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L’Espagne vient de voir la note de sa capacité à rembourser la dette souveraine encore dégradée par Standard & Poors. Le pays, déjà aux prises avec des manifestations anti austérité, n’avait vraiment pas besoin de ça. Les investisseurs eux, ne s’y trompent pas et se réfugient dans l’or, comme à chaque signe précurseur d’inflation.

L’agence de notation Standard & Poor’s a à nouveau dégradé la note de la dette espagnole hier en la faisant baisser à BBB-,  ce qui place l’Espagne au rang de « qualité moyenne inférieure » sur sa capacité de remboursement de ses emprunts à long terme, autant dire un investissement risqué pour les investisseurs du marché.

Est-ce que le fait que la BCE s’engage désormais à racheter la dette de pays de l’Union européenne en difficulté va changer quelque chose à la situation de l’Espagne ? Cette décision avait en partie pour objectif de faire baisser les taux d’emprunt. Or depuis mardi, les taux d’emprunts à 10 ans de l’Espagne sont repassés au-dessus de 6%, suite à une demande d’aide de Madrid qui n’a pas abouti.

Faute de croissance (l’Espagne n’a pas la capacité industrielle de l’Allemagne), le pays détenant le triste palmarès du plus fort taux de chômage de l’Union Européenne s’enfonce de plus en plus dans la récession.

Sans croissance, l’Espagne n’a guère d’autre alternative que de ne pas payer sa dette, autrement dit d’être en défaut de paiement, ou de consentir à rembourser sa dette avec de l’euro nouvellement créé, avec une forte inflation à la clé. Si la BCE sort la planche à billets, les investisseurs dégaine l’arme anti-inflation : l’or. D’ailleurs l’augmentation constante des réserves d’or des ETFs le prouve : plus de 1340 tonnes pour  SPDR Gold Shares, la plus grande ETF du monde, et 2333,7 tonnes (un record) toutes ETFs confondues.

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Cette tendance prouve certes la confiance des investisseurs dans l’or mais surtout, surtout, le peu de foi accordé dans le sauvetage de l’Espagne et de la zone euro. Et ce n’est pas le prix Nobel de la paix qui ramènera la croissance. Car comme le dit avec beaucoup de lucidité Madame Lagarde, « la dette des pays riches proche des niveaux de « temps de guerre » ».

2 Commentaires

  1. Bonjour Erzog,

    Je vous rassure, j’ai bien mis mes lunettes ! B)
    Certes, le cours de l’or effectuait une petite remontée au moment de la rédaction de l’article et depuis il semble avoir atteint une limite. Une limite somme toute relative au sein d’un marché continuellement haussier depuis les années 2000.

    Quelles que soient les micro-variations que peut enregistrer le cours de l’or en ce moment, celui-ci n’a pas fini de monter, compte tenu des très mauvais fondamentaux économiques mondiaux.
    C’est ce sur quoi nous voulions mettre l’accent avec cet article.

    Bien cordialement,

  2. « L’Espagne dégradée, l’or remonte »

    euh…. vous avez mis vos lunettes avant d’écrire que « l’or remonte » ?
    Nan, parce que c’est juste l’inverse, il descend !

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