythe du surhomme est de retour ! … Le Contrarien Matin du 11 février 2014

Mardi, février 11th, 2014

Le Contrarien Matin du 11 févreir 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Le surhomme ou le surhumain, comme vous le souhaitez, est une idée qui est posée par le philosophe Nietzsche et qui servira de pilier à la rhétorique nazie et à son premier représentant le dénommé Adolf H., ce qui me permet dès la première phrase du premier paragraphe de cet édito d’atteindre le célèbre point de Godwin (lien en annexe pour ceux qui ne sauraient pas ce que c’est).

Pourquoi commencer cet édito comme cela ? Évidemment, même si cela va sans dire, disons-le quand même tant notre climat intellectuel est délétère, ce n’est pas pour faire l’apologie d’une doctrine qui a mené le monde dans l’horreur mais bien pour dénoncer le retour de cette idée du surhomme qui revient parmi nous sous des atours nettement plus séduisants, au nom de la science et du prôôgrès, mais qui se résume, j’en ai bien peur, ni plus ni moins à un nazisme de masse, mondialisé, constituant la poursuite du « rêve » hitlérien par d’autres moyens.

Inferno

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Touche pas à mon ticket resto ! Le Contrarien Matin du 24 juillet 2013

Mercredi, juillet 24th, 2013

Le Contrarien Matin du 24 juillet 2013

 

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Nous souffrons d’une grave maladie dans notre pays. Cette maladie est une fâcheuse manie à voir notre État vénéré béni-soit-son nom se mêler de tout. De l’État omniprésent à l’État omniscient et omnipotent jusqu’à ce qu’il soit étouffant.

L’État étouffant, c’était ce que je vous disais dans mon précédent édito.

Le « ticket resto » remplacé par une carte à puce : à qui profite le crime ?

C’est l’excellent titre d’un non moins très bon article du magazine Challenges.

Tout part du « choc de simplification ». Vous savez, un truc censé simplifier la vie de tous les Français, de fluidifier les choses, bref plus facile quoi !

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La politique du fait accompli ! … Le Contrarien Matin du 29 avril 2013

Lundi, avril 29th, 2013

Le Contrarien Matin du 29 avril 2013

 

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Le problème que j’ai actuellement avec les week-ends ces derniers temps, c’est qu’il n’y a plus de sommets en catastrophe de la dernière chance pour sauver l’Europe. Alors comme le monde des grands mamamouchis politico-économiques somnole, je n’ai pas grand-chose à vous raconter, si ce n’est que le travail dominical semble réservé à la plèbe de la France d’en bas et nettement moins à celle d’en haut qui tient à son confort (ce que l’on ne peut pas lui reprocher).

Bref, du coup, en lisant une critique plutôt flatteuse du dernier bouquin de Raphaël Enthoven (un philosophe), dont ma femme me dit qu’il fut l’amant ou le mari de Carla Bruni épouse Sarkozy dont elle eut un enfant – parcours qui, ma foi, doit faire réfléchir un homme –, je me suis précipité chez mon dealer de livres (sans doute bientôt clandestin) pour me procurer ma marchandise.

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L’obsolescence programmée de l’Euro… ! Le Contrarien Matin du 25 avril 2013

Jeudi, avril 25th, 2013

Le Contrarien Matin du 25 avril 2013

 

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Comme je le dis depuis très longtemps l’une des raisons de la crise très profonde que nous traversons (qui est loin d’être la seule) c’est les délocalisations. Nous fermons nos usines ici pour les ouvrir dans des pays à la main d’œuvre low-cost.

Cela provoque dans les pays occidentaux un appauvrissement que certains continuent à ne pas vouloir voir mais en Grèce comme au Portugal ou en Espagne, ils ne peuvent plus dire que la mondialisation c’est le bonheur et la félicité pour les peuples.

Parallèlement, l’exigence de rendement des entreprises monte chaque année. Désormais un « ninvestisseurs » veut du 20% de croissance par an. Il est évidemment illusoire de gagner 20% tous les ans sur des marchés en croissance de … 0. Résultat ? (…)

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Manipulations du prix de l’or et de l’argent métal. L’étau se resserre enfin.

Vendredi, mars 15th, 2013

Selon certaines sources liées au secteur financier, les régulateurs américains enquêtent en ce moment sur d’éventuelles manipulations de prix du marché de l’or le plus important au monde.

Le Commodity Futures Trading Commission (CFTC – Commission de contrôle et de régulation des marchés à terme américains) examine de très près la méthode de fixation des prix à Londres. Ces derniers sont décidés par quelques banques qui se rencontrent deux fois par jour afin de fixer le prix ‘spot’ de l’once troy de l’or physique, selon certaines sources.

 
Le CFTC se penche sur la transparence des faits notamment sur la fixation des prix tant pour le marché de l’or que pour celui de l’argent, même si ce dernier est moins important. Aucune enquête officielle n’a été ouverte selon les sources.

Cette étude a lieu au moment où les organismes de régulation reconsidèrent à plus grande échelle les critères de références financières à la suite d’un scandale lié à la manipulation du taux d’intérêt. Trois grandes banques ont accepté de payer des pénalités d’un montant total de 2.5 milliards de dollars américains suite à la manipulation présumée du taux interbancaire pratiqué à Londres  ou Libor et où plus d’une douzaine de sociétés financières font encore l’objet d’une enquête.

Est-ce que le prix de l’or du marché le plus important au monde a été contrôlé par 5 banques? Voir la vidéo sur l’enquête menée sur la méthode de fixation des prix. Photo: Getty Images.

Le prix de l’or au quotidien est fixé par un groupe de banques et joue un rôle important sur les prix du secteur de la joaillerie. Il détermine les gains qu’obtiennent les compagnies minières en vendant leurs matières premières aux raffineries.

Cela permet de déterminer la valeur des produits dérivés dont les prix sont liés aux métaux. Les banques commerciales américaines disposaient de quelques 198 milliards de dollars en contrats liés aux métaux précieux au cours du mois de Septembre 2012, selon les sources du Bureau du Contrôle de la Monnaie (Office of the Comptroller of the Currency).

La décision du CFTC est inquiétante. L’agence dirigée depuis 2009 par Gary Gensler, un ancien cadre dirigeant de Goldman Sachs Group Inc, a joué un rôle déterminant au niveau mondial dans l’enquête des taux d’intérêt.

M. Gensler a appelé à ce que le Libor et d’autres critères de référence fassent l’objet de nouvelles réformes qui obligeraient ces derniers à être fondés sur des transactions réelles plutôt que des estimations soumises par des compagnies industrielles. M. Gensler est co-président d’un groupe de travail d’orgamismes internationaux de réglementation en charge d’examiner ces critères et prévoit de publier une nouvelle série de directives au printemps prochain.

“Le fait de penser qu’une manipulation généralisée ou tentative de manipulation (des taux d’intérêt) puisse se répandre nous amène à nous poser des interrogations sur la véracité de d’autres points déterminants” a déclaré Bart Chilton, Commissaire au CFTC lors d’une table ronde le 26 février dernier à Washington sur les repères financiers.  “Qu’en est-il de l’énergie, des swaps, du fixing de l’or et de l’argent à Londres et toute la litanie des ‘bors’ se référant au Libor, Euribor et bien d’autres.

Dans le cas Libor, ce sont les traders qui auraient fourni de fausses données  à l’organisation de l’industrie, en charge de publier le taux de référence dans l’objectif de créer davantage de rentabilité. La Barclays PLC, Royal Bank of Scotland Group PLC et l’UBS AG ont effectué des règlements suite à des amendes à hauteur de 1,2 milliard de dollars, versés à la CFTC.

Les dirigeants du CFTC ont déclaré que le cas Libor avait attiré toute leur attention. L’agence avait déjà signalé une série de cas entre 2003 et 2005 infligeant des sanctions à des compagnies et prestataires pour avoir essayé de manipuler les prix de gaz naturel en fournissant de fausses informations aux sociétés chargées des classements énergétiques.

Le CFTC avait commencé à enquêter suite à des plaintes reçues d’un certain nombre d’investisseurs au cours de l‘été 2008.  Ces derniers s’inquiétaient en effet du déclin soudain du prix de l’argent. Pour cause, ceci ne pouvait résulter que d’une manipulation voire malversation de marché.

Le CFTC n’a jamais confirmé ni infirmé les faits liés à l’enquête.

Un porte-parole de la CFTC n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet.

Le contrôle des fixations de prix des marchés de l’or et de l’argent est depuis longtemps une source de débat.

Selon Kurt Pfafflin, courtier en métaux précieux chez Daniels Trading à Chicago, il déclarait que ceci a toujours été dans l’esprit de ceux qui s’attardaient sur des thérories conspirationnistes. Il déclare ne pas croire aux manipulations des prix ‘spots’.

Les fixations de prix, qui remontent à 1897 dans le cas de l’argent et 1919 dans le cas de l’or, s’effectuent  par le biais de conférences téléphoniques entre  banques. Les appels relatifs à l’or ont lieu de 10.30 à 15 h, heure anglaise. Les appels liés à l’argent ont lieu à midi tous les jours.

La fixation du prix de l’or à Londres implique 5 banques : la Barclays, la Deutsche Bank AG, l’HSBC Holdings PLC, la Bank of Nova Scotia et la Société Générale SA. La fixation du prix de l’argent  implique la Bank of Nova Scotia, la Deutsche Bank et l’HSBC.

Les porte-paroles de la Barclays, l’HSBC et la Deutsche ont refusé tout commentaire.

Les autres représentants des deux autres banques n’étaient pas joignables.

Les méthodes de fixations de prix sont “plutôt basées en fonction de l’offre et la demande jusqu’à ce qu’un prix soit déterminé. C’est une méthode pleinement transparente. Rien à voir avec le Libor” déclarait un porte-parole du London Bullion Market Association (LBMA), en charge des directives sur la qualité de l’or et de l’argent négociés sur le marché londonien. Il ne gère pas les prix.

Source : Wall Street Journal.

Les contrariens parlent aux contrariens… Le Contrarien Matin du 28 janvier 2013

Lundi, janvier 28th, 2013

Le Contrarien Matin du 28 janvier 2013

 

 

 

 

Mes chers camarades contrariens,

Vous nous faites part quotidiennement de vos remarques et de vos réflexions par e-mail.

Alors si vous avez envie ou besoin d’écrire, si vous souhaitez réagir et faire avancer la réflexion de notre communauté de contrariens, si vous avez des informations que vous souhaitez faire partager à tous, si vous souhaitez vous aussi rentrer en « résistance » intellectuelle alors cette rubrique sera la vôtre.

 

 

 

 

 <<<LE CONTRARIEN MATIN du 28 janvier 2013- LISEZ L’INTEGRALITE >>>

 

Qu’est-ce qu’une garantie de dépôts bancaires ?

Dimanche, décembre 9th, 2012

En tout premier lieu, nous allons revoir en détail la nécessité de coordonner la politique fiscale et la politique monétaire. Ensuite, nous explorerons davantage le terrain des finances et nous décrirons le projet d’une agence de notation européenne et un organisme de controle des marchés financiers unique.

Le dernier point qui reste à définir et détailler est la création d’une garantie unique de dépôts qui couvre tous les dépositaires des banques domiciliées au sein de l’Union Européenne. Ensuite , nous aborderons d‘autres questions commes les fonds de sauvetage et son financement. Ceci sera abordé dans des articles ultérieurs.

Qu’est-ce que la garantie de dépôts et quelle protection offre-t-elle ?

Une garantie de dépôts est un fonds constitué par l’Etat qui reçoit les apports périodiques des entités financières d’un pays et dont l’objectif est de garantir jusqu’à un certain plafond, l’argent que les épargnants ont déposé dans leurs banques. Par exemple, si une banque fait faillite et ne dispose pas de ressources suffisantes pour reverser les dépôts, la garantie de dépôts est chargée de compenser les épargnants.

La plupart des pays occidentaux dispose de cette garantie de dépôts. L’expérience de la Grande Dépression, dans laquelle beaucoup de citoyens perdirent complétement leurs épargnes à cause de la faillite des entités de crédit, provoqua la réaction des gouvernements. Ainsi, ils procédèrent à la création de systèmes de garantie des comptes d’épargne.

Dans le cas de l’Espagne, le Fonds de Garantie de Dépôts date de l’année 1977 quand furent créés trois fonds différents : un pour la Banque privée, un autre pour les Caisses d’Epargne et le dernier pour les Coopératives de Crédit (Caisses Rurales). Avec un tel dispositif, tous les épargnants ont leurs comptes courants de couverts jusqu’à un plafond de 100.000 Euros.

Selon le Décret Royal 16/2011 du 14 Octobre, le gouvernement espagnol unit ces trois groupes en un. Les apports représentent 3% des dépôts dont dispose chaque entité de crédit sur appel de fonds annuellement. Le Fonds de Garantie des Dépôts est gérée par une Commission de Gestion de douze membres y est présidée par le Sous-Gouverneur de la Banque d’Espagne.

La garantie de dépôts comme un tronc vertébral de l’Union Monétaire

Etant donné les ‘bontés’ des garanties de dépôts, les autorités européennes veulent créer un Fonds de Garantie de Dépôts au niveau européen. Ce projet se décrit dans un document rédigé par Fernando Fernández, professeur de l’Institut des Entreprises, et publié par la Fondation FAES.

Dans ce dit document, l’auteur présente la création d’un Fonds de Garantie de Dépôts au niveau européen comme étant ‘l’unique moyen dont disposent les citoyens de l’Union Monétaire pour s’assurer qu’un euro déposé dans une banque en Allemagne équivant intrinsèquement au même euro déposé dans une banque en Espagne, indépendemment de la qualité de la banque … et conclut : ‘Si tel n’est pas le cas, la fuite des capitaux des systèmes bancaires considérés dangereux continuera’.

L’architecture réglementaire

De ce fait, ce que nous retenons du rôle du Fonds de Garantie de Dépôts, c’est qu’il agit, et articule en tant que tronc vertébral de l’Union Monétaire. et demeure un rempart de sécurité devant toute situation de panique généralisée dans un contexte de liberté de mouvements de capitaux. Cependant, personne ne constate qu’une telle garantie de dépôts ne sert à peu de choses.

Le problème est l’architecture réglementaire et la création d’un faux sentiment de sécurité auprès du dépositaire.  Dans presque chaque situation où une telle garantie de dépôts a à fonctionner, il y a toujours des obstacles qui surgissent. Sans aller bien loin, nous pouvons citer l’exemple de la fuite des dépôts qui eut lieu après l’intervention en 1993 du Banco Español de Crédito et, postérieurement, l’immobilisation des comptes courants, desquels il ne fut posible de récupérer l’intégralité des fonds que quelques années plus tard.

Opportunités et nouveaux moyens de paiement

Mercredi, décembre 5th, 2012

Comment paierons-nous dans le futur ?

Les cartes de crédit et de débit continuent d’être les moyens de paiement les plus utilisés en Espagne alors qu’à l’horizon s’annoncent déjà de nouveaux moyens et technologies comme les paiements biométriques ou par téléphone mobile. Le secteur des paiements électroniques traverse ces dernières années un point d’inflexion. Nonobstant, les cartes de crédit et débit resteront dans nos portefeuilles durant encore quelques années tandis que le secteur étudie déjà, expérimente et transforme cette nouvelle évolution vers de nouveaux moyens de paiement. Jusqu’à présent, les reines indiscutables du milieu, les cartes de crédit et de débit, voient de nouveaux moyens de paiement approcher à grands pas, comme le paiement par téléphone mobile, le commerce électronique par ordinateur ou tablette, le paiement biométrique – au travers d’empreintes digitales ou rétiniennes – et le paiement sans contact – contactless en anglais – peuvent dans un futur pas très lointain s’avancer sur le marché grâce à la technologie NFC (Near Field Communication). En ce sens, et de manière simpliste, la technologie NFC se définira comme une technologie à courte distance et de haute fréquence qui permet l’échange de données à moins de 10 centimètres. Ainsi, nombre d’experts et d’analystes signalent que la plus grande avancée des moyens de paiement se fera dans cette direction. Par contre, et du fait des changements et re-structurations dont souffre actuellement le système financier et bancaire espagnol, l’argent en plastique continuera d’être le roi du marché, et ce durant quelques années encore.

Les paiements du futur

Il est difficile de savoir comment nous allons payer dans le futur. Mais ce qui est très clair en revanche, c’est que la méthode employée se fondamentalisera et se basera sur deux critères  : la sécurité et la commodité. En terme de commodité, nous pouvons entendre par là que les avantages des cartes de crédit et de débit et du téléphone mobile, comme instruments accélérant nos achats, iront plus loin vers ce simple futur monétaire électronique des cartes à contact et de leur fonctions d’usage croissantes, du paiement au travers de caractéristiques biométriques telles que les empreintes digitales ou rétiniennes et aussi le commerce électronique via Internet qui donne la possibilité d’acheter n’importe quel bien ou service confortablement depuis la maison avec seulement un « clic » et à des kilomètres de distance. Mais qu’en est-il de la sécurité  ? Sur cet aspect, la plupart des experts confirment que les moyens de paiement que nous utiliserons dans quelques années, et qui se baseront certainement sur la technologie NFC (Near Field Communication), seront très sûrs et incorporeront de nouvelles fonctions de sécurité. À l’heure actuelle, il est clair que n’importe quelle nouvelle technologie se transforme petit à petit en un objectif pour la mafia et les cyber-délinquants, ce qui fait de ce système si innovateur et si peu connu du grand public quelque chose qui doit être minutieusement étudié au préalable afin d’éviter les risques de fraude lors de sa mise en marché. De ce fait, depuis ces dernières années beaucoup d’entités financières, d’entreprises ont lancé durant quelques mois des phases test de ces technologies, ce qui aide de manière quasi-certaine le développement de nouvelles stratégies de ces nouvelles techniques, assurant le bon usage des consommateurs en plus de diminuer le travail des éventuels voleurs.

Preuves pilotes

En Espagne, se mènent des projets en phase expérimentale comme le «District NFC». Il s’agit d’une initiative dans laquelle participent les employés de Telefonica qui eux-mêmes sont munis de terminaux équipés de la technologie NFC pour payer au moyen de leur téléphone leurs achats sur les commerces du campus de l’entreprise. Ils peuvent ainsi accéder à leurs lieux de travail en approchant seulement leur terminal de l’entrée. Ils peuvent aussi charger leurs ‘chèques restaurant’ sur leurs téléphone pour se servir dans les menus et consommations de la zone de restauration du complexe. Une autre preuve pilote récemment mise en place par la Mairie de Barcelone, avec l’aide de la Caixa, Telefonica et Indra, pour implanter la technologie NFC au sein de la ville, consiste à faire payer les taxis de Barcelone par le biais des téléphones mobiles. Les clients n’auraient besoin que d’un terminal avec un chip NFC rattaché à leur carte de crédit. La Mairie prévoit que dans le futur, marchés publiques, centres sportifs, musées et d’autres lieux accepteront le paiement par téléphone. La Mairie de Santander participe aussi dans un projet pilote similaire qui consistera à implanter un moyen de paiement par téléphone qui se focalisera vers les moyens de transport public, dans les commerces et l’Université de Cantabria (UC) et s’étendra postérieurement aux services et gestions administratives municipales.

Moins de transactions d’espèces et plus d’achats avec la carte.

En Espagne, une donnée importante qui permet de faire une radiographie sur une large partie du secteur des moyens de paiement n’est autre que la comptabilisation du nombre d’opérations de retrait d’espèces réalisées à des bornes automatiques. De manière concrète, en 2008 plus d’un million d’opérations ont pu être ainsi comptabilisées lors de retraits à des bornes automatiques (1.018.939), contre seulement 969.156 opérations de retrait d’espèces en fin 2011. Au deuxième trimestre de 2012, ces opérations descendirent de 3,25%, ce qui permet d’établir le fait que la population espagnole retire de moins en moins d’argent via des caisses de retrait automatique, et que d’autre part, elle a augmenté ses opérations d’achats aux points de ventes d’établissements, de commerces, bars ou restaurants. En ce sens, et en prenant l’année 2008 comme référentiel, il y eut cette année presque 2 millions d’opérations d’achats aux TPE (terminaux de paiements électronique) des établissements et commerces – 1.985.908 pour être précis. Le tout pour une importation totale de plus de 94 millions d’euros. Un chiffre relativement élevé et plein de signification constituant presque toujours de manière ascendante une incrémentation constante des achats et opérations, non pas en espèces, mais avec l’usage de cartes de crédit et de débit dans des établissements, commerces, bars et restaurants qui soutiennent ce moyen de paiement au travers de leurs TPE. A la fin de l’année 2011, ce chiffre augmenta de presque 11% au niveau des opérations d’achats réalisées via des TPE – 2.232.631 d’opérations – jusqu’à atteindre la somme faramineuse de 98 milliards d’euros par rapport à l’importation totale des achats effectués.

Terminaux de Paiement Electronique

Quant au terminaux de Paiement Electronique (TPE), leur décroissance a presque été insignifiante. Nous sommes passés de 1.557.355 TPE en 2008 pour seulement 1.539.328 TPE au deuxième trimestre de 2012, ce qui présente une réduction de quelques 18.000 terminaux. Ce qui sous-entend que malgré les difficultés que traversent les commerces, PME et autres établissements en Espagne, le nombre de terminaux de paiement électronique n’a pas diminué de manière significative. En ce sens, les TPE font partie intégrante de notre vie quotidienne, que ce soit pour les entreprises ou autre établissement. Il s’agit d’une technologie qui aide la tâche de la gestion économique d’un établissement commercial. Ces derniers permettent même la création et impression du ‘ticket’ de vente au moyen des références du produit. Ils génèrent aussi divers rapports permettant de mieux contrôler les débits et crédits de l’entreprise. Le tout pour dire que les espagnols utilisent de plus en plus les cartes de crédit au détriment des espèces retirées aux bornes automatiques. Ce qui aidera sûrement à l’implantation des nouvelles technologies concernant les moyens de paiement qui arriveront d’ici quelques années. L’achat avec le téléphone portable, au même titre que le paiement biométrique ou la carte ‘contactless’ suivent le même patron et confirment les attentes de la technologie NFC afin de s’implanter dans le marché espagnol et européen, ayant comme plateforme de lancement les Etats-Unis, où il existe déjà quelques entreprises bénéficiant de cette technologie. Sans nul doute, de très bonnes attentes qu’il faudra confirmer dans un futur pas très lointain. Pour ce qui est des cartes de crédit et de débit, nous pourrions dire qu’elles n’ont pas expérimenté de croissance durant ces dernières années pour la simple et bonne raison de la restructuration du système bancaire espagnol – qui a fusionné avec plusieurs entités bancaires et Caisses d’Epargnes, ce qui d’une autre façon fit augmenter le nombre de succursales sur le territoire espagnol. En ce sens, avant que n’explose la crise financière aux alentours de l’année 2008, le numéro de cartes bleues – de crédit comme de débit – existantes dans le marché espagnol tournait autour de 74,4 millions. Quatre ans plus tard – et ne comptant qu’avec les données des deux premiers trimestres annoncées par la Banque d’Espagne – ce nombre de carte bleues aurait diminué jusqu’à 68,5 millions. Les caisses de retrait automatiques ont elles aussi vu une diminution de leur nombre, passant de 61.714 en 2008 à 57.197 à nos jours.

Cartes ‘Affinity’

Il s’agit d’un type de carte différente des cartes de crédit ou de débit, qui avec la crise économique tend à ressurgir dans nos vies. Les cartes ‘affinity’ émettent une entité financière ou sociale qui est normalement rattachée à un collectif, que ce soit une boutique, ou bien un groupe partageant plusieurs établissements. Si l’on dispose d’une carte ‘affinity’ nous pouvons bénéficier de tous les avantages actuels d’une simple carte de crédit et de débit, mais en plus, nous pouvons profiter des services propres aux collectifs auxquels sont rattachés à notre carte. Les bénéfices pour le client ou utilisateur peuvent s’étendre à des cadeaux pour consommer à certains endroits jusqu’à une collaboration avec des organismes tels que les ONG si les cartes sont rattachées à ces dernières.

PayPass Wallet, la solution idéale pour les achats via des dispositifs digitaux.

Le futur des moyens de paiement est déterminé par les innovations technologiques et les lieux comme le commerce électronique, le pré-paiement, les paiements sans contact ou par le biais des téléphones mobiles. MasterCard a parié sur ces nouveaux systèmes, développant des solutions comme le PayPass Wallet ou au travers des collaborations avec des sociétés stratégiques comme Google, Telefonica ou DataCash. En Espagne, l’adoption de ces nouvelles technologies requiert un changement culturel pour que le client puisse utiliser les paiements électronique comme forme habituelle de paiement. «  Faciliter au maximum l’expérience d’achat du client est le meilleur moyen que nous réussirons à généraliser les paiements électroniques.  » affirme Pilar Aurrecoechea, Directrice Générale de MasterCard en Espagne et Portugal. «  Le paiement contactless est déjà une réalité et à MasterCard, nous disposons déjà d’un standard que seul PayPass peut réaliser ». D’un autre côté, du à un grandissant boom du commerce électronique, Mastercard a lancé PayPass Wallet. Un porte-feuille électronique qui permet aux consommateurs d’acheter et payer depuis n’importe quel dispositif électronique, rendant possible les paiements sécurisés par un simple «clic» ou en appuyant sur l’écran de notre ‘smartphone’.

Transformations des PAIEMENTS via le téléphone mobile.

Technologie NFC ou la révolution des nouveaux moyens de paiement

Dans le futur, il est fort possible que nous n’ayons pas besoin de porter avec nous aucun type de documentation. Il est tout aussi probable qu’un «  chip  » soit implanté dans notre corps contenant toutes nos informations médicales, bancaires, etc… Il est même possible que dans un futur pas si lointain l’argent en espèce vienne même à disparaître du marché, qui finira par être remplacé en totalité par des dispositifs électroniques contrôlant notre solde, nos achats et nos revenus. Il y a peu de de temps de cela, toutes ces discussions et conjonctures n’étaient alors réservées qu’au domaine de la science-fiction. Mais le cas de certaines de ces affirmations semble être bien proche de notre actualité grâce à la technologie NFC. Qui en insérant une puce à l’intérieur de nos dispositif électroniques portables permet l’échange de données à courte distance, ainsi que des éventuelles interactions avec des « bornes » NFC. La technologie NFC peut donc non seulement servir au paiement dans les commerces, mais aussi pour les transports publiques ou pour intéragir avec les autres utilitaires des établissements.

Identification Personnelle

L’objectif principal de NFC serait de réaliser les transactions de paiement. Et ceci se transformera en une des caractéristiques les plus importantes des années à venir. Cependant, la dernière norme peut s’avérer pluridisciplinaire. Cette technologie serait totalement valide et concise pour toute activité consistant à déterminer l’identité d’une personne. Elle pourrait aussi être utilisée afin de faire une réservation pour une chambre d’hôtel et d’obtenir la clef de la dite chambre sur notre dispositif électronique comme notre téléphone. Cela vaut aussi pour les entrées de concerts, de matchs de football, pour les clefs d’une voiture de location et même pour obtenir un rapport détaillé d’une entreprise à partir d’une carte de visite. D’ici quelques années, la technologie NFC pourrait très bien être au centre de notre vie quotidienne. Elle nécessitera cependant pour cela un temps d’adaptation de la part des futurs usagers. Des plans d’introduction à cette nouvelle technologie sont mis en place par diverses entreprises, essayant déjà de familiariser les gens à ces nouvelles fonctionnalités. Pour le moment, les retours sur ces dispositifs sont bons et la plupart estiment qu’au delà des avantages qu’elle possède, la technologie NFC propose un système de sécurité suffisamment fiable. Ainsi, le géant américain Google prépare lui aussi son insertion à cette nouvelle technologie avec un programme nommé «  Google Wallet  », qui à l’instar des applications mobiles saura se rendre utile en utilisant la carte NFC du portable afin de réaliser les paiements dans les établissement habilités.

Le PayTouch

Au travers du système PayTouch, l’utilisateur peut poser ses doigts (index et majeur de la main droite ou annulaire et majeur de la main gauche) sur le lecteur dactyloscopique du terminal PayTouch. Puis, comme l’utilisateur a préalablement relié un ou plusieurs comptes bancaires à son identité dactilaire, il peut donc payer des frais sans le moindre souci en posant juste ses doigts sur le terminal. Aussi simplement…

Perspectives en vue

Les technologies progressent au fur et a mesure que l’on met en évidence des besoins. C’est le propre de la teckné, la nature de l’Homme est ainsi faite. Afin de vivre convenablement et confortablement, l’Homme a su inventer de tous temps des moyens pour améliorer son style de vie. Nous avons pu voir qu’un de ses paliers était la technologie NFC qui pourrait très bien révolutionner l’avenir de l’interactivité humaine. À travers d’un dispositif électronique mobile, que ce soit actuellement notre téléphone portable, ou à l’avenir un mini-écran de verre tout aussi portable, nous pourrons nous connecter de manière simple et rapide à toutes sortes d’informations, obtenir des ‘pass’ pour n’importe quel événement ainsi que payer de manière intuitive.

En ces temps de crise, ces alternatives peuvent sembler bien désuètes, mais il y a encore des choses à ajouter sur ce volet technologique qu’est le NFC (Near Field Communication). L’or étant de plus en plus prisé au niveau mondial depuis ces dernières années, il semblerait logique d’adapter aussi cette matière de valeur aux nouvelles technologies qui toucheront le domaine des finances. Peut-être, verrons-nous un jour un moyen de paiement qui utilisera l’or ? La technologie étant un domaine en constante évolution, il serait nullement absurde d’envisager cette éventualité dotée de tout bon sens.

« Florange Mécanique et Full Mittal Racket ! »… Le Contrarien Matin du 4 décembre 2012

Mardi, décembre 4th, 2012

Le Contrarien Matin du 4 décembre 2012

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Florange mécanique ne sera pas nationalisée

Normalement, vous n’avez pas pu passer à côté d’une telle information. L’usine de Florange n’a pas été nationalisée (encore) par les commissaires politiques au redressement productif de notre pays.

Recul pour les uns, « sagesse » pour les autres et respect de la propriété privée, ou encore escroquerie. On entend à peu près tous les sons de cloche au sujet de l’affaire Mittal.

Alors qu’en penser. Pour une fois, moi qui ai un avis sur tout, je n’en ai pas vraiment.

Évidemment, depuis le rachat par Mittal d’Arcelor, nous perdons des usines, des emplois, du savoir-faire et de l’indépendance.

Le redressement productif devrait être pensé en termes d’indépendance de notre nation

Pour tout vous dire, et que nos amis métallos ne le prennent pas mal, je n’en ai pas grand-chose à faire de l’usine de Florange. Non, en fait, ce n’est pas tout à fait exact.

Disons que ce que je souhaiterais savoir c’est est-ce que maintenir une activité autour de l’acier est stratégique pour notre pays ?

Voilà à mon sens la seule bonne question que l’on devrait se poser dans toute cette affaire. À partir de là, en fonction de la réponse, la solution découlera logiquement.

Pourquoi ce commentaire ? Parce que je viens d’achever la lecture du dernier numéro de L’Expansion (celui du mois de novembre) qui consacre un dossier spécial à « l’indépendance de la France ».

Et là je suis sidéré par ce que j’y ai vu et appris, quand bien même il y aurait quelques approximations ou exagérations.

Nous ne produisons plus l’essentiel de nos médicaments qui viennent de Chine mais restent payés par la sécurité sociale à des prix… tout français, les laboratoires pharmaceutiques ayant délocalisé s’embourbant la différence de marge.

D’ailleurs, les laboratoires n’ont pas vraiment délocalisé. Non, ils sous-traitent à des sociétés chinoises. Certaines respectent les normes. D’autres pas du tout. Alors de temps en temps, il faut retirer quelques lots du marché car ils sont défectueux. Mais ce n’est pas grave, c’est juste de la santé des gens dont on parle.

Peut-être qu’avoir des usines chez nous, sur notre sol fabricant nos médicaments est stratégique pour notre pays. Alors on peut parler de redressement productif.

Vous pouvez, grâce à L’Expansion, multiplier les exemples presque à l’infini.

Un autre exemple très « rigolo » pour illustrer l’état de décrépitude avancé de notre pays, c’est la gronde qui a touché nos militaires en opérations extérieures. Ils ont osé se plaindre d’incidents de tirs à répétitions. En clair, quand ils appuient sur la gâchette sous le feu ennemi… les balles ne marchent pas.

Il faut dire que nos armées ont eu la bonne et excellente idée de délocaliser la fabrication de nos munitions notamment au Qatar, qui est l’un de nos grands alliés… mais dont les munitions ne sont pas de très bonne qualité semble-t-il.

Peut-être que là aussi nous pourrions parler de redressement productif pour notre pays.

Il faut avoir une vision !

Le général de Gaulle qui parlait de ceux qui parlaient de l’Europe en sautant comme des cabris aurait pu faire la même chose en parlant de ceux qui parlent du redressement productif.

Je trouve l’idée du « redressement productif » excellente. Mais en elle-même elle n’a aucun intérêt.

D’où l’indispensable vision qui doit accompagner une idée de ce type, qui pourrait justement être celle de l’indépendance de notre pays et la reprise en main de secteurs stratégiques pour le bien commun.

Oui, nous devons produire nos munitions.

Oui, nous devons produire nos médicaments.

Oui, nous devons produire notre armement et sans doute avec en plus une vision européenne, mais pour le moment ce n’est pas gagné.

Oui, nous devons être énergétiquement indépendants.

Oui, nous devons être capables d’alimenter nos têtes de bétails sans devoir importer 80 % des quantités du Brésil sous forme de soja OGM…

Oui, nous devons redonner à notre pays un élan économique.

Oui, l’État a son rôle de chef d’orchestre à jouer en impulsant une grande politique industrielle.

Oui, une entreprise peut voir la majorité de son capital détenue par l’État français, sans pour autant que les salariés deviennent des fonctionnaires, et encore moins qu’ils aient la sécurité de l’emploi.

Alors oui, nous devons parler de l’idée de redressement productif et d’indépendance de notre pays, comme savent le faire aussi bien nos amis chinois qu’américains.

Peut-être alors, si nous avons une vision précise de ce qu’il doit être, nous pourrons concrétiser ensemble un véritable redressement qui, au-delà d’être productif, sera celui de la France.   (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

LCM du 4 décembre 2012

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Les 100 jours de la France… Le Contrarien Matin du 5 octobre 2012

Vendredi, octobre 5th, 2012

Le Contrarien Matin du 5 octobre 2012

Mes chères contrariées, mes chers contrariens,

Je suis très inquiet de la tournure des évènements dans notre pays.

La récession de 2013 risque d’être très forte

Alors que le gouvernement se lance dans une politique massive d’augmentation des impôts, nous connaissons déjà, à l’avance, le résultat économique que cela va provoquer. Un effondrement de la demande, de la consommation et de l’investissement. Pourquoi une telle certitude ? Parce que nous avons comme exemple le Royaume-Uni, pays libéral, disposant de sa propre monnaie, qui, suite à de la rigueur budgétaire mâtinée de hausses d’impôts très fortes – ayant provoqué au passage quelques émeutes –, connaît pareille situation.

Nous avons comme exemple la Grèce qui n’en finit plus de plonger, et je fais partie de ceux qui, dès 2008, disaient que la France connaîtrait un avenir à la grec.

Nous avons l’exemple de nos amis portugais, pour qui le quotidien devient de plus en plus pénible.

Et enfin, nous pouvons désormais regarder nos camarades espagnols ou italiens et voir leur détresse.

Chaque augmentation d’impôt conduit invariablement à une aggravation de la récession, qui entraîne une baisse des rentrées fiscales et une augmentation des déficits.

La politique de rigueur est vouée à l’échec et nous n’avons plus les moyens d’une politique de relance.

Le facteur psychologique

Plus grave. Dans notre pays, un facteur psychologique majeur va commencer à jouer à plein. Je sais. Les riches sont des méchants, les entrepreneurs des exploiteurs, et les auto-entrepreneurs des profiteurs.

Voilà au bout de 100 et quelques jours la réalité sur le terrain.

Alors que notre ministre du Redressement improductif joue le comédien sur les plateaux de télévision, notre gouvernement a réussi, non pas un choc fiscal, non pas un choc de compétitivité, encore moins un choc social mais un choc psychologique.

Ce choc psychologique n’est pas quantifiable comme le PIB, la croissance ou plutôt un taux de récession. Il n’est pas quantifiable quoique nous ayons de très forts indices, mais il est désormais palpable.

La France qui crée, la France qui investit, la France qui travaille (je sais c’est un gros mot), la France qui construit et bâtit celle de demain, cette France-là est désormais traumatisée.

Je discutais aujourd’hui avec un camarade Contrarien. Il me disait quelque chose de très juste. La présidente du Medef – oui je sais, c’est la patronne des patrons, donc c’est forcément une mauvaise et une méchante – a déclaré qu’il y avait un climat de « racisme anti-entreprise ». Ce sentiment anti-entreprise est véhiculé par un gouvernement qui compte dans ses rangs 38 ministres, dont 37 sont issue de la fonction publique.

Vous rendez-vous compte. La présidente du Medef (aussi méchante soit-elle) obligée de mettre en garde nos 37 fonctionnaires chefs sur le climat anti-affaires, anti-business instauré en moins de 100 jours.

C’est un symbole gravissime. La révolte des « Pigeons », ou le nombre d’éditorialistes (dont je fais partie) vent debout sur ces mesures anti-entrepreneur, est immense. La fronde est forte et réelle. Rarement pour des raisons idéologiques d’ailleurs. Ce qui est surprenant même, c’est que c’est la blogosphère et les réseaux sociaux qui expriment cette colère « populaire » reprise après par les grands médias.

Il faut bien comprendre que, désormais, le mal est fait et pour les cinq prochaines années. Et c’est dramatique.

On ne doit pas opposer le « patron » au « salarié »

Nos amis socialistes ont commis une erreur stratégique fondamentale, qui explique la chute de popularité du gouvernement et du Président. Ils ont voulu diriger par « catégorie » de Français. Là interviennent les études et sondages qui permettent de découper la France en tranches.

Les patrons, les entrepreneurs, votent majoritairement à droite. Taxons-les, rasons-les, ruinons-les, de toute façon ils ne voteront jamais à gauche.

Les profs et les banlieues votent à gauche ? Donnons-leur la priorité dans les moyens et les dépenses. Recrutons 40 000 profs de plus, ils seront contents, nous conserverons notre base électorale et faisons payer majoritairement ceux qui « votent » à droite.

Ils se croyaient malins en mettant en place une telle politique cynique. Cynique car il ne s’agit pas de l’intérêt supérieur de la nation, mais de basses manœuvres stupides qui ne répondent plus ni aux enjeux, ni à la situation de notre pays.

Lorsque notre Président et notre gouvernement nous expliquent que les augmentations sont justes, il faut comprendre que majoritairement elles frappent les électeurs statistiquement de droite. Donc elles sont justes… pour les gens de gauche.

Le problème, c’est qu’il vient d’y avoir un effet collatéral non-prévu qui vient d’enrayer brutalement cette belle mécanique politique.

La fronde des entrepreneurs, des riches, des auto-entrepreneurs, qui, eux, n’ont absolument pas l’intention de se faire massacrer sans rien dire.

Le problème de notre Président et de notre gouvernement, c’est que les salariés qui votent à gauche sont salariés de patrons qui aujourd’hui ont perdu totalement confiance dans l’avenir.

Il y a la rigueur, certes. Tous les patrons savaient que ce serait difficile. Mais ils pouvaient essayer tant bien que mal de gérer la situation. Ce qu’ils ne peuvent assumer en plus, c’est un climat délétère à leur égard.

Le résultat, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai pas envie d’investir, je n’ai pas envie de recruter, d’abord parce que la conjoncture est mauvaise et surtout parce que je ne sais pas de quoi sera fait demain, quels nouveaux droits, quelles nouvelles taxes je devrais supporter ou payer.

NON, le capital et le travail, ce n’est pas la même chose

Nous avons opposé les « recruteurs » aux « recrutés ». Notre gouvernement explique doctement (en s’apprêtant à faire marche arrière) qu’il est normal de taxer le capital comme le travail. Sauf que, sauf que l’on oublie plusieurs choses.

Le capital disponible est le fruit de l’épargne. Cette épargne a été constituée par le travail qui lui a déjà été taxé. Lorsque vous percevez votre salaire, vous payez vos impôts. Une fois le tout acquitté, vous mettez ces sommes de côté. Elles seront à nouveaux taxées sur ce qu’elles rapporteront. On peut toujours dire qu’il n’y a pas assez d’impôts mais à partir d’un moment, l’ensemble devient confiscatoire.

Ce capital va être investi par un créateur dans une entreprise qui va créer de la valeur pour la collectivité et qui va payer plein d’impôts et de charges. Au bout de 10 ou 20 ans, le chef d’entreprise revend sa société – car il fait partie de la toute petite minorité à ne pas avoir fait faillite ne serait-ce que dans les 5 premières années. L’année de la revente, il sera donc imposé à 60 % sur le montant de la vente, comme les revenus. Le fruit de 10 ou 20 ans de travail, considéré en une fois comme des revenus.

Rassurez-vous braves gens, l’honneur est sauf, car nos artistes, nos footballeurs (je n’ose pas parler de nos handballeurs par les temps qui courent), eux, bénéficient de mécanismes de lissage. Un revenu sportif ou artistique est un revenu « exceptionnel », pas ceux d’un entrepreneur. Rassurez-vous aussi, les tableaux de maîtres restent également défiscalisés…

Le ministre de l’Économie et des finances, Pierre Moscovici, a déclaré jeudi soir « ce que nous voulons taxer, c’est la rente, pas le risque », en précisant qu’il était en revanche « hors de question » de remettre en cause le principe de l’alignement de la fiscalité du revenu du capital sur celui du travail.

Ce qui ressemble à un rétropédalage va poser quelques problèmes politiques. Une gauche de la gauche voulant tuer le rentier, et au milieu un principe de réalisme indispensable à l’art de gouverner.

Il ne faut jamais oublier qu’au-delà d’un certain seuil, la fiscalité devient confiscatoire et donc démotivante.

La haine du « riche », la haine de « l’entrepreneur », la haine du « possédant »

Je reproduis ci-dessous la proposition n°83 d’un « think tank » de gauche qui a proposé 100 mesures pour le programme de la gauche.

« 83. Inclure dans l’assiette de l’impôt sur le revenu les « revenus fictifs » que le propriétaire tire de sa résidence principale.

De même que placer de l’argent sur un livret d’épargne génère un revenu (taux d’intérêt versé par la banque), acheter son logement principal rapporte un revenu fictif (le loyer qu’on n’a pas à payer). Et de même que les intérêts des placements, ces loyers fictifs devraient être imposés sur le revenu, après déductions des intérêts d’emprunt. »

Et voilà comment en 100 jours, la nouvelle équipe en place a réussi à expliquer au monde entier qu’il ne fallait pas venir investir en France et que nous n’étions pas très accueillants, voilà comment en 100 jours l’ensemble des entrepreneurs se sont mis à geler toutes leurs décisions par cause d’insécurité fiscale et sociale et d’une impossibilité à se projeter dans l’avenir, voilà comment en 100 jours, la gauche théorise et met en pratique une certaine forme de haine du riche, le riche étant très subjectif, puisque pour certains le simple fait d’être propriétaire est suffisant pour vous classer dans la catégorie des « possédants ».

Le résultat va être très simple et cela a déjà commencé.

Gel total des investissements.

Gel des embauches et hausse du chômage.

Chute de l’immobilier, en raison du désengagement des ménages aisés du secteur locatif, qui aura pour conséquence une aggravation de la crise du logement et une nouvelle crise financière les banques, ayant financé des biens immobiliers à crédit sur des niveaux de prix très élevés.

Exode de certaines catégories de Français qui profitent de la libre circulation des biens et des capitaux pour choisir dans quel pays ils se feront tondre, en privilégiant ceux où la tonte est la moins courte.

Baisse des créations d’entreprises et, in fine, des créations d’emplois.

Bref, à la récession naturelle provoquée par les hausses d’impôts, nous venons de rajouter une récession « psychologique » liée à la stigmatisation des catégories de Français les plus entreprenants et les plus innovants.

La récession en France sera terrible, et l’hiver sera très rude. A l’arrivée, les plus touchés seront les électeurs de Monsieur Hollande. Il est là le dégât collatéral. Nous pourrions dire que ce ne serait que justice. Mais c’est en réalité la chronique d’un drame annoncé pour notre pays et cela aura pour conséquence ultime une déstabilisation sociale sans précédent, sur fond de problèmes interethniques et religieux explosifs.

Funeste politique.

Il ne faut jamais oublier que lorsque que les riches maigrissent, les pauvres eux… meurent de faim.

Un pays a besoin de riches et de richesses, est-ce si difficile à accepter ?   (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

LCM du 5 octobre 2012

 

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Il faut sauver le soldat Auto-entrepreneur !… Le Contrarien Matin du 26 septembre 2012

Mercredi, septembre 26th, 2012

Le Contrarien Matin du 26 Septembre 2012

Avertissement : je suis énervé. Ségolène qui va tenter de voir François à New York alors que Valérie a fait le voyage avec son homme dirait que c’est « une saine colère ». Merci de votre indulgence.

Mes chères contrariées, mes chers contrariens,

J’avais préparé (enfin presque) une superbe chronique sur le fait qu’il fallait impérativement sauver le soldat Auto-entrepreneur… Mais il n’y a pas à dire, il est compliqué par les temps qui courent de se focaliser sur un seul sujet. Cependant, finalement, vous allez voir, tout est lié!

J’ai eu l’occasion aujourd’hui de discuter avec un patron de banque.

A la question « comment sentez-vous l’économie », la réponse fut simple : « Mal ! »

A la question « que faudrait-il pour que ça aille mieux », la réponse fut : « Que ma banque soit en Suisse, je perds tous les jours des clients parmi mes clients les plus fortunés. C’est une catastrophe. »

Là, normalement, vous commencez à voir où je veux en venir. Justement à mon soldat Auto-entrepreneur. Il y a deux façons de voir l’économie.

La première, uniquement à travers le prisme d’indicateurs macro-économiques qui sont à la conjoncture ce que la ligne Maginot était à la défense de la France, c’est-à-dire un doux rêve inutile ayant une guerre de retard.

On ne peut plus piloter un pays en regardant dans ses rétroviseurs. Les statistiques sont – logiquement – toujours en retard.

La deuxième, c’est de laisser ses sens en alerte et de contempler la France d’en bas. La vraie, celle qui trime, qui travaille, qui souffre, qui réussit, qui rit, qui pleure, peu importe, mais de regarder la vraie vie.

La vraie vie donne de vrais indicateurs. Je vous donne un exemple. Si vous voulez savoir comment se porte le marché automobile, vous pouvez faire deux choses. Rentrer dans une concession discuter 5 minutes avec quelques vendeurs. Vous pouvez aussi regarder les parkings de stockage de voitures. Pleins, c’est que ça ne se vend pas. Vides, tout va bien. C’est simple l’économie vue d’en bas.

Pour l’immobilier, cela fonctionne aussi. Vous allez voir une ou deux agences et là, une fois que vous n’avez rencontré que des dépressifs se voyant déjà au chômage et angoissant pour l’avenir, vous avez compris… Ce que les statistiques vous expliqueront dans 3 mois.

Je connais d’ailleurs déjà les gros titres de la presse : « Immobilier, la baisse est là, profitez-en !! »

Bref, dans ce monde qui va mal, dans notre pays aux lois complexes et nombreuses, où même la taille des noix et des abricots est fixée par arrêté ministériel, il y a eu une grande avancée.

Cette grande avancée, c’est le régime des auto-entrepreneurs.

Il n’est certainement pas parfait, certaines entreprises s’en servent même (les méchantes) pour faire travailler des « quasi-salariés » de cette façon-là. Certes, tout cela nous le savons. Ce n’est pas bien.

Mais, le statut d’auto-entrepreneur, c’est aussi la possibilité, enfin, d’entreprendre sans commencer par recevoir des factures avant même d’avoir son premier client !!

C’est un espace de liberté, qui permet de libérer les énergies, d’essayer, de tenter l’aventure de la création d’entreprise.

Il n’y a aucun cadeau dans ce statut. Il faut payer plus de 20 % de son chiffre d’affaires, et d’ailleurs, celui-ci est limité à 32 000 € pour les services et à 80 000 € (en gros) pour le commerce… Bref, pas de quoi devenir Bernard A. et partir en Belgique.

En revanche, dans un monde avec de moins en moins de travail, c’est la possibilité de créer son propre emploi. Pas pour tous, bien sûr. Le taux d’échec est même important. Mais l’échec de quoi ??

Je tente une aventure. Elle ne réussit pas. Quel est l’échec ? Je suis allé au bout d’un rêve. Celui de créer.

Ce n’est pas un échec que d’essayer, ça l’est de ne rien pouvoir tenter.

Le problème, voyez-vous, c’est que les artisans, représentés par le lobby des Chambres des Métiers, râlent, vitupèrent, et hurlent à la concurrence déloyale de la part de ces milliers de petits auto-entrepreneurs, qui avant travaillaient au noir, soit dit en passant !!

Ne touchez pas à nos rentes. Voilà ce que disent les plombiers, les serruriers, et tutti quanti !

Mais il n’y a donc personne pour leur expliquer que ceux qui sont déloyaux ce sont eux ? Que ce sont ces artisans qui souvent escroquent leurs clients ?

Oui, oui, je sais, ils ont des charges, mon brave Monsieur etc., etc.

Mais rien ne justifie de faire payer 500 € une ouverture de porte !! Rien ne justifie les honoraires des plombiers plus élevés que ceux des médecins qui vous sauvent la vie !!

Je trouve plutôt cela sain qu’ils soient soumis à une concurrence qui, elle, commence à faire baisser les prix.

Il faut donc laisser, et c’est impératif, le dernier espace de liberté d’entreprendre qui existe, et tant pis pour les effets pervers ou négatifs. Il faut au contraire les assumer.

Il vaut mieux des auto-entrepreneurs que du travail au noir !

Il vaut mieux des auto-entrepreneurs travaillant pour une entreprise en quasi-salarié que pas d’activité du tout.

Il vaut mieux des auto-entrepreneurs moins cher que des artisans hors de prix et aux prestations souvent douteuses !

Il vaut mieux des auto-entrepreneurs que des gens au RSA.

En un mot, il vaut mieux des auto-entrepreneurs que des chômeurs.

Nous venons de mettre nos riches dehors. Enfin, ils peuvent rester, s’ils acceptent de se faire ruiner. Mais que croit notre gouvernement ? Que nos riches vont se faire tondre en chantant à l’heure de la mondialisation et de la libre circulation des capitaux et des hommes?

Il n’y a que les pauvres qui peuvent se faire tondre parce qu’ils n’ont aucune échappatoire.

Nous pouvons aussi envoyer le message qu’en France, ce n’est plus la peine d’essayer de créer une affaire, qui peut-être un jour deviendra grande, et embauchera du monde, et créera de la valeur pour notre pays.

Je suis sidéré par la tournure du débat économique dans notre pays.

Il est impératif de sauver le soldat Auto-entrepreneur. Hélas, il sera sans doute sacrifié sur l’autel des lobbies, des groupes de pression, et du politiquement correct.

Dommage, mais nous n’avons que ce que nous méritons, c’est-à-dire, plus grand-chose. (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT 

LCM du 26 septembre 2012

 

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Quand la Chine part à la conquête de l’or en Afrique

Vendredi, août 10th, 2012

La China National Gold Group Corporation, une société appartenant à l’état et qui controle les dépôts d’or les plus importants de la nation, souhaite investir dans des projets en Afrique . En effet, cette société s’attend à ce que le marché des lingots explose durant ces trois prochaines années.

L’or a atteint le record de 1577.57 $ l’once le mois dernier, faisait ainsi de 2012 une des années les plus riches en négoce d’or depuis 2006.

Citic Group, la société d’investissement la plus importante appartenant à la Chine, suivi de d’autres partenaires ont convenu le mois dernier d’acheter la Gold One International pour environ 469 millions de dollars afin de détenir des actifs en Afrique du Sud.

Selon les médias, la valeur des transactions d’or atteint pour ce premier semestre  est de 16.8 milliards de dollars, soit plus que les totaux annuels de 2009 et 2008.

La China Mining United disposée à investir  près de 2 milliards de dollars de fonds propres dans les transactions minières en Afrique

En effet, la Fondation China Mining United envisage de créer un fonds d’actions avec d’autres sociétés afin d’obtenir des parts dans des sociétés d’or, de minerai de fer et des métaux en Afrique. Ce projet s’étend à d’autres parties du monde et engagerait un investissement d’un montant potentiel de 2 milliards de capitaux.

Le Dr Alistair Ruiters, PDG de la société Ruukki South Africa et l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie ont déclaré lors du Congrès sur l’Industrie minière en Afrique de 2012 à Johannesburg que la Fondation China Mining United faisait partie d’un nouveau projet entre le continent africain et la Chine portant sur la création de la valeur en Afrique.

Il est même annoncé que la CMUF (Fondation China Mining United) aurait pour objectif d’étendre ses projets d’investissement en Australie, en Asie et en Europe.

La CMUF disposait déjà d’un premier fonds d’investissement qui avait démarré avec un milliard de dollars et clôturait à deux milliards de dollars. Un deuxième fonds voit le jour – celui-ci devrait suivre les mêmes pas que le premier fonds.

Ces fonds seront representés en Afrique du Sud par le groupe privé Kermas qui contrôle déjà Ruukki dans le pays.

La CMUF créée en 2009 est l’un des premiers fonds de capitaux privés à avoir obtenu l’approbation du ministère du développement et de la réforme en Chine. Elle peut injecter des fonds dans la monnaie chinoise dans les investissements miniers à l’étranger.

PSA – Peugeot Citroën

Mercredi, juillet 25th, 2012

psa

PSA Peugeot-Citroën est un constructeur automobile français, coté en bourse, dont la famille Peugeot reste le principal actionnaire (environ 30 %) et qui possède les marques automobiles Peugeot et Citroën. Avec une production de 3 605 524 véhicules en 2010, le groupe se classe comme le 2e manufacturier européen, derrière le groupe allemand Volkswagen AG (7 341 065 unités) et le 8e mondial (6e en 2009), juste derrière le japonais Honda (3 643 057 automobiles) et loin devant le nippon Suzuki (2 892 945).

En 2010, l’entreprise occupe le 1er rang en France, avec 32,4 % de parts de marché pour ses deux marques combinées. PSA (Peugeot Société Anonyme) est fondé à la mi- 1966 pour former le holding du groupe automobile du même nom. Il s’agit en fait d’un transfert juridique de la Société des Automobiles Peugeot qui devient PSA.

La naissance de PSA Peugeot-Citroën intervient en avril 1 976 à la suite de l’absorption de Citroën SA par Peugeot SA en décembre 1974 à la demande du gouvernement français, car Citroën est en faillite et au bord du dépôt de bilan. Peugeot supprime les projets Citroën non rentables et un premier modèle standardisé apparaît, la Citroën LN, qui reprend la carrosserie du coupé Peugeot 104 et le moteur de la Dyane. Ayant réalisé de bons résultats depuis 1976 grâce à des finances gérées soigneusement, le groupe Peugeot-Citroën annonce le 10 août 1978 le rachat de Chrysler Europe (4,5 % du marché européen avec Simca en France, Rootes au Royaume-Uni et Barreiros en Espagne) pour 230 millions de dollars (1 milliard de FRF), devenant le n°1 européen et n°4 mondial derrière General Motors, Ford et Toyota. Sur le plan du capital, Chrysler se voit offrir 14,4 % de Peugeot SA, et devient le deuxième actionnaire de référence tandis que la famille Peugeot rétrograde de 49 % à 37 %. Dans le contexte politique de l’époque avec une possible victoire de la Gauche aux élections législatives, l’allié américain complique une éventuelle nationalisation, alors que Chrysler se décharge de ses filiales européennes. En juillet 1979, Chrysler Europe prend le nom de Talbot. Trois marques composent alors le groupe français PSA : Citroën, Peugeot et Talbot.

La renaissance de Talbot est difficile, elle tombe au moment du deuxième choc pétrolier et la marque n’a pas de petit modèle à vendre. Jean-Paul Parayre fusionne alors les réseaux Peugeot et Talbot en France à l’automne 1980. Les affaires ne marchent pas beaucoup mieux pour Citroën et Peugeot confrontés au vieillissement de leurs modèles. De plus, depuis l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir en mai 1981, les usines d’Aulnay et de Poissy sont en grève. Sur place, les syndicalistes de la CGT se battent contre ceux du syndicat maison. La petite Talbot Samba est lancée, mais comme les autres modèles Talbot, ses ventes subiront une baisse régulière. À la mi-juillet 1983, Peugeot-Talbot annonce 7371 suppressions d’emplois, soit 9 % des effectifs du groupe.

Le 27 juillet, Jacques Delors déclare : « Une meilleure structure financière permettrait à Peugeot de régler ses problèmes sociaux de manière moins brutale ». Le syndicat CFDT estime que le problème de l’emploi aussi va se poser de manière durable pendant toute la décennie de la même façon chez Citroën et Renault.

Alors, la famille Peugeot fait appel aux services de l’énarque Jacques Calvet qui est nommé président du directoire. Emblématique et médiatisé, il dirige le groupe durant 13 ans, de 1984 à 1997, en le restructurant profondément pour en assurer le sauvetage. La banque d’organes communs aux deux marques est développée, engendrant de grosses économies dans les coûts de revient pour maintenir des prix de ventes compétitifs face à la à la concurrence. PSA va alors développer une synergie entre ses marques et développer des projets sur les mêmes bases pour limiter les coûts de production. Grâce aux modèles Citroën BX et Peugeot 205, les deux marques se redressent tandis que Talbot disparaît en France en 1986. Si Jacques Calvet, dans toute sa communication, conférences de presse, discours, etc, met toujours en avant les deux marques sans jamais privilégier l’une par rapport à l’autre, c’est moins le cas pour les produits. Certains lui reprocheront d’avoir banalisé les modèles Citroën dans les années 1990. Jean-Martin Folz, qui succède de 1997 à 2006 à Jacques Calvet, regroupe les fabrications – des modèles Citroën et Peugeot sont fabriqués dans chaque usine – et renforce le groupe à l’international dans les pays à forte croissance (Brésil et Chine).

Pour réduire les coûts de recherche et de production, PSA mène depuis plusieurs années des coopérations ciblées avec d’autres constructeurs, les plus anciennes sont avec Renault (mécanique) depuis 1966 et Fiat avec les filiales Sevel (utilitaires légers Citroën C25 – Peugeot J5) depuis 1978. De nouvelles alliances sont nouées avec Ford (tous les moteurs diesel), Toyota (petite voiture d’entrée de gamme), BMW (moteurs essence) et Mitsubishi (SUV). Le groupe connaît une nouvelle forte croissance jusqu’à 2003, notamment grâce au succès de la Peugeot 206, aux moteurs diesel HDI et à la politique de coopération. L’année 2004 fut, selon les deux directeurs généraux de Peugeot et de Citroën, pour les deux marques du groupe, « convenable » mais contrastée. En Europe, où le groupe avait un important programme de lancement de nouvelles voitures, le phénomène de guerre des prix s’est amplifié, alors que la croissance en Chine est décevante, car il y a trop de constructeurs pour ce marché.

Malgré le lancement en 2005 de la 1007 et le duo Peugeot 107 et Citroën C1 , premiers véhicules produits en coopération avec Toyota à Kolin (République tchèque), les ventes ont continué à stagner et les résultats à baisser. Au premier semestre 2006, les résultats subissent une baisse de plus de la moitié, ce qui contraint Jean-Martin Folz à annoncer un plan d’économies et son départ. Christian Streiff est choisi fin 2006 et lui succède début 2007.

PSA annonce 4800 suppressions d’emplois par départs volontaires majoritairement en France en avril 2007, expliquant que le groupe est dimensionné pour produire 4 millions de véhicules alors qu’il n’en vend que 3,4 millions. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 6,5 %. Le groupe annonce un plan stratégique CAP 2010 qui prévoit une forte croissance à l’international et une baisse des frais de structures (10 % des cadres ont quitté le groupe en 2007), une plus grande différentiation des deux marques combiné à un approfondissement des synergies internes, afin de parvenir à une remontée de la rentabilité vers 6 %. L’objectif est alors de retrouver une part de marché de 15,5 % en Europe en y vendant 300 000 unités de plus entre 2006 et 2010 (dont un quart proviendra de la hausse des utilitaires légers). En 2007, les ventes mondiales du groupe, à 3 428 000 (dont 67,77 % en Europe, 13,9 % de part de marché), ont augmenté de 1 ,8 %, dont 1 967 000 (dont 62,1 8 % en Europe, 7,3 % de part de marché) pour Peugeot (+0,4 %), et 1 461 000 (dont 75,22 % en Europe, 6,6 % de part de marché) pour Citroën (+3,9 %). La bonne année de Citroën est basée sur une gamme renouvelée avec le grand succès des nouveaux Citroën C4 Picasso, alors que celle de Peugeot déçoit (les ventes sur le rentable marché ouest-européen ont chuté de 20 % en cinq ans). Au niveau mondial, les ventes du groupe ont progressé de 3,8 %, dont plus 30 % au Brésil et en Argentine.

Prenant acte que la progression du diesel touche à sa fin, PSA a annoncé le lancement en 2010-2011 d’un nouveau moteur essence tricylindre de 70 à 100 ch avec pour objectif des émissions de moins de 100 g de CO2 par km. Produit à Trémery dès 2010, il doit être fabriqué à terme à 1 million d’exemplaires par an. Dans la même veine écologique/bon marché, Citroën a confirmé vouloir industrialiser pour 2012 le projet C-Cactus, voiture essentielle” ne disposant « que des pièces nécessaires » (soit deux fois moins que sur un véhicule classique dans l’habitacle), à la vitesse limitée à 130 km/h. Enfin, PSA a confirmé ensuite le lancement début 2011 d’une Peugeot électrique en partenariat avec Mitsubishi et deux hybrides diesel/électrique dotés de la technologie Hybrid4 présentée au Mondial de l’automobile sur la base des Peugeot 3008 et la Citroën DS5. Au 1 er semestre 2008, PSA tient ses objectifs avec une croissance des ventes mondiales de 4,6 % et, en la Peugeot 308 et la Citroën C5 II, deux succès alors que le groupe conforte son leadership européen dans les utilitaires légers.

Toutefois, la baisse des marchés européens suite à la crise financière de l’été 2008 oblige le groupe à des mesures de réduction brutale de la production en Europe, qui ne pourront être compensés par le développement des ventes sur les autres continents, pour lesquels le groupe lancera en 2011 le véhicule d’entrée de gamme comparable à la Dacia Sandero qui lui manque sur les marchés émergents. Encore en ligne avec l’objectif de Cap 2010 au premier semestre (3,7 % de marge opérationnelle pour le groupe avec 1 ,1 1 milliard d’euros), la crise économique a dégradé les comptes dans la dernière partie de l’année (-2,3 % avec une perte de 565 millions d’euros au deuxième semestre).

PSA annonce une marge opérationnelle 2008 de 550 millions et une perte nette de 343 millions d’euros. Le chiffre d’affaires est en recul de 7,4 % à 54,35 milliards d’euros. PSA prévoit une baisse de ses ventes de 20 % en 2009 et un maintien à ce niveau en 2010, soit 2,6 millions de voitures (contre 3,26 millions en 2008). Le plan de 3 500 départs annoncé en 2008 passe à 11 000. Ces mauvais résultats et des tensions avec la Famille Peugeot conduisent le 29 mars 2009 au limogeage de Christian Streiff, remplacé par Philippe Varin.

Bien qu’il se soit mis à dos tous ses partenaires, on lui doit la validation de la gamme premium (inaugurée par la Citroën DS3 et la Peugeot RCZ), succès qui éclot sous la période Varin. Depuis 2009 : l’ère Varin.  Philippe Varin a annoncé pour le premier semestre 2009 une perte nette de 962 millions d’euros et un chiffre d’affaires en baisse de 22 %, la production ayant baissé de 32 % grâce à une forte réduction des stocks. En suivant les orientations du président du conseil de surveillance Thierry Peugeot, Varin a confirmé vouloir « approfondir nos coopérations techniques avec nos partenaires actuels (…) Nous étudierons les opportunités [d'alliances] dans les pays émergents. À condition de rester indépendants, de créer de la valeur, et que ce soit cohérent avec notre stratégie », notamment afin de renforcer significativement le groupe hors Europe. En sus des véhicules faiblement émetteurs et d’une variante du véhicule électrique iMiEV de Mitsubishi, il a annoncé le lancement d’un hybride rechargeable émettant environ 50 g/km. Il vise une part de marché en Europe de 14 %.

En août 2009, le groupe doit faire face à l’abaissement de sa notation par Standard & Poor’s de « BBB-/A-3 » à « BB+/B », qui le fait tomber dans la catégorie spéculative de « junk bonds ». Malgré un redressement au second semestre, PSA finit l’année avec une perte nette de 1,1 6 milliard d’euros. Pour devenir global, PSA ambitionne de se renforcer significativement d’ici 2015 en Chine (en passant de 3 % à 8 % de part de marché) et au Brésil en adaptant mieux ses produits à la clientèle locale : Peugeot 408 en Chine, Citroën C3 Picasso tout-terrain et pick-up Peugeot Buggy Hoggar au Brésil. Les marchés extra-européens commencent à compter dans les résultats financiers, la Chine comptant en 2010 pour 14 % de ses bénéfices.

Mais le groupe rechute après l’été 2011 : en novembre, PSA annonce la suppression de 6000 postes en Europe dont 5000 en France, pour anticiper une prévision sur la baisse des bénéfices. PSA annonce également des cessions d’actifs. Le 11 juillet 2011 le groupe fonde la Fondation PSA Peugeot Citroën pour « soutenir, accompagner et financer les projets environnementaux, éducatifs et sociaux dans le cadre d’une mobilité durable, responsable et solidaire ». En février 2012, PSA et General Motors annoncent une alliance incluant une prise de participation au capital de 7% de GM chez PSA. En juillet 2012, le groupe annonce un plan de restructuration de l’entreprise avec la suppression de 8 000 postes en France et l’arrêt de la production sur le site d’Aulnay-sous-Bois en 2014. Tout en signant, parallèlement à ça, un accord de coopération sur les utilitaires avec la marque japonaise Toyota !

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "