La Newsletter
Inscription
Désinscription

 
Catégories

Posts Tagged ‘Etats-Unis’

Fiche pays : les Etats-Unis, à la conquête de l’or

Jeudi, août 16th, 2012

Le 20 dollars Liberty de Saint GaudensLoretlargent.info s’intéresse aux rapports qu’entretiennent différents pays avec le métal jaune, à travers leur politique monétaire et leur culture. Pays de la conquête des grands espaces et de l’or, les Etats-Unis sont aussi le pays des plus grosses réserves d’or avec sa forteresse inviolable Fort Knox. Pays qui mit également fin au système de l’étalon or pour imposer la suprématie du dollar, les Etats-Unis restent très attachés à l’or, et en particulier à ses pièces nationales.

L’or des Etats-Unis en chiffres

Bien qu’en baisse continue depuis 1998, la production d’or des Etats-Unis est toujours la troisième plus élevée. Les Etats-Unis occupent aujourd’hui la troisième place du podium des plus gros producteurs mondiaux d’or, assurant 9,2%, derrière la Chine (13,8%) et l’Australie (10,2%).

Les Etats-Unis possèdent quelques-unes des plus grosses mines d’or au monde, principalement concentrées dans le Nevada qui représente à lui seul près de 80% de la totalité de la production d’or des Etats-Unis. Les plus connues sont la mine de Gold Quarry, exploitée par la minière australienne Newmont Mining, la mine de Cortez et de Goldstrike, exploitées par Barrick Gold. Celle de Cortez a rapporté 40,3 tonnes en 2011 et celle de Goldstrike près de 31 tonnes.

En termes de réserves, les Etats-Unis possèdent les plus grosses réserves mondiales d’or, à savoir 8,133.5 tonnes, loin devant l’Allemagne (n°2) qui en détient 3 3401 tonnes (Chiffres du World Gold Council au premier trimestre 2012). La majeure partie de l’or mondial serait conservée dans deux hauts lieux américains : dans les coffres de la Réserve Fédérale de New York et sur le camp militaire Fort Knox.

Les Américains et l’or

L’esprit de conquête propre aux Américains et leur foi s’inscrivent dans chacune des pièces d’or émises aux Etats-Unis. Leur sentiment religieux apparaît dans la devise IN GOD WE TRUST inscrite sur quasiment toutes les pièces nationales, et l’esprit de liberté et de conquête à travers le symbole de l’aigle. Les Américains ont développé à travers leurs pièces un fort attachement national, une véritable fierté.

Pays de la démesure, les Etats-Unis sont aussi les rois du « market-making », où certains produits comme un spécimen de 1 dollar argent de 1804 peuvent valoir plusieurs millions de dollars. En matière d’or, le marché des Etats-Unis est complètement déconnecté du marché européen par exemple. Les Américains ne raisonnent pas par exemple en termes de placements sécuritaires sur le long terme, mais sont très friands de rareté.

Ils « consomment » beaucoup de pièces d’or nationales chaque année, bien que cette année, la vente des Eagles (neuves) soient en baisse par rapport aux autres années. Un dollar plus fort et un cours élevé de l’or auront eu raison de la hausse constante des ventes de pièces en or made in USA, mais les Américains, bons patriotes, sont fiers d’en posséder.

La ruée vers l’or

Suite à la découverte, en 1848, de quelques pépites d’or dans un ruisseau en Californie, plus de 100 000 personnes sont venues tenter leur chance au grattage. La quantité d’or de cette région californienne bouleversa le marché mondial du métal jaune, impliquant notamment la dévaluation de l’argent. Rapidement, la frappe de dollars en or est autorisée et en 84 années de production, les Etats-Unis fabriquèrent 175 millions de pièces de 20 dollars.

Pour en savoir plus

L’histoire des Etats-Unis se lit à travers ses pièces

Les premières pièces d’or ont été délivrées aux Etats-Unis en 1795. Elles étaient frappées en or de 22 carats. A l’époque, un dollar américain représentait 24 grains d’or.

Jusqu’en 1933, date à laquelle l’or fut retiré de la circulation (où la détention d’or fut tout simplement illégale), quatre pièces d’or ont été émises sur le continent américain : le cent, la dime, le dollar et l’aigle. Cette dernière est non seulement la plus répandue mais également l’unité de base des monnaies en or. Pour exemple : un aigle (diamètre 27 millimètres) correspond à 10 dollars. L’aigle (ou american eagle) existe en format 1 once, ½ once, ¼ de once et 1/10e de once.

Le 20 dollars Liberty de Saint Gaudens fut créé par le sculpteur Augustus Saint-Gaudens à la demande du président Théodore Roosevelt. Cette pièce fait 34 millimètres et pèse 33,437 grammes. Des 10$ Indien de Saint-Gaudens furent également émises de 1907 à 1933.

Ces pièces bénéficient aujourd’hui d’une reconnaissance sur tous les marchés de l’or d’investissement et sont d’excellents produits de diversification.

Le pays qui défit l’étalon or

Les Américains ont beau être très attaché à leurs pièces nationales, ils ne le sont pas moins à leur très chère devise : le dollar.

Le 15 août 1971, Nixon mit fin à la convertibilité des dollars en or, mettant fin de fait à l’étalon or, pour asseoir l’hégémonie du billet vert, devenue dès lors la devise internationale de référence et qui, à force d’être imprimée a perdu 98% de sa valeur en un siècle, contrairement à l’or.

Depuis des années, des organisations comme le Gold Antitrust Action Committee dénoncent une manipulation du cours de l’or en faveur du dollar. Les rumeurs les plus folles concernant les Etats-Unis qui ont poussé les autres pays à vendre leur or afin d’en faire baisser le prix circulent. Mais les Etats-Unis ne pourront pas se défaire très longtemps de deux réalités qui font loi et que l’Histoire passe son temps à prouver : la fugacité des monnaies papier, toutes vouées à une mort certaine, et l’invulnérabilité de l’or comme unité de compte, réserve de valeur et intermédiaire des échanges.

Regain de forme pour le cours de l’or

Lundi, juin 4th, 2012

Bonne nouvelle pour le cours de l’or qui a fini à plus de 4% vendredi 1er juin. Le cours du métal jaune s’est envolé vendredi dernier pour atteindre les 1625 dollars l’once. De quoi bien entamer ce mois de juin !

Pourquoi une telle hausse soudaine ?

De nombreuses rumeurs sur le marché économique pourraient être à l’origine de ce regain d’intérêt pour la valeur refuge.

Du côté de l’Europe des bruits courent sur le fait que l’imprimerie britannique De La Rue imprimerait actuellement la future monnaie grecque : la drachme ! Des « informations » qui ne seraient pas tombées dans l’oreille d’un sourd et auraient provoqué un brusque retour vers l’or. Histoire de protéger son épargne, au cas où…

Autre fait marquant, outre-Atlantique cette fois :

Vendredi dernier le département du travail américain a annoncé des chiffres catastrophiques concernant le marché du travail. Les chiffres de la création d’emploi sont bien au deçà des prévisions (seulement 69000 emplois créés en mai 2012 contre les 150000 attendus…).

Conséquence inévitable : un taux de chômage en hausse pour la première fois depuis juin 2011 aux Etats-Unis. Il atteint désormais les 8,2% !

Ces éléments peu optimistes vis-à-vis de l’économie américaine pourraient avoir convaincu les investisseurs de se tourner vers le métal jaune, par principe de précaution.

Toujours est-il qu’il va être utile de suivre avec attention le cours de l’or dans les prochains jours pour voir si cette tendance haussière se confirme !

Le Yuan bientôt adossé à l’or ?

Lundi, avril 2nd, 2012

L’économie mondiale est en train de muter, et on assiste peut être à l’une des plus importantes révolutions économique de notre ère :

Le dollar perd peu à peu son hégémonie historique au profit du Yuan chinois qui se consolide et pourrait bien à termes remplacer le billet vert.

Selon le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) le dollar perdrait son statut de devise dominante dans les transactions commerciales internationales dès fin 2013. Actuellement le dollar représente environ 50% des exportations mondiales, mais il ne pèserait plus que 35 à 40% en 2016…

Le diagnostic vital est engagé ? On peut vraiment se poser la question car le billet vert connait une dépréciation importante à l’échelle mondiale. Alors que le dollar chute la demande en euro et surtout la demande en Yuan, elles, augmentent.

Le dollar est donc de moins en moins utilisé dans les transactions internationales, et ce ne sont pas les exemples qui manquent :

La Chine a passé des accords avec les autres pays constituant le BRIC (Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine) afin qu’ils puissent directement commercer entre eux dans leurs monnaie nationales et donc se passer de la conversion en dollar. Quand on sait que les échanges intra-BRICS représentaient 15% du commerce mondial en 2010 et ne cessent de se développer, les américains ont de quoi s’inquiéter ! Autre illustration significative : la Chine et le Japon, c’est-à-dire la seconde et 3ème puissance commerciale mondiale, se sont entendus pour ne pas utiliser le dollar dans leurs échanges réciproques ! A croire que le dollar est fui comme la peste !

La suprématie de la monnaie américaine avait déjà été mise à mal avec l’ouverture en 2008 de la Bourse Internationale iranienne du pétrole. Le pétrodollar était alors fortement contesté dans cette bourse dans laquelle les transactions se font en rial iranien ou même… en or ! La Chine, elle, effectue désormais ses achats de pétrole auprès des Emirats Arabes Unis en Yuan et souhaiterait étendre ce principe aux autres pays producteurs.

Résultat ? Le dollar est en chute libre : il a perdu 21% depuis 2006 par rapport à l’euro, le yen, le yuan, et le real.

L’ogre chinois se goinfre d’or physique

Pendant ce temps là, la Chine, elle, se gave d’or physique et est en passe de prendre le contrôle de son marché : Atlantico y consacrait un article le 16 mars dernier et parlait même de « monumental hold-up ».

La Chine est déjà à l’heure actuelle le 1er producteur d’or au monde mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : le pays achète littéralement tout l’or possible sur les marché internationaux. Cette soif de l’or semble insatiable et c’est tout le pays qui en est atteint : alors qu’il était interdit à la population chinoise de détenir de l’or jusqu’en 2009 (sous peine de prison), la situation est totalement inversée aujourd’hui : non seulement l’interdiction est levée mais en plus le gouvernement pousse les chinois à la consommation à grands renforts de campagnes publicitaires. A tel point que la Chine devrait détrôner l’Inde dans sa consommation d’or en 2012 comme l’annonçait Bloomberg en Février dernier.

Cette fièvre acheteuse est nécessairement liée à la volonté de la Chine d’imposer le Yuan comme future monnaie de référence à l’échelle internationale. En consolidant ainsi ses réserves d’or physique la Chine apporte sécurité et pérennité à sa monnaie.

La stratégie économique de la Chine qui repose sur ses gigantesques réserves d’or prend toute son ampleur avec le projet de développement d’une plateforme d’échange dans laquelle l’or serait coté en Yuan. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce projet, baptisé PAGE (Pan Asian Gold Exchange) n’est pas accueilli d’un très bon œil du côté de New York qui cherche désespérément à le faire avorter.

Pékin veut donc créer son propre marché de l’or asiatique afin de se passer des deux marchés anglo-saxons actuels qui manipulent un peu trop les courts à son goût. C’est donc vers l’Est qu’il va falloir regarder dans les prochains mois pour voir à quelle sauce le dollar va être mangé !

Il ne fait pas grand doute que le Yuan pourrait prochainement s’imposer comme le futur étalon monétaire, ce ne serait qu’une question de temps !

La Guerre des monnaies profite à l’or

Lundi, novembre 28th, 2011
Yuan et dollars

Yuan et dollars

Dollar, yuan, euro… Laquelle de ces trois monnaies va devenir la monnaie de réserve mondiale dans les 3 prochaines années ? Aucune ? Toutes les trois ? Quelle que soient celle qui l’emporte, elle condamnée à l’avance : tel est le sort des monnaies papier. Quand les décideurs seront-ils assez sages pour revenir au standard –or, sous quelque forme que ce soit ? Nous ne le saurons peut-être qu’au terme d’une 3e guerre économique.

1. De la création des monnaies
•    L’âge d’or de l’or
L’or servait déjà de monnaie au 6e siècle avant notre ère et a été témoin de toutes les époques. De la fin du 18e siècle à 1971, l’or servira même d’étalon, avant d’être évincé par le dollar qui se voulait seule et unique monnaie de réserve mondiale. Plus qu’une matière première, l’or est avant tout une monnaie, une monnaie étant un bien de valeur universellement reconnu. Au fil des temps, les « marchandises-monnaies » ont été peu à peu remplacées par de l’or.
Dans son Guide d’investissement sur le marché de l’or, Yannick Colleu définit trois fonctions de la monnaie : elle est à la fois moyen d’échange et de paiement, unité de compte et réserve de valeur.
« Pendant les siècles passés, l’or et l’argent se sont échangé sur la base de leur poids, certifié par les autorités ayant pouvoir de battre la monnaie ».

•    L’avènement de la monnaie papier
Apparue sous forme de bons émis par les banques privées, la monnaie papier visait à faciliter les échanges commerciaux et limiter la circulation des pièces afin d’éviter les vols. Le développement des banques a permis celui des monnaies papiers et celui du crédit. L’introduction coercitive des billets de banque est en fait la véritable cause de la crise financière.

L’or qui servait à financer les guerres, manquaient cruellement à l’Europe du début du 20e siècle. En légalisant les  billets de banque dès 1909, la France et l’Allemagne ont permis de financer la guerre que les deux pays se sont livrés par le crédit et la monétisation de la dette, autrement dit sous forme de monnaie papier. En forçant les administrés à accepter la dette comme monnaie (papier), les deux puissances guerrières ont ouvert le pas au reste du monde et introduit de ce fait le ver dans la pomme. La façon dont le dollar a petit à petit détrôné l’or pour s’imposer comme monnaie de réserve mondiale est tout aussi sournoise. L’Histoire ne dit jamais très clairement comment les Etats-Unis ont par tous les moyens réussi à imposer la suprématie du billet vert. Mais pour combien de temps ?

•    Comment le dollar a détrôné l’or
Voici comment en 4 étapes, le dollar a indiciblement établi sa souveraineté :
- Jusqu’en 1870, le règlement des échanges commerciaux mondiaux sont basés sur l’or et l’argent.
- Jusqu’en 1931, les monnaies sont convertibles en or, c’est la mise en place du système étalon-or.
- En 1946, les accords de Bretton Woods décident du futur sort du système monétaire et signent le système étalon-change-or : c’est le début de la suprématie du dollar : toutes les devises internationales sont convertibles en dollar (devaient s’aligner dessus) qui est lui-même indexé sur l’or et convertible en or.
- En 1971, le dollar n’est plus convertible en or, la cotation de l’or est libre puis en 1973, les devises s’échanges selon un système de change flottant.

Le Général de Gaulle dénonce, lors de sa célèbre conférence de 1965, le système de dette que les Etats-Unis sont en train d’instaurer. Sachant que les réserves d’or fédérales étaient en train de s’amenuiser, celui-ci savait que les américains mettraient tôt ou tard fin aux accords de Bretton Woods. En plein mois d’août 1971, Nixon y met fin, en effet, lors d’une simple apparition télévisée. En 1976, les accords de Kingston (Jamaïque) confirment officiellement l’abandon du rôle légal international de l’or.

2. Crépuscule de l’idole de papier vert

C’est un secret de polichinelle : la dette des Etats-Unisest astronomique et a de quoi donner le vertige. Le 15 novembre 2011 le niveau de la dette publique américaine atteignait 15 033,6 milliards de dollars et malgré cela, les agences de notation pensent toujours que l’économie, pourtant fragilisée, des Etats-Unis est tout à fait capable de la rembourser, donc aucune dégradation en vue, quel optimisme ! Comme le général de Gaulle l’avait pressenti, « les déficits, que présentent à leur profit de nombreux états, la balance américaine des paiements, amène les Etats-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger ».

L'idole de papier vert

La politique hyper-inflationniste des Etats-Unis vise à faciliter les exportations ; or en faisant « tourner la planche à billets », les Etats-Unis dévaluent leur dollar et comme tout ce qui est rare est cher… Depuis 2006 d’ailleurs, impossible de connaître la masse monétaire émise par les Etats-Unis… Il y a donc bien longtemps que la valeur du dollar n’est plus connectée à sa masse émise réelle.

L’inflation à court terme semble fonctionner puisque le pays exporte, mais de plus en plus de pays, la Chine en premier, cherchent à se débarrasser des fameux bons du Trésor américains… pour l’échanger contre de l’or. On revient donc aux valeurs sûres.  Des pays, dont la monnaie officielle était le dollar, monnaie « for all seasons », s’en détournent pour créer leur propre devise, le cachet du dollar ne faisant plus foi. Non, certaines banques centrales ne veulent plus de balances-dollars. Depuis 2008, de nombreux placements en dollars (comme les subprimes) se sont considérablement dégradés, entraînant un manque de confiance dans la monnaie de change internationale suprême.

Pour reprendre un excellent article de Pascal Ordonneau du Cercle des Echos, « le marché du dollar est un lieu de convergence d’une masse considérable de capitaux avec une variété exceptionnelle d’intervenants et de stratégies d’investissements » ; il est donc très difficile de « dédollariser » l’économie mondiale, mais avec le yuan qui tente de s’imposer, le dollar devient de plus en plus une monnaie de singe.

Selon l’historien Paul Kennedy, le dollar pourrait bientôt ne plus être « qu’une des trois monnaies de réserve mondiale », avec l’euro et le renminbi.

3. La Chine, colosse aux pieds d’argile ?

Le XXIe siècle pourrait être celui des grandes batailles commerciales. Avec un taux de croissance insolent de 10% (bien qu’un peu gonflé), la Chine est en train de changer la donne. En quelques années seulement, le PIB chinois risque de détrôner celui des Etats-Unis et passer ainsi en 1e position. Forte de sa position, « Pékin souhaite que le renminbi (“l’argent du peuple”) soit une monnaie reconnue et largement utilisée dans les échanges », peut-on lire dans le billet du trader et fait tout pour accélérer l’internationalisation du renminbi. Le 18 novembre dernier, la Banque Centrale de Chine a signé de façon tout à fait inaperçue un accord avec la Banque centrale d’Autriche autorisant cette dernière à réaliser des placements en renminbi. Le but : que le renminbi devienne lui aussi une monnaie de réserve internationale. D’ailleurs d’ici 3 ans, le yuan pourrait bien devenir la 3e monnaie pour le commerce international selon un communiqué de HSBC. Comme la Chine détient de colossales réserves de dollars sous formes de bons du trésor notamment, elle encourage l’utilisation du yuan pour ses échanges commerciaux afin d’atténuer son exposition aux fluctuations du dollar.

« Nous prédisons que dans trois ans, les règlements du commerce transfrontalier en yuans représenteront un tiers du total des exportations et des importations chinoises, pour un total compris entre 1.500 et 2.000 milliards de dollars par an », a déclaré l’économiste chinois Qu Hongbin, en juillet dernier.

Déjà leader sur de nombreux indices économiques, la Chine accuse cependant des réserves d’or faibles (1 054 tonnes) par rapport aux Etats-Unis qui en comptent 8 133 tonnes.

4. La 3e guerre mondiale sera économique

En août dernier, la Chine réclame une nouvelle monnaie de réserve, s’attaquant à la suprématie du dollar. En octobre, les Etats-Unis riposte, accusant la Chine de fausser ses échanges commerciaux, de dévaluer artificiellement sa monnaie pour faciliter ses exportations. Quand les Etats-Unis reprochent à la Chine de manipuler les taux de change pour rendre les exportations plus compétitives (ce qui a contribué à aggraver l’économie mondiale, notamment en Europe), Pékin rétorque aux Etats-Unis  qu’ils « ne savent pas gérer leur économie » et que c’est la Chine qui tire à elle seule l’économie mondiale. Bisque bique rage ! Est-ce une guerre de pantomimes que se livrent les deux puissances économiques pour imposer au final la suprématie du système monétaire ? Car en douce, le président Obama fait tout pour relancer l’accord trans-pacifique.

Quoiqu’il en soit, au final, à aucun moment aucune monnaie mondiale n’a réussi à s’imposer, sauf l’or et sous certaines conditions. Mais l’or n’est-il pas trop rare pour satisfaire les besoins du commerce et de l’industrie ?

5. Il n’y aura qu’un survivant : l’or

Plus la dette souveraine va s’accroître, plus les monnaies vont être dévaluées, entraînant une hausse naturelle du cours de l’or. C’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer. Pour éviter un cataclysme économique, il faudrait que le système monétaire mondial soit basé une un panier de devises internationales dont une partie or, et que le métal jaune soit réintroduit dans l’économie de marché avec son système de compensation, le marché des effets réels, idée chère à Antal Fekete (économiste auteur du livre « Le retour au standard or »).
En 1909, le commerce mondial était financé par des Effets Réels, lettres de crédit payables à échéance, en pièces d’or. Ces Real Bills étaient le fond de roulement qui servait au paiement des salaires. Ce système très liquide était le meilleur actif qu’une banque commerciale pouvait avoir.

Par ailleurs, l’or serait « la monnaie ultime » selon Rick Santelli (éditeur de CNBC), « dans la mesure où il n’est aucunement vulnérable aux politiques engagées par les banques centrales ».
L’histoire a prouvé que la vie d’une monnaie papier était toujours courte, alors que l’or est une monnaie depuis le 6e siècle avant notre ère, cela donne à réfléchir.

The American Gold Buffalo

Mardi, mai 4th, 2010

The American Gold Buffalo was introduced by the United States Mint in 2006 as a new 24 carat gold bullion coin program and was first offered for sale on 22nd June. Production was authorized under Public Law 109-145 (also known as the Presidential $1 Coin Act) , dated December 22, 2005. The new program was created in addition to the existing American Eagle Bullion Coin Program, which included 22 karat American Gold Eagle bullion coins. The new coins were created in part to compete with 24 karat gold bullion offerings from other world mints, such as the Canadian Gold Maple Leaf and the Chinese Gold Panda and was the first time that the United States Government has minted pure (.9999) 24-carat gold coins for the public ….LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

L’or sera votre couverture face à l’irresponsabilité

Jeudi, mars 11th, 2010

Nous savons que ces derniers années, les taux de changes USD/Euro et USD/GBP ont été des éléments cruciaux dans la rentabilité économique européenne. En 2001, nous ne pouvions vendre la production avec une marge suffisante à la survie des entreprises puisque l’Euro na valait que 85 cents américains. Le salut semblait alors venir de la délocalisation vers la Chine, le but étant dans ces conditions de baisser les couts de production au maximum. Cependant, le phénomène restait assez marginal. Pour ne prendre que cet exemple, les prix à la consommation des biens issus de l’industrie des technologies de l’information étaient tout simplement ahurissants.

Le réel salut est ainsi venu non pas de la délocalisation mais de la chute de la valeur du Dollar contre une appréciation de la valeur de l’euro et de la livre, jusqu’à ce que l’euro double sa valeur de 2001 pour monter à $1.60 en 2008. En dépit de la chute continue des prix de vente au détail, ce taux de change nous permis de garder la tête hors de l’eau.

Ce qui suit est extrait d’un article de Dominic Frisby (MoneyMorning) explique pourquoi nous devrions porter sur l’or un regard différent et ne pas être obsédés par le prix du Dollar en lui-même mais plutôt par l’index or/euro : l’or coute aujourd’hui plus de 800 Euros l’once et va s’apprécier encore du fait que l’Euro doit faire face à la crise grecque et prochainement l’Espagne, le Portugal et l’Irlande.

Début décembre, l’Euro s’échangeait autour de 1.50$, soit un niveau record. On a vu à travers tout le continent européen que ce soit à Francfort, Paris ou Rome, les ressortissants américains grimaçaient à chaque fois qu’ils mettaient la main au porte monnaie ! Au même moment, on entend les exportateurs allemands râler de leur manque de compétitivité.

Pourtant, à peine deux mois plus tard, l’euro a baissé d’un peu plus de 10%. La viabilité de la monnaie est ainsi remise en question et parler de l’éclatement de la zone euro est devenue monnaie courante, sans mauvais jeu de mots. Ce vendredi, alors que les gens pariaient sur leur chute, les positions à découvert des futures taux du Dollar face à l’Euro ont augmenté de $47.6 milliards, le positionnement net à découvert le plus haut jamais enregistré !

La Grèce représente tout juste 2.6% du PIB de la zone euro. Si elle peut menacer la monnaie et de système bancaire de toute la zone avec un déficit budgétaire représentant 12.7% du PIB, qu’en est-il de l’Espagne ? Cette dernière a certes un déficit légèrement moins élevé (de l’ordre de 11.2% de son PIB) mais représente 12% du PIB de la zone, soit 6 fois plus élevé que la Grèce. De quoi faire peur ! Et puis, il y a la France (qui elle représente 21% du PIB de la zone euro) affiche crânement ces 8.3% de déficit du PIB…alors que la limite est légalement fixée à 3% !

L’Allemagne fait figure d’OVNI dans ce contexte et représente peu ou prou ce que l’on nomme l’équilibre budgétaire.
Une chute de la livre est à prévoir :

Quiconque à acheté de l’or est aujourd’hui un homme-ou une femme- heureux (se) ! Mais si vous vous referez à sa valeur en Euro, le métal jaune a atteint des sommets avec un prix de plus de 800 Euros l’once…

Ainsi, j’ai tendance à considérer l’or non comme une marchandise mais comme une devise à part entière. Compte tenu de la pression dans la zone euro, il n’est pas étonnant que l’or soit en hausse face au dollar. Je me suis toujours dit d’autre part que nous étions trop obsédés par le prix de l’or en dollars américains, quand c’est le prix de l’or dans notre propre monnaie qui devrait nous importer.
L’or est donc votre couverture face à l’irresponsabilité fiscale de nos gouvernements.

Article de Maurice HALL (GoldCoin.org) adapté de l’anglais par Anaïs BOURDON

Carlin Trend’s Gold

Jeudi, mars 4th, 2010

The USA was the fourth  largest world producer of gold  in 2009 with the most prosperous mining region located in the state of Nevada. Millions of years ago, hot springs laden with flecks of gold boiled up through deep fractures in the earth’s crust. But the golden residue did not accumulate in rich veins, instead, it disseminated throughout the sedimentary rock laid down by an ancient ocean

The vast bulk of this production is from large mines where the deposits consist of microscopic particles principally hosted in this sedimentary (or sometimes volcanic) rock. Many of these deposits lie along a few well known geologic trends, and the two best known are the Carlin Trend…..LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS,GOLDCOIN.ORG

The Gold Rush in the Rockies and Alaska

Mercredi, mars 3rd, 2010

Leadville is a small community of just over a square mile, perched some 3300m up in the Rocky Mountains of Colorado.  Following Abe Lee’s discovery, the thousands of miners that flocked to this remote camp soon realized that the area was also rich in other types of deposits.  Over the next thirty years, more than a million mine pits were dug from which gold, silver, zinc and the metal which gave the town its name in 1878, lead, were extracted………

As the nineteenth century drew to a close, the chances of making a fortune through gold were dwindling.  The last opportunity for prospectors was in Alaska.  When gold was discovered in Klondike River in 1896, thousands of miners sailed there……..LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

The Industrialisation of gold mining operations- The history of gold

Mercredi, mars 3rd, 2010

The creation of the Homestake mine in 1877 signalled a revolution in gold mining operations.  In the centuries that followed, the solitary gold hunter equipped with just one pan and one shovel gradually gave way to larger companies using new technologies.  One of the most efficient methods but also the most destructive for the environment consisted of hydraulic mining operations.  It consists of sending water through an enormous hose nozzle and projecting it with extreme force against a rock to break off large pieces.  By literally sweeping away the quartz, gold appears.”

Another aid came in 1889 for mining companies in the form of cyanide, a deadly poison for humans but a great help for industry.  “Gold cyanidation  is a metelurgical technique for extracting gold from low-grade ore by converting the gold to water soluble aurocyanide metallic complex ions. It is the most commonly used process for gold extraction. Due to the highly poisonous nature of cyanide, the process is highly controversial and its usage is now banned in a number of countries and territories…… LIRE LA SUITE SUR  NOTRE  BLOG  ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

The Great Confiscation: Gold ownership was illegal in the USA from 1933 to 1975

Mercredi, janvier 20th, 2010

Have you heard of Roosevelt’s Emergency Banking Act on April 5th 1933? This was the date on which the American president declared that it was illegal for US citizens to own gold and ordered them to return their coins, ingots and gold certificates to the federal reserve banks before May 1st 1933 at a price of 20.67 USD per ounce. Immediately devaluing the dollar by 40 percent; and setting the price of gold at $35.00 per ounce. At a single stroke, Roosevelt increased the government’s gold assets, stabilized the monetary system and increased wholesale prices by more than 33 percent. However, he also inflicted losses of 40 percent on gold owners and stripped them of the gold that they saved to insure their financial futures. (…) CLICK TO READ MORE – GOLDCOIN.ORG

Le Souverain. La pièce d’or préférée de la Reine d’Angleterre.

Mardi, octobre 13th, 2009
Pièce d'or de type Souverain Elizabeth II - Avers

Pièce d'or de type Souverain Elizabeth II - Avers créé par Mary Gillick (1881-1965)

Le Souverain anglais est une pièce d’or très intéressante pour l’investissement dans le métal précieux. Même si elle a un peu perdue de sa superbe, cette pièce était la plus connue au monde avant l’arrivée du « roi dollar » dans les années 30.

L’histoire du Souverain de 1489 à nos jours.

Créée en 1489 à la demande du Roi Henry VII, la version moderne telle qu’on la connait aujourd’hui apparait en 1817. La mythique figure de St George pourfendant le dragon y est représentée au revers. Encore recherché dans le monde entier, le Souverain d’aujourd’hui contient 0.235421 once d’or.

Le premier Souverain fut frappé en 1496 pour le roi alors en place, Henry VII.

Il représentait Henry VII sur l’avers et une rose –symbole des Tudor- ainsi que l’écusson royal sur le revers. Aucune valeur n’était gravée sur la pièce. Les Souverains ont continué d’être frappés par les différents monarques succédant à Henry VII jusqu’à la fin du règne d’Elizabeth Ier en 1603.

 

L’origine du nom viendrait du fait que le souverain régnant figurait obligatoirement sur l’avers de la pièce. Il est également avancé que le roi Henry VII, voulant démontrer la souveraineté de l’Angleterre dans le monde d’alors, aurait nommé cette pièce ainsi pour prouver la puissance et la splendeur de son royaume, notamment face à l’Espagne et au Portugal.

En 1817, les Souverains ont de nouveau cours légal dans le pays. Cela fait partie d’une réforme monétaire majeure conduite par le Directeur de l’hôtel de la Monnaie Royale ou Royal Mint (équivalent de la Monnaie de Paris en France) d’alors, William Wellesley Pole.

Un jeune graveur italien du nom de Benedetto Pistrucci (1783-1855) fut nommé pour créer le dessin de revers du nouveau Souverain, le fameux St George terrassant le dragon. Bien qu’il se soit vu infligé quelques modifications au cours des années, le dessin est essentiellement le même aujourd’hui. On peut y voir une volonté de témoigner de la grandeur de St George.

D’autres types de revers ont été utilisés, notamment durant les règnes de William IV, Victoria, George IV et Elizabeth II. D’autre part, l’écusson royal a pu changer de format entre le premier souverain de 1489 et aujourd’hui. Par contre, le principe de la représentation du souverain régnant sur l’avers de la pièce a toujours été et est toujours respecté.

Les Souverains or furent retirés de la circulation au début de la Grande Guerre en 1914 bien que la production fut assurée par la Monnaie Royale (Royal Mint) jusqu’en 1917. En effet, c’est en 1914 que l’Angleterre abandonne l’or comme unité monétaire. Elle continue néanmoins de fabriquer des monnaies à l’effigie de l’empire mais en quantités restreintes.

Revers du souverain classique. Oeuvre de Benedetto Pistrucci (1783-1855)

Revers du souverain classique. Oeuvre de Benedetto Pistrucci (1783-1855)

Les Souverains qui ne furent pas fabriqués par la Monnaie Royale à Londres portent une marque indiquant l’endroit où ils ont été frappés (on peut citer Melbourne, Sydney, Perth, Bombay, Ottawa et Pretoria par exemple). Cette production extérieure à la Grande Bretagne est définitivement arrêtée en 1932.

Petite parenthèse anecdotique : en 1933, les Etats-Unis d’Amérique retirent les Souverains de la circulation. A cette occasion, des millions de Souverains ont été refondus en lingots d’or.
Si les USA possédaient tant de Souverains, c’est qu’ils commerçaient beaucoup avec l’Angleterre au XIXème siècle, les masses monétaires échangées étant alors importantes entre les 2 pays.

En 1957 , la Monnaie Royale décide de reprendre la frappe de Souverains pour d’une part satisfaire la demande mondiale et d’autre part, pour stopper la contrefaçon venant d’Italie et de Syrie qui va bon train depuis l’arrêt de la production en 1917. Ces nouvelles pièces ne sont pour autant pas remises en libre circulation. La production ralentit ensuite fortement et ne représente que des modèles d’essais, destinés au marché des collectionneurs et numismates. Les Souverains or destinés à l’investissement sont produits à nouveau dès 2000.

En plus du Souverain, la Monnaie Royale frappa aussi des monnaies de 10 shillings (demi Souverains), des monnaies de deux livres (double Souverains) et de cinq livres (quintuple Souverains). Seuls les Souverains et les demi-Souverains ont été frappés communément pour la circulation monétaire. Ces derniers sont ceux qui ont le plus circulé dans l’Angleterre victorienne.

Jusque dans les années 30/40, le souverain fut la pièce d’or la plus demandée et la plus réputée au monde. Pour preuve, cette histoire racontée par Timothy Green dans son livre à propos de l’or : « Le fils d’un riche industriel en savon et en huile demeurant à Salonique, en Macédoine, rappelle ainsi ses souvenirs : ” Ma famille a transformé toute sa fortune en souverains avant l’invasion allemande, au cours de l’hiver 1941. Nous avions au moins 3 000 souverains cachés derrière l’encadrement des portes. A chaque coup de vent, ma mère se précipitait pour voir sí l’argent n’était pas tombé. Dès que les Allemands sont arrivés, ils ont occupé l’usine et, sans ce pécule, nous serions morts de faim. Une fois par an, nous démontions les portes pour prendre l’argent qui nous permettait de vivre. Bien que nous ne nous en soyons pas rendu compte sur le moment, la majeure partie de nos parents et de nos amis avaient agi de même. Mais mon grand-père, qui avait fait confiance à la monnaie grecque, se retrouva avec des liasses de billets sans valeur, et perdit toute sa fortune. »

Dessins figurant sur les Souverains et dates:

souverains

Spécificités techniques du Souverain moderne (d’après 1817)

souverains1817

Le titre des souverains est de 916,67 °/oo. cela veut dire que pour 1000 grammes de souverain, il y a 916,67 grammes d’or pur, le reste étant un alliage à base de cuivre pour renforcer la pièce. L’or pur est mou, et donc fragile dans le cas d’une monnaie qui était prévue initialement pour circuler de mains en mains.

Comment repérer une pièce contrefaite ?

Comme nous l’avons dit précédemment, de nombreuses contrefaçons du souverain ont été fabriquées notamment en Italie et en Syrie. Pour éviter de vous faire avoir, mieux vaux s’adresser à un professionnel.

Etant réalistes, nous avons tout de même établi une liste des choses à vérifier lorsque vous vous trouvez face à un Souverain :

- Le toucher de la pièce : les faux ont en général un toucher très velouté et des contours plus tranchants que les vrais.

- Le son de la pièce : prenez une pièce dont vous êtes certain qu’elle ne soit pas fausse, placez là en équilibre au bout de l’index et frappez en légèrement le bord avec une autre pièce ou bien le bout d’un stylo bille. Ecoutez le son. Reproduisez le geste avec la pièce pour laquelle vous avez des doutes. Si le son est différent, il est fort probable que la pièce soit fausse.

- Vérifiez les dates de production à l’aide du tableau présenté ci-dessus : souvent les faux sont produits au cours d’années où les vrais ne le sont pas !

- Vérifiez les marques de fabrication (différents monétaires), s’il n’y a pas de marque, vérifiez que la Monnaie Royale de Londres produisait des Souverains l’année en question.

- Poids, taille et épaisseur à vérifier avec le tableau ci-dessus.

Bien que la liste ci-dessus soit réalisée pour le Souverain anglais, vous pouvez l’appliquer en l’adaptant un peu à bien d’autres pièces !

Investir ou ne pas investir dans le Souverain : telle est la question, en France.

Anglais et Français n’aborderont pas l’achat de cette pièce pour les même raisons. Au-delà de l’aspect patriotique, les anglais sont fiscalement poussés à posséder des souverains car la loi permet que les plus-values réalisées sur la revente de ces pièces ne soient pas taxée. C’est une véritable aubaine fiscale qui rend tout de suite les autres pièces (Krugerrand, Eagles, Napoléons) largement moins intéressantes même si elles rentrent elles aussi dans le cadre de l’or d’investissement (sans, TVA, comme en France).

En France, cette pièce est taxée à la revente de la même manière que les autres pièces d’or . Aussi, pour l’épargnant « mangeur de grenouilles », cette pièce est à voir comme une diversification lorsqu’on possède déjà suffisamment de Napoléons, Krugerrands et autres Eagles, et que l’on souhaite jouer sur les effets de la prime.

D’abord, son âge vénérable fait du Souverain or anglais une des pièces les plus recherchées tant par les numismates que par les investisseurs. Si son prix fluctue avec le cours de l’or comme toutes les pièces rentrant dans la catégorie de l’or d’investissement, ce n’est pas l’unique variable entrant en ligne de compte. En effet, la pièce pourra bénéficier d’une prime assez élevée en cas de crise. Nous ne répéterons jamais assez l’importance de la notion de prime dans l’achat de pièces d’or et aussi la notion de différentiel de prime. Prenons un exemple très récent : En 2009, les pièces de souverain or de collection se revendaient en Angleterre à environ £299 pour un contenu en or de 0,23 once. Une once d’or se vendait à un prix d’environ £ 600, soit £150 pour 0,23 once selon une règle de trois toute simple. Cela revient à dire qu’en 2009, le Souverain valait deux fois sa valeur réelle en or. Convaincus ? Evidemment, il faut savoir détecter les moments où la prime instantanée se rapproche le plus possible de la prime de fond (qui est de 0 en France et un peu plus élevée au Royaume -Uni) afin d’acheter au meilleur moment et ainsi avoir la possibilité de démultiplier sa valeur en cas d’explosion de prime lors d’une crise.

Acheter la pièce avec la prime la plus basse n’est pas nécessairement le meilleur calcul. Ce qu’il faut, c’est acheter la pièce avec le meilleur différentiel de prime. Qu’en est-il dans le cas du souverain ? Sur ce plan, le souverain s’en tire pas trop mal en France avec un différentiel d’environ 20% (c’est ce que l’on a observé au coeur de la crise, le 10 octobre 2008, au moment où le napoléon s’envolait). Ce qui en fait un placement légèrement moins intéressant que le napoléon 20F, mais finalement un très bon choix alternatif à notre pièce nationale. Par contre, avec 29% de différentiel, le demi-souverain possède un potentiel de hausse côté prime sensiblement plus élevé. Ceux qui en possèdent lorsque le monde s’écroule réaliseront de meilleures affaires que ceux qui n’auraient que de la Marianne en coffre. Comme nous l’avions déjà dit, n’achetez pas qu’un seul type de pièce, diversifiez ! (Lisez l’article à ce propos)

De même que ce n’est pas en Suisse qu’il faut acheter les Vrénélis pour y faire de bonnes affaires, ce n’est pas non plus en Angleterre que vous trouverez à bon prix les souverains. La France est plutôt bien placée côté tarif justement car la prime y est faible; les français préfèrent acheter des napoléons 20F et aujourd’hui des krugerrands. La prime traduisant notamment la pression de la demande sur l’offre, il est normal qu’une pièce nationale coûte souvent moins cher dans les autres pays.

Au-delà de l’offre et la demande, la prime dépend aussi de la qualité et de l’état de la pièce.

Bien qu’il n’y ait pas de classification officielle, nous allons essayer de faire un parallèle entre la classification d’usage au Royaume Uni avec celle en place en France :
-Uncirculated (UNC) => Fleur de Coin (FDC)
-Extra Fine (EF) => Superbe (SUP)
-Very Fine (VF) => Très Très Beau (TTB)
-Fine (F)=> Très Beau (TB)

Vous consulterez avec intérêt notre article sur dédié à la qualité des pièce et vous y verrez que la classification américaine est encore différente et qu’il faut donc faire attention aux confusions.

Même si les Souverains anciens furent produits en quantité beaucoup plus importante que les Souverains modernes, il est beaucoup plus difficile de trouver des pièces de grande qualité datant des XVIIème ou XVIIIème siècles. Les pièces d’avant 1817 ne nous intéresseront pas dans une logique d’investissement car elles sortent de la catégorie de l’or d’investissement et sont alors concernées par la TVA

Les Souverains de haute qualité datant des règnes de George III, George IV ou William IV sont extrêmement rares. Des pièces qualifiées SUP ou EF se trouvent encore mais sont assez rares, leur prime étant importante. Les pièces FDC ou UNC sont extrêmement rares pour ces périodes et leur prime atteint des sommets. En 2004 par exemple, un Souverain George IV daté 1825 s’est vendu à £14 950 !

Les premiers Souverains de la période victorienne sont très recherchés et là encore la prime d’une pièce de qualité SUP ou EF sera très élevée. L’extrême rareté des pièces FDC ou UNC de cette période justifie une prime extrêmement haute. Bien que les Souverains récents de la période victorienne soient moins rares que les plus anciens, il est tout de même peu commun d’en trouver de très haute qualité, la prime restera donc élevée.

En revanche, les Souverains datant des règnes d’Edouard VII et George IV sont relativement faciles à trouver en qualité SUP ou EF, la prime est de fait moins élevée que dans les cas précédents. Les pièces FDC ou UNC sont fortement primées par contre, comme dans le cas des Souverains de la période victorienne.

Notons qu’aucun Souverain n’a été produit au cours du règne d’Edouard VIII, mais quelques pièces officielles ont été frappées. Si une de ces pièces venait à être vendue, la prime atteindrait là encore des sommets du fait de l’extrême rareté de ces pièces.

Au cours du règne de George VI, seuls des pièces de collection ont été frappées pour célébrer son couronnement. Cet ancêtre du coffret collector d’aujourd’hui (nous n’avons décidemment rien inventé !) se trouve encore avec des pièces de qualité FDC. Inutile de vous dire que la prime est élevée, je suis sûre que vous vous en doutiez.

Lors de sa réintroduction au début du règne d’Elizabeth II, le Souverain fut produit en quantité beaucoup moins importante qu’auparavant, ce qui est somme toute logique étant donné qu’il n’est pas destiné à la libre circulation.

Bien qu’en quantité réduite, ces pièces se trouvent globalement mieux conservées que les plus anciennes, du fait qu’elles aient été moins échangées, etc.… Vous les trouverez ainsi assez facilement en qualité FDC ou UNC. La prime sera bien sûr moins importante que pour les pièces FDC des périodes précédentes mais elles restent sans aucun doute un investissement de qualité et valable sur le long terme. De plus, de part leur notoriété mondiale, elles continueront d’être recherchées et ce de plus en plus au fil des années. La prime augmentera donc nécessairement.

Pour faciliter vos recherches, nous avons dressé une liste des Souverains qu’il vaut vraiment la peine de chercher (et trouver) pour qui veut investir dans les pièces d’or. Les Souverains 1817, qui sont les premiers Souverains modernes, les pièces de qualité FDC ou UNC des règnes de George II, George IV et William IV (si vous trouvez des pièces de qualité SUP ou EF, n’hésitez pas non plus). Le Souverain Victoria de 1838, le Souverain 1841, qui est le Souverain Victoria le plus rare. Souverain 1917 frappé à Londres, car c’est la dernière année de production du Souverain par la Royal Mint. Et pour finir, le Souverain Elizabeth II daté de 1989 pour la commémoration du 500ème anniversaire de la fameuse pièce !

Pour conclure sur tout cela, vous l’aurez certainement deviné, le Souverain est une excellente pièce d’investissement. D’une part, à courte échéance et surtout si votre pièce est de grande qualité, la prime sera plutôt élevée (dépendant de la date de frappe). De plus, il est probable que tant que l’Angleterre conservera sa devise, les Souverains continueront d’être frappés par la Monnaie Royale pour le plus grand bonheur des collectionneurs, investisseurs et autres enthousiastes. Et si un jour l’Angleterre décidait de se convertir à l’Euro, vous serez bien chanceux d’avoir dans votre « porte-monnaie » quelques unes des pièces anglaises devenues de véritables icônes…

Mise à jour du 03/10/2013

Et maintenant, un peu de numismatique !
Le Souverain, pièce préférée des Anglais a ses raretés, ses pièces fautées, ses particularités qui font prendre à la pièce une valeur inestimable.

C’est par exemple le cas des souverains Edouard VII, particulièrement prisés en Inde (l’un des deux plus gros marchés de l’or et ancienne colonie britannique). C’est un effet l’un des rares souverains dont le profil de monarques est tourné vers la droite, ce qui est supposé porter bonheur, et c’est un monarque masculin qui plus (les femmes ont hélas la fâcheuse réputation de porter malheur).

C’est une pièce qui prend facilement 10% de valeur en plus des autres souverains, en raison du marché indien.

Les souverains plus rares et bien plus anciens sont datant de l’époque d’Henry VII, le « fondateur » des sovereigns en 1489.

Les Anglais vouent un véritable culte à ces pièces d’or. Les souverains d’or du roi Henry VII sont des raretés légendaires et sont d’une grande importance historique. 4 de ces inestimables souverains appartenant à la collection de pièces en or de la Loi britannique ont été vendues lors d’enchères à Chicago le 13 août 2013 pour des sommes faramineuses.

Rien qu’un seul de ces quatre souverains Henry VII a vendu pour 499 375 $ ! Le souverains d’or de type Trois a été vendu pour 58750 $, celui de type Quatre a rapporté 223 250 $ et celui de type Cinq 49 938 $. Un joli pactole pour les quatre, ce qui atteste encore une fois de la prépondérance des pièces britanniques dans le monde entier, avec les valeurs historiques et culturelles qu’elles véhiculent avec elles.

Vous lirez avec intérêt cet article : Le Souverain britannique : la pièce d’or qui ouvre toutes les portes.

[MAJ du 16/01/2014]

La Royal Mint en rupture de souverains pour 2014. Le 08 janvier dernier, le site d’informations économiques et de finances Bloomberg a fait savoir que la Monnaie Royale Britannique était déjà en rupture de stock de souverains, la monnaie historique de la Grande-Bretagne, pour l’année 2014.
Les bas prix de l’or ont en effet engendré une demande exceptionnelle des souverains d’or ayant conduit à une rupture pour les six premiers mois de l’année.
La Royal Mint a déclaré qu’elle attendait de nouveaux stocks de pièces à la fin du mois de janvier. En revanche, les stocks de Britannia, en or et en argent, sont disponibles, mais le souverain, qui véhicule l’histoire du Royaume-Uni depuis 1000 ans semble avoir plus de succès que sa petite soeur (avec un titre pourtant plus élevé en métaux précieux) !

L’once d’or a enregistré la plus forte baisse depuis 1981 à 1,182.27 $ l’once, le 31 décembre dernier. C’est la première baisse annuelle de l’once d’or depuis 2000, après 12 années haussières.

De son côté, l’US Mint a vendu 56 000 onces d’American Eagle pièces d’or en décembre, la plupart depuis juin, contribuant ainsi à un gain de 14% des ventes sur son site internet. La Perth Mint (Australie) a vendu 41% d’or en plus en 2013 et les importations de la Turquie ont grimpé de 64% le mois dernier, atteignant son plus haut niveau depuis juillet.

[MAJ du 15/05/2014]

Un souverain Edward VIII à 1 million de dollars !

947 900$CA, c’est le prix record auquel une pièce britannique a été vendue.
Il s’agit d’une des deux épreuves numismatique frappée par anticipation pour commémorer le couronnement du Roi d’Angleterre en janvier 1936. Seules six pièces en or à l’effigie du Roi ont été frappées en tout, car celui-ci a abdiqué le trône en décembre pour épouser une femme divorcée américaine, en décembre 1936, annulant la production de masse prévue.
Pour l’acheteur collectionneur, Jordan Lott, il s’agit sans aucun doute de la « pièce britannique la plus merveilleuse et la plus célèbre de toutes », une rareté dont l’histoire constitue toute sa valeur.
Celui-ci était d’ailleurs prêt à payer encore plus pour être sûr de pouvoir repartir avec. Quand on aime, on ne compte pas !
Jordan Lott, dont le groupe de collectionneurs fait l’objet d’une émission de télé-réalité en Grande-Bretagne (Pawn Stars UK), confie vouloir garder la pièce pour lui, celle-ci représentant un excellent placement.

Son seul regret : ne pas avoir pu acheter la pièce en 1984, la dernière fois où la pièce avait été vendue (à 73 500$CA), car à l’époque, les pièces en or étaient fortement dévaluées.
Pour info, d’autres Souverains, sans être spécialement rares, sont plus demandés que d’autres. Le demi souverain Edward VII par exemple, est très demandé en Inde du fait des croyances du pays. La pièce est en effet l’une des rares à présenter un Roi de profil gauche, ce qui est censé bonheur. Quant aux pièces à l’effigie de la Reine Victoria, elles sont beaucoup moins demandées en Inde, car les femmes sont supposées porter malheur !

Article par Kathy Winn, Anaïs Bourdon et Jean-François Faure

La monnaie fiduciaire

Jeudi, octobre 1st, 2009

Qu’est-ce que la monnaie fiduciaire ? Si l’on ouvre un dictionnaire latin, il est intéressant de noter que le mot fiducia veut dire « confiance », « assurance » ou « courage ». Le dollar, qui est LA monnaie fiduciaire de notre monde moderne est donc basé sur la confiance qu’on lui porte, une monnaie papier qui, si l’on colle à l’étymologie, donnerait courage et assurance à ceux qui en possèdent. Rien que ça !

En fait, toute monnaie est plus ou moins fiduciaire. Même l’or en son temps fut subordonné au crédit qui lui était attribué. L’usage voulait que si les autorités monétaires conféraient à une monnaie d’or un cours déconnecté du prix du métal incorporé, on l’accusait alors d’être une monnaie fiduciaire. A plus forte raison, la part demandée à la confiance grandit si la teneur en or est réduite, si un métal commun est substitué au métal précieux, si la monnaie est faite d’une matière sans valeur.

A ce jeu, les Etats-Unis et leur dollar n’ont évidemment rien d’innovant et il faut plutôt se tourner vers les chinois pour voir apparaître les premières monnaies fiduciaires « dignes » de ce nom. L’empereur Wou-Ti émet en l’an -140 des pièces faites d’un alliage d’argent et d’étain auxquelles il assigne un cours arbitraire : la pièce ovale vaut 300 jetons de cuivre, la pièce carrée 500 et la pièce ronde 3000. Il imagine même des carrés de daim blanc et de soie, marqués du sceau officiel, et leur donne cours pour 40000 pièces de cuivre. Il faut avouer que ces émissions ne coûtent rien au Trésor public et lui donnent de singulières facilités. Comment ne serait-il pas tenté d’en abuser ?

De fait, la Chine en abuse, à plusieurs reprises, surtout à dater du jour où elle sait fabriquer le papier : une belle invention, promise à un grand avenir monétaire ! Au premier siècle de notre ère, les Chinois obtiennent déjà de minces feuilles de pâte, d’abord avec une bouillie de déchets de soie, puis avec les fibres du mûrier et du bambou. Ils possèdent aussi depuis longtemps le secret des encres indélébiles, à base de noir de fumée. Ils sauront bientôt mouler des idéogrammes dans l’argile, pour former des caractères mobiles. Le papier, l’encre et l’imprimerie : voilà ce qui devait détrôner l’or pendant plusieurs siècles. Les chinois venaient d’inventer en même temps le papier monnaie et son corollaire, l’inflation… Mais là c’est une autre histoire que nous vous raconterons plus tard.

Notre Voltaire national avait une opinion très précise à propos de la monnaie fiduciaire : « une monnaie papier, basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l’imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est à dire zéro.”

Le passé et le futur donnèrent systématiquement raison à notre philosophe. La monnaie chinoise qui émerveillait tant Marco Polo ne dura qu’un temps, de même que toutes les autres monnaies de ce type qui existèrent plus tard dans le monde.

A l’échelle de l’histoire de la monnaie, le dollar est finalement encore jeune. Mais la confiance n’est pas éternelle. Pourquoi en irait-il autrement d’une monnaie qui est justement basée sur la confiance ?

Le marché de l’or en France de 1939 à 1943

Jeudi, septembre 3rd, 2009

Le Décret de Septembre 1939

En France, le marché clandestin de l’or et des devises est né en septembre 1939 à la suite du décret-loi du 9 de ce mois « prohibant ou réglementant l’exportation des capitaux, les opérations de change et le commerce de l’or », c’est-à-dire instituant le contrôle des changes, afin, déclarait Paul REYNAUD, « d’empêcher la spéculation à la hausse des devises étrangères ».
En ce qui concerne le métal jaune, l’article 3 du décret-loi était ainsi libellé :

« Toutes cessions, négociations et autres opérations portant sur des matières d’or sont subordonnées à l’autorisation de la Banque de France. L’importation et l’exportation des matières d’or sont prohibées sauf autorisation de la Banque de France ».

Quelques jours après, la Banque de France fixait son prix d’achat de l’or à un taux très voisin, sinon supérieur, à celui du marché : 47 608 francs le kilo de fin, 274,49 fr. le Napoléon, 346,16 fr. le souverain, 71,13 fr. le dollar.

Le Gouvernement n’avait pas réquisitionné l’or des particuliers, comme en Angleterre, où le métal était, d’ailleurs, payé au prix mondial de l’or, soit 168 sh. l’once ; mais il avait obligé les personnes morales à déclarer l’or qu’elles détenaient afin d’en faire l’inventaire.

Les conditions officielles d’achat de l’or étaient les suivantes. Nous les rappelons parce qu’elles peuvent fixer les idées sur ce qui se passerait en cas de stabilisation.
Seules, la Banque de France et les banques agréées pouvaient acheter à leur siège central ou dans leurs agences sans justification d’identité.
Les monnaies droites étaient reprises suivant un barème fixé chaque jour par la Banque d’après les prix du kilo de fin.
Les pièces faibles étaient achetées au poids. Les barres, lingots et plaques laminées ou planées n’étaient reprises qu’à condition que leur poids ne fut pas inférieur à un kilo, que leur titre fut de 0,900, 0,916, 0,995 et au-dessus et qu’elles portassent l’estampille d’une des maisons françaises introduites sur le marché international. Les autres achats de matières d’or étaient traités par les maisons de commerce jouissant de l’autorisation de la Banque et contraintes de demander aux vendeurs des justifications d’identité en vertu de la loi du 19 Brumaire An VI qui subsiste toujours.

Le Marché Noir de l’OR à Paris (1940-1948).

L’atmosphère de ce marché noir de l’or et des changes pendant et après l’occupation sera bien difficile à décrire pour les historiens de l’avenir. Les. documents officiels manquent et pour cause. Tout au plus a-t-on pu reconstituer les cours que nous donnons en annexe.

Il ne démarra pas tout de suite, après le décret-loi du 9 septembre 1939. Pendant toute la durée de la « drôle de guerre », les hommes étaient’ mobilisés et peu enclins à faire des opérations monétaires. Le taux de la Banque de France, qui paraissait favorable, dominait le marché. Quelques opérations sporadiques ont pu se traiter à prime, mais elles n’ont pas dépassé les cours de ro° francs sur le dollar, de 375 francs sur le Napoléon, de 6o francs sur le dollar-billet. Personne ne voulait du franc suisse qui restait à son cours légal.

1940.

Le calme se maintint jusqu’à l’invasion du territoire, et même encore pendant l’exode. Paris était vide et, sauf peut-être sur la Côte d’Azur ou à Vichy, il était difficile de changer des billets étrangers ou de l’or en province.

Néanmoins, à Vichy, fin juin 1940, on relève les cours de 825 francs pour le Napoléon, 1000 francs pour le souverain et 200 francs pour le dollar-or.

Ce n’est guère qu’après l’exode, la Bourse étant restée fermée jusqu’au 14 octobre 1940, qu’apparurent des primes plus importantes et, vers le mois de novembre 1940, que le Napoléon franchit le cours de 1000 francs.

Peu à peu, dans l’hiver, d’anciens boursiers et remisiers avaient pris l’habitude de se réunir sur la place de la Bourse à laquelle ils n’avaient plus accès (il fallait une carte spéciale pour y entrer), et dans les cafés, sur les trottoirs se traitèrent des opérations de plus en plus amples. L’or était tombé au marché des pieds humides !

Au 31 décembre 1940, le Napoléon, poursuivant sa hausse à Paris, atteignait le cours de 1.400 francs, le souverain de 1.800 francs, le dollar-or de 400 francs, bien qu’il ne valut que 350 francs à Lyon, mais l’arbitrage n’était pas encore organisé et la ligne de démarcation restait difficilement franchissable.

Il apparaît après coup que les Allemands ont toléré sinon encouragé le marché noir, et s’en servaient eux-mêmes pour s’approvisionner de billets étrangers et y râfler du métal à bon compte avec leurs marks d’occupation autoritairement fixés à 20 francs.

Un seul détail précisera leur attitude. Quand l’Angleterre se retrouva seule en face de l’axe BERLIN-ROME et qu’on redoutait l’invasion du Royaume-Uni, le cours des billets libellés en Livres sterling, à l’automne 1940, tomba au-dessous de celui du dollar-papier qui valait alors environ 135 francs ! Cette aubaine ne fut pas perdue pour les services financiers allemands de Paris et forcément ne dura pas. Elle constitue, croyons-nous, un fait unique dans l’histoire monétaire anglaise.

Dans quelle proportion les occupants ont-ils puisé sur ce marché? Les archives du Devisenschutz Kommando, qui avaient réquisitionné les locaux de la Banque Lazard frères, à Paris, pourraient le faire évaluer, de loin, car aux opérations officiellement constatées il faudrait ajouter les achats individuels des militaires qui mesuraient d’ailleurs le degré de leur confiance dans la victoire finale.

Un fait à noter est que la pièce de 20 marks ne s’est pas négociée sur le marché noir pendant toute l’occupation. Elle dégoûtait les Français, et il semblait que les Allemands en eussent peur en raison des lois draconiennes de leur propre pays. Un Allemand trouvé porteur d’une pièce allemande eut été, en effet, condamné comme « voleur du Reich ».

La pièce qui avait leur préférence et qui fit, de ce fait, une prime souvent exorbitante jusqu’à la Libération, était le double aigle de 20 dollars.
C’est l’évolution du cours du dollar-or qui reproduira le mieux au cours de ces quatre années la température de ce thermomètre psychologique que fut le marché clandestin.

1941.

Certaines perturbations, il est vrai, se sont produites du fait de rafles policières ou d’arrestations en masse des Israëlites (juillet 1942) ou de la politique monétaire du Gouvernement helvétique et de la Banque Nationale Suisse. Il n’empêcha que plus la propagande hitlérienne proclamait l’inutilité et la faillite de l’or comme étalon, « le non-sens de la couverture or », plus elle pillait le métal dans les pays occupés.

Dès 1941, les Allemands exigèrent notamment la livraison des 198 tonnes d’or déposées à la Banque de France par la Banque Nationale de Belgique et, après avoir saisi et bloqué l’or trouvé dans les coffres-forts privés des banques, ils recherchèrent avidement les barres et lingots sur le marché noir, où ils étaient les plus gros acheteurs.

Il faut croire que la croisade contre l’or avait un certain effet sur la population, car au début de 1941, quand le marché parallèle s’organisa vraiment, les cours des pièces qui s’étaient élevés jusqu’à 1600 francs le Napoléon, 2000 francs le souverain et 310 francs le dollar, ne cessèrent de baisser pendant tout l’hiver pour retomber le 18 avril, jour de la capitulation de l’armée yougoslave, à 1110 francs le Napoléon, 1325 francs le souverain, 295 francs le dollar-or.

On ne devait jamais plus revoir cours aussi bas. Ils restèrent hésitants jusqu’au mois de juin 1941 ; mais, à cette époque, sur l’ouverture des. hostilités par l’axe contre l’U.R.S.S., sur la saisie des avoirs allemands aux États-Unis et la raréfaction des envois d’or de Suisse et de zone libre, la baisse précédente fut annulée et la hausse reprit tout l’été. Elle amena le Napoléon de nouveau entre 1500 et 1600 francs, le dollar-or entre 400 et 425 francs, tandis que le kilo de fin se traitait à 185000 frs, soit environ 39,5o dollars l’once, les pièces faisant déjà une prime de 48 % sur le lingot.

A la fin de l’année 1941, quand la guerre devint mondiale par l’entrée en lice du japon et des Etats-Unis, la hausse de l’or reprit une vigueur nouvelle à la faveur de la baisse du dollar-papier et en général des devises étrangères, au point qu’au printemps de 1942, le prix du dollar-or avoisinait 100 dollars l’once de fin et 4,72 dollars-papier.

Au cours de l’été, d’importantes mesures intervinrent alors en Suisse qui modifièrent cette tendance et ralentirent considérablement l’importation du métal en France à la fin de l’année,
L’influence de la politique monétaire helvétique sur le marché de l’or a été considérable. La Suisse était, en effet, le seul pays d’Europe où le commerce de l’or restât libre.
jusqu’à l’été 1941, rien n’avait entravé ni la vente ni l’exportation du métal et des pièces, la Banque Nationale s’étant bornée à satisfaire la demande par des ventes d’intervention. Mais comme ces ventes devenaient de plus en plus importantes et ne servaient que d’aliments à la spéculation, dès le mois d’août 1941, le Gouvernement fédéral prit des mesures pour restreindre la vente des monnaies d’or suisses aux acheteurs privés. La Banque Nationale ne délivrait plus l’or en barres —à 4970 francs suisses le kilo que pour les besoins commerciaux ou artisanaux et elle avait demandé aux banques de prendre l’engagement de ne plus vendre de pièces d’or suisses à des personnes non domiciliées en Suisse et de s’abstenir d’exporter ces pièces.

1942.

Ces mesures officieuses ne suffirent pas à enrayer les sorties frauduleuses et la hausse du « vreneli » (la Croix) et, en 1942, le Gouvernement décida, afin de briser la spéculation, que les importations et exportations d’or seraient soumises à une autorisation de la Banque Nationale, et que tout achat ou vente de métal devraient être traités par une firme concessionnaire tenant registre de ses transactions, qui seraient assujetties à l’impôt de 2 % sur le chiffre d’affaires.

Les prix maxima du métal étaient ainsi fixés : lingot, 4970 francs s. le kilo ; vreneli, 30,5o ; Livre-or, 38,45 ; eagle, 7,90.

Antérieurement, la réduction de l’offre avait provoqué la hausse, qui s’accrut encore après application de ces restrictions apportées au commerce de l’or en Suisse. De mars 1942 à fin août 1942, le vreneli monta sur le marché libre de 30,80 francs à 39 francs suisses.

Cet agio en faveur du métal monnayé fut encore plus accentué sur les autres pièces, parce que le trafic des monnaies étrangères n’était en principe soumis à aucune restriction et demeurait entièrement libre.

Quand le vreneli valait 39 francs suisses, le Napoléon en valait 40,50 à 41 francs ; l’aigle 10,65 ; la Livre-or 50,50 à 51.

C’est là l’origine de ces différences de cours entre pièces de même poids et de même titre, qui, n’ayant plus nulle part pouvoir libératoire, auraient dû valoir leur poids d’or fin, mais qui étaient l’objet d’une surprime d’autant plus importante que la marchandise était plus abondante ou plus facilement livrable.

La politique monétaire du Gouvernement helvétique ne fut qu’un facteur entre bien d’autres des mouvements de l’or en France. Sans en référer exagérément à la théorie quantitative de la monnaie, il est évident que l’augmentation de la masse monétaire, qui quintupla pendant la guerre tandis que la production déclinait, jouait un rôle autrement important. De 168 milliards en moyenne en 1938, elle passa à 471 milliards à la fin de 1941, à 573 milliards fin 1942, 726 milliards fin 1943 et 902 milliards à la Libération.

Cette prolifération monétaire, en dehors de la situation politique et militaire, agissait sur le change du franc à l’étranger et il ne faut pas oublier que toute opération sur l’or a pour base une opération de change soit contre franc sur le marché intérieur, soit contre devise à l’extérieur. Après l’occupation, le franc continuait d’être coté sur les marchés libres étrangers, à BRUXELLES, AMSTERDAM, ZURICH et NEW-YORK. Les courtiers réussissaient à connaître les cours du marché des changes en Suisse, où les 1oo francs français étaient tombés de 8 francs suisses en juillet 194o à 2,70 en juillet 1941, à 1,02. en novembre 1942, et ces cours déterminaient ceux des billets étrangers à Paris qui, à leur tour, assignaient un prix aux achats d’or.

A l’automne 1942 de violentes variations se produisirent dans les cours des changes et du métal, par suite de l’occupation de la zone libre et aussi du relèvement de 300 millions à 500 millions par jour des frais d’occupation, qui faisaient présager une inflation supplémentaire. On vit en octobre et novembre une hausse verticale de l’or qui porta pour la première fois le cours du dollar à 1400 francs et celui du Napoléon à 6000 frs. Les demandes étaient si fortes que les arrivages de métal de la zone libre, de Bruxelles et de Suisse ne parvenaient pas momentanément à les combler et, à défaut d’or, le public se jetait sur les billets anglo-saxons qui remontèrent jusqu’à 9oo francs la livre et 300 francs le dollar. Hausse suivie aussitôt d’une baisse de 25 % quand, après le débarquement allié en Afrique du Nord, des taux exagérément appréciés de la livre (300 francs) et du dollar (75 francs) furent institués à Alger, alors que les cours de ces deux devises au marché noir dépassaient 600 francs et 250 francs respectivement.

1943.

Mais ces hauts cours, qu’on n’avait pas encore vus, entraînèrent au début de 1943 des réalisations importantes qui furent absorbées par l’ancienne zone libre et aussi par la Belgique, avec laquelle l’arbitrage bénéficiait de gros écarts.

Pendant le premier semestre de 1943, après cette première alerte, le franc ne cessa de se redresser et l’or, en conséquence, de s’effriter. Au début de février, le Comité National Français d’Alger avait ramené les taux de la livre et du dollar de 300 frs à 206 francs et de 75 francs à 5o francs. De mois en mois le dollar-or finit par retomber en juillet à 537 francs et le Napoléon à 2075 francs pendant la campagne d’Italie, qui faisait espérer une libération beaucoup plus prompte qu’elle ne le fut en réalité.

Par une véritable ironie, ce succès des armées alliées fut même la cause de la reprise de l’or ; car une fois l’Italie libérée, son effondrement financier déclencha de la part de la population italienne, des demandes importantes de métal qui ne pouvaient guère être satisfaites que par le marché français, la Suisse étant fermée et l’or étant plus cher en Belgique qu’en France.

Lors de la capitulation italienne en septembre, le dollar-or évoluait entre 640 et 700 francs, le Napoléon entre 2450 et 2600 francs, et l’année 1943 se termina par une petite hausse aux cours suivants : Napoléon 2950 à 3100, souverain 3600 à 3700, dollar 780 à 800 francs. Les illusions s’étaient en partie dissipées quand M. FAYOT écrivait dans le Journal de Genève son article intitulé : « La Guerre continue ». A suivre …

De Litra

Du bloc-or à la dévaluation de 1936

Dimanche, août 2nd, 2009

L’année 1933 marqua dans le monde entier le tournant décisif. L’abandon provisoire de l’étalon-or par les Etats-Unis en mars, l’échec de la Conférence économique mondiale réunie à Londres le 12 juin et la constitution du Bloc-Or le 8 juillet montrent assez que le bouleversement monétaire atteignait une ampleur inégalée. Pour la première fois depuis l’époque de l’Union Latine les difficultés monétaires se situaient sur le plan international. On sait ce que fut le Bloc-Or, une déclaration commune des gouvernements intéressés au maintien de l’étalon-or et une entente entre les Banques d’Emission de France, de Belgique, d’Italie, des Pays-Bas, de Pologne et de Suisse pour la défense de leurs monnaies contre la spéculation qui tendait à les entraîner dans la « course aux dévaluations ».

Mais si la spéculation initiale fut effectivement brisée par l’action concertée des Banques Centrales, il était trop évident que de simples mesures techniques ne pouvaient que se révéler impuissantes pour lutter efficacement contre les conséquences de difficultés économiques ou financières internes. De fait l’action du Bloc-Or fut finalement plus psychologique que pratique et son principal intérêt réside dans le resserrement des liens de collaboration dont elle fut l’occasion entre les banques d’émission.

C’est à cette époque notamment que se généralisa la pratique de l’or « earmarked », c’est-à-dire la conservation d’or dans les caves de Banques d’Emission pour le compte d’autres Banques d’Emission. Ces dépôts à l’étranger permettent aux autorités monétaires de procéder instantanément à des opérations sur or et devises sans avoir comme auparavant à effectuer le transport matériel du métal.

L’Italie fut le premier des pays du bloc-or à sortir des règles de l’étalon-or par les contrôles qu’elle institua dès le mois de mai 1934. La Belgique dut rétablir le cours forcé et dévaluer sa monnaie en mars 1935. La Pologne fut obligée de l’imiter en 1936.

Quant à la France, elle traversa pendant ces quatre années, de 1933 à 1936, les étapes d’un calvaire économique et financier particulièrement pénible. Le souvenir de la récente période d’inflation était encore trop vif pour qu’elle puisse se résoudre de gaîté de coeur à entrer volontairement dans le cycle infernal dont elle connaissait trop bien les conséquences. Mais, par ailleurs, la résistance à la dévaluation la plaçait dans des conditions défavorables vis-à-vis des pays qui venaient de dévaluer leurs monnaies. Son isolement économique s’aggravait de mois en mois et la seule politique susceptible de prolonger sa défense résidait dans une déflation dont les charges apparaissaient insupportables, notamment du point de vue social. Les controverses qui s’instituaient quant à la politique monétaire qui devait être suivie, comme les difficultés financières dans lesquelles se débattait la Trésorerie de l’Etat, engagèrent une nouvelle fois les épargnants à se réfugier vers les valeurs réelles.

La Banque de France cédant de l’or à guichets ouverts et à prix fixe, on vit de longues théories se présenter rue de la Vrillère pour échanger des liasses imposantes de billets contre des lingots de 12 kilos. Certains jours un service d’ordre dut être mis en place pour discipliner les impatiences.

Pour donner satisfaction aux amateurs d’or dont les disponibilités n’atteignaient pas la valeur d’une barre ‘(215000 frs), un commerce de détail s’institua dans les banques et établissements de change spécialisés. Les barres achetées à la Banque par ces professionnels furent débitées et vendues en lingots d’un kilo. et quelquefois moins. Chacun put ainsi se constituer des réserves d’or suivant ses moyens.

De 1933 au ter octobre 1936 l’encaisse de la Banque s’est réduit de 83359 milliards à 50145 milliards, soit de 4914 à 2964 tonnes. La perte atteignait ainsi près de 2000 tonnes, dont la majeure partie avait d’ailleurs servi à combler le déficit de la balance des comptes.

On estime généralement que la thésaurisation privée en avait absorbé, quant à elle, près du cinquième, soit quelques 6 milliards de francs Poincaré, représentant près de 400 tonnes.

Une certaine partie de cet or avait pris le chemin de l’étranger, beaucoup des acheteurs préférant détenir leurs avoirs en dépôt dans des banques étrangères par crainte de mesures fiscales ou de réquisition. Ce mouvement avait été particulièrement sensible au cours des crises monétaires de 1935, et il avait d’ailleurs pris à cette époque un caractère international au bénéfice notamment de la place de Londres.

Cette effervescence devait changer de caractère avec le nouveau régime monétaire qu’introduisit la loi du ter octobre 1936.

De Litra

L’or de Carlin Trend

Samedi, mai 16th, 2009
Grues et camions géants pour extraire l'or de la mine de Goldstike

Grues et camions géants extrayant l'or de la mine de Goldstike. Environ 100 kilos d'or par camion.

En dehors de l’Afrique du Sud, la région minière la plus prospère se situe aux Etats-Unis dans l’Etat du Nevada, elle est connue sous le nom de Carlin Trend, sa mine la plus importante est la Goldstrike Property.

La sirène de deux heures signale qu’il faut quitter le puits, l’explosion quotidienne dans la mine peut commencer. Avant que la poussière ne se dépose, le travail de routine reprend dans le puits, on travaille 24h/24 et 7jours/7. Le meilleur moyen d’atteindre une haute productivité, c’est d’utiliser la technologie la plus avancée et plus c’est grand, mieux c’est. Ces pelles hautes de six étages peuvent charger un camion géant en quatre pelletées. Chaque camion transporte 190 tonnes de minerais représentant environ 107 kilos d’or, mais ce qui nous différencie d’un puits conventionnel à ciel ouvert, c’est un système de gestion informatisé contrôlé depuis une tour située au bord du puits.

Ce qu’on essaie de faire ici, c’est d’optimiser l’efficacité de tout le matériel dont nous disposons pour l’exploitation des mines. Toutes les opérations sont informatisées, chaque véhicule de transport ou de chargement est équipé d’un ordinateur en communication avec le système depuis la tour.

Cet écran montre les pelles qui sont disponibles et les lieux de déchargement vers lesquels on dirige les camions, on voit quels sont les camions qui quittent les pelles et ceux qui quittent les décharges pour y retourner.

Après l’opération, le minerai purifié est fondu et coulé en lingots dont la pureté est supérieure à 92%. Carlin Trend est devenu le centre de l’industrie minière américaine et a permis au pays de devenir le deuxième producteur mondial.

Timothy S Green, auteur de « Le monde de l’or » : « L’essor de l’exploitation aurifère en Amérique a créé des milliers et des milliers d’emplois. D’une certaine manière, il a permis la renaissance du Nevada en tant qu’Etat. Il y a donc toute une vie autour de cette industrie qui, quand j’ai commencé à m’y intéresser dans le milieu des années 60, n’existait pas. En Amérique du Nord, vous trouviez la mine Homestake plus un ou deux petits producteurs. Au Canada, cette industrie vivait de subventions de l’Etat et dans le nord du pays, on essayait vraiment de maintenir debout les cités minières. Aujourd’hui, cette industrie est totalement transformée, elle est vivante et dynamique.»

ENGLISH ESPANOL ITALIANO CHINESE

Recherche
Partager le Blog
Share |

Suivez-nous sur TWITTER :
http://twitter.com/GOLDCOINorg

Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "