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Connaissez-vous le point commun entre une agence de notation et la FNAIM ? C’est leur capacité de changer radicalement d’avis sur un sujet en moins de 24h.

René Pallincourt, le président de la FNAIM (Fédération Nationale des Agents Immobiliers) vient enfin de découvrir la gravité de la crise immobilière et accepte de reconnaître que « oui, le marché de l’immobilier ne va pas si bien ». Cette brutalité du ralentissement de l’activité, déclare-t-il, « observée tant sur le marché du neuf que sur celui de l’ancien, a de quoi surprendre les observateurs les plus avertis, y compris ceux qui accusent aujourd’hui les agents immobiliers de vouloir à tout prix soutenir un discours optimiste, au motif de la préservation de leurs intérêts ». Le patron de la Fnaim propose, sans scrupule, d’appeler à l’aide… les pouvoirs publics pour « contribuer au développement d’un système bancaire national sain, caractérisé par des critères prudentiels protecteurs des emprunteurs » et… les banques, pour « desserrer les conditions d’octroi des prêts relais et plus largement, des crédits ».

Était-il suffisamment naïf pour penser que les prix de l’immobilier allaient grimper jusqu’au ciel pendant 30 ans ? Le marché de l’immobilier est cyclique, avec des mouvements de hausse des prix et de baisse. Aujourd’hui pour acheter un appartement, il faut environ 5 ans de salaires bruts, contre 2 à 3 ans en 2000. On a connu la chute des prix de l’immobilier dans les années 90. Pendant sept ans, entre 1990 et 1997, les prix de l’immobilier ont baissé. Aujourd’hui, certains particuliers ont complètement oublié que ce genre de dévaluation pouvait arriver, visiblement le président de la FNAIM aussi.

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