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Archive for juillet, 2009

Les vertus d’une bonne monnaie lorsque toutes les autres n’existent plus

Mardi, juillet 28th, 2009
Les oeufs peuvent-ils être une monnaie valable ?

Les oeufs peuvent-ils être une monnaie valable ?

Imaginons 2018. Les monde occidental est passé par des années de déflation puis un retour de flamme sous forme d’inflation massive à l’image de l’année 1923 en Allemagne.

En 2008, Jean vendait encore des yachts de luxe sur la Côte d’Azur. Depuis le crash financier et la crise économique qui s’en suivi, il élève quelques poulets dans une ferme en bordure d’un petit village Auvergnat. Il nous parle ici de sa dernière découverte dans un monde où de nouvelles règles se dessinent tous les jours. Il nous explique ainsi à quoi devrait ressembler une bonne  monnaie.

J’arrive sur la place de mon village, déjà grouillante de monde, et je dépose à mes pieds les produits de ma ferme : des paires de poulets, ficelés par les pattes, et des paniers où des mottes de beurre, enveloppées dans des feuilles, reposent sur un fond d’oeufs frais et lisses. Je ne suis pas sans inquiétude, car les Euros, dont nous avions coutume de nous servir dans le pays, sont refusés par tout le monde depuis que l’Etat les a émis par tombereaux entiers. Les écrans de saisie pour les paiements par cartes bancaires ne sont plus assez larges pour afficher les sommes dues pour les achats de la vie courante. Nous sommes donc un pays sans monnaie. Comment les choses vont-elles se passer ?

 » Je me suis installé près du marchand de poteries, car je convoite quelques bols polychromes, alignés sur un tréteau de bois. Un voisin nous rejoint, portant sur son épaule des châles et des foulards, parmi lesquels je compte bien en choisir un ou deux pour ma femme. La conversation s’engage. Nous nous apercevons que chacun de nous désire une partie de ce que les autres possèdent. Voilà qui va bien. Or il se trouve qu’au bout d’un instant de discussion, nous sommes si bien embrouillés dans les échanges beurre-poteries, poulets-châles, châles-poteries, châles-oeufs…, etc., que nous n’y comprenons plus rien. Je propose alors de prendre pour unité un oeuf. Tout s’éclaire : nous tombons d’accord sur l’estimation de mon beurre, de mes poulets, de leurs châles et de leurs bols en termes d’oeufs. Nous discutons encore, mais finalement les échanges se font.

 » Mes oeufs n’ont pas été manipulés, mais ils ont servi de dénominateur commun, comme me l’explique un ancien trader de Londres devenu éleveur d’escargots; ils ont rempli une première fonction monétaire : celle de mesure de valeur. Ils sont devenus une monnaie de compte et je commence à les regarder avec quelque respect.

 » Voici que passe un ostéopathe de ma connaissance : c’est un habile homme qui d’une chiquenaude a remis en place la semaine dernière mon épaule qui s’était déboîté.  » Je ne suis pas un ingrat, lui dis-je, et tout service mérite récompense. Prenez donc de ma marchandise, à votre convenance.  » Il me remercie, mais il hésite, car il possède déjà en abondance tout ce que je lui offre ; il accepte cependant.  » Donnez-moi vos oeufs quand même, dit-il. Les oeufs, on trouve toujours à les échanger contre autre chose.  » Mes oeufs ont ainsi acquis une qualité nouvelle, ils sont devenus monnaie-marchandise, ils remplissent une deuxième fonction monétaire, celle d’instrument d’échange. C’est bien de l’honneur pour eux.

 » Une heure après, comme je quitte le café du Commerce, où j’ai dignement terminé la matinée, je rencontre l’ostéopathe.  » J’ai gardé une douzaine de vos oeufs, me dit-il, je me servirai d’eux pour acheter des pâtes demain ; l’épicier est aujourd’hui complètement démuni.  » Mes oeufs vont remplir une troisième fonction monétaire, celle de réservoir de valeur, d’instrument d’épargne. Ils sont une véritable monnaie.

 » Ne convient-il pas, puisqu’il en est ainsi, d’estimer mes oeufs plus que je ne l’ai fait jusqu’ici ? Ce choix flatteur dont ils viennent d’être l’objet ne justifie-t-il pas de ma part une hausse de leur prix ? Ils ont acquis une valeur monétaire qui s’ajoute à leur valeur commerciale, et je m’en réjouis. Mais, deux jours plus tard, un voisin qui vient me voir répond sans le vouloir aux questions que je me suis posées : il m’apprend que l’ostéopathe, tout malin qu’il est, a buté contre une pierre, qu’il est tombé, que son panier s’est renversé et que les oeufs ont fait une omelette, à la grande joie des enfants qui l’observaient au bord de la route. J’en conclus que mon raisonnement est exact dans le cas d’une bonne monnaie, mais que les oeufs sont une mauvaise monnaie, et toute leur gloire s’évanouit à mes yeux… « 

Je pense que dès demain je vais ressortir les vieux napoléons en or cachés derrière ma bibliothèque.

Article écrit par Louis Baudin et Jean-François Faure

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La fête continue pour les banquiers

Vendredi, juillet 24th, 2009

Ils s’étaient engagés à mettre un frein à leur avidité. Mais, à peine sauvés de la faillite à coups de milliards de fonds publics, les banquiers ont repris leurs bonnes vieilles habitudes : accumuler des profits à tout prix.
Souvenez-vous, c’était à Londres début avril. Les maîtres du monde, réunis au G20, promettaient, croix de bois, croix de fer, de mettre fin aux scandales de la finance mondialisée, aux excès de l’argent fou, aux dérives du « toujours plus » (de fric). Enfin, on allait encadrer les rémunérations des banquiers, coupables de pousser «à une prise de risques excessifs». Enfin, on allait contrôler les bonus déments des traders. Enfin, on allait mettre un terme à l’avidité et à la cupidité de ces financiers gavés de primes extravagantes, de stock-options indécentes et de parachutes dorés sur tranche. Pure illusion ! A peine sauvés de la faillite à coups de milliards de fonds publics, banquiers et traders ne pensent qu’à une chose : s’en remettre plein les poches, tout de suite, maintenant, sans même attendre une hypothétique sortie de crise. Surtout, que tout recommence comme avant, que la fête continue !

Depuis quelques semaines, les exemples se multiplient des deux côtés de l’Atlantique. Dernier en date : la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, qui a pourtant échappé au pire grâce aux 10 milliards de dollars déboursés par le contribuable. Ses dirigeants de l’époque avaient d’ailleurs profité de l’aubaine puisque, selon le Financial Times, ils auraient vendu en pleine tourmente quelque 700 millions de dollars d’actions qu’ils détenaient. Quelques mois plus tard, Goldman Sachs a recouvré la santé. Comment ? Essentiellement en prêtant très cher à ses clients de l’argent qu’elle emprunte à très bas coût auprès de la
Réserve fédérale, c’est-à-dire l’Etat. La banque a même annoncé vouloir s’acquitter au plus tôt de ses dettes envers le gouvernement. Bonne nouvelle, se dit-on. Erreur. Cet empressement à rembourser n’abuse que les naïfs. Il s’agit, pour le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, de s’affranchir des contraintes liées à cette aide publique, à commencer par le plafonnement des rémunérations.

Extrait d’un article écrit par EMMANUEL LÉVY, HERVÉ NATHAN ET MARC PERELMAN pour le magazine MARIANNE du 18 au 24 juillet 2009

L’automne sera-t’elle pour l’or une saison comme une autre ?

Jeudi, juillet 23rd, 2009

Nous avions évoqué par le passé l’aspect saisonnier du cours de l’or. En effet, la forte demande du marché de la joaillerie faisait la pluie et le beau temps sur les cours de l’or et plus particulièrement la demande asiatique lors de la saison des mariages. Il y a depuis 2008 un évolution. En effet, la demande d’or dans une logique d’investissement dépasse aujourd’hui celle de la joaillerie. Cette dernière se tasse mécaniquement en raison des cours qui augmentent et rendent l’or moins attractif pour certaine parures. Les pays du tiers monde accusaient les occidentaux de les affamer en faisant grimper le prix des céréales, certains pourraient arguer aujourd’hui que nous allons les empêcher d’acheter à bon prix des bijoux en or, considérés comme la valeur refuge par excellence des pays où la monnaie n’a de fiduciaire que le nom.

Ce phénomène de baisse de la demande d’or pour la joaillerie devrait s’accentuer cette année car la mousson en Inde s’annonce pour l’instant plutôt médiocre et les terres agricoles sont actuellement moins arrosées que l’année passée. Mais quel rapport entre les agriculteurs indiens et le cours de l’or ? L’activité agricole indienne conditionne en grande partie la santé économique de ce pays qui reste  le plus grand consommateur d’or au monde. De cette étonnante équation ressort que si les récoltes sont mauvaises,  les mariées seront moins richement dotées en or par leurs parents au moment de la saison des mariages, en automne. A croire que le dérèglement climatique pourrait influer sur les évolutions du métal précieux. Pas étonnant alors que nous soyons nombreux à observer l’Inde afin d’y obtenir quelques indices sur les évolutions futures du métal jaune. Il faut cependant se modérer et ne pas s’imaginer voir l’or dévisser fin septembre  pour cette seule raison. Il s’agit d’un critère parmi des centaines d’autres. Je pense que les analyses graphiques auto réalisatrices auront cette année plus de poids que les données météo locales. L’or n’est qu’au début de son retour en grâce, les raisons qui poussent à la poursuite d’une hausse sont plus que jamais présentes.

Jean-François FAURE

A propos de la mousson, lu sur aujourdhuilinde.com : « Le gouvernement indien a annoncé la semaine derniere que la mousson, qui s’étend généralement de juin a septembre, serait en-dessous de la moyenne, cette année. Les précipitations seront seulement a 93% de la moyenne historique de 89cm de pluies selon le Département Indien de Météorologie (IMD). Une baisse de plus de 4% la moyenne est considérée comme anormale et peut avoir des conséquences graves sur l’agriculture du pays. « L’impact exact dependra du retard de la mousson et de son intensité », explique au quotidien Hindustan Times Shankar Acharya, économiste et ancien conseiller au ministère des Finances. (…) Une mauvaise mousson peut entraîner des conséquence désastreuses pour l’Inde. Le secteur primaire représente un cinquième des revenus du pays et fait vivre 60% de sa population. Surtout que près de 60% du territoire cultivable indien n’a pas accès à l’irrigation et dépend donc directement des précipitations. Un retard de la mousson aurait pour conséquence la hausse des prix des produits alimentaires, entraînant a son tour une baisse de la demande en milieu rural qui affecterait toute l’économie du pays. Au marché aux légumes d’Arzarpur, à New Delhi, les prix ont d’ailleurs déjà augmenté de 50% la semaine dernière, rapporte le Hindustan Times ».

L a fièvre de l’or s’empare des chinois

Jeudi, juillet 23rd, 2009

Les Chinois raffolent de lingots d’or, c’est bien connu. Savez-vous qu’ils se passionnent tout autant pour les titres aurifères cotés à la Bourse de Shanghai ? La preuve : du 31 octobre 2008 au 3 juillet 2009, Shandong Huangjin et Zhongjin, deux poids lourds du secteur, ont respectivement gagné 98 et 153,83 %. Ils ont ainsi fait mieux que l’indice Shangzheng*, qui, au cours de la même période, n’a progressé « que » de 58 %. Plus impressionnant encore : du 15 mai au 25 juin, soit en trente jours de Bourse à peine, Zhongjin s’est envolé de 121,75 % ! Le titre a été dopé à la fois par la chute du dollar, intervenue le 24 juin, et par l’annonce d’une opération financière qui sera effectuée en sa faveur par le China Gold Group Co., son principal actionnaire. Lire la suite dans le magazine Moneyweek que l’on trouve en kiosques.

Les membres d’AuCOFFRE.com profitent de la consolidation actuelle pour acheter des pièces d’or.

Samedi, juillet 11th, 2009

Les membres d’AuCOFFRE.com ne s’y sont pas trompés et ont perçu le dernier repli de l’or comme un signal d’achat à bon compte sur leurs pièces d’or favorites : les napoléons 20F et les krugerrands 1 once.

« Le marché sur AuCOFFRE.com étant actuellement plus acheteur que vendeur, nous sommes obligés de faire rentrer des pièces provenant de nos fournisseurs du marché professionnel afin de répondre à la demande croissante. Les pièces en vente par les membres trouvent tout de suite preneur si elles sont vendues au prix du marché. Nous avons même été obligés de travailler avec des gens que l’on considère comme des concurrents, en plus de nos fournisseurs habituels, afin de faire rentrer de nouvelles pièces dans le système. Rien que sur la journée du vendredi 10 juillet, 260 napoléons et 90 krugerrands ont été achetés afin de répondre au carnet d’ordres. Presque 5 kilos d’or achetés sous forme de pièces, dont 95% seront conservés dans les coffres de notre société pour le compte de nos clients. Nous sommes de plus très heureux d’avoir pu proposer en exclusivité des krugerrands millésimés 2009, tout neufs.

Aujourd’hui, la plate-forme on-line n’est représentative que de 10% des transactions qui sont réalisées par le biais AuCOFFRE.com. En effet, avec un carnet à l’achat plus important qu’à la vente, les pièces qui sont vendues pour un bon prix trouvent preneur avant même de pouvoir êtres mises en vente sur la plate-forme.

Actuellement, nous avons sur la plate-forme publique des pièces un peu plus chères qui trouveront preneur lors de la remontée de l’or et des pièces mises en vente par le « membre » AuCOFFRE.com lui même afin d’y dynamiser les échanges. Si nous ne jouions pas ce rôle de régulateur, aucunes pièces ne seraient visibles sur le site comme étant en vente. En effet, toutes celles qui sont proposées au bon prix ont déjà dix acheteurs avant même d’apparaître sur le site.

La responsabilité des banques dans la crise que nous vivons depuis plusieurs mois est clairement établie. La confiance que tout un chacun leur porte est durablement affectée. Nos client « membres » ne s’y trompent pas et veulent rester libres, ne pas dépendre d’un quelconque établissement bancaire pour leurs achats de pièces d’or. AuCOFFRE.com répond pleinement à cette demande en offrant toutes les garanties de qualité, de transparence, et de sécurité quant aux services proposés. Grâce au dynamisme de ses centaines de membres, au caractère innovant et exclusif de ses services, AuCOFFRE.com conforte donc sa place de leader en temps que plateforme indépendante d’achat/vente/don de pièces d’or en temps réel en France.»

Les métaux précieux, avant de devenir monnaies, ont un rôle de prestige et de thésaurisation

Vendredi, juillet 10th, 2009

Cela renforce leur valeur dans l’imagination des hommes; mais cela, pendant longtemps, contredit leurs possibilités économiques, en limitant leur circulation.

Or cela n’intéresse pas seulement les temps anciens. En pleins temps modernes, l’Orient, l’Extrême-Orient fourniront des produits contre l’or ou l’argent, et thésauriseront ceux-ci en objets de luxe, ou dans des cachettes.

Dès l’Antiquité ou le Moyen Age, ce genre de phénomènes a eu pour contrepartie de brusques remises en mouvement des métaux ainsi concentrés. Ainsi en Égypte, à la fin du premier millénaire, à la suite d’une première vague de pillages dans les trésors et les tombes; il y aura une seconde vague, et même des fouilles systématiques, après la conquête de l’Égypte par les Arabes. Et il faut songer que le tombeau de Toutânkhamon, quand on l’ouvrit en 1922, contenait deux fois plus d’or que la banque royale d’Égypte n’en possédait à la même date. Dans l’Antiquité, une simple trouvaille de ce genre pouvait bouleverser le marché de l’or.

Plus souvent, la dispersion des trésors fut l’effet des guerres : on a comparé la conquête de la Perse par Alexandre à celle de l’Amérique par les Espagnols, quant aux effets des trésors ainsi mis en mouvement.
Plus tard, la conquête par Rome des royaumes hellénistiques occasionna une nouvelle redistribution, cette fois en faveur de l’Occident européen.
L’or étant rare (rappelons-nous toujours les 8 m3 de 1500) et tendant à se thésauriser, il arrive que des événements non économiques (ce qui ne veut pas dire fortuits) ont autant d’importance dans son histoire que les faits de production (mines, placers…) proprement dits.

Pierre VILAR

La consolidation de l’or analysée par Léonard Sartoni

Jeudi, juillet 9th, 2009

Je ne suis pas du tout surpris par la faiblesse de l’or ces derniers jours. Comme anticipé dans mon dernier suivi, nous devrions toucher un dernier creux cet été avant d’entamer la prochaine hausse, qui devrait nous porter bien au-delà de $1000. Fondamentalement, rien n’a changé, bien au contraire, mais le cours de l’or a consolidé pour plusieurs raisons :

1. La consolidation sur l’or nécessitait un peu plus de temps pour réparer les dégâts techniques de l’automne passé. Plus longue sera la base établie à ces niveaux, et plus haut ira le prochain mouvement de hausse.

2. Tant que l’or n’est pas engagé dans une impulsion de hausse majeure, il est susceptible de revenir à ses moyennes mobiles de long terme, comme la moyenne mobile exponentielle à 200 jours ou la moyenne mobile à 325 jours. Ces deux moyennes sont aujourd’hui à $897 et $881, respectivement. L’or pourrait même baisser jusque vers $845-$850 (environ 580 euros), sans que cela soit considéré comme « anormal » d’un point de vue consolidation et volatilité pour ce métal. Mais mes fenêtres d’achat sont situées à $900 et 650 euros, parce que j’estime que ces niveaux offrent de très bons points d’entrée pour le moyen et long terme.

3. L’été est habituellement une mauvaise saison pour l’or. Il faut souvent attendre la fin du mois d’août pour voir les acheteurs revenir dans ce marché. Traditionnellement, ce sont les Indiens qui reviennent en septembre et qui font grimper les prix avec leurs achats en prévisions de la saison des fêtes et des mariages. J’ai l’impression que les investisseurs ont fini par intégrer cela dans leurs modèles de trading, et ont tendance à éviter d’entrer dans le marché de l’or en été, ce qui cause une réduction des volumes.

4. Pratiquement tous les analystes du marché de l’or avaient remarqué la figure potentielle de tête-épaules inversée, figure de retournement haussière, avec comme cible $1′300. Pratiquement tous attendaient fébrilement la cassure des $1000 pour voir les $1′300 être servis sur un plateau pour le dessert. Malheureusement, les choses ne sont jamais aussi simples. Le marché de l’or est beaucoup plus irrationnel et imprévisible, et nous pouvons être certains que lorsque tout le monde s’attend à une cassure à la hausse, le prix nous fait un majestueux pied de nez, en dessinant une dernière pointe baissière! J’ai l’impression qu’une correction sur l’or attend toujours deux choses pour se terminer : qu’elle ait causé suffisamment de pertes aux derniers venus qui ont acheté sur le dernier sommet (c’est chose faite en 2008 avec un creux à $680) ET qu’elle ait duré suffisamment longtemps pour renverser le sentiment chez les habituels suiveurs du marché de l’or. En principe, une correction ne prend fin qu’avec un sentiment déprimé, et une nouvelle hausse ne débute que dans le scepticisme général. Je pense qu’un pic de baisse jusqu’à $900-$880 sera nécessaire pour éliminer le trop plein d’optimisme de ces derniers mois, mais il est aussi possible que nous descendions plus bas, même si ce n’est pas le scénario que je privilégie. En termes d’euros, je vois le risque maximal à 625 euros environ.

5. Je pense que nous nous trouvons dans l’oeil du cyclone de la crise. Les marchés boursiers ne savent plus trop dans quelle direction aller, et tout le monde attend les prochaines statistiques pour savoir si le pire est derrière ou devant nous. Le marché de l’or est dans cette même hésitation. Il y a les fondamentaux de long terme qui vont sans aucun doute pousser le prix de l’or à la hausse ces prochaines années (inflation de la masse monétaire, achats massifs d’or de certaines banques centrales, aggravation de la dette de certains Etats, dégradation de la confiance des investisseurs dans le dollar et dans toutes les autres devises, prolongation de la crise, dégoût total sur les marchés boursiers, qui sont encore loin d’avoir touché un point bas en termes de valorisations, …). Mais sur le court terme, nous pourrions tout à fait voir un rebond sur le dollar et une reprise des craintes concernant la déflation, ce qui pèserait un peu sur le cours de l’or, qui n’a pas encore le statut de valeur refuge supérieure au cash. Lorsque vous voyez avec quel empressement les gens sont capables de vendre leurs vieux bijoux en or contre du cash (phénomène en hausse depuis la crise), vous comprenez que nous sommes encore loin de la fin du marché haussier sur l’or! En revanche, lorsque le cash deviendra suspect et qu’on s’empressera de l’échanger contre de l’or, de l’argent ou n’importe quoi d’autre de tangible, nous serons arrivés vers la fin de ce marché haussier. Mais ce ne sera pas avant de nombreuses années, car en se basant sur l’histoire des grands cycles économiques, et sur de nombreux ratios, le cycle haussier de l’or est loin d’être parvenu à son terme!

6. Les commerciaux étaient massivement vendeurs nets sur le marché des contrats à termes sur l’or (COMEX). L’or peut grimper malgré cela, mais en principe, c’est un signal de mise en garde, car les commerciaux gagnent souvent leurs paris. Inversement, lorsqu’ils sentent que le prix a touché un plancher en béton armé (au-delà duquel les acheteurs sont trop nombreux et les mettent en danger), ils débouclent leurs positions et cela envoie un signal d’achat sur un de mes indicateurs. La dernière fois qu’un signal d’achat a été produit par cet indicateur, c’était le 7 novembre 2008, dix jours ouvrables après que l’or ait touché son creux à $680. Il est fort possible que nous recevions un dernier signal d’achat avec cet indicateur avant de briser définitivement les $1000. Si un tel signal nous parvient, alors il faudra se montrer agressivement acheteur d’or physique, car de tels signaux d’achat sont rares (entre 1 et 2 signaux d’achat par année). Je vous en tiendrai informé.

7. L’or recyclé était en forte hausse en début d’année, et il paraîtrait (à vérifier) que pour cause de crise du secteur, même les fabricants de montre de luxe déstockent en envoyant à la fonderie leurs dernières créations en or : http://www.migrosmagazine.ch/index.cfm?id=24940

Ce type de recyclage représente bien entendu une composante très faible de l’offre totale d’or dans le monde ! Quoiqu’il en soit, le marché mondial de la joaillerie est en berne pour cause de crise. La demande de bijoux a fortement chuté, et n’aide pas à soutenir le prix de l’or si la demande d’investissement connaît un creux passager, comme c’est le cas depuis le début du mois de juin.

Pour le plus long terme, je m’attends à ce que la demande d’investissement pour l’or finisse par dépasser la demande en or de joaillerie. Pensez par exemple que la Chine devrait encore acheter au moins 4’000t d’or pour faire passer ses réserves d’or à 10% de ses réserves de change. Pensez aussi que l’or ne représente encore qu’une infime part dans l’allocation de la fortune mondiale :

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Voilà pour les raisons de la faiblesse passagère de l’or. La bonne nouvelle est que nous nous approchons d’une fenêtre d’achat pour l’or en termes d’euros (650 euros), de dollars ($900), et que nous sommes déjà dedans en termes de francs suisses (1000 francs l’once). Voici le graphique en hebdomadaire que je postais le 22 juin sur le forum de crise-mondiale.fr

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Discussion sur les interventions possible du cartel de l’or (vous pouvez rajouter ou non cette rubrique si vous pensez que c’est assez clair pour les lecteurs

Certains pensent que le niveau des $1000 est défendu bec et ongles par le cartel de l’or, formé de certaines grandes banques comme JP Morgan et HSBC, les mêmes que l’on retrouve sous l’appellation de commerciaux et qui prennent autant de positions vendeuses sur le COMEX, et les mêmes qui sont dépositaires des avoirs en or physique des ETFs américains sur l’or et l’argent, GLD et SLV. Ce cartel serait l’idée de la Fed et du Trésor américain pour déprimer le marché de l’or et défendre la monnaie papier contre sa rivale, la monnaie or, en concurrence directe depuis 1971. Lorsque des mauvaises nouvelles arrivent pour le dollar et les marchés financiers, vous pouvez être certains d’assister à un coup de matraquage préventif sur le marché de l’or. Les vagues de ventes actuelles sur le marché de l’or pourraient être le fait de cette manipulation des prix par ces banques. Je n’étais pas très chaud pour défendre cette thèse il y a quelques années, mais les preuves ont fini par s’imposer à moi en observant minutieusement le marché et les mouvements de ces grandes banques (lire mon suivi n°19).

Toutefois, je pense qu’il n’y a plus grand chose à craindre de ce cartel. Sa dernière intervention sur le marché de l’or en octobre 2008 a été suivie de ce que l’on appelle une backwardation sur le COMEX, qui est un phénomène extrêmement rare pour l’or. Cette backwardation était le signe d’un assèchement du marché physique de l’or, résultat très probable de l’intervention du cartel. En clair, la situation de l’offre d’or physique ne correspondait plus à la fixation des prix sur le COMEX, car on craignait des difficultés d’approvisionnement en or physique à quelques mois ! Le cours de l’or est très vite revenu aux niveaux d’avant l’intervention dans les mois qui ont suivi.

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Je pense que les grandes banques qui jouent dans cette arène ont retenu la leçon, et éviteront de pousser le prix aussi bas cette fois, car elles se mettent en danger de mort en vendant à découvert une matière première qu’elles ne possèdent pas ! Elles jouent avec un effet de levier en vendant des quantités d’or papier, dont elles ne se montrent solvables que sur une fraction de la valeur !

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Les étapes de l’évolution vers la monnaie métallique

Mercredi, juillet 8th, 2009

L’or, bien que connu et travaillé très tôt dans la préhistoire, n’a pas été la première matière monétaire métallique utilisée. Trouvé à l’état pur, malléable, beau, éclatant, il a servi d’abord à l’ornementation. L’argent, le cuivre, plus abondants, mais plus difficiles à obtenir et à travailler, eurent à l’origine une valeur, par rapport à l’or, plus élevée qu’aujourd’hui. Ils furent utilisés avant l’or, et plus que lui, comme monnaie. Mais qu’entend-on par monnaie dans les empires orientaux, dans les sociétés méditerranéennes anciennes, ou encore en Chine au troisième millénaire ?

Voyons l’exemple de la Mésopotamie l’orge y sert d’étalon de valeur autant que l’or ou l’argent. Pourtant, il existe, dans les palais et les temples, des poids et mesures étalonnés, légaux, garantis, qui servent à la comparaison des valeurs. Et l’on constate, entre étalons divers, des variations dans la valeur relative. A court terme, par exemple, on constate qu’une mauvaise récolte peut faire baisser de moitié la quantité d’orge correspondant à un certain poids d’argent (cela signifie que le prix de l’orge, exprimé en argent, a haussé de 100 %, ce qui correspond à un mouvement bien connu, brutal, des prix agricoles anciens). A long terme, on retrouve les variations de ce que les économistes appellent la bimetallic ratio, c’est-à-dire le rapport de valeur entre or et argent il est de 9 à 1 vers 2700 av. J.-C., de 6 à 1 vers 1800 sous Hammourabi, de 12 à 1 au VIe siècle av. J.-C. On constate donc, dans ce très ancien empire, une formation de valeurs d’échange variables. Mais y avait-il réelle circulation de pièces ? Même si les lingots étalonnés servaient de moyen de paiement, ce n’était que pour des règlements exceptionnels, jamais quotidiens, jamais familiers.

On constate en particulier que si l’argent servait peut-être aux paiements intérieurs, de petites quantités d’or, matière plus rare, étaient réservées aux paiements extérieurs (nous dirions aujourd’hui « internationaux »). De sorte que l’empire d’Hammourabi, avec ses lingots d’or dans les caves du palais, cet or étant réservé aux paiements internationaux, annonce certains phénomènes modernes : nos banques d’État. En revanche, nous avons beaucoup de monnaie circulante, alors que le système étatique, en Égypte, en Assyrie, en Chine, réduisait presque à rien, comme chez les Incas, le rôle de cette monnaie intérieure. C’est sur les confins de la Méditerranée qu’une autre étape est franchie : à Troie, en Crête, puis à Mycènes (vers 1500 av. J.-C.), on trouve, à la place des lingots, des disques métalliques estampillés, plus proches des pièces modernes.
Mais l’étape décisive est celle où une effigie donnant la garantie de la collectivité ou du souverain se trouve « frappée » sur la pièce métallique, car cette garantie permet à la pièce de circuler pour une valeur donnée, sans qu’on ait besoin de la peser ou d’en estimer le « titre » (c’est-à-dire la proportion de métal fin et celle de l’alliage), opérations qu’on avait toujours pratiquées avec les lingots. Or cette apparition d’une monnaie véritable date seulement de la fin du VIIe siècle ou des débuts du VIe siècle av. J.-C. Elle a lieu dans les cités grecques d’Asie Mineure, puis en Grèce (frappes d’argent), puis en Lydie, où l’on frappe d’abord l’électrum (alliage or-argent), puis l’or, sous le règne de Crésus : les noms de Crésus, de Gyges, du fleuve Pactole rappellent l’effet légendaire de ces innovations.

Concluons : 1. l’apparition d’une monnaie propre-ment dite est tardive; 2. elle a lieu sur les marges commerçantes du monde ancien, non dans les empires intérieurs; le commerce crée la monnaie, plus que la monnaie ne crée le commerce.

Pierre VILAR

Le problème monétaire

Mercredi, juillet 8th, 2009

Je reste convaincu que le problème monétaire est le problème essentiel à résoudre avant tous les autres. Je reste convaincu qu’il existe dès à présent les données nécessaires à cette solution. Les hommes d’Etat qui auront le courage de s’en servir assureront la prospérité et la sécurité de la communauté internationale plus sûrement que par toute autre mesure. Et ils s’assureront à eux-mêmes, pour l’avenir, une place des plus honorables dans l’histoire de notre temps.

Charles Rist

Carats et couleurs de l’or

Vendredi, juillet 3rd, 2009

poincons1L’une des qualités premières de l’or est sa malléabilité, cette qualité peut aussi être un défaut, notamment pour son emploi en bijouterie. Afin de le rendre plus résistant, il est nécessaire de fabriquer un alliage avec d’autres métaux.

La composition de cet alliage permettra aussi de lui donner sa couleur afin de satisfaire aux exigences des joaillers créateurs et de la mode.

La proportion d’or fin, c’est-à-dire d’or pur contenu dans un alliage s’exprimait en carat jusqu’en 1995, date à partir de laquelle la proportion d’or pur (ou le « titre ») d’un alliage doit s’exprimer officiellement en « millièmes ».

  • l’or fin (or pur) est à 1000 millièmes (ou 24 carats),
  • l’or à 750 millièmes (1 8 carats) correspondait au titre imposé pour la fabrication des bijoux en France. Les 250 millièmes restants sont répartis entre l’argent, le cuivre, le nickel et le zinc,
  • l’or à 585 millièmes (14 carats) est également très répandu.

La loi du 9 novembre 1797 faisait obligation aux joaillers français de fabriquer des bijoux en or d’un titre supérieur ou égal à 18 carats, cette qualité était garantie par un poinçon à tète d’aigle gravé dans chaque bijou par le Service de la Garantie en France. Cette certitude d’acheter un bijou de qualité est appelée à disparaître. La nouvelle loi relative aux ouvrages en métaux précieux votée par le parlement le 22 décembre 1993 (publiée au Journal Officiel le 5 janvier 1994) autorise la vente de bijoux en or à 585 millièmes (14 carats) et 375 millièmes (9 carats) afin de s’aligner sur les autres pays européens où la vente de cet alliage à bas titre est autorisée.

Notez que les bijoutiers sérieux spécifient clairement le titre de l’or des bijoux qu’ils vendent.

Couleurs de l’or et proportion des autres métaux dans un alliag à 750 millièmes (18 carats).

couleurs

Pierre-Christian GUIOLLARD auteur de Chercheur d’Or Guide Pratique

L’Homme serait-il capable de se passer de l’or ?

Jeudi, juillet 2nd, 2009

Lorsque Nixon a rompu le lien entre l’or et le dollar, le monde ne s’est pas arrêté de tourner pour autant. L’économie est repartie à la hausse et les prix ont baissé. Il y avait beaucoup de mécontentement à propos du contrôle des prix et d’autre chose. Mais la reprise économique était au rendez-vous et le président a été réélu triomphalement.

Nixon n’a pas pour autant mis un terme à l’histoire d’amour entre l’or et les Américains. Jamais le métal jaune n’a été aussi demandé pour la décoration ou pour la joaillerie. Le lien entre l’homme et le précieux métal ne semble pas prêt de se briser.

L’or joue toujours un rôle central dans notre vie quotidienne. Ce métal connu depuis l’Antiquité est un composant clé pour les technologies modernes. C’est un métal inaltérable et excellent conducteur d’électricité. Chaque année, l’industrie électronique utilise 200 tonnes d’or. À notre époque de haute technologie, si vous dites à un ingénieur ou à un électricien qu’il va maintenant falloir se passer de l’or, ils vont vous expliquer qu’une grande partie de l’industrie informatique, audiovisuelle et bien d’autres encore, va alors devoir s’arrêter, au moins jusqu’à ce qu’on trouve un substitut au métal jaune.

Les scientifiques eux-mêmes portent sur l’or un regard nouveau. On sait que ses propriétés médicales sont étudiées depuis longtemps. On dit que les Chinois, à peu près en l’an 2000 avant Jésus-Christ, ont été les premiers à vouloir utiliser l’or en médecine. Mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe que l’on m’a vraiment fait appel à la chimie pour concevoir des médicaments contenant de l’or. Le bactériologiste allemand et prix Nobel de médecine, Robert Koch, a par exemple découvert que l’on pouvait tuer le bacille provoquant la tuberculose en utilisant un mélange à base d’or, le cyanure aureux.

Avant la découverte des antibiotiques, les médicaments à base d’or étaient une arme importante contre la maladie. Des mélanges contenant de l’or sont toujours utilisés pour traiter certaines formes de polyarthrite rhumatoïde. Dans les laboratoires de recherche actuels, les techniciens s’intéressent à la fabrication de nouveaux mélanges solubles à base d’or, peut-être pour traiter les infections virales, mais il existe certaines formes solubles capables de tuer des cellules cancéreuses comme on a pu le vérifier au cours des dernières années. Ces produits n’en sont pas encore au stade de l’expérimentation clinique, il y a encore du travail à faire sur la chimie de l’or, c’est un domaine de recherche très actif.

D’autres études sont en cours en vue de préparer la prochaine ruée vers l’or. Mais cette fois-ci dans l’espace. Des roches vieilles de 4,5 milliards d’années, contenant dix fois la concentration en or que l’on peut trouver dans n’importe quel minerai sur Terre et il y en a des millions comme ça dans l’espace, dans ce qu’on appelle les ceintures d’astéroïdes géocroiseurs et dans la ceinture principale d’astéroïdes.
Pour Jim Benson, il doit bien y avoir un moyen de récolter cet or extraterrestre :  » On pourrait envisager de lancer un engin spatial vers l’un de ces astéroïdes géocroiseurs entre la Terre et Mars et y atterrir en douceur. La première fois, nous serions peut-être seulement capables de prélever un échantillon et de l’analyser. Mais à la mission suivante, nous serions peut-être en mesure d’en rapporter une certaine quantité ou même d’utiliser un remorqueur spatial pour tirer un astéroïde métallique géocroiseur relativement petit jusqu’en orbite terrestre où on pourra le traiter à moindre coût. Un défi incroyable, mais bien lointain. Il y a des fortunes colossales à bâtir et même des empires, je crois, dans les quelques générations à venir. L’espace offre des ressources infinies, sans aucune frontière. »

Si l’on en croit Benson, un seul astéroïde pourrait produire 80 000 milliards de dollars de métaux précieux. Mais comme le roi Midas qui transformait en or tout ce qu’il touchait, quand on a des masses d’or considérables à portée de main, la magie n’opère plus, c’est terminé, fini. Pourtant, tout au long de l’Histoire, jamais la fascination qu’exerce l’or n’a faibli. Quand les Romains ont trouvé de l’or en Espagne ou quand les Espagnols ont exploité le Pérou, on a toujours su utiliser l’or qui venait s’accumuler. Les découvertes du XIXe siècle ont porté la production à des niveaux inimaginables, mais l’or n’a pas perdu sa valeur. On en veut toujours plus. L’obsession de l’or est une constante depuis la nuit des temps.

L’or a poussé hommes et femmes aux actes les plus extrêmes, en cruauté, en bravoure ou en beauté. Pendant des milliers et des milliers d’années, posséder de l’or a été de la plus haute importance pour acquérir la richesse, mais aussi la puissance. L’or a survécu à toutes les civilisations. Il fut un élément central de la religion et des arts. C’est sur l’or que l’économie des nations s’est fondée, pour le meilleur et pour le pire. Si un jour on ramassait discrètement tout l’or des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Allemagne et de France et qu’on le jette à la mer, au large des côtes Bretonnes, la vie économique ne s’arrêterait pas pour autant. La vie continuerait, en effet, mais c’est vers l’or que l’on se tourne lorsque les temps sont durs. L’or porte en lui quelque chose de particulier. Ce n’est pas un produit fabriqué par l’homme, mais par la nature, c’est pourquoi on a confiance en lui. C’est votre assurance pour les mauvais jours. L’or est capable de survivre à tous les cataclysmes. Indestructible et universel, il porte en lui une puissance incomparable.

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DEMI-SOUVERAIN
Georges V
PRIX de vente : 96.00€

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "