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Archive for the ‘Grèce’ Category

Le printemps et l’été 2015 risquent d’être parmi les plus chauds… Protégez vous !

Mardi, mars 31st, 2015

Voici ici un planning des risques de surchauffe et de stress pour les mois qui viennent… notamment pour nos amis grecs (il y fait plus chaud, c’est bien connu) et plus généralement pour nous Européens.

Le délai accordé au Grecs nous amènera tant bien que mal jusqu’à l’été (fin juin) mais il est fortement recommandé de vous protéger à l’approche de l’été car cet année le soleil sera particulièrement nocif. Les U.V. (Ultra Volatililty) pourraient être particulièrement dangereux.

Le 24 février, l’Eurogroupe a approuvé le plan des réformes présenté par Athènes et a prorogé son programme d’aide financière à la Grèce jusqu’en juin 2015. Comme nous pouvons le voir sur ce graphique, c’est justement à partir de juin que les échéances augmentent pour ne décélérer qu’à partir de l’automne.

Selon Alexis Tsipras, les caisses de l’état seront vides en avril. C’est ce qu’il aurait glissé jeudi 19 mars à Bruxelles.

Si Athènes joue les « bons élèves » et reçoit bien les 7 milliards du FMI en juin prochain, tout ne sera pas réglé pour autant puisque plus de 6,5 milliards seront dûs avant la fin de l’été.

La question de la solvabilité de la Grèce pourrait se poser à nouveau très rapidement par la suite (en supposant que cette question disparaisse réellement entre temps). Il sera préférable à ce moment là d’être protégé. Mieux vaut prévenir que guérir !

Il serait donc temps que l’€urope prenne enfin sa part de responsabilité afin de ne pas vivre la même tragédie-comédie constamment car cela pourrait mal finir au bout du compte.

 » Les choses sont telles en Europe que tous les Etats dépendent les uns des autres. »     Montesquieu

Christophe Vereecke – Consultant AuCOFFRE


 

Grèce : vers une « chypriation » ?

Jeudi, février 5th, 2015

Il s’agit d’un véritable coup d’Etat financier qui vient de se dérouler le 04/02 alors qu’Alexis Tsipras était reçu le jour-même à l’Elysée. La BCE a décidé de couper les liquidités à la Grèce sans sommation (ou presque). Voilà ce qui se passe quand on veut s’attaquer à la dette en zone euro !

Quand la BCE met ses menaces à exécution

Plus de source de financement pour la Grèce, ainsi en a décidé la BCE. Pour Politis.fr, il s’agit d’un « coup d’État financier de la BCE contre la Grèce », même si les banques grecques pourront toujours bénéficier de l’accès à l’aide à la liquidité d’urgence (ELA) pendant 25 jours…

En même temps, ce n’est pas une très grande surprise dans la mesure où suite à une rencontre avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, la BCE avait annoncé « qu’elle n’accepterait plus les obligations d’Etat grecques en échange de ses opérations de financement ». Cette décision implique que la question du (re)financement des banques grecques sera désormais assumé par la banque centrale grecque. Normal nous direz-vous, si la grecque ne veut pas payer ses dettes (enfin il est plutôt question de la restructurer)…

Les conséquences

Yanis Varoufakis indiquait déjà en décembre 2014 qu’un gouvernement mené par Syriza devrait s’attendre à des menaces de la BCE. La décision était certes attendue, mais abrupte et les marchés ont été pris de court et n’ont pas eu le temps de se retourner.
Résultat, le journal lecho.be évoque un véritable « krach des banques grecques ». Suite à la décision de la BCE, la Bourse d’Athènes a en effet ouvert en forte baisse ce jeudi, le principal indice de la Bourse d’Athènes enregistrant de 5,66% après avoir ouvert sur une chute de 9%.

Chypre, puis la Grèce… Avec la peur que l’insolvabilité des banques se propage, l’or reprend tout naturellement sa place de valeur refuge et se renforce. Dailyforex.com indique « Le cours de l’or s’est renforcé mercredi, pour la première fois depuis trois jours, l’attrait de sa capacité d’actif refuge suite à la décision de la BCE d’augmenter la pression sur la Grèce réduisant la force du dollar U.S. ».
L’or qui est toujours le meilleur rempart à la dévaluation monétaire et le meilleur moyen de protection en cas de faillites bancaires…

Le minotaure planétaire… l’ouvrage du ministre de l’Économie grecque à lire ! … Le Contrarien Matin du 30 janvier 2015

Vendredi, janvier 30th, 2015

Le Contrarien Matin du 30 janvier 2015

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je dois vous avouer un truc… J’ai failli passer à côté mais alors quelque chose de bien mes chers amis. Il y a quelques semaines, nous étions encore 2014, je reçois un mail fort sympathique d’un camarade contrarien qui m’explique qu’il va sortir un bouquin, enfin la traduction en français d’un ouvrage écrit par un économiste grec en 2008 sur la crise économique que nous traversons… Mouais… Pourquoi pas. D’abord, j’adore les livres que j’accumule au plus grand désespoir de ma tendre épouse de façon aussi compulsive que j’entasse les boîtes de raviolis… Et puis c’est un livre d’éco, et l’économie ça me passionne donc du coup notre camarade contrarien m’adresse ce bouquin, je lis ce bouquin et je me dis tiens, faudra que j’en parle dans un édito, c’est pas mal du tout et ça apporte un autre angle de vision sur la crise et le fonctionnement de l’économie mondiale donc pas mal du tout pour faire avancer la réflexion collective. Les fêtes de Noël arrivent, je mange des huîtres, je joue le Père Noël, machin toussa et j’oublie complètement ce bouquin, mais alors totalement….

Puis vint la rentrée, la reprise, le travail, et… les élections en Grèce. Puis Syriza l’emporte, puis Tsipras nomme son nouveau ministre de l’Économie, un certain Yanis Varoufakis, et puis rien,

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Et pourtant le soleil s’est levé !… Le Contrarien Matin du 27 janvier 2015

Mardi, janvier 27th, 2015

Le Contrarien Matin du 27 janvier 2015

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Après que les institutions européennes ont cherché à faire peur aux Grecs, les Grecs ont voté et les Grecs ont porté au pouvoir un parti de gauche plutôt à gauche dont la volonté affichée (nous verrons, dans les faits, ce que ce parti fera) était de renégocier avec l’Europe. Malgré tout, le soleil s’est levé sur la Grèce, il s’est levé sur l’Europe.

Le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras va donc diriger la Grèce sur un « chemin abrupt » selon ses propres mots et est allé se recueillir au mur des fusillés où 200 communistes avaient été exécutés par les nazis. Et pourtant le soleil s’est levé sur la Grèce, il s’est levé sur l’Europe.

Tsipras veut renégocier une dette qui, de toutes les façons, n’est tout simplement pas remboursable, ce dont tout le monde convient. Et pourtant le soleil s’est levé sur la Grèce, il s’est levé sur l’Europe.

La Grèce se dirige donc vers une forme de défaut de paiement salvateur. La seule question désormais n’est pas de savoir si la Grèce va rembourser ou pas ses dettes, mais comment elle va ne pas les rembourser et quelles seront les modalités pour atténuer la souffrance financière de ce pays.

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En Allemagne, le gouverneur de la Bundesbank n’est pas content !… Le Contrarien Matin du 26 janvier 2015

Lundi, janvier 26th, 2015

Le Contrarien Matin du 26 janvier 2015

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Au moment où je m’apprête à écrire ces lignes, le parti Syriza est donné largement vainqueur en Grèce avec, selon les dernières rumeurs, une majorité absolue. Nous découvrirons l’ampleur de la victoire de ce parti demain, lundi, et nous pourrons observer comment les marchés prennent la chose, mais grâce à l’intervention résolue de Mario Draghi qui a autorisé tous les gouvernements de la zone euro à battre monnaie comme ils le souhaitent ou presque, les choses devraient relativement bien se passer en tout cas dans un premier temps. À plus long terme, vous savez ce que je pense de la situation et ce plan de la BCE est en réalité un détricotage de la zone euro, un détricotage en règle qui pose les bases de la future séparation amiable.

D’ailleurs le petit père des pauvres européens, Mario Draghi, sait très bien qu’il a juste offert encore une fois un peu plus de temps aux politiciens de la zone euro mais de là à ce qu’ils utilisent ce temps avec intelligence et clairvoyance, il n’y a qu’un pas qu’évidemment personne ne veut sauter, car dans un an, nous aurons dépensé 1 100 milliards d’euros …

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Les Grecs fuient les banques et ne paient plus leurs impôts en attendant les élections. Majorité absolue pour Syriza ?… Le Contrarien Matin du 20 janvier 2015

Mardi, janvier 20th, 2015

Le Contrarien Matin du 20 janvier 2015

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Comme vous pourrez le voir à la fin de cet article, l’un des derniers sondages montre que le parti Syriza pourrait même être en mesure de créer une surprise considérable en obtenant la majorité absolue, ce qui en Grèce, depuis le début de la crise, serait une immense première puisque ce pays est traditionnellement habitué aux accords et aux compositions entre les partis tant les majorités absolues sont rares et les majorités relatives la norme.

Si dans quelques jours c’est un tel résultat qui devait sortir des urnes, cela donnerait à ce parti de gauche les coudées franches pour pouvoir renégocier en position de force avec les créanciers de la Grèce, qu’il s’agisse du FMI, de la BCE ou encore plus de la Commission européenne qui se fait ces derniers temps de plus en plus discrète et pour cause.

Ce qu’il faut bien avoir présent à l’esprit c’est que lorsque je dois 100 000 euros à la banque j’ai un gros problème, mais si je dois 10 milliards d’euros à la banque, ce n’est pas moi qui ai un gros problème… mais mon banquier. Il en va de même pour la Grèce qui doit quelques centaines de milliards d’euros qu’elle ne remboursera jamais, ce dont tout le monde aujourd’hui est à peu près certain. Reste à définir les modalités concrètes du défaut de paiement de la Grèce afin qu’il soit le plus propre possible et se fasse de la façon la plus ordonnée.

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Pour Angela Merkel, la Grèce peut sortir de l’euro. L’euro n’est donc plus irréversible ! … Le Contrarien Matin du 5 janvier 2015

Lundi, janvier 5th, 2015

Le Contrarien Matin du 5 janvier 2015

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

C’est avec un immense plaisir que je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle année qui démarre sur les chapeaux de roues avec l’Allemagne qui envisage tout simplement officiellement pour la première fois de laisser sortir la Grèce de la zone euro… C’est une sacrée nouvelle et nous y reviendrons longuement dans ce premier édito de l’année.

Avant toute chose, je souhaitais, à tous, vous présenter mes meilleurs vœux de bonheur et de santé, le reste n’étant que de l’intendance qui suivra plus ou moins bien. L’essentiel est bien le bonheur alors ce n’est que cela que je vous souhaiterai pour 2015. Soyez heureux.

2015 s’annonce une année complexe !

J’ai eu quelques messages raillant le fait qu’il n’y avait pas eu d’attaque de Noël de la part des marchés. Certes, et alors ? Pour celles et ceux qui n’auraient pas compris ou qui ne veulent pas comprendre, parler d’un risque, évoquer des rumeurs sérieuses et crédibles ne veut pas dire par définition que cela devient une certitude. Nous n’avons pas de certitudes sur tous les sujets.

Alors bien sûr, il n’y a pas eu d’attaque et nous devons nous en réjouir. Certes Mario Draghi a déclaré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat

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Il faut pleurer pour les Grecs et pour les peuples d’Europe… Le Contrarien Matin du 9 décembre 2014

Mardi, décembre 9th, 2014

Le Contrarien Matin du 9 décembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

J’ai toujours dit et affirmé que ce qui s’est passé en Grèce, ce qui s’y passe et ce qui s’y passera préfigure le futur sombre des peuples européens.

J’ai toujours dit que l’Europe, l’Union européenne était en réalité une organisation profondément antidémocratique en privant les peuples de leur souveraineté au profit d’instances où les petits et grands arrangements se font entre amis.

J’ai toujours dit que le « système » au sens large ne peut qu’aller au bout de sa logique même de survie.

Alors que partout sous vos yeux, la démocratie et la liberté se meurent, alors que partout dans le monde dit libre, la répression policière n’a jamais été aussi forte, les masses préfèrent s’occuper de leur liberté de consommer et d’avoir plutôt que de leur liberté politique et d’être.

N’oubliez pas ce qu’il se passe en Grèce. Prochainement nous le vivrons en France. Je laisse donc la parole à Panagiotis Grigoriou, historien et ethnologue grec dont je reproduis ici le dernier billet relatant les événements en Grèce au moment où le gouvernement grec et ses créanciers s’écharpent dans des négociations autour des hypothèses de croissance et de déficit budgétaire.

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Comment Bruxelles triche sur les comptes et l’état de la Grèce !… Le Contrarien Matin du 28 avril 2014

Lundi, avril 28th, 2014

Le Contrarien Matin du 28 avril 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Depuis quelques semaines, sans doute parce que les élections européennes approchent à grands pas, il est de bon ton d’acclamer le retour du beau temps après la pluie dans des pays comme l’Espagne (qui va beaucoup mieux et qui n’est plus en récession), comme le Portugal (qui croule sous l’argent et la richesse) ou encore évidemment comme la Grèce qui n’a jamais été aussi en forme. La preuve d’ailleurs, la Grèce est même retournée se financer toute seule comme une grande sur les marchés financiers ! Elle a réussi à lever 3 fois plus de fonds que prévu, quel succès tout de même !! Mais ce n’est pas tout. Elle va tellement mieux que bien la Grèce qu’en plus, des « zinvestisseurs » suffisamment fadas ou crétins (à vous de choisir) ont même prêté massivement à un taux largement inférieur à 5 % à ce pays surendetté à plus de 178 % du PIB…

Évidemment, rien de tout cela n’est vrai. Il s’agit d’une grande illusion orchestrée par ceux qui nous dirigent et qui sont dans une forme de fuite en avant. L’un de ces aspects à cette fuite est évidemment la communication et la manipulation.

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Austérité et croissance en Europe : l’impossible défi

Vendredi, avril 11th, 2014
France austérité©-kotoyamagami-Fotolia

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Face aux taux d’endettement de la France qui devrait atteindre 95,1% du PIB fin 2014 (1950 milliards d’euros, soit 30 000€ par Français), la politique d’austérité prônée par tous les bords politiques (par l’Europe, les agences de notation et par la Finance) peut paraître légitime. Solution indispensable ou pansement sur une jambe de bois ? Comment mener de front rigueur et croissance ? Nous verrons à travers plusieurs exemples que la situation n’est pas prête de s’arranger, avec ou sans politique d’austérité. Et que face à ce qui dépasse les décisions de la France, il est peut-être temps, plus que jamais, de sécuriser son épargne.

L’Irlande : un faux exemple de sortie de crise
Selon cet article d’Euronews (seulement visible en cache mais dont le reportage vidéo est encore en ligne), « l’Irlande a été le premier pays sous perfusion à s’affranchir de son plan de sauvetage ». Avec une croissance proche de 2% et un déficit en baisse, elle est « le symbole de l’austérité payante ». Mais à quel prix ? Le tribut payé est lourd : « Depuis 2008, un quart de l‘économie domestique est partie en fumée, un emploi sur sept a disparu et l’austérité n’a épargné aucun secteur », précise l’article.
Et le pays a assisté en cinq ans à un véritable exode des jeunes irlandais : 180.000 jeunes entre 15 et 24 ans ont quitté le pays. Forcément, les chiffres du chômage ont baissé, passant de 30% à 26%…

En outre, la « reprise » économique, l’affranchissement du plan de sauvetage du pays tient aussi à d’autres avantages qui n’ont rien à voir avec le plan d’austérité : un pays anglophone, une fiscalité avantageuse (des sociétés internationales comme Google, Microsoft, Fujistu se sont implantées en Irlande pour ne payer que 12,5% d’impôts, contre 33% en France)… Selon le ministre irlandais des Affaires européennes Paschal Donohoe, les exportations (qui vont de l’agriculture aux services financiers, en passant par les assurances, les activités bancaires, la haute technologie) y sont pour beaucoup. D’autres pays, comme la Grèce, ne peuvent pas se prévaloir de tels avantages et ne peuvent pas miser sur l’exportation pour redresser sa croissance, malgré des salaires de plus en plus misérables.

La Grèce : le sauvetage pour sauver la face
Le sauvetage de la Grèce ressemble quant à lui à un naufrage. En Grèce, ce n’est pas tant la montée de l’extrême droite qui inquiète que celle de l’extrême gauche. Le parti Syriza, particulièrement critique vis-à-vis des politiques européennes, est en passe de devenir le premier parti politique de la Grèce. Cité dans cet article de geopolis.francetvinfo.fr, Alexis Tsipras, le leader du parti Syriza, déclare «aujourd’hui, un nouveau «mur de l’argent» est bâti en Europe par le néolibéralisme et son gros bras – la soi-disante «Banque Centrale Européenne» qui est seulement la réplique parfaite de la Bundesbank. Un «mur de l’argent» qui ne stabilise pas mais, au contraire, menace la zone euro». Ce genre de déclaration ne plait évidemment pas du tout aux autorités européennes qui préfèrent continuer « des injections monétaires de façades » pour faire croire que tout va mieux, plutôt que de voir l’extrême gauche ruer dans les brancards.

En Grèce, la situation est catastrophique. En 2013 déjà, il était question de pénurie dans ce billet invité du blog de Paul Jorion. Chômage de plus de 25 % et de 60 % chez les moins de 25 ans, pénurie de médicaments… Le quotidien est un véritable parcours du combattant dans ce pays qui n’est pas Athènes mais qui compte des centaines d’îles. L’approvisionnement en biens de consommation courante y est de plus en plus difficile : il faut parfois compter 3 jours qu’un bateau passe dans certaines îles moins desservies (austérité oblige) pour se faire soigner un mal de dents, attendre des mois pour recevoir une pièce de voiture, et quand les distributeurs de billets sont à sec dans certaines îles, comment fait-on pour payer l’épicier du coin qui n’est pas équipé pour accepter les cartes bancaires ?
Au rythme où vont les choses, les salaires des Grecs peuvent commencer à rivaliser avec les salaires des Chinois… C’est une génération entière qui est bradée, sacrifiée.

A qui profite l’austérité ?
Si l’on part du principe que la dette est une invention de la finance privée, alors tout est dit. On pensera ce que l’on veut d’Emmanuel Todd, mais le constat qu’il dresse dans cette interview montre bien que le problème dépasse celui de la politique au niveau national. Si « le prêt aux Etats est une sécurisation de l’argent des riches », rien d’étonnant alors à ce que l’outil austérité ne serve qu’à « maintenir l’Etat en situation de servir les intérêts »…

Forts de cette certitude, on peut rassembler un faisceau d’indices inquiétants pour l’avenir de l’Europe. Qui se soucie des implications réelles du Traité Transatlantique ? Saviez-vous qu’il portait atteinte à la sécurité sanitaire et alimentaire ? Le Monde diplomatique parle carrément de typhon qui menace les Européens. Il faut croire que l’intérêt de ce traité n’est pour le moment…

Ajouter à cela l’accord conclu sur la directive de « renflouement interne des banques » (Directive Européenne Bail in bancaire) qui n’est ni plus ni moins qu’une directive permettant de spoliation l’épargne au-dessus de 100 000€ en cas de faillite bancaire (comme à Chypre)…
Il devient évident à la lecture de ces éléments, s’il fallait encore vous en convaincre, qu’il est plus que jamais vital de sécuriser son épargne, avant de sombrer lentement et douloureusement dans une « grécification » de la France, comme le définit Charles Sannat dans cet édito du Contrarien. Car le problème de la compétitivité qui nous touche directement et empêche la France de rimer avec croissance est loin d’être résolu, tant que nous n’accepterons pas de toucher 400€ par mois…

Célébrons ensemble le retour de la Grèce sur les saints marchés !… Le Contrarien Matin du 10 avril 2014

Jeudi, avril 10th, 2014

Le Contrarien Matin du 10 avril 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je dois vous le dire, vous devez connaître la bonne nouvelle, l’esprit de Pâques souffle sur la Grèce et les très saints marchés, bénis soient leurs noms. Les dieux investisseurs vont donc se ruer tous en cœur sur le meilleur placement de tous les siècles des siècles et acheter massivement de la dette grecque qui n’est rien d’autre qu’un pays totalement en faillite.

La Grèce revient sur le marché obligataire

C’est une dépêche Reuters qui nous confirme aujourd’hui les rumeurs savamment distillées ces dernières semaines concernant le retour très prochain de la Grèce sur le marché obligataire avec une émission de papier à cinq ans visant à lever 2,5 milliards d’euros, comme l’a annoncé mercredi le ministère des Finances.

C’est extraordinaire mes chers amis. Lorsque vous faites des efforts considérables en divisant par deux ou trois votre niveau de vie moyen, que vous souffrez le martyre pendant 7 ans, eh bien figurez-vous qu’au bout du compte, vous accédez collectivement au nirvana suprême à savoir la possibilité de vous endetter à nouveau sur les marchés !

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Rencontre annuelle : perspectives 2014 avec Charles Sannat

Vendredi, février 7th, 2014

On continue de revivre les temps forts de la Rencontre Annuelle d’AuCoffre.com avec ses membres. Cette semaine, le dossier est entièrement consacré à l’intervention de Charles Sannat, sur les risques et les perspectives économiques que nous réserve l’année 2014. Pour rappel, la Rencontre avait eu lieu le 29 novembre dernier, et certains événements prédits par le Grand Mamamouchi Charles Sannat ont déjà pu se vérifier !

Pour commencer, Charles Sannat dresse un bref état des lieux de la situation : les économistes jouent aux apprentis sorciers, font « de la cuisine », en combattant les pressions déflationnistes, ils génèrent des forces opposées qui créent des déséquilibres majeurs.

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Pour illustrer ce grand n’importe quoi, il reprend l’exemple de la banque centrale italienne dont la valorisation est passée fin 2013 comme par magie de 150 000€ à 7 milliards d’euros… Dans l’ordre de sa présentation, il fait un retour sur les prévisions qu’il avait faites en 2013.

A part pour l’immobilier qui s’est extrêmement bien maintenu en 2013 (mais il ne faut quand même pas perdre de vue que la petite baisse peu significative de l’immobilier en 2013 peut continuer de se poursuivre et décrocher), les autres prévisions étaient plutôt juste, nous nous dirigeons vers une lente  « grécification » de la France.

Quid de 2014 ?
2014 découlera en toute logique de ce qui s’est passé en 2013, dans la continuité, sans rupture particulière. Ce sera comme en 2013 mais en pire nous dit Charles Sannat, à savoir :
- maintien de la politique d’austérité
- baisse continue des rentrées fiscales
- chômage encore en hausse (avec l’objectif pour Pôle Emploi de radier un maximum de demandeurs d’emploi), déficit et dette en hausse également
- enfoncement dans la récession
- refonte de l’état providence, on peut même dire que sa mort est en marche : 57% de la dépense de la France est de la dépense publique dans son PIB.
- durcissement des tensions sociales. Elles se sont surtout durcies en fin d’année 2013, elles sont bien réelles et problématiques, à tel point qu’elles ont bloqué le gouvernement dans la gestion de sa politique. Elles vont continuer de monter en 2014.
- et chute continue mais pas brutale de l’immobilier.

En France, ça ne va pas aller en s’améliorant
Pour aller plus loin (sinon ça serait un peu facile), en 2014, le Gouvernement sera dans l’impossibilité d’augmenter à la fois la fiscalité et de baisser les dépenses.

A ce sujet, la dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s est justifiée d’après Charles Sannat, c’est la sanction de l’incapacité de la France à lever les impôts (cf. révolte des bonnets rouges qui marquait le non consentement à l’impôt).

Cette dégradation va bien sûr fragiliser la France sur les marchés. La France va continuer de se fracturer, avec une France qui gagne de l’argent et qui en a marre de payer et une France qui ne gagne pas d’argent et qui vit de la dépense publique, bref, avec deux France(s) qui se parlent de moins en moins, l’intérêt de l’une n’est plus l’intérêt de l’autre.

Après son focus sur la France, Charles Sannat élargit son analyse à l’Europe, entre récession et déflation, et aux autres poids lourds de l’économie : le Japon, les Etats-Unis, la Chine… Puis il nous prévient sur les risques financiers et la stratégie patrimoniale qui doit en découler.

- Le risque de configuration de la zone euro plane toujours sur l’Europe avec des économies hétérogènes et toujours les mêmes contraintes de compétitivité. Alors doit-on se sauver tout seul ou mourir ensemble ? C’est toujours le même débat. L’Europe doit-elle niveler ses salaires à ceux de la Chine pour redevenir compétitive ? C’est-à-dire avec 200€ de salaire par mois ? Aucun pays ne l’acceptera.

- Le Japon, toujours confronté à un problème démographique, est en faillite, avec 250% de dettes sur son PIB. Irradié, en surimpression monétaire, avec une croissance anémique… c’est l’échec de la politique abenomix (du 1er ministre Shinzu Abe).Mais ! Le Japon reste une économie importante qui peut peser sur la situation mondiale, c’est le 2e détenteur de bons du trésor américains après la Chine.

- Les Etats-Unis, entre crise budgétaire et récession larvée, sont toujours au bord du gouffre de l’endettement.
La forte réduction du déficit US est due grâce à la FED et ses 85 milliards de dollars d’injection chaque mois. Or cet argent ne va pas dans l’économie, elle ne fait que circuler de banque à banque, il ne peut pas résoudre les problèmes économiques et sociaux qui en découlent. En outre, les chiffres sont inquiétants et prouvent l’inefficacité des différents Quantitative Easing (émissions massives « d’argent gratuit »). Le problème est que l’on ne peut pas arrêter les QE.
La confrontation avec la Chine pour le leadership mondial est de plus en plus forte : les Chinois veulent « désaméricaniser » l’économie. Les américains ne vont pas vouloir perdre leur leadership comme ça.

D’ailleurs pour Charles Sannat, c’est la politique et la géopolitique qui président à l’économie. « Surveillez de près la géopolitique ! » conseille-t-il.

Les risques financiers en sous-jacents
- Le risque bancaire n’a pas disparu. La faillite des Etats provoque la faillite des banques dont les fonds propres sont investis en dettes d’Etat, d’après les accords de Bâle.
- La chute de l’immobilier devrait s’amplifier en 2014 et toucher les grandes villes françaises.
- Un krach sur les actions devrait se produire. Le marché est haussier, les bourses ne poursuivent leur hausse que grâce aux injections de liquidités des banques centrales et l’argent gratuit.
La bulle est une certitude, les bulles durent toujours plus longtemps que ce que l’on pense. On connaît l’issue : elle finira par exploser. Un moment donné, il y aura une inversion, un mouvement baissier, qui se traduira par un choc, l’arrêt des achats (soit par une panique liée au prochain shutdown, ou avec les décisions prises en Europe). Pas d’effondrement majeur des actions en vue, mais un gros retour de volatilité (1er semestre 2014).
- Insécurité fiscale totale, comme en 2013 mais en pire.

Conseils de l’expert pour 2014
- Pensez à la survie de votre patrimoine : quittez tous les actifs financiers et investissez dans des actifs tangibles : métaux précieux (or, argent) – par des achats moyennés et lissés – et diamants, complémentaires, terres agricoles et forêts… La solution ultime : la maison de campagne avec potager, poulailler et panneaux solaires !
- Migrer une partie du cash vers des banques plus sûres (et familiales) comme Wormser et Delubac et le maximum vers les actifs tangibles.
- Préparez- vous à un risque majeur d’explosion du système économique. Probabilité supérieure à 50% dans le monde et 80% en France.
- Diversifiez la localisation de votre patrimoine. Le nouveau paradis fiscal, ce n’est pas la Suisse, c’est le Portugal. Migrer vers le Portugal pour être exempté d’impôts sur le revenu. De même il est possible d’acquérir un bien immo à Madrid ou Barcelone pour moins de 50 000€.
Il existe des possibilités de diversification, comme il est possible de détenir de l’or en Belgique, en Suisse, hors France et hors Europe.

Dans le prochain dossier consacré à la Rencontre annuelle, nous évoquerons l’intervention de Jean-François Faure, Président fondateur d’AuCOFFRE.com, sur les possibilités de sauvegarde et de diversification du patrimoine.

Où est passé le pognon ? Votre pognon… Le Contrarien Matin du 14 janvier 2014

Mardi, janvier 14th, 2014

Le Contrarien Matin du 14 janvier 2014

 

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Hier, j’évoquais rapidement dans l’édition du Contrarien Matin les derniers propos tenus par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble concernant la Grèce et le fait que l’Allemagne était prête à de nouveau aider Athènes sous réserve, bien sûr, que le gouvernement grec poursuive sa politique d’austérité hallucinante compte tenu des ravages sociaux et sociétaux que cette dernière provoque.

C’est un article de La Tribune qui revient sur les derniers propos du ministre allemand de l’Économie. Pour lui, « si la Grèce a rempli toutes ses obligations d’ici fin 2015, et engrange un excédent budgétaire primaire et si un besoin de financement est encore nécessaire, alors nous sommes prêts à faire quelque chose ».

Vous remarquerez que l’exigence posée est un excédent pour le budget primaire.

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Les documents secrets du FMI sur la Grèce !… Le Contrarien Matin du 22 octobre 2013

Mardi, octobre 22nd, 2013

Le Contrarien Matin du 22 octobre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Il y a quelques jours, alors que nous étions tous occupés et préoccupés par le shutdown américain et les risques de défauts de paiements liés au conflit opposant républicains et démocrates sur le relèvement du plafond de la dette, des documents confidentiels du FMI, le Fonds Monétaire international, fuitaient dans la presse américaine.

C’est le Wall Street Journal qui a sorti ce dossier concernant les différentes réunions et tractations qui ont eu lieu en 2010 autour du sujet des plans d’aides nécessaires à l’économie grecque.

Les notes et les procès-verbaux du conseil d’administration du FMI sont accablants sur la façon dont il a été décidé d’aider la Grèce.

Tout ce que nous disons depuis le début de la crise grecque, à savoir que les plans d’aides à la Grèce n’aident pas la Grèce, ni l’économie grecque et encore moins la population grecque mais sont des plans de sauvetages des banques, en particulier des banques européennes.

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Après le calme, la tempête ? … Le Contrarien Matin du 30 septembre 2013

Lundi, septembre 30th, 2013

Le Contrarien Matin du 30 septembre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Je dois vous avouer qu’en parcourant les informations, les dépêches et les rumeurs ce week-end, j’en suis resté assez pantois. Cela m’arrive rarement. D’où l’idée justement de vous en parler.
En gros, tout va bien, l’eau coule au robinet, la lumière s’allume et votre supermarché du coin est bien approvisionné. Si vous avez encore un boulot, votre carte bleue marche, et comme l’État n’a pas encore fait faillite si vous êtes retraité… vous avez reçu votre dernière pension. Allumez la télé et les âneries d’usage sont bien diffusées. Tout semble donc normal. Tout ?

Eh bien non ! Alors accrochez-vous, je vous emmène faire une petite promenade à travers le maquis des informations toutes plus réjouissantes les unes que les autres.

Rumeurs confirmées de coup de l’État en Grèce

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "