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Archive for the ‘Grèce’ Category

Austérité et croissance en Europe : l’impossible défi

Vendredi, avril 11th, 2014
France austérité©-kotoyamagami-Fotolia

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Face aux taux d’endettement de la France qui devrait atteindre 95,1% du PIB fin 2014 (1950 milliards d’euros, soit 30 000€ par Français), la politique d’austérité prônée par tous les bords politiques (par l’Europe, les agences de notation et par la Finance) peut paraître légitime. Solution indispensable ou pansement sur une jambe de bois ? Comment mener de front rigueur et croissance ? Nous verrons à travers plusieurs exemples que la situation n’est pas prête de s’arranger, avec ou sans politique d’austérité. Et que face à ce qui dépasse les décisions de la France, il est peut-être temps, plus que jamais, de sécuriser son épargne.

L’Irlande : un faux exemple de sortie de crise
Selon cet article d’Euronews (seulement visible en cache mais dont le reportage vidéo est encore en ligne), « l’Irlande a été le premier pays sous perfusion à s’affranchir de son plan de sauvetage ». Avec une croissance proche de 2% et un déficit en baisse, elle est « le symbole de l’austérité payante ». Mais à quel prix ? Le tribut payé est lourd : « Depuis 2008, un quart de l‘économie domestique est partie en fumée, un emploi sur sept a disparu et l’austérité n’a épargné aucun secteur », précise l’article.
Et le pays a assisté en cinq ans à un véritable exode des jeunes irlandais : 180.000 jeunes entre 15 et 24 ans ont quitté le pays. Forcément, les chiffres du chômage ont baissé, passant de 30% à 26%…

En outre, la « reprise » économique, l’affranchissement du plan de sauvetage du pays tient aussi à d’autres avantages qui n’ont rien à voir avec le plan d’austérité : un pays anglophone, une fiscalité avantageuse (des sociétés internationales comme Google, Microsoft, Fujistu se sont implantées en Irlande pour ne payer que 12,5% d’impôts, contre 33% en France)… Selon le ministre irlandais des Affaires européennes Paschal Donohoe, les exportations (qui vont de l’agriculture aux services financiers, en passant par les assurances, les activités bancaires, la haute technologie) y sont pour beaucoup. D’autres pays, comme la Grèce, ne peuvent pas se prévaloir de tels avantages et ne peuvent pas miser sur l’exportation pour redresser sa croissance, malgré des salaires de plus en plus misérables.

La Grèce : le sauvetage pour sauver la face
Le sauvetage de la Grèce ressemble quant à lui à un naufrage. En Grèce, ce n’est pas tant la montée de l’extrême droite qui inquiète que celle de l’extrême gauche. Le parti Syriza, particulièrement critique vis-à-vis des politiques européennes, est en passe de devenir le premier parti politique de la Grèce. Cité dans cet article de geopolis.francetvinfo.fr, Alexis Tsipras, le leader du parti Syriza, déclare «aujourd’hui, un nouveau «mur de l’argent» est bâti en Europe par le néolibéralisme et son gros bras – la soi-disante «Banque Centrale Européenne» qui est seulement la réplique parfaite de la Bundesbank. Un «mur de l’argent» qui ne stabilise pas mais, au contraire, menace la zone euro». Ce genre de déclaration ne plait évidemment pas du tout aux autorités européennes qui préfèrent continuer « des injections monétaires de façades » pour faire croire que tout va mieux, plutôt que de voir l’extrême gauche ruer dans les brancards.

En Grèce, la situation est catastrophique. En 2013 déjà, il était question de pénurie dans ce billet invité du blog de Paul Jorion. Chômage de plus de 25 % et de 60 % chez les moins de 25 ans, pénurie de médicaments… Le quotidien est un véritable parcours du combattant dans ce pays qui n’est pas Athènes mais qui compte des centaines d’îles. L’approvisionnement en biens de consommation courante y est de plus en plus difficile : il faut parfois compter 3 jours qu’un bateau passe dans certaines îles moins desservies (austérité oblige) pour se faire soigner un mal de dents, attendre des mois pour recevoir une pièce de voiture, et quand les distributeurs de billets sont à sec dans certaines îles, comment fait-on pour payer l’épicier du coin qui n’est pas équipé pour accepter les cartes bancaires ?
Au rythme où vont les choses, les salaires des Grecs peuvent commencer à rivaliser avec les salaires des Chinois… C’est une génération entière qui est bradée, sacrifiée.

A qui profite l’austérité ?
Si l’on part du principe que la dette est une invention de la finance privée, alors tout est dit. On pensera ce que l’on veut d’Emmanuel Todd, mais le constat qu’il dresse dans cette interview montre bien que le problème dépasse celui de la politique au niveau national. Si « le prêt aux Etats est une sécurisation de l’argent des riches », rien d’étonnant alors à ce que l’outil austérité ne serve qu’à « maintenir l’Etat en situation de servir les intérêts »…

Forts de cette certitude, on peut rassembler un faisceau d’indices inquiétants pour l’avenir de l’Europe. Qui se soucie des implications réelles du Traité Transatlantique ? Saviez-vous qu’il portait atteinte à la sécurité sanitaire et alimentaire ? Le Monde diplomatique parle carrément de typhon qui menace les Européens. Il faut croire que l’intérêt de ce traité n’est pour le moment…

Ajouter à cela l’accord conclu sur la directive de « renflouement interne des banques » (Directive Européenne Bail in bancaire) qui n’est ni plus ni moins qu’une directive permettant de spoliation l’épargne au-dessus de 100 000€ en cas de faillite bancaire (comme à Chypre)…
Il devient évident à la lecture de ces éléments, s’il fallait encore vous en convaincre, qu’il est plus que jamais vital de sécuriser son épargne, avant de sombrer lentement et douloureusement dans une « grécification » de la France, comme le définit Charles Sannat dans cet édito du Contrarien. Car le problème de la compétitivité qui nous touche directement et empêche la France de rimer avec croissance est loin d’être résolu, tant que nous n’accepterons pas de toucher 400€ par mois…

Célébrons ensemble le retour de la Grèce sur les saints marchés !… Le Contrarien Matin du 10 avril 2014

Jeudi, avril 10th, 2014

Le Contrarien Matin du 10 avril 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je dois vous le dire, vous devez connaître la bonne nouvelle, l’esprit de Pâques souffle sur la Grèce et les très saints marchés, bénis soient leurs noms. Les dieux investisseurs vont donc se ruer tous en cœur sur le meilleur placement de tous les siècles des siècles et acheter massivement de la dette grecque qui n’est rien d’autre qu’un pays totalement en faillite.

La Grèce revient sur le marché obligataire

C’est une dépêche Reuters qui nous confirme aujourd’hui les rumeurs savamment distillées ces dernières semaines concernant le retour très prochain de la Grèce sur le marché obligataire avec une émission de papier à cinq ans visant à lever 2,5 milliards d’euros, comme l’a annoncé mercredi le ministère des Finances.

C’est extraordinaire mes chers amis. Lorsque vous faites des efforts considérables en divisant par deux ou trois votre niveau de vie moyen, que vous souffrez le martyre pendant 7 ans, eh bien figurez-vous qu’au bout du compte, vous accédez collectivement au nirvana suprême à savoir la possibilité de vous endetter à nouveau sur les marchés !

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Rencontre annuelle : perspectives 2014 avec Charles Sannat

Vendredi, février 7th, 2014

On continue de revivre les temps forts de la Rencontre Annuelle d’AuCoffre.com avec ses membres. Cette semaine, le dossier est entièrement consacré à l’intervention de Charles Sannat, sur les risques et les perspectives économiques que nous réserve l’année 2014. Pour rappel, la Rencontre avait eu lieu le 29 novembre dernier, et certains événements prédits par le Grand Mamamouchi Charles Sannat ont déjà pu se vérifier !

Pour commencer, Charles Sannat dresse un bref état des lieux de la situation : les économistes jouent aux apprentis sorciers, font « de la cuisine », en combattant les pressions déflationnistes, ils génèrent des forces opposées qui créent des déséquilibres majeurs.

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Pour illustrer ce grand n’importe quoi, il reprend l’exemple de la banque centrale italienne dont la valorisation est passée fin 2013 comme par magie de 150 000€ à 7 milliards d’euros… Dans l’ordre de sa présentation, il fait un retour sur les prévisions qu’il avait faites en 2013.

A part pour l’immobilier qui s’est extrêmement bien maintenu en 2013 (mais il ne faut quand même pas perdre de vue que la petite baisse peu significative de l’immobilier en 2013 peut continuer de se poursuivre et décrocher), les autres prévisions étaient plutôt juste, nous nous dirigeons vers une lente  « grécification » de la France.

Quid de 2014 ?
2014 découlera en toute logique de ce qui s’est passé en 2013, dans la continuité, sans rupture particulière. Ce sera comme en 2013 mais en pire nous dit Charles Sannat, à savoir :
- maintien de la politique d’austérité
- baisse continue des rentrées fiscales
- chômage encore en hausse (avec l’objectif pour Pôle Emploi de radier un maximum de demandeurs d’emploi), déficit et dette en hausse également
- enfoncement dans la récession
- refonte de l’état providence, on peut même dire que sa mort est en marche : 57% de la dépense de la France est de la dépense publique dans son PIB.
- durcissement des tensions sociales. Elles se sont surtout durcies en fin d’année 2013, elles sont bien réelles et problématiques, à tel point qu’elles ont bloqué le gouvernement dans la gestion de sa politique. Elles vont continuer de monter en 2014.
- et chute continue mais pas brutale de l’immobilier.

En France, ça ne va pas aller en s’améliorant
Pour aller plus loin (sinon ça serait un peu facile), en 2014, le Gouvernement sera dans l’impossibilité d’augmenter à la fois la fiscalité et de baisser les dépenses.

A ce sujet, la dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s est justifiée d’après Charles Sannat, c’est la sanction de l’incapacité de la France à lever les impôts (cf. révolte des bonnets rouges qui marquait le non consentement à l’impôt).

Cette dégradation va bien sûr fragiliser la France sur les marchés. La France va continuer de se fracturer, avec une France qui gagne de l’argent et qui en a marre de payer et une France qui ne gagne pas d’argent et qui vit de la dépense publique, bref, avec deux France(s) qui se parlent de moins en moins, l’intérêt de l’une n’est plus l’intérêt de l’autre.

Après son focus sur la France, Charles Sannat élargit son analyse à l’Europe, entre récession et déflation, et aux autres poids lourds de l’économie : le Japon, les Etats-Unis, la Chine… Puis il nous prévient sur les risques financiers et la stratégie patrimoniale qui doit en découler.

- Le risque de configuration de la zone euro plane toujours sur l’Europe avec des économies hétérogènes et toujours les mêmes contraintes de compétitivité. Alors doit-on se sauver tout seul ou mourir ensemble ? C’est toujours le même débat. L’Europe doit-elle niveler ses salaires à ceux de la Chine pour redevenir compétitive ? C’est-à-dire avec 200€ de salaire par mois ? Aucun pays ne l’acceptera.

- Le Japon, toujours confronté à un problème démographique, est en faillite, avec 250% de dettes sur son PIB. Irradié, en surimpression monétaire, avec une croissance anémique… c’est l’échec de la politique abenomix (du 1er ministre Shinzu Abe).Mais ! Le Japon reste une économie importante qui peut peser sur la situation mondiale, c’est le 2e détenteur de bons du trésor américains après la Chine.

- Les Etats-Unis, entre crise budgétaire et récession larvée, sont toujours au bord du gouffre de l’endettement.
La forte réduction du déficit US est due grâce à la FED et ses 85 milliards de dollars d’injection chaque mois. Or cet argent ne va pas dans l’économie, elle ne fait que circuler de banque à banque, il ne peut pas résoudre les problèmes économiques et sociaux qui en découlent. En outre, les chiffres sont inquiétants et prouvent l’inefficacité des différents Quantitative Easing (émissions massives « d’argent gratuit »). Le problème est que l’on ne peut pas arrêter les QE.
La confrontation avec la Chine pour le leadership mondial est de plus en plus forte : les Chinois veulent « désaméricaniser » l’économie. Les américains ne vont pas vouloir perdre leur leadership comme ça.

D’ailleurs pour Charles Sannat, c’est la politique et la géopolitique qui président à l’économie. « Surveillez de près la géopolitique ! » conseille-t-il.

Les risques financiers en sous-jacents
- Le risque bancaire n’a pas disparu. La faillite des Etats provoque la faillite des banques dont les fonds propres sont investis en dettes d’Etat, d’après les accords de Bâle.
- La chute de l’immobilier devrait s’amplifier en 2014 et toucher les grandes villes françaises.
- Un krach sur les actions devrait se produire. Le marché est haussier, les bourses ne poursuivent leur hausse que grâce aux injections de liquidités des banques centrales et l’argent gratuit.
La bulle est une certitude, les bulles durent toujours plus longtemps que ce que l’on pense. On connaît l’issue : elle finira par exploser. Un moment donné, il y aura une inversion, un mouvement baissier, qui se traduira par un choc, l’arrêt des achats (soit par une panique liée au prochain shutdown, ou avec les décisions prises en Europe). Pas d’effondrement majeur des actions en vue, mais un gros retour de volatilité (1er semestre 2014).
- Insécurité fiscale totale, comme en 2013 mais en pire.

Conseils de l’expert pour 2014
- Pensez à la survie de votre patrimoine : quittez tous les actifs financiers et investissez dans des actifs tangibles : métaux précieux (or, argent) – par des achats moyennés et lissés – et diamants, complémentaires, terres agricoles et forêts… La solution ultime : la maison de campagne avec potager, poulailler et panneaux solaires !
- Migrer une partie du cash vers des banques plus sûres (et familiales) comme Wormser et Delubac et le maximum vers les actifs tangibles.
- Préparez- vous à un risque majeur d’explosion du système économique. Probabilité supérieure à 50% dans le monde et 80% en France.
- Diversifiez la localisation de votre patrimoine. Le nouveau paradis fiscal, ce n’est pas la Suisse, c’est le Portugal. Migrer vers le Portugal pour être exempté d’impôts sur le revenu. De même il est possible d’acquérir un bien immo à Madrid ou Barcelone pour moins de 50 000€.
Il existe des possibilités de diversification, comme il est possible de détenir de l’or en Belgique, en Suisse, hors France et hors Europe.

Dans le prochain dossier consacré à la Rencontre annuelle, nous évoquerons l’intervention de Jean-François Faure, Président fondateur d’AuCOFFRE.com, sur les possibilités de sauvegarde et de diversification du patrimoine.

Où est passé le pognon ? Votre pognon… Le Contrarien Matin du 14 janvier 2014

Mardi, janvier 14th, 2014

Le Contrarien Matin du 14 janvier 2014

 

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Hier, j’évoquais rapidement dans l’édition du Contrarien Matin les derniers propos tenus par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble concernant la Grèce et le fait que l’Allemagne était prête à de nouveau aider Athènes sous réserve, bien sûr, que le gouvernement grec poursuive sa politique d’austérité hallucinante compte tenu des ravages sociaux et sociétaux que cette dernière provoque.

C’est un article de La Tribune qui revient sur les derniers propos du ministre allemand de l’Économie. Pour lui, « si la Grèce a rempli toutes ses obligations d’ici fin 2015, et engrange un excédent budgétaire primaire et si un besoin de financement est encore nécessaire, alors nous sommes prêts à faire quelque chose ».

Vous remarquerez que l’exigence posée est un excédent pour le budget primaire.

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Les documents secrets du FMI sur la Grèce !… Le Contrarien Matin du 22 octobre 2013

Mardi, octobre 22nd, 2013

Le Contrarien Matin du 22 octobre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Il y a quelques jours, alors que nous étions tous occupés et préoccupés par le shutdown américain et les risques de défauts de paiements liés au conflit opposant républicains et démocrates sur le relèvement du plafond de la dette, des documents confidentiels du FMI, le Fonds Monétaire international, fuitaient dans la presse américaine.

C’est le Wall Street Journal qui a sorti ce dossier concernant les différentes réunions et tractations qui ont eu lieu en 2010 autour du sujet des plans d’aides nécessaires à l’économie grecque.

Les notes et les procès-verbaux du conseil d’administration du FMI sont accablants sur la façon dont il a été décidé d’aider la Grèce.

Tout ce que nous disons depuis le début de la crise grecque, à savoir que les plans d’aides à la Grèce n’aident pas la Grèce, ni l’économie grecque et encore moins la population grecque mais sont des plans de sauvetages des banques, en particulier des banques européennes.

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Après le calme, la tempête ? … Le Contrarien Matin du 30 septembre 2013

Lundi, septembre 30th, 2013

Le Contrarien Matin du 30 septembre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Je dois vous avouer qu’en parcourant les informations, les dépêches et les rumeurs ce week-end, j’en suis resté assez pantois. Cela m’arrive rarement. D’où l’idée justement de vous en parler.
En gros, tout va bien, l’eau coule au robinet, la lumière s’allume et votre supermarché du coin est bien approvisionné. Si vous avez encore un boulot, votre carte bleue marche, et comme l’État n’a pas encore fait faillite si vous êtes retraité… vous avez reçu votre dernière pension. Allumez la télé et les âneries d’usage sont bien diffusées. Tout semble donc normal. Tout ?

Eh bien non ! Alors accrochez-vous, je vous emmène faire une petite promenade à travers le maquis des informations toutes plus réjouissantes les unes que les autres.

Rumeurs confirmées de coup de l’État en Grèce

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Jusqu’ici tout va bien… Le Contrarien Matin du 1er juillet 2013

Lundi, juillet 1st, 2013

Le Contrarien Matin du 1er juillet 2013

 

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Parlons un tout petit d’or… Juste un petit rappel pour bien commencer votre semaine. Souvenez-vous, c’était dans l’édito du 16 avril 2013 du Contrarien Matin. J’écrivais la chose suivante :

Pour le moment, ce n’est qu’une correction violente dans un violent mouvement haussier

« Encore une fois les plus anciens se souviendront, en ce qui me concerne j’étais trop jeune, mais après tout c’est à cela que servent les livres (un truc en papier que l’on utilisait dans l’ancien temps avant l’apparition du Web 2.0 et de tous les appareils commençant par i-quelque chose).

Nous vivons donc en direct une situation qui ressemble à s’y méprendre à celle du milieu des années 70.

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L’or dort… le réveil se profile ! Le Contrarien Matin du 13 juin 2013

Jeudi, juin 13th, 2013

Le Contrarien Matin du 13 juin 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Comme je vous le disais hier, avant que les Grecs ne décident de cesser toutes leurs émissions radiophoniques et télévisuelles, je voulais vous parler d’or.

Mais avant de parler d’or, je ne peux pas m’empêcher de revenir sur cette histoire de télé grecque en panne. J’ai beaucoup aimé le traitement médiatique accordé à cette histoire. Il faut dire que nos médias, d’un coup, se sentent bigrement plus concernés par la crise grecque.

Une belle couverture médiatique de l’arrêt des télés grecques

Disons-le : que les enfants meurent de faim en Grèce ne fait pas vraiment la une des JT du soir, sans parler de l’augmentation de 80 % du nombre de séropositifs, de l’effondrement de l’espérance de vie ou des soins devenus tout bonnement impossibles pour le pékin grec moyen.

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SCOOP : France Télévision va être dissoute et disparaître… ! Le Contrarien Matin du 12 juin 2013

Mercredi, juin 12th, 2013

Le Contrarien Matin du 12 juin 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Je voulais vous parler d’or aujourd’hui car il se passe plein de choses, enfin plein de choses, c’est une façon de parler, disons qu’il y a plein de nouvelles interdictions et de nouvelles lois qui nous déboulent dessus. Je vous en parlerais demain. Car je viens d’être informé en off, par une source sûre et au-delà de tout soupçon, sans oublier qu’elle évolue dans ce que l’on appelle les milieux autorisés, que France Télévision, c’est-à dire tous les France 1,2 3 4 5 etc. qui coûtent un pognon fou aux contribuables, allaient tout simplement être dissous.

France Télévision, c’est fini !

Le projet, confidentiel pour le moment, qui m’a été remis par cette source gouvernementale est très clair. Dissoudre France Télévision. L’ensemble du Groupe serait mis en faillite.

Une nouvelle structure serait créée afin d’assurer la continuité des programmes mais seul 15 % des effectifs seraient repris.

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Ambiance délétère ! … Le Contrarien Matin du 15 mai 2013

Mercredi, mai 15th, 2013

Le Contrarien Matin du 15 mai 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Je trouve que ces derniers temps l’ambiance dans notre pays devient un peu étouffante.

Je parle pas seulement des nuages de gaz lacrymogène lâchés par des forces de l’ordre totalement dépassées par des hordes de gentils garçons venant des quartiers chics de la Capitale et dévalisant les miséreux de banlieues, pillant les citées et saccageant ces quartiers de nécessiteux.

Je ne parle pas non plus de ce nouveau pouvoir qui, au bout d’un an seulement, semble aussi usé qu’à la fin d’un deuxième mandat.

Je ne parle pas non plus des amabilités échangées entre ministres sur fond de remaniements ministériels. Ainsi, Laurent Fabius, dont le fils semble gagner des millions d’euros aux jeux –  ce qui lui permet d’être bien plus riche que son père avec un appartement estimé à 7 millions d’euros –, explique que Bercy a besoin d’un chef ! Voilà qui doit faire grand plaisir à notre Moscovici national.

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Nos zamis allemands sont aussi grecophobes et portugophobes ! Le Contrarien Matin du 3 mai 2013

Vendredi, mai 3rd, 2013

Le Contrarien Matin du 3 mai 2013

 

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Si hier nos zamis germains étaient « francophobes », aujourd’hui ils sont « grécophobes ». Il faut dire qu’ils ont leurs raisons. Comme tout le monde le sait, puisque c’est ce que vous explique la police de la pensée, les Grecs après tout l’ont bien cherché puisqu’ils ne paient pas leurs impôts.
Comme vous le savez aussi, pour les Espagnols, c’est un peu pareil. Ils l’ont bien cherché aussi, puisqu’ils ont construit tout et n’importe quoi… Bien fait pour eux.
Les Portugais n’en parlons pas ; là on ne sait pas trop bien mais ils l’ont vraisemblablement également cherché.
Pour les Chypriotes, leur cas a été vite réglé puisqu’ils étaient une lessiveuse d’argent sale venant de Russie. Beurk, immondes chypriotes enfin ruinés sur l’Autel de la Morale Fiscale Internationale.

Les « Zallemands », qui sont les grands zamis de toute l’Europe « unie dans la diversité », tirent donc à boulets rouges sur les Grecs qui sont considérés comme plus riches qu’eux…

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Le compte n’y est pas… ! Le Contrarien Matin du 10 avril 2013

Mercredi, avril 10th, 2013

Le Contrarien Matin du 10 avril 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Voilà la mode est désormais au grand déballage patrimonial des membres de notre « gouverne-ment ». Cela est indigne et ne sert pas à grand-chose. D’ailleurs le patrimoine de mon voisin fût-il ministre de la république ne me regarde pas.

La moralisation n’a rien à voir avec l’exhibition. La vie privée doit-être préservée. Cela n’empêche nullement le pôle financier du Tribunal de Paris par exemple d’avoir en charge, lui, directement le contrôle du patrimoine des élus. Mais ne rêvons pas trop.

Le concours du plus fauché des Ministres !

Fillon se précipite au JT de France 2 pour nous expliquer qu’après 5 ans de poste de Premier Ministre payé 15 000 euros par mois (logé, nourri, blanchi et voiture de fonction) il n’a pas mis un sou de côté. En gérant comme ça ses finances personnelles il ne faut surtout pas lui laisser gérer la France. Alors il est fier Fillon car il est fauché.

 

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Taxer plus et dépenser moins !… Le Contrarien Matin du 5 mars 2013

Mardi, mars 5th, 2013

Le Contrarien Matin du 5 mars 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Vous le saviez sans doute déjà, mais il me semble que les caisses de l’état, notre état, sont vides, parce que les autres, même si ça peut devenir notre problème, cela n’est pas censé impacter nos impôts. J’ai pris soin d’utiliser le mot censé, car lorsque l’on voit ce que nous coûte le sauvetage de la Grèce, on peut se demander si on n’est pas un peu grecs sur les bords, en tout cas du carnet de chèque…

Bref, revenons à nos moutons, c’est-à-dire aux caisses vides de notre état. Le problème c’est qu’il va falloir trouver des moyens de les remplir, et comme dans cette affaire-là c’est une histoire de vases communicants ou plus précisément de poches communicantes, il va bien falloir venir piquer dans votre porte-monnaie.

 

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« La croissance 0 négative ! »… Le Contrarien Matin du 11 janvier 2013

Vendredi, janvier 11th, 2013

Le Contrarien Matin du 11 janvier 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Jeudi 10 janvier Mario Draghi, le grand mamamouchi de la Banque centrale européenne, a donné sa première conférence de presse de l’année. Il avait l’air assez content de lui le Mario. À l’entendre, tout est en train de se régler ou presque. Il n’y a plus de crise financière, ce qui n’est, soit dit en passant, pas tout à fait faux.

Remarquez, heureusement qu’il n’y a plus de crise financière, parce que vu ce que tout cela a coûté aux contribuables européens… Enfin, plus de crise financière, c’est vite dit, d’ailleurs il n’exclut pas quelques petites tensions de-ci, de-là…

Sur l’activité économique, il confirme que ce n’est pas terrible et que 2013 s’annonce difficile, merci Mario, on avait besoin de ton avis pour en être sûr, on s’en serait pas douté du tout.

Bon, il y a bien le chômage qui reste élevé, mais comme dit le grand Mario, la BCE n’y peut pas grand-chose. Rassurant.

Bref, du coup, le conseil des gouverneurs a conclu de façon unanime qu’il était parfaitement inutile de baisser à nouveau les taux de la BCE afin de stimuler un peu plus les économies du vieux continent.

Là aussi, Mario il a raison. Il n’a plus beaucoup de cartouches dans son revolver, alors autant économiser les balles. Eh oui, lorsque dans deux ou trois mois, la récession sera plus forte qu’attendue, ce qui est un risque non négligeable, alors la BCE pourra donner une petite bouffée d’oxygène en baissant les taux à ce moment-là. Les baisser maintenant n’aura aucun effet, ni économique, ni psychologique. Remarquez, plus tard ce sera sans doute pareil… mais c’est une autre histoire, et cela fait toujours quelques mois de gagnés.

Voilà, tout va bien, je vous laisse, je n’ai plus rien à vous dire, la crise est finie, la finance va bien, les banques sont solides, les contrats d’assurance vie sont les meilleurs placements, bla bla bla…

Ah si j’oubliais, j’ai quand même quelques petites informations toutes fraîches de derrière les fagots capables de vous saper un peu le moral, ce qui reste l’objectif primordial de ma prose quotidienne.

Alors commençons par un grand classique.

La Grèce, qui ne roule plus, n’amasse plus d’impôts

Comme il y a une nouvelle taxe sur les voitures en Grèce, et que la nouvelle mode là-bas c’est d’être fauché, les gens rendent tout simplement les plaques d’immatriculation de leur véhicule. En moins d’un mois, c’est plus de 70 000 plaques qui ont été rendues aux autorités.

Les Grecs n’ont plus d’argent. Ils ne peuvent plus rouler. Ils ne peuvent plus payer des impôts qui ne sont plus en relation avec leurs revenus.

D’ailleurs, toujours en Grèce, les pauvres (dans tous les sens du terme), ils viennent de battre un nouveau record pour leur taux de chômage… Enfin, comme le dit le grand Mario, « on n’y peut pas grand-chose ». Fermez le banc.

Le pays s’effondre sous nos yeux depuis cinq ans et dans une indifférence générale mâtinée du fameux : « Les Grecs l’on bien cherché. »

Les soins médicaux ne sont plus assurés. Seuls ceux qui ont encore de l’argent peuvent s’en sortir. C’est le crépuscule d’une nation et de la démocratie. Bientôt chez nous.

Continuons sur le nouveau venu dans la catastrophe.

Chypre : il manque 17 milliards pour un PIB de 17 milliards

Bon, je sais, déjà il faut regarder sur la carte pour savoir où ça se trouve ce caillou.

Chypre avance pour sa défense que ses difficultés sont liées à la restructuration de la dette grecque. Ce n’est pas totalement faux, mais ce n’est pas vraiment vrai non plus !! Les banques chypriotes, qui sont au cœur des pertes de l’île, ont fait quelques petites bêtises de gestion.

Mais ce n’est pas grave. Il est normal que le peuple chypriote paie pour les errements de quelques banques. Après tout, il n’y a pas d’autre alternative. Il faut sauver le soldat banquier et ses super bonus.

Comme Chypre c’est tout petit, les Chypriotes n’y suffiront pas. Donc nous, les Européens, nous allons devoir intervenir. Et c’est ainsi que la France finira par mettre au pot pour sauver Chypre et ses banquiers. Comme la France c’est nous… eh bien il va falloir que l’on prépare nos chéquiers.

Mais le gouvernement nous expliquera que les nouveaux impôts seront « JUSTES ». C’est l’essentiel, fermez le banc.

Chypre se dit victime de la restructuration de la dette grecque, Merkel juge problématique un sauvetage de Nicosie

Pour le porte-parole du gouvernement chypriote Stefanos Stefanou : « Nous n’avons jamais sollicité un traitement de faveur. » « Ce que nous demandons, c’est un geste de solidarité – le principe de base de l’Union européenne – envers un pays victime de la décision européenne de restructurer les banques grecques. »

Oui mais enfin, c’est un geste à 17 milliards d’euros… et ce sont des sous que nous n’avons pas. Remarquez, on n’est plus à 17 milliards d’euros près.

A priori les Allemands ne sont pas d’accord (comme d’habitude) et finiront par accepter (comme d’habitude) après que le peuple chypriote se soit fait laminer (comme d’habitude). Mais bon, ils sont comme les Grecs, comme les Espagnols et les Italiens, ils l’ont bien cherché quand même. Bien fait pour eux.

Poursuivons avec les maîtres du monde : les USA.

États-Unis : hausse des inscriptions au chômage

Les inscriptions au chômage ont augmenté aux États-Unis pour la quatrième semaine consécutive avec environ

371 000 demandes d’allocations chômage, ce qui représente une augmentation de 1 % par rapport à la semaine précédente.

Alors y a-t-il des signes de reprise aux États-Unis ? À mon sens oui et non. Oui il y en a. Le problème, encore une fois, c’est que ces signes de reprise économique génèrent aujourd’hui une croissance de 2 % pour un endettement nouveau de 8 % soit un déficit de croissance de 6 %, ou encore le fait qu’il faut 5 dollars de dette pour créer 1 seul petit dollar de croissance.

C’est pour cela que je considère qu’il s’agit d’une fausse croissance et que l’économie américaine, pour le moment, ne connaît pas de croissance saine, autonome ou pérenne.

La prévision médiane des analystes donnait au contraire son indicateur en baisse, à 364 000 nouveaux chômeurs.

Force est de constater que sur le front du chômage aux USA, l’amélioration n’est pas transcendante, loin de là. Or l’emploi est fondamentalement la matérialisation de la croissance.

Une croissance sans emplois serait absurde. Mais nous vivons dans un monde absurde, et on nous expliquera sans doute que cette fois-ci c’est différent.

Enfin, terminons par notre cher et doux pays de notre enfance.

La Banque de France confirme la baisse du PIB au 4e trimestre

Et voilà, j’aime ce genre d’information. Vous vous souvenez du concept de croissance 0 que l’on nous a vendu cet été. Rien de grave, on s’en sort plutôt bien, nous sommes en croissance 0. Fabuleux comme perspective.

Eh bien la croissance 0 vient de se transformer en croissance 0 négative. Et une croissance 0 négative, ce n’est pas très positif mais c’est beaucoup moins mauvais qu’une récession, même si c’est la même chose. Mais chuuuut ! C’est un secret. Le mot « récession » n’existe plus en Novlangue gouvernementale et pas que depuis que nous sommes rentrés en Hollandie.

Le moins 0,1 %, c’est la prévision de la Banque de France. Beaucoup plus optimiste que la prévision de l’INSEE qui voit une croissance 0 négative de – 0,2 %.

Enfin, de vous à moi, il a raison notre grand Mario, on n’y peut pas grand-chose, alors autant baisser les bras. (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

LCM du 11 janvier 2013

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« Offre-moi de bonnes nouvelles » … Le Contrarien Matin du 20 décembre 2012

Jeudi, décembre 20th, 2012

Le Contrarien Matin du 20 décembre 2012

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Je discutais avec ma femme ce matin et je lui demandais ce qu’elle voulait comme cadeau à Noël… Étant complètement sec en termes de créativité, je me suis résolu au bout de plusieurs semaines de stress et d’angoisse intense à lui poser la fameuse question pleine de pragmatisme mais qui, hélas, selon ma femme est aussi la question qui manque tant de romantisme. « Alors ma chérie, qu’est-ce qui te ferait plaisir comme cadeau à Noël ? »

Sa réponse fut : « Offre-moi de bonnes nouvelles »… Je l’ai regardé, l’air dubitatif et hagard. « Des bonnes nou-quoi ? » « Des bonnes nouvelles mon chéri, des trucs qui remontent le moral quoi, des fins de crises, des fins de fin du monde, ce genre de choses quoi. »

Ce qui est bien avec ma femme, c’est qu’elle n’est pas vénale. Et là, lui offrir des bonnes nouvelles, ça ne coûte rien ou presque, juste un peu de temps passé derrière mon écran magique.

Alors j’ai réussi à lui dégoter son cadeau de Noël : la Grèce est sortie d’affaire, même les agences de notation augmentent fortement la note du pays !!

Ce n’est pas merveilleux comme nouvelle pour Noël ? Oui mes contrariens, la crise, enfin, est finie et cette fois-ci c’est du sérieux, notation de Standard & Poor’s à l’appui !

Standard & Poor’s : la note de la Grèce retrouve la catégorie spéculative

Les taux d’emprunt de la dette grecque sont retombés à un plus bas de 21 mois mercredi depuis que l’agence de notation Standard & Poor’s a inversé la tendance pour la Grèce en relevant sa note de six crans à B – alors qu’elle se situait auparavant au niveau du défaut sélectif : à un cran du défaut de paiement.

Mon côté prof d’éco me fait dire qu’un élève qui obtient une bonne note alors qu’il a eu entre 0 et 2/20 à chaque contrôle depuis 5 ans a soit rencontré le Saint Esprit (ce qui, vous en conviendrez, est rare), soit a triché. Mais il ne faut pas le dire à ma femme, on a dit que je lui offrais une bonne nouvelle. Donc ne venez pas tout mettre par terre, ce n’est pas si simple à trouver ces derniers temps les bonnes nouvelles, alors hein… on ne va pas non plus chipoter.

Le plus rigolo, c’est l’explication donnée par l’agence de notation S&P pour expliquer cette super note de fin d’année.

« Standard & Poor’s met en avant la récente restructuration réussie de la dette grecque et le soutien financier réaffirmé de la zone euro à la Grèce par le déblocage d’une tranche de prêt de 34 milliards d’euros gelée depuis juin dernier. »

En fait, la Grèce a bien triché. Et là il faut que vous admiriez les raisonnements (soit dit en passant parfaitement logiques et rationnels de nos financiers).

La Grèce est un ménage surendetté et en faillite. Ok, tout le monde avait pigé et pour ceux qui n’ont pas compris, de toute façon il n’y a plus rien à faire. Mais une famille surendettée aidée par d’autres peut s’en sortir. Il suffit que papa et maman qui se sont portés caution paient pour les enfants prodigues.

Comme l’Europe fait un énorme chèque à la Grèce et qu’elle règle la note en lieu et place des Grecs, le risque de faillite s’éloigne, ce qui est tout à fait vrai.

Le problème c’est qu’après tout ça, c’est la solvabilité de l’Europe qui va connaître une légère détérioration globale… mais c’est un autre débat, on va se concentrer sur les bonnes nouvelles, c’est bientôt Noël et je prépare le cadeau pour ma femme.

Le moral des Allemands en hausse… enfin le climat des affaires

Ainsi une dépêche AFP nous apprend que « sur le Vieux Continent, l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne a progressé de 1 point à 102,4 en décembre, signant ainsi sa deuxième amélioration d’affilée depuis le plus bas de deux ans et demi touché en octobre. Le consensus établi par Bloomberg tablait sur une légère hausse à 102 points. Économiste au sein de l’institut Ifo, Klaus Wohlrabe indique que l’apaisement de la crise de la zone euro permet aux entreprises de reprendre confiance, ce qui contribue à renforcer les anticipations en matière d’export. Il table par ailleurs sur une contraction de 0,3 % du PIB de l’Allemagne sur les trois derniers mois de l’année avant un léger rebond au premier trimestre 2013 ».

Voilà une autre bonne nouvelle donc !! L’Allemagne sera en récession de 0,3 % du PIB au dernier trimestre mais c’est une excellente nouvelle car le moral remonte. C’est vrai que les fêtes de fin d’année, avec leur cortège de consommation, n’y sont vraisemblablement pour rien du tout… Mais vous l’avez compris c’est un autre débat, aujourd’hui nous ne parlerons que des choses positives vu que je prépare le cadeau de ma femme.

Ah… Je lui ai trouvé autre chose. Une superbe réforme bancaire. Enfin. Cela faisait cinq ans que l’on attendait que les banques soient mises au pas par les politiques, élus et représentants du peuple souverain.

Et figurez-vous que ça Y EST !! VICTOIRE. Le gouvernement socialiste, courageusement, a réussi là où tous les autres ont essayé sans jamais oser ni réussir… (Ma femme me signale qu’elle voulait des bonnes nouvelles, pas que je fayotte le gouvernement.)

Le gouvernement présente sa réforme bancaire et se défend de s’être renié

Notre AFP (l’Agence Française pour le Positivisme) nous apprend donc que le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a présenté mercredi en conseil des ministres la réforme bancaire et écarté les critiques qui présentent déjà ce texte comme insuffisant au regard des promesses faites en janvier par le candidat François Hollande.

« Le projet de loi impose aux banques de loger leurs activités spéculatives dans une filiale ad hoc qui devra se financer largement seule, pour protéger les dépôts des épargnants », a expliqué M. Moscovici lors d’une conférence de presse.

« Le texte prévoit d’interdire les activités les plus spéculatives, comme le trading haute fréquence (ordres boursiers passés en rafale par des machines) et la spéculation sur les marchés agricoles (à l’aide de produits financiers dits dérivés). »

« Toujours avec l’idée de protéger les dépôts des épargnants et les intérêts des contribuables, la réforme bancaire renforcera les pouvoirs de contrôle et d’intervention du gendarme des banques, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP).

En cas de défaillance d’un établissement, l’ACP, devenue l’ACPR (en y ajoutant le mot résolution), pourra notamment changer ses dirigeants, lui imposer de céder ses actifs, scinder ses activités voire mettre à contribution les actionnaires et certains créanciers. »

Voilà, ça c’est mon passage préféré. Je ne le dirai pas à ma femme, mais franchement, ça c’est de la réforme. L’ACP (qui n’a jamais servi à rien sinon nous n’aurions pas eu les problèmes que nous avons eus) devient l’ACPR… C’est très intéressant cette notion de résolution. Est-ce que cela ne permet pas d’anticiper qu’il va falloir résoudre certains menus problèmes bancaires se profilant à l’horizon ? Mais pour le moment, il ne faut que des bonnes nouvelles, donc concentrons-nous plutôt sur les menus des fêtes.

Et puis de vous à moi, lorsque l’on rajoute une lettre au sigle d’un machin qui ne sert à rien, le nouveau bidule ne sert pas plus, mais l’on peut faire des effets d’annonces et dire que l’on fait changer les choses… même si tout cela ne restera avec le temps que du vent, comme à chaque fois.

Enfin, j’ai trouvé une autre excellente nouvelle. Là, tous ensemble, nous pouvons pousser un grand HOURRA !! BRAVO !! Oui mes contrariens, la Bourse vient de battre un nouveau record, la voici plus haute que haute, elle s’envole, culmine tel un aigle dominant le ciel (ce n’est pas de moi c’est une chanson !!).

La Bourse de Paris clôture à un nouveau plus haut annuel

Oyez oyez braves épargnants (bientôt ruinés et fauchés), la Bourse de Paris a terminé à un plus haut annuel mercredi, portée (j’adore le terme portée) par le relèvement (complètement crétin car c’est l’arbre qui cache la forêt des dettes mondiales) de la note grecque par Standard and Poor’s et les espoirs d’avancées dans le débat sur le budget américain (les espoirs, il n’y a rien de fait, mais les espoirs ça porte !!).

Le CAC 40 a gagné 0,44 % à 3 664,59 !!

Chérie, je suis navré, je suis un nul. J’ai placé tous les sous du ménage en pièces d’or… et là, l’or baisse et la Bourse explose, monte, s’envole, bref elle est littéralement portée par un flot continu de nouvelles extraordinaires.

L’ultime bonne nouvelle, la baisse de l’or et quelle baisse !!

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, l’or vient de prendre un coup sur la tête sous la forme d’une belle petite correction. C’est NORMAL.

Pour gagner des sous en bourse lorsque l’on décide de faire tous ensemble un rallye de fin d’année afin de gonfler artificiellement les comptes de résultats de banques de toute façon en situation de faillite virtuelle, il faut libérer du cash. Donc on passe d’une classe d’actifs à l’autre.

Je vends mon or et prends mon bénéfice et puis j’achète les indices boursiers comme tout le monde comme ça les cours montent et à la fin de l’année à nous les bonus, les bons résultats et les dividendes. Pour 2013, on verra bien !!

Je n’ose pas imaginer ce que je vais entendre à Noël entre la dinde et le saumon sur les performances supérieures de la Bourse par rapport à l’or sur un an !! (Oui parce que sur 12 ans, c’est-à-dire depuis 2000, on est plutôt en forte baisse d’environ 50 %, mais vous savez, les actions c’est le meilleur placement sur le long terme, très, très, très long terme.)

Ha, ça y est, ma femme est dans la cuisine (c’est bientôt l’heure du repas et les monstres commencent à crier famine). Je peux vous dire quand même que tout ne va pas si bien, mais surtout ne le répétez pas, ça reste entre nous.

Chypre navigue à vue en attendant l’aide de la troïka

C’est l’AFP qui a laissé fuiter l’info, le commissaire politique aux bonnes nouvelles a dû piquer un petit roupillon et du coup, toc… On apprend donc que « Chypre a dû puiser dans les fonds de pension d’organismes publics pour payer les salaires de décembre, naviguant à vue dans l’attente fébrile d’une aide internationale cruciale pour renflouer ses banques et ses finances publiques ».

Rassurant pour le retraité chypriote !! Mais bon la retraite, c’est sûr, c’est GA-RAN-TIE !! Pensez-vous !!

« Le gouvernement vit au jour le jour et continuera ainsi jusqu’à ce que l’argent des donateurs internationaux arrive, mais il reste le risque que tout s’effondre, estime l’analyste Fiona Mullen ».

Oh, le risque que tout s’effondre… N’importe quoi, la crise est finie et les marchés montent, la Grèce est sauvée….

On apprend encore qu’un « responsable du ministère des Finances a averti lundi devant le Parlement que l’État ne pourrait honorer les salaires de décembre à moins qu’il n’obtienne rapidement un prêt de 250 millions d’euros des organismes publics ». C’est chouette hein… Bonne fêtes !!

« L’annonce a suscité les protestations des employés de ces organismes qui craignent que si jamais les fonds de pension sont utilisés pour acheter des bons du Trésor, ils ne revoient jamais l’argent prêté à l’État. » On peut dire qu’il y a des chances qu’effectivement ils ne revoient pas grand-chose, mais cela risque d’être une constante dans les prochaines années un peu partout dans le monde pour tous les épargnants.

Chypre a besoin de plus de 17 milliards d’euros, ce qui n’est rien du tout à l’échelle des problèmes espagnols, et le PIB devrait reculer de 3,5 % l’année prochaine amplifiant les problèmes comme à chaque fois.

Notre AFP de conclure que « signe de l’ampleur de la crise, dans les rues commerçantes du centre de Nicosie, des dizaines de boutiques ont baissé leur rideau ces derniers mois. Par ailleurs, la plus grande chaîne de supermarchés du pays, Orphanides, a annoncé la semaine dernière avoir été placée sous séquestre ».

Mais chuuuut…. Tout va bien, nous sommes bien, il n’y a que de bonnes nouvelles, allez, faites un effort quand même, ce n’est pas si compliqué.   (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "