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L’Union Monétaire Latine – 1865


Pièce d'or Belge issue de l'Union Monétaire Latine - Léopold II 1871 - avers
Léopold II 1871 – avers

Entente humaine très applaudie du bout des lèvres, même outre Manche, l’Union latine marque la première tentative d’unification monétaire européenne ; mais elle consacre aussi les premiers accrocs à l’institution napoléonienne de l’an XI. Voici l’Union latine sous l’angle historique d’Antoine Lacroix et Paul Dupieux.

Le franc Germinal

Antérieurement à 1860, il existait, sous Napoléon Bonaparte Premier Consul, par l’adoption du franc germinal, une communauté monétaire de fait entre la Belgique, la France, l’Italie et la Suisse. Elle avait été rompue, car ces divers pays avaient dû, pour juguler la fuite de leurs monnaies d’argent, en abaisser le titre. C’était une belle cacophonie. La Suisse avait porté le titre de ses pièces de 2 francs or et au-dessous à 800 millièmes. L’Italie s’était contentée de 835/1 000. Et la France, passant outre aux objections du Corps législatif sur l’intangibilité du statut légal, avait décidé timidement, pour ses besoins en petite monnaie, de ramener à 0,835 le titre des 50 et 20 centimes (loi du 25 mai 1864).

La Convention monétaire du 23 décembre 1865

Une conférence, réunie à l’initiative des Belges en 1865, se donna pour objet de rétablir l’harmonie entre les monnaies divisionnaires des quatre États et de créer une circulation commune.

L’or français envahissait la Belgique dans toutes ses transactions, et il avait cours légal depuis 1861. Mais le délégué belge observa que son pays, écartelé entre la France, l’Angleterre, la Hollande et l’Allemagne, formait le trait d’union naturel pour les règlements de ces États. Les uns y puisaient le métal jaune ; les autres l’argent. L’encaisse de la Banque nationale subissait les contrecoups de ces mouvements qui perturbaient l’escompte et le commerce. Belgique, Italie, Suisse réclamèrent en conséquence l’adoption de l’étalon or. Néanmoins, les Français obtinrent que fût sauvegardée, tant bien que mal, la loi du 7 germinal an XI. Sur cette base fut signée la convention qui réduisait uniformément à 835 millièmes le titre des monnaies inférieures à 5 francs. Celles-ci, toutefois, ne recevraient valeur libératoire entre les particuliers que jusqu’à concurrence de 50 francs pour chaque paiement, et leur émission était limitée à 6 francs par habitant. Système très simple, et qui recueillit dès septembre 1868
l’adhésion de la Grèce.

Les 3 types de monnaies de l’Union latine

La convention de 1865 avait, en somme, défini trois types de monnaies :
1° En or, au titre de 0,900 ;
2° La pièce d’argent de 5 francs, au poids de 25 g et au titre de 0,900 ;
3° En argent, de 2 francs, 1 franc, 50 et 20 centimes, au titre de 0,835.

Théoriquement, il n’était pas dérogé au Franc germinal, sorte de fétiche français, qui était maintenu à l’état de fiction, comme le cinquième de la pièce de 5 francs. Mais, au lieu de 4,5 g d’argent fin, il n’en contenait plus, dans sa réalité concrète, que 4,175 g. Comme la livre de l’ancien régime, il cessait d’être exactement matérialisé.

On comprend aussitôt quel parti les spéculateurs allaient tirer de ces décisions. Prises à une date où l’argent primait, avantageuses à ce moment-là pour les cinq pays associés, elles tournèrent à la perte sèche après 1871, dès que le métal blanc se déprécia. N’importe quel étranger pouvait acheter 16 francs d’argent, se rendre à l’Hôtel des monnaies et y faire frapper 4 pièces de 5 francs, qui lui permettaient d’obtenir un beau napoléon. La France voyait fuir son or.

L’Allemagne profita sans vergogne et bénéficia largement de l’occasion. Ses agents portaient à Paris et à Bruxelles des lingots d’argent provenant de la récente démonétisation des thalers, les transformaient en pièces de 5 francs, qu’ils convertissaient en billets, puis en or. Pour mettre un terme à ces pratiques et ne pas devenir des réservoirs de métal au rebut, la Belgique, la France, l’Italie et la Suisse limitèrent (1874) et bientôt suspendirent (1876) la frappe des écus. L’Union latine, battant de l’aile, subsista jusqu’en 1914 ; au fur et à mesure que se résorbèrent, dans les encaisses des cinq pays, les pièces de 5 francs, ils se rapprochèrent inéluctablement de l’étalon or.

Antoine Lacroix et Paul Dupieux
03/11/2009, mis à jour le 20/03/2018

Lire aussi Union Latine, prémices de l’Union Européenne

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A propos de Jean-François FAURE

Jean-François FAURE
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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