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Archive for juin, 2011

Christine Lagarde au FMI : un signe fort pour l’euro ?

Mercredi, juin 29th, 2011
Vera Valor

Elle tombe plutôt à point nommé cette candidature ! Pour la France, pour l’Elysée bien sûr… et pour l’euro ! A l’heure où dollar, yuan et monnaie unique jouent des coudes, que signifie la présidence d’une Française au FMI sur le plan monétaire ?

Des pays en voie de développement auraient voulu faire entendre leur voix en représentant la direction du FMI : Mexique, Inde, Turquie… Ils étaient nombreux à briguer le poste. Et pourtant, retour à la France. L’élection de Christine Lagarde au poste de directrice générale du FMI s’inscrit dans la continuité d’une Europe garante du « tirage de ficelles » monétaire international.

On se sert les coudes dans la dette !
Garante de l’unité dans la misère, la dette souveraine des états membres de la zone euro tisse les liens de la monnaie unique. Car qui dit dette dit solidarité, remboursement à taux élevés et donc création de richesse.

Une dette à l’échelle européenne et non pas nationale reste le seul moyen de lutter contre le « sudden stop » : l’arrêt net de financement externe des investisseurs qui redoutent le défaut de paiement. En plaçant ses économies dans des banques suisses, autrichiennes, allemandes… le pays endetté reste dans la zone euro. Et seuls les acteurs publics tels que la BCE, l’Union Européenne et le FMI peuvent permettre de contrer le risque de « grève de l’achat de dette publique » et éviter l’hémorragie.

C. Lagarde est une européenne qui sera là pour défendre la monnaie unique, indispensable ennemie du dollar et des autres monnaies fortes. Le déséquilibre permanent du marché monétaire savamment entretenu est une des conditions sine qua non du développement économique actuel.

Le dollar a besoin de l’euro
Les Etats-Unis jusque là grands décideurs de la politique monétaire internationale s’enfoncent dans l’argent-dette avec une politique inflationniste de rigueur. Avec le discrédit jeté sur le billet vert, la menace du yuan comme nouvelle monnaie internationale plane. Selon Dai Xiaoglong le yuan pourra s’établir comme monnaie internationale d’ici 15 à 20 ans ; c’est-à-dire qu’il sera convertible pour les comptes en capitaux et ne sera plus dépendant de la devise verte, comme c’est le cas actuellement. Possédant près d’un tiers des réserves mondiales des devises, on comprend que l’économie – florissante – chinoise, ne cherche pas à s’encombrer du boulet dollar, en pleine dévaluation.

La Chine a faim et se sert déjà de sa monnaie pour des échanges commerciaux avec les pays voisins. La continuité de la direction du Fonds Monétaire International par l’Europe va simplement permettre le maintien de l’actuelle politique de création de richesse par les monnaies fortes sur l’endettement permanent. Cynique, vous avez dit cynique ?

Le système monétaire mondial paie actuellement ses dérives, à force de s’être extrait de la réalité. Une monnaie forte n’est ni américaine, chinoise ou européenne, elle doit tout simplement reposer en partie sur des valeurs réelles comme les matières premières, et des réserves d’or, évidemment !

Les Grecs se ruent sur l’Or pour placer leurs économies.

Mardi, juin 28th, 2011

Les Grecs vident leurs compte-épargnes et achètent de l’or par crainte d’une dette souveraine et de l’effondrement des banques.

Bien que le Premier Ministre George Papandreou ait déclaré que son gouvernement pouvait sauver le pays, les citoyens Grecs demeurent très sceptiques. Cependant, le Parlement a approuvé les réformes du Premier Ministre la semaine dernière.

Les ventes de pièces d’or ont grimpé – les épargnants recherchent une valeur sûre.

Harry Krinakis de Sepheriades, un négociant Grec en métaux précieux déclare que depuis le tout début de la crise financière mondiale, le taux de ventes des pièces d’or a dépassé celui des lingots pour la première fois.

D’autres exemples peuvent être pris en considération comme celui d’un ingénieur informatique qui a soldé son compte épargne en Euros pour acheter des pièces d’or. Ce dernier affirme préférer garder les pièces d’or chez lui comme le faisait sa grand-mère durant la deuxième guerre mondiale.

L’année dernière, les épargnants ont retiré près de 39 millards d’euros ce qui équivaut à 12.3% de l’épargne totale , selon la banque centrale.

Des livrets d’épargne Grecs d’une valeur estimée à près de 8 milliards d’euros ont été transferrés vers des banques de Chypre, en 2010. Mais ce mouvement de transfert de comptes vers Chypre ne s’est pas maintenu cette année de par crainte que les banques chypriotes ne soient contaminées des mêmes maux grecs.

Certains ont même transferré toutes leurs économies familiales à Munich, en début d’année. Les banques suisses ne sont pas intéressées à moins d’avoir plusieurs centaines de milliers d’euros.

Un autre exemple, celui d’un propriétaire de garage automobile, qui affirme lors d’une marche de protestation d’anti-austérité à Athènes, que les citoyens Grecs ne peuvent plus faire confiance aux politiciens pour les sortir de la crise et protéger leurs familles est devenu une priorité. Il ajoute qu’il est à prévoir un effondrement des banques. Il déclare avoir retiré toutes ses économies et les avoir placées dans un coffre fort par mesure de sécurité. A ce stade là, ne parlons plus de taux d’intérêt.

D’autres investissent dans l’immobilier ou des coopératives agricoles suite à la chute des prix après la première aide européenne octroyée à la Grèce l’année dernière.

Ceux qui avaient de grandes économies ont pu décanter celles-ci et les réinjecter soit dans de l’or physique soit dans un compte bancaire étranger. Les petits épargnants ont essayé de profiter de certaines aubaines (l’immobilier notamment). Cependant, qu’en est-il des personnes aux revenus modestes qui à ce jour luttent pour survivre et ne disposent d’aucune capacité d’épargne ?

Si un tel scénario à la grecque devait se produire en France, comment réagirions-nous ? A un an des élections présidentielles, les Français sont plus que jamais préoccupés de l’avenir. D’autres pays sont déjà plongés dans des situations similaires à la Grèce à savoir l’Irlande, le Portugal et l’Espagne. Sous la menace d’un effondrement des banques, rappelons que les titres et les billets ne vaudraient plus rien (même brulés) – au contraire de l’or, qui même fondu, faudra toujours. D’ores et déjà, la valeur de ce métal précieux est garanti.

C’est l’été, les cours de l’or s’offrent un petit plongeon !

Lundi, juin 27th, 2011

Non vous n’avez pas rêvé, il ne s’agissait pas d’un bug. Ce weekend, le cours de l’or a dégringolé, face au dollar en position de force… temporaire. N’en déplaise aux détracteurs de l’or, ce genre de baisse est tout à fait normal dans un marché haussier. C’est le moment d’en profiter pour placer votre argent judicieusement !

Bien qu’il n’y ait plus de cotation officielle de l’or en France depuis 2004 (ce sont les cours de la London Bullion Market Association qui servent de référence), les cours observent des courbes parfois surprenantes. Ca a été le cas avec une baisse d’environ 1,76% de l’once d’or vendredi dernier.

Une baisse tout à fait explicable. Le cours de l’or est révisé à la baisse par un effet mécanique et non par une dévaluation à proprement parler. Le dollar a en effet vu sa position renforcée face au recul de l’euro, actuellement embourbé dans une tragédie dont les Grecs ont le secret. Il en va ainsi : dès que le dollar vacille, la tendance du marché est de s’engouffrer vers des valeurs refuge mais dès que le billet vert reprend du poil de la bête, on en oublie les amis qui jadis vous ont tendu la main.

Pas de fin de l’âge d’or de l’or

Ces baisses, tout à fait normales dans un marché haussier, sont passagères. D’après l’économiste Merrill Lynch, la baisse du marché de l’or – ou parlons plutôt d’un retour à la normale – n’est pas prévue avant 5 ans.

Même si l’or atteint des niveaux historiques, on ne parle pas encore bulle de l’or. L’or est plutôt dans un marché haussier dont la dernière phase n’est pas encore atteinte.
La première concerne le public averti de contrarien qui flaire le bon filon et achète l’or quand il est au plus bas, pas du tout à la mode, comme en 1970 et en 2000. La deuxième phase concerne les acteurs financiers comme les banques centrales ; quand celles-ci se mettent à remplir leurs coffres, il faut tendre l’oreille et les imiter. Quand enfin le grand public s’y met, que la presse en parle à tout bout de champ, c’est le signe que le marché atteint ses limites.

Profiter des baisses passagères des cours pour acheter
Il semble que nous soyons au début de cette dernière phase et qu’il est donc encore temps de profiter des prix de l’or qui, même s’ils sont élevés, n’ont pas encore atteint leur valeur maximale. Il faut donc profiter des baisses passagères de l’or pour remplir son escarcelle et faire de bons placements : plus pour sécuriser vos économies que pour réaliser des plus-values dans l’optique de le revendre plus tard. Dans la dernière phase du marché des années 70, le cours de l’or avait progressé de… 1870$ ! Même si le contexte économique mondial n’est pas le même, on est encore loin du compte car cela conduirait l’once à 5000$.

La baisse constatée en fin de semaine dernière est donc plus tributaire de la bataille que se livrent les monnaies qu’une baisse irrévocable annonçant la fin de l’âge d’or de l’or. Cet été aussi nous devrons nous attendre à d’habituelles baisses du cours, car c’est une période creuse pour l’or. L’intérêt pour le métal jaune reste souvent à sécher sur la serviette de bain.

Enfin, quand l’or «dévisse », on dit que l’or corrige ; rien de plus normal dans un marché haussier qui dure déjà depuis 10 ans. En pleine crise des subprimes, il y avait eu une ruée sur le dollar au détriment de l’or qui avait enregistré une baisse de 20% mais ce n’est pas ce genre de baisse dont il faut s’inquiéter. On sera en droit d’être en alerte quand l’or aura atteint le seuil des 2000€.

Pour les européens, pièces et billets valent de l’or !

Jeudi, juin 23rd, 2011

A l’heure de l’explosion des paiements en ligne, des paiements via smartphones, et de la multiplication des cartes de paiements, il semblerait que ce soient les pièces de monnaie qui restent le moyen de paiement préféré de nombreux français, ainsi que de leurs compatriotes européens. Un sondage Ifop réalisé pour le cabinet Windcor Nixdorf met en lumière l’amour des consommateurs pour leurs pièces de monnaie : le cash, le liquide, les billets et les euros ne sont pas prêts de disparaître.

Le cash, c’est chic !

Ce sondage a été réalisé dans le but de comprendre les habitudes des Français et des européens par rapport à leur utilisation de l’argent liquide. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les pièces et les billets sont loin d’être désuets. Près de 90% des Français ont déclaré toujours posséder sur eux du liquide, environ 41 € en cash. Ceux qui détiennent le plus de liquide restent les hommes de plus de 35 ans avec de hauts revenus.

Cette tendance ne se limite pas aux frontières gauloises, puisque d’autres pays européens sont également très attachés à leurs pièces de monnaie et leur billet : les italiens possèdent en moyenne 65 € en moyenne sur eux, 52 € pour les Anglais et 49 € pour les Espagnols. Mieux, le sondage souligne que « plus de la majorité des personnes interrogées, quelle que soit leur nationalité, avoue ne jamais sortir sans argent liquide : 60% des Italiens, 53% des Espagnols et 52% des Français ».

Une méfiance envers les banques accrue ?

Conséquence de la crise foudroyante de 2008/2009 ou simple geste de préservation, l’étude indique qu’1 Français sur 2 garde de l’argent chez lui, bien au chaud sous son lit ! On retrouve cette tendance surtout chez les hommes, les retraités, les plus hauts revenus, les Franciliens et contre toute attente, les 18-25 ans !

Il apparaît également qu’un certain nombre d’interrogés restent nostalgiques du bon vieux franc : 35% en ont encore en leur possession, principalement des pièces. Et pour la petite histoire, « 19% des Français aimeraient voir Charles de Gaulle en effigie sur un billet d’euro ».

De l’argent liquide pour le quotidien

Cet argent liquide sert principalement à régler les dépenses du quotidien (87% des sondés) : achats en boulangerie (83%), achat des journaux (33%), consommation au café (29%), régler le stationnement (29%).

Les pièces valent de l’or

Entre ceux qui les conservent précieusement dans leur bas de laine, et d’autres qui ne jurent que par elles pour payer leurs achats, il semble que les pièces soient toujours un objet aimé, choyé, que l’on a l’habitude de côtoyer, qui nous rassure. « Cette étude confirme l’attachement grandissant des Français à l’argent liquide. La comparaison avec nos voisins européens souligne qu’il s’agit d’une tendance de fond et que, malgré le développement de moyens de paiement alternatifs, l’argent liquide a toujours de l’avenir », souligne Philippe Dauphin, Président & CEO de Wincor Nixdorf France.

Euro, dollar, monnaie de singe… et l’ECO ?

Mardi, juin 21st, 2011

Disons le clairement, si la Grèce fait faillite, elle entraînera dans sa chute tous ses camarades de la zone euro et la monnaie unique dans les limbes de la mer Egée. Ce n’est pas pour cela que le dollar US regagnera ses galons d’étalon. A force de faire tourner la planche à billets, celui-ci perd complètement de sa valeur. Quelle issue pour les monnaies fiduciaires ?

On comprend bien l’intérêt d’un Trichet à affirmer la compétitivité de la monnaie unique : « stable et crédible » l’euro ? Tant que la Grèce ne sort pas de la zone euro. Si c’était le cas, et la piste est de plus en plus évoquée, cela discréditerait la monnaie unique. D’autant que la Grèce n’est pas un cas isolé. Prochaine cible des agences de notation : l’Italie, en Espagne la grogne monte chez les Indignados de plus en plus nombreux… Le jeu de dominos vacille depuis plus d’un an, une réplique et le jeu tout entier s’effondre. Quelles pourraient être les conséquences à long terme ? La disparition d’une monnaie papier, comme tant d’autres…

Inflation et mort du billet vert
Le problème d’une monnaie fiduciaire, dite de confiance, est qu’elle a la valeur qu’on veut bien lui prêter. Or la confiance règne de moins en moins dans la monnaie papier. Toujours d’après le président de la BCE, l’euro « joue son rôle de rééquilibrage » au sein du système monétaire mondial. Un équilibre précaire et tronqué car outre Atlantique, on produit du billet vert à tire larigot sans connaître la masse monétaire émise.

Comment une monnaie dont on ne connaît pas la quantité peut-elle être cotée ? En refusant de publier M3, l’indicateur le plus fiable de dollars en circulation, la réserve fédérale américaine tente dissimuler sa politique super inflationniste comme une maladie honteuse. Or on sait où mène l’inflation. La dévalorisation du dollar est inéluctable dès lors qu’il ne repose plus sur l’or.

Une monnaie unique pour l’Afrique peut-elle changer la donne ?
Que penser du projet de l’ECO, la monnaie unique commune à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ? Si elle vise à harmoniser les transactions commerciales de la CEDEAO, que vaudra-t-elle face à la voracité d’un dollar déclinant, d’un euro sur la brèche et d’un yen qui veut vite se remettre du séisme ? L’Afrique est-elle prête à se prendre en main toute seule ? Ce serait l’occasion rêvée de remettre une monnaie sur les rails de l’or. A ce moment-là, on peut envisager une monnaie unique africaine véritablement concurrentielle. Figurant parmi les principaux pays producteurs d’or, l’Afrique pourrait se permettre d’appuyer en partie sa monnaie sur l’or et les matières premières dont elle est riche. Cette monnaie là pourrait effectivement changer la donne, à condition qu’elle ne rentre pas dans le système spéculatif qui s’enrichit sur le dos de la misère.

Monnaie d’échange depuis des siècles, l’or lui a survécu à toutes les monnaies. Même si les réserves ne sont pas suffisantes pour constituer une monnaie à part entière, une monnaie qui reposerait sur les réserves d’or physique permettrait à l’économie mondiale de ne plus dépendre du déséquilibre permanent, actuelle base du développement économique.

Une issue « drachmatique » pour la Grèce ?

Vendredi, juin 17th, 2011

Il reste peu de solutions parmi les solutions négatives pour sortir la Grèce de la crise ; le consensus européen n’existe plus, le peuple grec manifeste contre le nouveau plan d’austérité… Il est de plus en plus question que le pays sorte de la monnaie unique pour retourner à son ancienne monnaie, la drachme : une solution qui pourrait s’avérer « drachmatique ».

La crise est systémique
La Grèce est en pleine tragédie. Impossible de se sortir de la crise et les autres pays membres de l’UE n’arrivent pas à se décider sur un nouveau plan de secours. Même si le 3 juin dernier, le FMI et les pays de la zone euro ont accepté de verser à la Grèce la 5e tranche du prêt qui devrait lui permettre d’éviter la banqueroute ou de sortir de l’union monétaire, la Grèce est loin d’être sortie d’affaire.

Voilà le résultat d’une vraie « dictature bancaire », pour reprendre les termes d’un article publié sur LePost.fr. Au passage à l’euro, la Grèce a subi une hausse des prix sans précédent. Le coût de la vie a augmenté au point d’entraîner un appauvrissement de la classe moyenne et la faillite du pays tout entier. Les raisons de cette banqueroute sont nombreuses mais toutes imputables à l’euro.

Selon le spécialiste Olivier Delamarche (associé et gérant de Platinium Gestion), il faut sortir la Grèce de la zone euro et résoudre le problème dans sa globalité, car il est mondial et c’est ça qui est nouveau. La Grèce n’est hélas pas un glaçon isolé au milieu de l’océan mais une partie visible de l’iceberg. Même si les pays qui constituent la base de la pyramide sont plus solides, celle-ci ne pourra pas s’empêcher de s’écrouler au bout d’un moment, car elle forme un tout. Un tout dont la Grèce fait partie, au même titre que les Etats-Unis, l’euro, le FMI, les actions cotées en bourse, les banques centrales, etc. L’injection ponctuelle de fonds n’est pas la solution, le problème doit être traité dans son ensemble. Le problème est que cela touche au système monétaire mondial, donc à un tabou.

Entre la peste et le choléra
L’initiative (a priori fort louable) d’avoir créé une monnaie européenne unique pour concurrencer le dollar a obligé quelques pays à se hisser à un niveau trop élevé pour eux, pour finir par entraîner la zone euro toute entière vers le bas. On peut parler d’autoritarisme monétaire, de « logique dogmatique pro-mondialiste »… Et dire aussi qu’on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs, mais pour l’heure les œufs sont brouillés !

Manquant de garanties pour rembourser les prêts, on peut considérer que la Grèce est en défaut de paiement. Voilà en partie pourquoi l’agence de notation Standard and Poors a dégradé la note de la Grèce, provoquant un mini séisme au sein de la zone euro. Le retour à la drachme annoncé par la commissaire européenne grecque Maria Damanaki semble être la seule solution envisageable pour sortir le pays de la crise et relancer son économie, en reprenant les rênes de sa dette et en sortant du monde spéculatif. Hélas, en sortant de l’Eurozone, la Grèce signerait sa faillite virtuelle.

L’échec de l’euro signe un retour à l’étalon or ?
L’échec de l’euro dans son application brutale et dictatoriale pose une vraie question sur le système monétaire. Jusqu’alors, aucune monnaie n’a survécu à l’or. Pourquoi ne pas avoir établi l’euro sur une réserve d’or ? Le marasme actuel dû à la spéculation aurait pu être évité… Car la monnaie fiduciaire (qui repose donc sur la confiance…) n’a aucune valeur matérielle, contrairement à l’or qui en a toujours eu une, quelle que soit l’époque.

Comme le scorpion qui survit aux radiations, l’or a survécu à toutes les monnaies. Les monnaies papier ont toutes finies brûlées comme des sorcières sous l’inquisition, alors qu’avec le temps, les pièces d’or 1/ ont été conservées 2/ ont pris encore plus de valeur ! Va-t-il falloir attendre l’effondrement du système monétaire tout entier pour un retour aux valeurs sûres ?
Si les réserves d’or mondiales ne sont pas suffisantes pour constituer un retour à l’étalon, il serait certainement plus sain d’envisager une monnaie qui repose sur un panier comprenant des valeurs tangibles, des richesses réelles, telles que l’or.

Œuvres d’art : un bon plan placement par rapport à l’or ?

Mardi, juin 14th, 2011

Avec la non-taxation des œuvres d’art récemment décidée par le gouvernement, un créneau d’épargne et de spéculation paraît sauvé. Bon ou mauvais plan par rapport à l’or ? Focus sur un investissement particulier.

Les œuvres d’art et l’impôt
La récente décision du gouvernement de ne pas taxer les œuvres d’art devrait permettre au marché de l’art de rester en bonne santé. Une « non réforme » de la fiscalité du patrimoine sous forme de cadeau aux riches investisseurs, mais pas n’importe lesquels.

Dans les années 80, les œuvres d’art sortent de l’ISF pour éviter qu’elles partent à l’étranger. Or les plus-values réalisées par spéculation au sein de ce marché très mobile échappent complètement à la fiscalité française. Il était donc légitime que le gouvernement veuille les remettre dans le circuit de l’imposition mais face à la levée de boucliers, les œuvres ne seront pas taxées, du moins pour le moment, et cela notamment pour éviter l’asphyxie d’un marché assez fragile et en régression.

Évolution de l’art sur le marché
Au début du 20e siècle, en réaction à l’art « classique », fleurit un art d’avant-garde à l’origine de mouvements artistiques aujourd’hui reconnus et institutionnalisés au point d’être devenus à leur tour un art conventionnel. Presque tous les artistes du début du 20e siècle qui ne valaient rien à l’époque, sont aujourd’hui extrêmement bien cotés. L’exemple le plus criant est celui de Van Gogh dont les tableaux ne valaient que 20 ou 30 Francs de l’époque et qui s’arrachent aujourd’hui pour plusieurs millions d’euros. Heureux sont les chanceux ayant eu la bonne idée d’acquérir une toile du maître de son vivant… Dans ce cas et dans la mesure où le ou les tableaux ont été transmis de génération en génération, la plus-value réalisée est de l’ordre de… 1million% !

Après la guerre, la bourgeoisie s’empare de cet art et réclame de l’avant-garde. Dès lors, récupéré par les institutions, la classe dominante et le marché, l’avant-garde signe son arrêt de mort ; c’en est fini de la découverte du jeune talent prometteur. Il devient alors beaucoup plus difficile d’avoir du discernement pour distinguer les futures valeurs montantes. Le gros coup de poker sur l’artiste méconnu, c’est fini. C’est Warhol qui mettra fin au mythe de l’artiste bohème reconnu post-mortem, en souhaitant être célèbre de son vivant et en reproduisant ses œuvres de façon industrielle.

Le marché est devenu tellement important, mobile et fragile, que rien ne passe en dehors de ses filets. Du coup, les spéculateurs, marchands d’art et tous les acteurs du marché de l’art ont tendance à s’emballer pour tout et n’importe quoi à l’heure actuelle.

A partir des années 60, l’avant-garde est allée vers plus de dématérialisation de l’objet d’art (minimalisme, art conceptuel…) ; les artistes produisent des objets ; la nouvelle bourgeoisie d’après guerre avait besoin d’objets d’arts : d’où l’arrivée d’un mouvement d’objets d’arts un peu factice qui répondait plus à un besoin du marché qu’à une démarche artistique et esthétique.

Les nouveaux supports ont changé la donne. Avec les supports numériques, internet, l’art dématérialisé et l’éphémère sont devenus des valeurs montantes mais quid de l’investissement ?

Œuvres d’art versus or
Autant l’or est une valeur stable qui vaudra toujours quelque chose (au moins son poids en or !), autant le marché de l’art est extrêmement plus risqué. Pour miser sur une œuvre, il faut être soit bien inspiré, soit très bien conseillé.

Ce genre d’investissement reste réservé aux passionnés et aux aficionados : c’est un investissement « passion » avant d’être un bon moyen de placer son argent. Avant tout investissement, il est nécessaire de savoir ce que l’on souhaite acquérir et de se familiariser avec le monde des ventes d’objets d’art (les enchères ou le gré à gré) un peu particulier. En outre, l’expertise d’un faux peut s’avérer beaucoup plus longue et délicate à réaliser que pour une pièce d’or… Avis aux experts !

La révolution grecque est en marche

Jeudi, juin 9th, 2011

« La dette grecque atteint presque 340 milliards d’euros, soit environ 150% de son produit intérieur brut ». Depuis bientôt plus d’un an, la Grèce s’enlise dans une situation sans fond : ensevelie sous une énorme dette, et avec une crédibilité perdue auprès des marchés financiers, la Grèce connaît des jours très sombres. A l’heure qu’il est, on commence même à évoquer la participation du secteur privé à l’aide à la restructuration du pays… Tandis que dans la rue, le peuple se soulève. LORetLARGENT.info dresse sa revue de presse spéciale Grèce.

Un financement supplémentaire de la Grèce, des restrictions ultra-sévères

Sur Latribune.fr, on apprend que le Premier ministre luxembourgeois et Président de l’Eurogroupe Jean-Claude Junker, s’attend à « un financement supplémentaire accordé à la Grèce en échange de conditions strictes ». En réponse à cette annonce, l’Allemagne s’est clairement désengagé de cette opinion affirmant que « ce qu’il y a pour le moment ce ne sont pas des engagements, ce sont des opinions. Des paiements allemands doivent être décidés par des autorités allemandes, et c’est comme cela dans tous les pays ». En clair, l’Allemagne refuse de tenter un nouveau pas vers la Grèce tant que « la mission d’experts de la Troïka, composée de représentants de l’Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE), n’a pas rendu ses conclusions ».
Un second plan d’aide n’est donc visiblement pas encore au programme : « en contrepartie du déblocage de la cinquième tranche (12 milliards d’euros) du plan d’aide de 110 milliards d’euros accordé en 2010, et d’un accord pour un second plan d’aide dont le montant serait compris entre 60 et 85 milliards d’euros, la Grèce s’engagerait à adopter un énième plan de rigueur ».

Sur myeurop.info, « le nouveau plan de rigueur prévoit 6,4 milliards d’euros d’économies supplémentaires cette année et 22 milliards d’ici à 2015. Un calendrier précis des privatisations (Télécommunications, eaux, ports, aéroports, chemins de fer, banque Postale, Loterie, casinos, …) vient d’être publié et une agence « indépendante » du gouvernement va être installée pour mener au plus vite la vente de ces actifs publics ».

Sur Lemonde.fr, on parle d’une « rallonge financière mais en échange d’un contrôle accru des dépenses de la Grèce et de nouveaux sacrifices budgétaires ». A l’heure qu’il est, la Grèce a-t-elle les épaules pour supporter tous ces sacrifices ?

Le secteur privé au secours de la Grèce

Sur News-banques.com, on apprend que le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, aurait déclaré que le secteur privé pourrait jouer un rôle dans la restructuration de la Grèce mais qu’il reste « contre une restructuration de la dette qui risque de créer un désordre financier et d’approfondir la crise économique grecque ».

Sur Lexpress.fr, les « créanciers privés [sont] invités à échanger leurs titres de dette souveraine contre des obligations à maturité plus longue ». Ces créanciers privés sont principalement de grandes banques européennes, comme le Crédit Agricole et sa filiale Emporiki. La BCE (Banque Centrale Européenne) « qui pendant des mois avait manifesté son opposition à toute forme de restructuration, s’est ralliée cette semaine à l’idée d’une prolongation des échéances (« rollover ») sur la base du volontariat des détenteurs de dette grecque ». On y apprend également que « l’Allemagne a relancé cette semaine l’idée d’une restructuration de la dette grecque et demandé à ses partenaires européens de faire en sorte que les créanciers privés contribuent notablement à un nouveau plan de renflouement ».
Les détracteurs de cette aide des privés insistent sur le fait qu’un « risque de contagion aux autres pays européens » existe.

Les Grecs sont dans la rue

Pendant que les grands de ce monde décident du sort du pays, le peuple grec se manifeste de plus en plus. Toujours sur latribune.fr, on peut lire que « les Athéniens n’hésitent plus à interpeller leurs dirigeants, accusés de s’aplatir devant les exigences de la Troïka dont la rigueur imposée aggraverait les chances du pays de sortir de la crise ».

Dimanche dernier, plusieurs dizaines de milliers de militants grecs se sont retrouvés pour manifester contre le plan d’austérité : grèves, accusation de « spolier le pays », les raisons de la révolte grecque sont nombreuses. Depuis plus d’une dizaine de jours, les manifestants se retrouvent chaque soir sur la place Syntagma, devant le parlement grec à Athènes : ce dimanche, c’est le rassemblement le plus important depuis le début des manifestations.

« Ce qui se passe ici a été engendré par des citoyens qui n’appartiennent à aucun mouvement ; et ceux qui militent dans un parti laissent leur étiquette à la maison ; tous n’ont qu’une envie : que leur voix soit entendue», précise-t-on sur l’Humanite.fr.

Toujours sur lexpress.fr, « les employés des entreprises publiques susceptibles d’être privatisées, comme l’électricien PPC, la compagnie de télécoms OTE ou les sociétés de distribution d’eau EYDAP et EYATH, observeront une grève de 24 heures jeudi. »

Les incertitudes une fois de plus comblées par le recours à l’or

Dans l’état actuel des choses, quiconque est en droit de se demander si la Grèce va réellement s’en sortir et si dans sa chute vertigineuse et tragique, elle ne va pas entraîner l’euro, déjà bien faible par les temps qui courent… Il est de notoriété publique que les investisseurs et les intervenants sur les marchés ne sont pas friands de ce genre d’incertitudes, et les particuliers encore moins. Ce qui laisse penser que les valeurs refuges telles que l’or ont encore de très beaux jours devant elles.

Bijoux en or : un signe extérieur de richesse risqué

Mardi, juin 7th, 2011

Les bijoux en or attirent une nouvelle forme de délinquance. Que ce soit par coquetterie, par ostentation, il est de plus en plus dangereux de s’afficher avec des bijoux en or. Crise oblige, les signes extérieurs de richesse doivent se faire plus discrets car les vols de bijoux en or à l’arraché ont connu un essor sans précédent ces mois derniers.

Le braquage de l’or a toujours été un corollaire de la hausse du cours de l’or. On dénombre une augmentation des vols de bijouteries et des cambriolages, avec une nette préférence pour les objets en or.

Et les bijoux en or que vous portez sur vous n’échappent pas à la règle. Vous serez bien mal inspiré de penser qu’ils sont en sécurité sur vous. Depuis l’an dernier, les voleurs de colliers sont à l’affût et s’en prennent à n’importe qui : hommes ou femmes, jeunes ou personnes âgées.

Avec un nouveau record de l’once le 1er juin dernier, jamais le trafic d’or n’aura été aussi intense. L’ouverture florissante des plateformes de rachat d’or n’y est pas étrangère et a contribué à l’essor de cette nouvelle forme de délinquance. Valeur refuge par excellence et au prix de revente attractif, les voleurs ne s’y trompent pas.

D’ailleurs, l’or n’est pas plus en sécurité sur vous que chez vous, à l’abri d’un coffre-fort. On relève également une recrudescence des cambriolages avec prise en otage et violences physiques pour accéder aux biens.

Si vous décidez de porter vos colliers, bagues et gourmettes en or, assurez-vous qu’ils ne soient pas trop visibles… (sauf si vous êtes Mister T en personne). Sinon il vous reste la solution la plus raisonnable et la plus sécurisée : le bon vieux coffre bancaire. Si l’or est effectivement la valeur refuge par excellence en ces temps d’instabilité du système bancaire, la pièce d’or (Napoléon, Souverain, Krugerrand …), comme le lingot, reste l’investissement le plus sûr, car elle ne se démode pas et à l’abri dans un coffre, elle ne risque pas d’attirer les convoitises.

Les pièces fautées : quand l’imperfection vaut de l’or !

Vendredi, juin 3rd, 2011

Erreur de frappe, problème technique, inexpérience, étourderie… La frappe des pièces connaît parfois des rebondissements, et des pièces fautées sont alors produites. Loin d’être des « rebuts », ces pièces rares sont parfois très recherchées par certains collectionneurs et peuvent pour certaines atteindre quelques milliers d’euros ! Gros plan sur ces pièces dont l’imperfection vaut de l’or.

Qu’est ce qu’une pièce fautée ?

Dans l’ouvrage « Le monnayage et les monnaies fautées » de Jean-Claude Chort, l’auteur définit une pièce fautée comme « toute monnaie qui n’est pas fidèle au modèle original ou conforme au cahier des charges peut être qualifiée de fautée si la différence est due à une erreur ou un problème technique et n’est donc pas souhaitée. Le défaut peut être très visible ou plus discret, sans toutefois manquer d’intérêt pour le collectionneur ».

Pourquoi les monnaies fautées existent-elles ?

Les monnaies sont produites à des millions d’exemplaires : dans cette cadence très intensive, il est impossible de ne pas laisser passer quelques pièces comportant des défauts. Au final, par rapport à la masse impressionnante de pièces produites, la part des monnaies fautées est minime. Ainsi, on retrouve en circulation des pièces qui comportent certains défauts, mais qui restent très recherchées, de par leur rareté et leur singularité.

Quels défauts retrouve-t-on sur les monnaies fautées ?

Les erreurs monétaires sont à l’origine de quatre sources identifiées :
- Les coins et la virole
- Les flans
- Les montages et réglages
- La presse et la frappe

On retrouve ainsi des anomalies sur les monnaies fautées telles que :
- Sur les coins et viroles : coin avec légende, millésime, signe distinctif ou autre poinçon erronés, coin doublé, coin cassé (fissuré, brisé, affaissé, etc), coin altéré, virole erronée ou cassée.
- Sur le flan : erreur de laminage, découpage, d’assemblage, défaut de plaquage, cuivrage défectueux, problème d’alliage, etc.
- Concernant le montage et réglage : erreur de montage ou d’approvisionnement à la presse, erreur de réglage sur la presse (frappe en médaille, coins non alignés, frappe molle).
- Concernant la presse et la frappe : frappe décentrée, identique des deux côtés, multiple, incuse, avec coin tourné, tranche défectueuse à la frappe, etc.


Comment faire la différence entre « fausse » et « fautée » ?

Les pièces fautées sont le pur produit d’une production de vraies pièces qui a rencontré des anomalies indépendantes de la volonté de l’atelier. Les fausses pièces sont intentionnellement altérées ou modifiées, certains faussaires n’hésitent pas par exemple à laisser les pièces dans un mélange acide ou à les tremper dans de l’eau salée pour « ronger » la matière et modifier l’aspect de la pièce. D’autres manipulations, comme ébrécher un coin, altérer la couleur de la pièce, rétrécir la pièce, existent également.

Pour diagnostiquer les pièces et faire la différence entre une fausse pièce et une vraie pièce fautée, certains outils sont indispensables :
- La loupe
- La binoculaire, qui permet de détecter les plaquages artisanaux ou de déceler les faux hybrides
- La balance électronique
- Le pied à coulisse
- L’aimant, qui permet de détecter les fautées magnétiques.

Retrouvez notre article pour détecter les fausses pièces d’or.

Quelle est la valeur des monnaies fautées ?

Il n’existe pas de cotation officielle pour ces pièces fautées : leur valeur est établie selon la loi de l’offre et de la demande. L’offre, comme nous l’avons expliqué plus haut, est particulièrement réduite, ces pièces fautées étant très rares en circulation. La demande reste confidentielle, mais existe ! En France, la tendance augmente mais reste encore marginale, alors qu’aux États-Unis par exemple, les pièces fautées connaissent un franc succès depuis plusieurs années. Et la fourchette de prix est colossale ! Une pièce comportant un coin cassé pourra démarrer à 1€, un Napoléon 40 Francs or à 12000€ ! Quant aux fautées américaines certaines se négocient entre 30000 et 350 000 dollars, de la folie !

Bref, si vous tombez un jour sur une pièce fautée, ne passez pas à côté !

Piece fautee
40 francs Bonaparte premier consul – An XI A (Paris) – Coin tourné de 90°
Source de l’image monnaiesdantan.com

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "