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La jeune société française spécialisée dans les paiements basés sur les métaux précieux a lancé à la fin de l’année 2020 une levée de fonds de 2,5 millions d’euros auprès de ses utilisateurs. Elle ouvre aujourd’hui cette souscription à l’ensemble des investisseurs. Objectif : devenir la première néobanque dont les services reposent sur des matières précieuses, l’or et de l’argent notamment.

[Disclaimer] Veracash est dirigée par Jean-François Faure, éditeur de ce site.

VeraCash : vers une néobanque atypique et indépendante

Depuis sa création, la jeune société est un « agent » d’un établissement de paiement. Son originalité repose dans le stockage des fonds de ses clients. Il s’agit de grammes d’or et d’argent (et aussi de millicarats de diamant) qui sont stockés dans les coffres sécurisés de la société. On a ici une couverture à 100% en matières précieuses physiques. Bien loin des ETF or ou argent, ces contrats futurs qui ne sont jamais couverts en totalité par les financiers. L’indépendance est donc dans l’ADN de VeraCash : pour l’entreprise mais aussi pour ses utilisateurs.

Une réponse à la crise de l’Euro

Dans l’esprit de son créateur, il était nécessaire de proposer un moyen de consommer, de dépenser sans être dépendant du système bancaire et de la finance. La crise de l’Euro de 2010-2012 est passée par là comme un point d’orgue à celle des Subprimes de l’autre côté de l’océan Atlantique. On découvre que dans certains pays, à Chypre puis en Grèce notamment, un vendredi soir, on peut ne plus avoir accès aux euros de son compte bancaire. Bien sûr, la garantie des dépôts existe avec une enveloppe de 100 000 euros par client et par banque (hors livrets garantis par l’Etat) en cas de faillite de l’établissement bancaire. Mais on parle ici de la disponibilité immédiate des fonds. Dans les cas des pays de l’Europe du Sud pendant la crise, le temps que les institutions se mettent en marche, les comptes personnels ne répondaient plus.

Une levée de fonds pour plus de services

Depuis son lancement en 2015, VeraCash fonctionne en mode start-up pour se développer. On pourrait préciser : avec les bons côtés de la start-up : décisions rapides et agiles, créativité, etc.  et sans les mauvais : dépenses non contrôlées, projets « paillettes » sans modèle économique, etc. VeraCash est rentable depuis deux ans. Une première levée de fonds « crowdfunding » a permis de lancer l’entreprise, cette nouvelle souscription est annoncée comme celle « de la maturité » pour transformer la chrysalide en néobanque.

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« Des paliers ont été définis précise Jean-François Faure, avec à chaque fois un projet concret. Ainsi, le premier stade prévoit de renforcer la sécurité du service avec la seconde authentification, le second l’intégration dans une blockchain, le troisième le lancement d’un service de petites annonces exclusif pour la communauté d’utilisateurs. Sont prévus ensuite le lancement d’un nouvel actif, la création d’un wallet pour plusieurs monnaies, la création d’un IBAN personnel et enfin un développement international. L’ensemble de ces améliorations ont été choisies et priorisées par les utilisateurs ».

Jean-François Faure : fondateur et dirigeant de VeraCash

Une bourse privée pour investir

L’objectif ultime de cette levée de fonds, c’est 2,5 millions d’euros. Là aussi, la méthode est assez originale puisque les dirigeants de VeraCash n’ont pas souhaité passer par des fonds d’investissement ou des VC classiques. Ils ont décidé d’émettre de nouvelles actions destinées aux investisseurs, actions auxquelles ils peuvent souscrire via une bourse privée. Ils pourront ensuite les échanger par le même canal. Dans un premier temps, les utilisateurs et clients de Veracash ont été les seuls à pouvoir souscrire. Plus de 900 000 euros ont déjà été levés uniquement par cette communauté. Depuis quelques jours, tout le monde peut investir.

Comment investir dans Veracash ?

En pratique, il faut accéder au site créé par CiiB, la société a imaginé et créé les premières bourses privées en France, elle est le partenaire technique de cette opération.

Il est bien évidemment indispensable de lire l’ensemble des documents d’information proposés : notes d’informations, bilans, etc. Un bon investisseur est un investisseur informé.

L’investissement est possible via un PEA ou un PEA PME.
La fin de la souscription est programmée pour le 31 mars 2021.

Pour en savoir plus : l’interview donnée par Jean-François Faure à l’occasion de l’annonce du lancement de la levée de fonds de Veracash. C’était lors de la rencontre annuelle AuCOFFRE, en novembre 2020 (distanciel).

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Benjamin Rosoor
Je suis entrepreneur sur le web depuis 1999. Diplômé de l'école de journalisme de Bordeaux, j'ai tout d'abord été journaliste-reporter radio pendant 10 ans. J'anime plusieurs médias sociaux et blogs sur les entreprises, la tech, la finance, le marketing digital.

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