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Il n’y a pas de différence majeure pour le portefeuille de la ménagère selon l’INSEE. Normal ! Les astuces sont nombreuses du côté des industriels pour masquer une inflation qui est bien réelle.

Les groupes alimentaires sont conscients que répercuter directement l’augmentation des tarifs des matières premières sur le prix serait la pire publicité qu’ils puissent faire pour leurs produits. Réduire les marges n’est pas envisageable non plus car là ce sont les actionnaires qui abandonnent le navire. Seule solution ? Faire preuve de créativité et jouer sur le quasi invisible, ce que les acheteurs ne regardent jamais : la quantité ou pire, la recette (et employer des ingrédients moins onéreux). Ainsi, votre paquet préféré de « Prince » de Lu en a profité pour faire une cure d’amaigrissement et passe ainsi de 330 g. à 300 pour le même tarif.  Le Jockey de Danone a aussi réduit les quantités: 850 grammes de fromage blanc contre un kilo. Sans parler de ces paquets de cigarettes qui n’en comptent plus que 19 au lieu de 20.

Autre solution trouvée: donner l’impression de changer le produit en modifiant le packaging. En fait, on mange toujours la même chose mais comme c’est nouveau (c’est marqué dessus), c’est normal de payer plus cher… Non ?

Lu sur Moneyweek pour compléter cet article :

Suivez les conseils de nos grands-mères. Désormais, le consommateur récemment « avisé » que nous sommes a développé des techniques de protection de son pouvoir d’achat. Dans les grandes surfaces, une mention de l’étiquette, qui passait autrefois inaperçue, attire désormais notre oeil : les prix au kilo. Nos grands-mères pratiquent encore cette discipline, grand bien leur fasse. Nous avons découvert que, rapportées au kilogramme, les promotions ou même les marques soit disant les moins chères ne sont pas forcément avantageuses. Ou bien, au contraire, qu’entre une grande marque nationale et une marque de distributeur, la différence de prix est ridicule. En ville, faire le marché est devenu tendance. Et les consommateurs ne s’y trompent pas : la qualité est souvent au rendez-vous, les bonnes affaires également. Les plus malins sont même les lève-tard qui arrivent au moment où les étals se vident et où les commerçants bradent les carottes et les poissons qui leur restent sur les bras.

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