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Archive for the ‘Fiscalité’ Category

Mise à jour du Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts sur la fiscalité des biens meubles.

Jeudi, avril 3rd, 2014

Le 1er janvier dernier, la loi de finances 2014 a été modifiée, changeant l’imposition des métaux précieux, bijoux, objets d’art, de collection et antiquités (TFOP). Il s’agit de l’article 19 de la loi n° 2013-1278 du 29 décembre 2013 de finances pour 2014. Ce changement est acté et intégré dans le Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts depuis le 1er avril 2014.

Pour rappel, pour les cessions (reventes) et exportations, la taxe forfaitaire des bijoux, objets d’art, de collection et antiquités est passée de 4,15% à 6% et celle des métaux précieux de 8% (7,5% de taxe + 0,5% de CSG/CRDS) à 10,5% (10% de taxe + 0,5% de CSG/CRDS).

- les cessions de métaux précieux effectuées par des non-résidents de France sont désormais exonérées de TFOP, à l’instar des cessions ou exportations de bijoux, d’objets d’art, de collection ou d’antiquité et des exportations de métaux précieux réalisées par ces mêmes personnes.

- en l’absence d’intermédiaire participant à la transaction, les obligations déclaratives et de paiement de la taxe incombant aux vendeurs lors de la cession ou de l’exportation de biens entrant dans le champ de la taxe sont transférées à l’acquéreur lorsque celui-ci est un assujetti à la TVA établi en France.

- le taux de l’abattement a été réduit de 10 % à 5 % par année de détention au-delà de la deuxième applicable pour la détermination des plus-values sur cession de biens meubles, conduisant à une exonération totale à l’issue de vingt-deux ans de détention. (…) Cette option ne pourra donc désormais être exercée que si le cédant ou l’exportateur est en mesure de justifier de la date et du prix d’acquisition du bien ou, à défaut, d’une détention d’une durée supérieure à vingt-deux ans au lieu de douze ans.

Ces modifications s’appliquent aux cessions et aux exportations réalisées depuis le 1er janvier 2014.

Voir notre guide complet sur la fiscalité des pièces d’or

Fiscalité de l’or : clarifions le grand flou artistique

Mardi, mars 11th, 2014

Les récentes modifications apportées à la fiscalité des métaux précieux ont été largement commentées sur la blogosphère et dans les médias pour qu’il ne soit pas nécessaire de les rappeler ici. Si j’en crois certains commentaires ces mesures rendraient désormais dissuasif l’investissement dans l’or ou l’argent. Les bras m’en tombent !

En effet rien ne semble bouger en France, ni chez les commerçants en métaux précieux, ni chez nombre de particuliers, en matière de compréhension de cette fiscalité dite des « métaux précieux ».

Le quiproquo tient au fait qu’il y a une difficulté de compréhension tenant à l’association de ces deux mots « métaux » et « précieux ».

Lorsque dans la vie courant on parle de métaux précieux, les uns et les autres comprennent qu’il s’agit de ces métaux, or, argent, platine, etc., qui, du fait de leurs propriétés chimiques (1), sont classés dans cette famille.

D’un point de vue fiscal les choses sont différentes. En clair la définition fiscale ne correspond pas à la définition commune : un objet en métaux précieux n’est pas forcément éligible à la fiscalité dite des métaux précieux.En effet, l’administration fiscale ne retient comme métaux précieux que :
- certains métaux ; le palladium et certains métaux « exotiques » du groupe platine en sont exclus
par exemple ;
- et sous certaines formes.

Cette condition de forme recouvre les dits métaux se présentant sous deux aspects :
- sous une forme brute (de la pépite au lingot à l’état brut) ou semi-ouvrée (feuilles, poudre, plaques, fils, tubes) ;
- sous la forme de monnaies d’or ou d’argent émises après 1800 (1801 à nos jours).

Sont donc exclues de cette définition fiscale(2) des métaux précieux dits précieux, les formes ouvrées (c’est à dire travaillées) en or, argent ou platine que l’administration fiscale classe de façon explicite dans une catégorie à part, celle des bijoux et assimilés.

Pour faciliter la lecture qui va suivre et éviter ce piège de l’homonymie en employant « métaux précieux » avec deux interprétations différentes je vous propose de baptiser :
- la catégorie fiscale des métaux précieux : CFMP,
- et la catégorie fiscale des bijoux et assimilés : CFBA.

Prenons quelques exemples pour illustrer l’importance de cette différenciation.

Le premier exemple a trait aux lingots. L’administration fiscale est très claire dans sa définition de la CFMP :
« …ces articles sont à retenir qu’ils soient à l’état natif, à l’état brut (barres, masses, lingots), à l’état de produits semi-ouvrés (feuilles, poudre, plaques, fils, tubes), ou à l’état de résidus. ».

Cet état brut est bien l’état dans lequel se trouve le légendaire lingot de 1 kilogramme autrefois coté à la Bourse de Paris (3) C’est un lingot, d’apparence mal dégrossi, réalisé par coulage (cast bar en anglais) sans finition aucune et sommairement frappé pour y insculper les informations pour son identification.

Lingot de 1 kilos valcambi

Lingots de 1 kilo valcambi - Photo : AuCOFFRE.com

Ce lingot est donc bien un produit rattaché à la CFMP du fait de sa forme brute . Son propriétaire devra donc s’acquitter d’une taxe, soit au taux forfaitaire global de 10,5 % sur le prix de vente, soit au taux global de 34,5 % sur la plus-value (après prise en compte de la décote pour durée de détention). Quel que soit son choix de taxation, le vendeur sera redevable d’une taxe (sauf s’il détient le bien depuis plus de 22 ans auquel cas il réalisera la cession en franchise de taxe et de déclaration).

Mais depuis quelques décennies de nouveaux types de lingot ont vu le jour.

Contrairement à leurs ancêtres d’allure grossière ces « nouveaux » lingots ne sont pas réalisés selon un processus de coulée mais selon un procédé industriel de matriçage, assez proche de celui de la fabrication des monnaies (minted ou mint bar en anglais).

Leur production passe par des étapes assez similaires : conception, réalisation des coins, laminage et emboutissage pour la fabrication des flans, bordurage puis nettoyage et polissage des flans par un procédé chimique et enfin frappe des flans entre deux coins. Cette technique a été mise en œuvre pour la première fois en 1952 par le fondeur-affineur suisse Argor. Elle permet d’obtenir des lingots d’un poids précis et très faible (de 0,3g à 1000g) ainsi qu’une finition proche de celle d’une œuvre d’art.

D’un point de vue fiscal, le nombre d’opérations effectuées pour arriver à produire ces lingots ne permet pas objectivement de les classer dans la CFMP. Il ne s’agit plus en effet ici ni de produits à l’état brut ni de produits semi-ouvrés (voir citation du BOI donnée plus haut).

Lingot frappé en or de 100g. Photo : PerthMint

Ces superbes lingots sont donc bel et bien des objets ouvrés que l’administration fiscale classe explicitement dans la CFBA. Dès lors à l’occasion d’une cession de son bien le propriétaire d’un de ces lingots optera pour une des deux possibilités qu’offre la taxation des cessions d’objets de la CFBA. C’est à dire :
- soit une taxe forfaitaire globale de 6,5 % sur le montant de la vente;
- soit une taxe sur la plus-value au taux de 34,5 % sur la plus-value (après prise en compte de la décote pour durée de détention).

Jusque là peu de différence sinon un taux de taxe forfaitaire plus « raisonnable » que celui pratiqué dans le cadre de la CFMP. Le véritable intérêt est ailleurs. En effet, contrairement aux dispositions s’appliquant aux cessions de la CFMP, les ventes de produits de la CFBA sont exonérées de taxe (et de déclaration) jusqu’à un seuil de 5000€. Ainsi le vendeur d’un lingot de 100 grammes d’or Perth Mint (voir photo) ou Valcambi ou d’un magnifique lingot de 100 grammes Lady Fortuna de PAMP, etc., n’a absolument aucune taxe à acquitter puisqu’à ce jour ces « bijoux » se négocient en dessous du seuil de 5000€ fixé par l’administration.

En revanche le même propriétaire d’un lingot coulé de 100 grammes Umicore, Valcambi ou Heraeus, devra obligatoirement payer une des deux taxes définies pour la CFMP quel que soit le montant de la cession.

Le deuxième exemple est tiré du monde des monnaies. Pour une raison historique, et que je ne développerai pas ici, beaucoup de pays ont émis des pièces d’or à la réouverture des marchés officiels de l’or à l’issue de la IIème guerre mondiale.

Émettre des monnaies d’or en soit n’a rien d’extraordinaire mais émettre des pièces copiant des monnaies ayant été démonétisées quelques années auparavant relève d’une autre logique. De façon impropre ces pièces sont appelées refrappes. En fait ce ne sont pas des refrappes puisque les monnaies leur ayant servi de modèle avaient perdu le cours légal. Ce sont des imitations même si le terme refrappe reste le plus employé.

Certaines sont reconnaissables aisément. C’est le cas par exemple des refrappes de Vreneli. Alors que la célèbre monnaie de 20 francs or suisse était démonétisée depuis le 27 septembre 1936*, le gouvernement de la Confédération autorisait la mise en circulation de reproduction de cette pièce. Néanmoins, la Suisse étant un pays où la monnaie est tenue pour une affaire sérieuse, ces imitations devaient porter une marque distinctive permettant de les différencier des vraies monnaies maintenant démonétisées.

Refrappe Vreneli L-1935. Photo : AuCOFFRE.com

Aussi les refrappes de 1935 portent une marque L (comme Lingot) devant le millésime pour les productions de 1945 à 1947 puis, à partir de 1947 jusqu’en 1949 les nouvelles productions affichent les millésimes réels avec une modification substantielle de la tranche (remplacement des 22 étoiles par une légende insculpée).

Il n’y a donc aucune possibilité de confondre une Vreneli démonétisée avec une imitation de Vreneli. C’est le cas le plus courant pour les refrappes qui ont été pratiquées après la IIème guerre mondiale.

Malheureusement, et vous comprendrez plus loin quel incidence ceci a aujourd’hui, ce n’est pas toujours le cas. Certains États ont en effet fait preuve d’un laxisme étonnant en se lançant dans de réelles opérations de contrefaçons. C’est le cas de la France en 1952.

En mai 1952 était émis la « rente Pinay », emprunt à 3 % indexé sur le cours officiel du 20 francs or dit napoléon. Étrangement dès janvier 1952 le Fonds de stabilisation des changes, opéré par la Banque de France, publiait un communiqué annonçant la mise sur le marché de pièces de 20 francs or : « Il a été procédé, depuis six mois, à la frappe de pièces d’or démonétisées de type Coq. … ». Cette opération, à l’évidence préméditée, était sans nul doute destinée à peser sur le cours du napoléon en apportant de la liquidité au marché. Au passage vous apprécierez la teneur de ce communiqué qui associe les mots « frappe » et « démonétisée ». Un tel laxisme pour un organisme en charge de la monnaie ne manque pas de surprendre.

Mais contrairement à la Suisse ces nouvelles émissions mettaient sur le marché des pièces en tout point semblables à leurs aînées. En effet pour la circonstance l’Hôtel des monnaies ressortait les anciens coins ayant servi à la frappe des monnaies originales de 1907 à 1914 pour produire ainsi des pièces identiques en tout point. Connues sous le nom de refrappes Pinay, seules leur apparence, neuve, et leur couleur légèrement rougeâtre, permettaient de les distinguer de leurs modèles. Néanmoins le commun des mortels pensait à tort, et c’est encore le cas souvent de nos jours, avoir en main de beaux exemplaires des millésimes originaux.

Dans les faits ces pièces sont-elles réellement identiques ? J’ai déjà mentionné qu’elles présentaient une couleur légèrement différente. Mettez côte à côte un jaunet de 1906 et une refrappe Pinay rougeaude de 1907 ou 1914 en lumière naturelle et la différence vous sautera immédiatement aux yeux.

 

Pièces d'or Marianne Coq 20 Francs. D'origine et refrappe

Avers de la 20 Francs Marianne Coq. A gauche refrappe Pinay "1909", à droite 20F Coq 1909. Photo : Yannick Colleu (deux pièces de même qualité photographiées sous le même éclairage 5000°K)

Par curiosité j’ai cherché à connaître l’origine de cette différence. La société TAL Instruments m’en a donné l’opportunité. Cette société commercialise des appareils d’analyse par fluorescence X (4) s’est proposée gracieusement pour réaliser un test. Après analyse d’un échantillon constitué de jaunets originaux et de rougeaudes, il s’avère que la refrappe Pinay présente deux différences chimiques par rapport aux pièces originales :
- plus faible teneur en or : les pièces contemporaines des millésimes qu’elles affichent présentent en moyenne un titre en or de 902,63‰, alors que les refrappes Pinay titrent en moyenne 900,39‰.
- présence d’argent : alors que les monnaies originales ne présentent aucune trace d’argent, ces pièces frappées en 1952-1953 en affichent en moyenne 3,48‰ compensant ainsi le déficit d’or par rapport aux pièces originales.

En conclusion de cette rapide analyse, les refrappes Pinay sont bien des « objets » différents et identifiables de façon objective des monnaies 20 francs or émises de 1907 à 1914.

Au delà de la simple curiosité intellectuelle quel intérêt il y a-t-il à deviser sur ce sujet ? L’intérêt est essentiellement fiscal.

Les 20 francs émises de 1803 à 1914 ont été démonétisées à l’avènement du franc Poincaré par la et loi du 24 juin 1928. Les pièces d’origine sont donc, fiscalement des pièces ayant eu cours légal et à ce titre sont classées dans la catégorie fiscale des métaux précieux. Ce qui n’est absolument pas le cas des refrappes Pinay.

De façon incontestable les refrappes Pinay ne sont pas des monnaies, et ne sont pas non plus des monnaies démonétisées. En effet le statut de monnaie est hérité d’une décision souveraine, loi ou décret, et le retrait de ce statut est le privilège d’une décision de même nature. Aucune décision souveraine connue n’a jamais autorisé la frappe de ces nouvelles pièces.

Dès lors la définition de ces émissions – suisses de 1945 à 1949 ou françaises de 1952 et bien d’autres encore – est exactement celle qu’a arrêtée le Conseil de l’UE en 2004 pour le jeton, c’est à dire des : « objets métalliques, autres que les flans destinés à la frappe des pièces, qui ont l’aspect de pièces et/ou en possèdent les propriétés techniques, mais qui ne sont pas émis en vertu de dispositions législatives nationales ou de pays tiers participants ou d’autres dispositions législatives étrangères et qui ne constituent donc ni un moyen de paiement légal, ni un cours légal. ».

Toutes ces émissions sont donc des jetons et la fiscalité qui s’y applique en matière de cession est celle dite de la « catégorie fiscale des bijoux et assimilés » (CFBA) et non pas la « catégorie fiscale des métaux précieux » (CFMP).

En effet l’administration fiscale précise (5) les monnaies émises après 1800 peuvent être considérées dans la CFMP. Vous savez maintenant que ces jetons ne sont pas des monnaies et qu’ils ne peuvent donc intégrer cette catégorie fiscale. En revanche l’administration précise dans le même BOI que :

« §20. … les autres objets en métaux précieux [nota : c'est à dire ceux qui sont ouvrés] font partie des bijoux [nota :c'est à dire de la catégorie fiscale des bijoux et assimilés] énumérés au I-B-2 ; ».
et «§ 60. Les objets d’or et d’argent travaillés sont classés parmi les bijoux et assimilés, par analogie avec la bijouterie, et ne relèvent donc pas de la catégorie [nota :fiscale] des métaux précieux. ».

La fiscalité applicable à ces jetons est donc celle de la catégorie fiscale des bijoux et assimilés (CFBA). Cette catégorie fiscale se distingue de la CFMP par un taux de taxe forfaitaire moins élevé (6 % au lieu de 10% pour la TMP) et surtout par l’existence d’un seuil en deçà duquel aucune taxe ni déclaration ne sont exigées. Ce seuil, aujourd’hui situé à 5000€, permet l’exonération de toutes les transactions de produits entrant dans la catégorie fiscale des bijoux et assimilés (CFBA) ne dépassant pas 5000€.

En clair, les cessions de quelques jetons refrappes Pinay ou d’une poignée de jetons 20 francs Vreneli doivent se faire sans avoir à sortir un seul centime de taxe. Les jetons imitant des monnaies sont relativement nombreux(6). Tous sont à classer dans cette catégorie fiscale et tous sont éligibles à cette exonération pour un montant de cession ne dépassant pas 5000€.

Je sais que peu de commerçants s’intéressent à ces « subtilités » fiscales et restent figés sur les deux piliers de la CFMP en y intégrant tout ce qui est jaune et qui brille.

Tout ceci est pourtant parfaitement compréhensible et entièrement conforme à la législation puisque les caractéristiques de ces produits, qu’il s’agisse de lingots ouvrés ou de jetons, respectent à la lettre que, parmi les objets en métaux précieux ouvrés, seules. Tous sont à classer dans cette catégorie fiscale et tous sont les critères de classification arrêtés par l’administration fiscale elle-même.

C’est donc au vendeur que vous êtes de faire valoir ses intérêts vis-à-vis de l’acheteur dans le cas d’une vente à un commerçant. Si celui-ci ne veut pas appliquer la loi, le vendeur a toujours la possibilité d’aller voir ailleurs. Les solutions ne manquent pas : il peut trouver un commerçant appliquant la loi, vendre à un particulier ou bien encore aller vendre à l’étranger (en toute légalité malgré ce que les médias claironnent régulièrement sur les ondes cathodiques), etc.

En revanche si vous avez envie de payer une taxe là où rien ne vous y oblige, n’hésitez pas : l’État a besoin d’argent !

 YANNICK COLLEU
Auteur de « Fiscalité des métaux précieux« 

NOTES DE L’AUTEUR :

1 Selon le potentiel d’oxydo-réduction du couple oxyde/métal.
2 Voir articles 20 et 30 du BOI-RPPM-PVBMC-20-10-20130423 du 23/04/2013
3 Il n’y a plus de cotations officielles de l’or ni des pièces en France depuis le 1er août 2004.
4 Wikipedia : « La spectrométrie de fluorescence X est une méthode d’analyse chimique utilisant une propriété physique de la matière, la fluorescence de rayons X. Lorsque l’on bombarde de la matière avec des rayons X, la matière réémet de l’énergie sous la forme, entre autres, de rayons X ; c’est la fluorescence X, ou émission secondaire de rayons X. Le spectre des rayons X émis par la matière est caractéristique de la composition de l’échantillon, en analysant ce spectre, on peut en déduire la composition élémentaire, c’est-à-dire les concentrations massiques en éléments.
5 Voir BOI cité plus haut.
6 Ces jetons et les critères pour les identifier font l’objet d’un large développement dans mon prochain ouvrage qui sortira à l’été 2014 aux Éditions Eyrolles.

* Démonétisation de fait par la dévaluation de 30 % du FS, suivie par une décision formelle de retrait du cours légal le 29 juillet 1949 (décision du DFFD).

NOTE DE L’EDITEUR : Le jeton VeraValor permet d’opter pour la fiscalité avantageuse des CFBA lors de la revente. Noter aussi que la plateforme AuCOFFRE.com reconnait la fiscalité spécifique des Vreneli L-1935 (jetons).

La fiscalité comportementale… On va vous redresser bande de vauriens ! … Le Contrarien Matin du 5 mars 2014

Mercredi, mars 5th, 2014

Le Contrarien Matin du 5 mars 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

J’aime l’esprit tordu de nos mamamouchis, ils sont une source intarissable d’inspiration pour ces chroniques quotidiennes d’un monde devenu complètement fou.

Vous avez dû vaguement entendre parler de ce dernier truc à la mode la « fiscalité comportementale » au sein de notre élite. Si, si, récemment aux « zinfos », les vraies pas les miennes, celles du JT de 20 heures (à moins que ce ne soit l’inverse), on vous a parlé de ce projet de passer le prix du paquet de cigarettes à plus de 11 euros histoire de dissuader le consommateur de clopes.

Au même moment, la gôche bien-pensante m’explique que fumer n’est pas bon pour ma santé mais fumer du tabac sans filtre avec un peu de « cabanis » (on n’a juridiquement toujours pas le droit de faire de la publicité à la plante qui fait rire… ou pas), ça, c’est bien, et il faudrait le légaliser… Ce qui me fait penser que le tabac n’est pas assez fort pour être en vente libre… Bref, on pénalise de plus en plus le tabac pour dépénaliser le « cabanis ». Ce n’est pas que je sois pour ou contre, bien au contraire… je note les paradoxes qui encombrent la pensée mamamouchesque.

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Indices d’aggravation de la crise 2 : 20 % de retenue sur tous les virements reçus de l’étranger en Italie ! … Le Contrarien Matin du 19 février 2014

Mercredi, février 19th, 2014

Le Contrarien Matin du 19 février 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

C’est une information qui commence à « buzzer », comme on dit dans le langage moderne 2.0, sur Internet, c’est-à-dire qui tourne. Alors que certains disent qu’il s’agit de taxer tous les sous qui partent d’Italie, en réalité cette taxe de 20 % bien réelle, elle, s’applique en fait à tous les virements reçus par des Italiens de l’étranger.

Quelques précisions utiles

Cette mesure ne s’applique ni aux entreprises, ni aux ressortissants étrangers vivant en Italie ni aux entreprises individuelles.

Cette mesure ne concerne pas les salaires reçus de l’étranger par exemple.

Cette mesure s’accompagne de moyens pour le con-tribuable de récupérer ces 20 % de retenue à la source s’il peut apporter la preuve qu’il n’y a aucune activité frauduleuse ou non-déclarée.

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Les investissements étrangers en France s’effondrent ! … Le Contrarien Matin du 30 janvier 2014

Jeudi, janvier 30th, 2014

Le Contrarien Matin du 30 janvier 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Au bout de presque deux ans d’exercice du pouvoir par cette administration socialiste à l’incompétence rarement atteinte, l’heure du premier bilan arrive et il est assez facile de constater l’échec évident du Président Hollande et de sa clique de dangereux idéologues.

N’imaginez pas qu’il s’agisse de tirer à boulets rouges sur le gouvernement de façon bête et méchante, loin de là. Il existe de réelles circonstances atténuantes comme le fait que nous traversions une crise économique sans précédent, internationale, dans un environnement européanisé et mondialisé, ce qui retire une grande partie des leviers d’action à notre gouvernement.

Alors oui, tout cela est vrai, mais l’impression d’amateurisme de cette administration (et je reste poli) et son bilan ne peuvent être excusés uniquement grâce au fait que la crise vous comprenez ma brave dame, la crise ! Le monde entier est en crise depuis 40 ans et de nombreux pays font beaucoup mieux que nous dans de multiples domaines.

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Ces grands malades qui nous dirigent !… Le Contrarien Matin du 16 décembre 2013

Lundi, décembre 16th, 2013

Le Contrarien Matin du 16 décembre 2013

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Non, je ne parle pas de la prostate présidentielle. Je dois vous dire que j’ai longtemps hésité avant d’intituler cet édito « Ces grands malades qui nous dirigent »… Non, je plaisante, c’était plutôt une évidence tant les propositions qui sont avancées sont hallucinantes d’idéologie ou les propos prononcés par certains grands mamamouchis, et pas des moindres, révèlent un déni ahurissant de la réalités des choses.

Nous avons actuellement deux beaux exemples qui montrent bien que ceux qui nous dirigent sont de grands malades.

Un rapport préconise l’individualisation de l’impôt sur le revenu

C’est un article du Figaro de la semaine dernière concernant la dernière lubie de notre sinistre la Belle Kacem, à qui je suppose qu’il est interdit qu’un homme comme moi puisse dire qu’elle est fort jolie tant ces propos serait évidemment machistes, anti-égalitaristes, profondément humiliants pour une femme qui serait définitivement rabaissée à sa condition naturelle de poule pondeuse.

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Privation de liberté !… Le Contrarien Matin du 12 décembre 2013

Jeudi, décembre 12th, 2013

Le Contrarien Matin du 12 décembre 2013

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je trouve qu’aujourd’hui deux choses sont à retenir dans l’actualité. L’une peut sembler anodine tant nous avons désormais l’habitude de la créativité fiscale de nos mamamouchis. L’autre l’est nettement moins et il s’agit des nouvelles lois d’espionnage organisé du peuple français par un État qui peut être dorénavant considéré comme un véritable dictateur numérique.

La taxe inondation

Vous vous souvenez sans doute de la taxe sur les eaux de pluie (elle est en vigueur), de la taxe sur les rivières (elle arrive), et de toutes les autres. Voici aujourd’hui la taxe inondation !

C’est un article des Échos du jour qui nous dévoile ce nouveau projet mamamouchesque.

« La « taxe inondation », qui va financer l’entretien des cours d’eau, est examinée cette semaine à l’Assemblée.

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Supprimons la démocratie ! Cela coûte trop cher… Le Contrarien Matin du 26 novembre 2013

Mardi, novembre 26th, 2013

Le Contrarien Matin du 26 novembre 2013

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Certains lecteurs me reprochent d’être trop libéral, d’autres trop à gôche et pour trop d’intervention de l’État, si je plaide les circonstances atténuantes pour ce pauvre gouvernement, on me « traite » de sale socialiste… Si je tire à boulets rouges sur une politique économique stupide, on m’écrit que je ne suis qu’un suppôt des marchés… Bref, aujourd’hui, je vais faire plaisir à tout le monde ou me faire détester par tout le monde, mais peu importe, car en réalité ce qui est exaltant c’est le débat, car c’est du débat sur des avis divergents que peut se nourrir la réflexion.

Que les libéraux ferment leurs yeux et leurs oreilles, j’ai une confidence à faire à mes lecteurs de gôche… Je lis la presse communiste (si, si), c’est horrible n’est-ce pas ? Et que nous apprend la presse d’extrême gauche ? Que le gouvernement a décidé de supprimer les élections prud’homales en raison de son coût d’environ 100 millions d’euros tous les 7 ans, ce qui, vous en conviendrez, va nous permettre de régler notre problème d’endettement avoisinant les 2 000 milliards d’euros de dettes… pour l’État, parce qu’il y a aussi tous les autres machins surendettés comme les collectivités locales par exemple.

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Or : prime, risque de confiscation, fiscalité, achat à l’étranger…

Lundi, novembre 25th, 2013

Une fois n’est pas coutume, nous consacrons un dossier aux questions posées par un de nos lecteurs, FraMar, en commentaire de l’article « Acheter 170 pièces d’or type Napoléon ou bien un lingot ? ». Il nous a posé de nombreuses et très intéressantes questions sur l’or, des questions que vous vous posez aussi sans doute. Nous lui avons répondu en collaboration avec LE spécialiste de la fiscalité des métaux précieux : Yannick Colleu.

Vous étiez nombreux à attendre des réponses aux questions posées par FraMar depuis qu’il les a posées. La fiscalité ayant évolué depuis, une mise à jour régulière du dossier a été nécessaire, jusqu’à ce jour. Le livre de Yannick (qui n’était pas encore sorti à l’époque) a été précieux pour répondre à toutes les questions relatives au risque de confiscation (par l’Etat, en cas de crise monétaire, de crise majeure, ou par la banque en cas de faillite). Bonne lecture !

Si l’achat d’or physique est effectué à l’étranger est-il possible d’éviter la taxe à la revente ?
Yannick Colleu – Les cessions des produits placés en Suisse sont soumises au même régime que celui des biens meubles (34,5% avec l’abattement annuel de 10% jusqu’à exonération totale, après 12 ans de détention).

Peut-on retraverser la frontière avec sans risque ?
Yannick Colleu – Oui, si importation ou exportation au sein même de l’Union Européenne.
Non, si exportation HORS de l’Union Européenne.

Peut-on stocker à l’étranger à moindre frais ?
Yannick Colleu – Il y a toujours des frais !
Loretlargent.info – La plateforme AuCOFFRE.com propose 3 solutions d’hébergement de vos produits en or (en coffres bancaires et hors circuit bancaire) : en Suisse, 5€ de frais de garde (par mois et par tranche de 200g), en Belgique, 3€ par mois et en France (idéal pour ceux qui souhaitent se faire livrer à domicile), 5€. Chaque solution d’hébergement possède un avantage.

Quel est le risque en cas de crise bancaire et dans le cas d’un dépôt dans un coffre de se voir subtiliser l’or? Cela s’est-il déjà produit dans la passé en France? Ailleurs?
Loretlargent.info – Oui, et c’est très malhonnête. Les pouvoirs publics peuvent-ils réellement protéger les avoirs des épargnants d’une éventuelle « confiscation » par les banques.

Je vous recommande chaudement la lecture du livre de Yannick Colleu à ce sujet, « Fiscalité des Métaux Précieux », aux éditions L’Alambic paru en 2012. Il consacre quelques pages (de la page 77 à 92) au risque de confiscation.
Si une banque fait faillite, nul n’est à l’abri de voir ses dépôts d’espèce, son épargne, purement et simplement confisquées. Il suffit de voir ce qui s’est passé à Chypre pour voir que c’est tout à fait possible.
Mais il ne pas confondre le risque que coure les espèces et le risque que pourraient courir le contenu d’un coffre (métaux précieux par exemple) loué dans une banque et géré directement par un particulier.
Pour les espèces, le risque est élevé. Pour le contenu d’un coffre loué (et géré  personnellement) dans une banque, le risque est quasiment nul.

Si achat et stockage (comme au-coffre ou autre), quel est le risque en cas de grave crise que cet or soit réquisitionné, réapproprié par l’État (qui ne laissera pas sa monnaie (euro ou autre) concurrencée par un système alternatif ?
Loretlargent.info – Nous répondons au risque de confiscation de l’or par l’Etat dans la question suivante.
Si un tel risque (de confiscation par l’Etat) existait, les solutions proposées par AuCOFFRE.com par exemple ont pensé à tout en plaçant ses coffres en France et dans des pays limitrophes appartenant aussi à l’Union Européenne (comme la Belgique) ou hors UE (comme la Suisse). L’or physique peut ainsi facilement être rapatrié en cas de crise majeure.

Y a-t-il eu dans l’histoire de notre pays dans les grandes périodes de crise financière des lois particulières quant à la détention d’or qui mettraient en risque les investisseurs particuliers? (comme on l’a vu dans l’immobilier gèle des prix à la vente, des loyers…)
Loretlargent.info – Oui bien sûr, pas plus tard que le mois dernier ! Sous couvert de crise et soit disant pour compenser la baisse du taux de TVA sur les importations d’œuvres d’art de 10% à 5,5%, le gouvernement a décidé d’augmenter la taxe sur les plus-values réalisées lors de la vente d’or. C’est une mesure complètement injuste, absurde, restrictive et liberticide.

D’autres exemples ne manquent pas. A chaque fois qu’il y a eu « manque de foi » dans la monnaie fiduciaire s’est opéré un repli dans la monnaie métallique. Pour mettre un frein à cette ruée, le gouvernement français a été amené plusieurs fois à prendre des mesures restrictives quant à la possession d’or physique, mais ces mesures n’ont jamais duré très longtemps ! En revanche, en temps de guerre, prohibition ou réglementation de l’exportation de capitaux étaient courantes. De là parler de confiscation par l’Etat, il y a un pas… Et il faudrait vraiment que le ciel nous tombe sur la tête pour que l’or des particuliers soit réquisitionné…

Pourquoi le fixing de Londres est systématiquement moins cher que celui de Paris? Comment peut-on acheter au tarif de Londres et vendre à celui de Paris?
Yannick Colleu – Il n’y a qu’un fixing, celui de Londres. Il n’existe plus de cotations officielles de l’or en France depuis le 2 août 2004. Présentés comme une cotation officielle (ou or de Bourse chez certains) les prix de vente commerciaux relèvent de la tromperie.
Pour les pièces il n’existe AUCUNE cotation officielle dans le monde. Le marché de l’or en France n’existant plus, il est plutôt recommander d’opérer une comparaison des prix de boutique à boutique.

Il semble que l’or soit coté en $US quel est l’exposition réelle d’un investissement en OR en cas de crise monétaire majeure (chute de l’USD, effondrement de l’Euro…)?
Yannick Colleu – L’or est coté dans toutes les monnaies. Le fixing de Londres est publié en $, £ et €. La place de Tokyo cote l’or en Yen (au kilo d’ailleurs), etc.

La Prime du napoléon est-elle valable qu’en France?
Yannick Colleu – Le Napoléon, comme toutes les pièces de métaux précieux, a une prime. Selon les vendeurs cette prime est plus ou moins forte. Cette prime est uniquement liée à un prix de vente commercial et non à une quelconque cotation puisqu’il n’en existe aucune sur les pièces.

Que se passe-t-il si je pars en Asie (par ex), cette prime sera-t-elle payée si je dois vendre là-bas?
Yannick Colleu – ça dépendra de l’acheteur mais le Napoléon est un produit très peu connu au-delà des frontières de l’hexagone. Il y a mieux à faire avec d’autres pièces pour l’investissement.

Merci à FraMar pour vos questions et pour l’intérêt que vous portez à notre blog !
Et merci à Yannick Colleu pour nous avoir permis de répondre en détail.

Lien aussi : « Vous détenez de l’or, de l’argent ou du platine pour l’exercice de votre profession » sur le site de la Douane Française

Tireur fou, remise à plat et censure !… Le Contrarien Matin du 20 novembre 2013

Mercredi, novembre 20th, 2013

Le Contrarien Matin du 20 novembre 2013

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous parler de nos amis les Chinois et de vous rendre compte des évolutions énormes décidées là-bas lors de leur dernier Comité central du Parti… C’est passionnant mais actualité française oblige, je vais être « obligé » de revenir sur certains événements récents.

Le premier concerne le tireur fou, le second l’enterrement en première classe de l’écotaxe jusqu’en 2015 sur fond de remise à plat de la fiscalité française (à croire que Jean-Marc Ayrault commence à lire le Contrarien), et enfin la dernière jurisprudence de l’AMF concernant les blogs et dont notre camarade Olivier Berruyer ne revient toujours pas… ce qui se comprend !

Un tireur fou, peut-être… mais avec une logique !

Évidemment, ce n’est pas mon rôle et encore moins celui du Contrarien Matin que de commenter les faits divers, mais cette histoire du tireur fou, qui a sévi hier à Paris et qui vraisemblablement …

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100 jours pour redresser la France !… Le Contrarien Matin du 18 novembre 2013

Lundi, novembre 18th, 2013

Le Contrarien Matin du 18 novembre 2013

 

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Alors que l’État français a remis sa copie budgétaire 2014 à la Commission européenne de Bruxelles qui préfère s’attaquer au bon élève allemand plutôt qu’au cancre français, je souhaitais proposer un contre-budget « révolutionnaire ».

Ce contre-budget est un budget excédentaire pour la première fois depuis plus de 40 ans et c’est son objectif. L’idée c’est également non pas de dire ou d’affirmer que ces propositions sont la vérité absolue. Loin de là ! Le but c’est d’ouvrir le débat sur ce que peut être un budget, sur ce que doit être un budget permettant le redressement économique de notre pays et cela suppose une démarche totalement nouvelle où nous devons choisir ce que nous conservons et ce que nous supprimons. Ces choix doivent être collectifs, et c’est au peuple de France dans le cadre d’un grand référendum sur la fiscalité et le budget de faire un choix de société clair et simple.

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La sortie de l’euro n’est pas un projet mais la conséquence d’un projet ! … Le Contrarien Matin du 4 novembre 2013

Lundi, novembre 4th, 2013

Le Contrarien Matin du 4 novembre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

J’ai dit et répété ces dernières semaines que la sortie de l’euro ne constituait pas une recette miracle et une solution à tous nos problèmes économiques. N’imaginez pas que je sois en train de défendre la monnaie unique. Je souhaitais donc prendre le temps de partager avec l’ensemble des lecteurs du Contrarien ces réflexions sur l’euro afin de faire comprendre mon point de vue sur le fait que sortir de l’euro n’est pas un projet politique en soi, mais que la sortie de l’euro doit être la conséquence d’un projet politique fort, ambitieux et courageux.

Une sortie que nous qualifierons de « sèche » de l’euro serait d’une utilité économique marginale et, dans un tel cadre d’ailleurs, une sortie de l’euro pourrait avoir plus d’inconvénients que d’avantages et c’est assez logique puisque la crise que nous traversons est multifactorielle. Ne répondre à cette crise que par une réponse monétaire sans répondre aux autres problèmes économiques serait une erreur qui pourrait nous faire payer bien cher un retour pourtant souhaitable à notre monnaie nationale.

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Le scandale Écomouv’, des PPP et le mensonge de l’écotaxe !… Le Contrarien Matin du 31 octobre 2013

Jeudi, octobre 31st, 2013

Le Contrarien Matin du 31 octobre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Les PPP ce sont les partenariats public-privé. C’est une façon moderne et politiquement correcte de parler de concession.
Une concession, comme son nom l’indique, c’est lorsque l’État concède un droit par définition public à un opérateur privé qui gère pour le compte de l’État et encaisse une part substantielle des bénéfices.

Ce fut le cas avec nos autoroutes, payées avec l’argent du contribuable pendant des décennies. Une fois globalement achevé, notre réseau autoroutier a été privatisé, une misère évidemment, depuis nous n’avons obtenu aucune amélioration du service rendu. En revanche, les prix des passages aux péages ont très fortement augmenté, enrichissant non plus la collectivité et l’État mais des sociétés privées. Bravo. C’était vraiment une excellente idée.

Lorsque l’on est stupide ou malhonnête, on poursuit ce type de politique absurde.

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Plaidons les circonstances atténuantes !… Le Contrarien Matin du 30 octobre 2013

Mercredi, octobre 30th, 2013

Le Contrarien Matin du 30 octobre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne suis pas tendre ni avec le Président ni avec le gouvernement et la nouvelle majorité socialiste.

Cela dit, aujourd’hui, étant d’humeur moins « révolutionnaire », j’avais envie de plaider les circonstances atténuantes pour le gouvernement français… Ho rassurez-vous, le verdict sera juste une réduction de peine et leur politique économique mérite une condamnation presque sans appel, mais presque seulement !

Un exécutif bloqué de toutes parts !

Jean-Marc Ayrault, dans un éclair de lucidité provoqué par le bouillonnement ces derniers jours des réseaux sociaux, de la blogosphère et par quelques manifestations sous un portique d’écot-axe breton assorti de bonnets rouges assez révolutionnaires, a pris peur et reculé encore une fois publiquement en annonçant la suspension de l’écot-axe.

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Monsieur le Président, convoquez le Peuple ! … Le Contrarien Matin du 28 octobre 2013

Lundi, octobre 28th, 2013

Le Contrarien Matin du 28 octobre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Je dois vous faire part impérativement de mon admiration pour l’élite belge. Oui belge. Qu’est-ce que vous croyez vous autres, Français, que nous avons le monopole du cœur, de la créativité fiscale et de la crétinerie la plus absolue ? Vous vous plaignez, et je dois avouer que je ne suis pas le dernier à hurler devant mon poste face à une politique gouvernementale stupide et où le « couac » devient la norme.

On se plaint, on se plaint, mais croyez-vous que l’herbe soit vraiment beaucoup plus verte ailleurs ? Alors je tiens à rétablir une vérité (c’est un mode humoristique et ironique). Nous avons un gouvernement génial, sublime, d’une intelligence remarquable par rapport à nos pauvres amis belges qui sont dirigés par des crétins.

Alors pour bien démarrer la semaine, je vous propose la dernière petit histoire belge, qui est une vraie histoire… ce qui justement la rend drôle.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "