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Archive for avril, 2011

Jean-Claude TRICHET est-il devenu fou?

Samedi, avril 30th, 2011

Interrogé il y a quelques semaines sur France Inter, Marc Touati économiste, n’a pu s’empêcher de qualifier la BCE de Banque Contre les Etats lorsque que le Gouverneur de la Banque Centrale Européenne a annoncé qu’il portait les taux directeurs de 1% à 1.25% et que ce mouvement de hausse se poursuivrai vraisemblablement jusqu’à un niveau 1.75% d’ici la fin de l’année selon le consensus.

L’objectif officieux de la FED la banque centrale américaine: éviter à tout prix la récession et éventuellement la faillite.

Le monde des économistes se retrouve divisé en deux, les partisans de la poursuite d’une politique de taux d’intérêt bas ce qui signifie une politique monétaire accommodante, renforcés par la stratégie utilisée aux Etats-Unis par Ben Bernanke le gouverneur de la FED (banque centrale américaine) qui vient de confirmer lors de sa dernière conférence de presse sa volonté de mener jusqu’à son terme (c’est à dire à l’été 2011) son « quantitative easing II ».
Pour ceux qui ne le sauraient pas, le quantitative easing est une expression savante signifiant simplement que l’on fait fonctionner la planche à billet et que l’on inonde le monde de Dollars.
La Réserve Fédérale américain rachète carrément les obligations émises par le gouvernement US afin de financer ce dernier et d’empêcher toute remontée des taux qui pourrait précipiter l’économie de l’Oncle Sam vers la faillite. C’est ce que l’on nomme pudiquement la monétisation de la dette (pour financer chaque nouvelle dette on créer la monnaie correspondante).

Or que constate t-on aux Etats Unis?

1/ Malgré des dépenses de « relance » phénoménales la croissance reste à la peine et le niveau de chômage réel très élevé.
2/ Une dépréciation importante du Dollar par rapport à l’ensemble des autres devises majeures (Euro, Yen, Franc Suisse) et par rapport aux grandes matières premières est en cours.
3/ Malgré les dénégations de Ben Bernanke le gouverneur de la FED, l’inflation, particulièrement celle importée (celle qui est la conséquence de l’augmentation du pétrole par exemple) est très clairement orientée à la hausse sans que cela ne l’inquiète.
Pourquoi? Car selon notre gouverneur américain l’inflation sous jacente elle n’augmente pas.

Arrêt sur image concernant ces deux notions d’inflation. L’inflation sous jacente est calculée en ne tenant pas compte des prix de l’énergie…. qui peuvent augmenter autant qu’ils veulent, ils ne sont pas intégrés dans le calcul.

Il est évident que dans un contexte de délocalisations vers les pays à bas coûts et d’augmentation de la productivité grâce aux progrès techniques, il est peu probable que les salaires se mettent à augmenter rapidement ce qui est sensé être la véritable définition de la vraie inflation. Tant que les salaires n’augmentent pas, l’inflation n’existe pas. C’est aussi simple que cela.

Cette politique risque donc d’aboutir aux résultats suivants:

1/ payer moins cher la dette accumulée en payant en dollars dévalués et en « ruinant » au passage dans une mesure plus ou moins importante les épargnants détenteurs de dettes US.
2/ éviter l’asphyxie de l’économie américaine par une politique « récessionniste » comme celles appliquées actuellement en Grèce ou au Royaume-Uni (où d’après les premières statistiques les revenus ont baissé en moyenne de 1000€ par ménage depuis la mise en œuvre du plan de rigueur initié par le Premier ministre Britannique) au prix d’une dévaluation massive de la valeur du dollar.
3/ diminuer drastiquement le revenus des ménages américains en raison du double phénomène conjugué de l’inflation importée et de la baisse de la monnaie US.

Les conséquences sont assez simples à prévoir. Lorsque le dollar aura été fortement dévalué et l’inflation importée suffisamment importante sans augmentation de salaire possible cela aboutira à une récession forte et violente en raison d’une diminution du pouvoir d’achat, les ménages ne pouvant plus consommer et la demande s’effondrant en entrainant une baisse significative des rentrées fiscales qui viendront achever des finances publiques déjà dans une situation très périlleuse.

Le seul pari de Ben Bernanke est donc de maintenir une politique monétaire la plus accommodante possible en espérant un retour de la croissance qui pourrait effectivement changer la donne. Bref la FED tente de gagner du temps en l’achetant de plus en plus cher pour un résultat espéré plus qu’incertain.

L’objectif officieux de la banque centrale européenne la BCE: éviter à tout prix une hyperinflation pouvant mener à un mauvais « remake » des années 20 dans une Europe hantée par le spectre de la République de Weimar.

Jean-Claude Trichet montre donc son volontarisme à revenir à plus d’orthodoxie monétaire en mettant fin aux programmes de création monétaire. En clair pas de monétisation de la dette. Pas de création monétaire hors de contrôle et une maîtrise à minima de la planche à billet. Enfin la montée des taux d’intérêt vise à limiter l’effet de l’inflation importée par le double mécanisme de la baisse de la demande et de l’appréciation de notre monnaie qui aura pour effet de diminuer notre prix d’achat de pétrole par exemple.

Or cette politique risque de buter sur 4 écueils majeurs:

1/ Augmenter les taux d’intérêt trop fortement c’est étouffer directement l’investissement et donc la reprise « naissante » en Europe (il n’y a pas de reprise au Royaume-Uni, ni en Grèce, ni en Espagne, ni au Portugal, encore moins en Irlande…).
2/ Augmenter les taux c’est renchérir le coût de financement d’Etats déjà surendettés.
3/ Augmenter les taux lorsque les prix de l’immobilier sont sur des niveaux « stratosphériques » c’est prendre le risque quasi assuré d’une explosion violente de la bulle immobilière, dans l’ensemble de la zone euro, ce qui aurait pour conséquence de mettre les banques dans une situation critique compte tenu de leur encours de crédits immobiliers.
4/ Augmenter les taux c’est favoriser la hausse de l’euro par rapport aux autres devises, à commencer par le dollar qui lui se dévalorise d’autant que la politique actuelle est hyper accommodante. Cela va très rapidement étouffer nos exportations et donc notre croissance.

C’est l’ensemble de ces éléments qui ont littéralement fait bondir l’économiste Marc Touati.

Mon intime conviction économique est que Jean-Claude Trichet ne peut que connaitre l’ensemble de ces éléments. C’est pour cela que ce cycle de remontée des taux sera très certainement de courte durée et que l’objectif de taux de 1,75% à 2% semble bien être un maximum tout en sachant que ce sont des taux qui demeurent historiquement extrêmement bas.

Là aussi le Gouverneur de la Banque Centrale Européenne tente de gagner du temps afin d’éviter l’implosion de la zone euro, devant faire le grand écart entre les difficultés des pays du Sud et la volonté de rigueur monétaire germanique. En réalité la lutte contre l’inflation n’est qu’un alibi. Le véritable enjeux est la survie même de l’Euro et de sa valeur en tant que monnaie pérenne.

Or nous sommes dans une impasse que tout le monde se refuse à admettre.

Il ne peut pas y avoir de retour à la croissance dans un monde globalisé ou un chinois continu à percevoir 80€ de revenus mensuel là ou un européen ou un américain coûte au minimum 1500€/mois (en incluant les charges).
Il ne peut pas y avoir de retour à la croissance avec une augmentation exponentielle de la productivité liée aux progrès techniques aboutissant par exemple à la suppression des postes de caissière dans les supermarchés (tendance actuellement en cours).
Il ne peut pas y avoir de retour à la croissance avec un « stock » de millions de chômeurs.
Il ne peut pas y avoir de mise à niveau entre une zone Asie de 3 milliards d’habitants d’un côté et une zone Europe/Etats-Unis de 800 millions d’habitants. Nous serons mathématiquement tous au chômage que tous nos amis asiatiques n’auront pas encore trouvé du travail.

Bref qu’elle que soit la politique choisi et pour autant qu’elle puisse diverger sur une période supérieure à un an ce qui est loin d’être évident, alors le monde ne pourra pas faire l’économie d’une récession d’autant plus forte que l’on aura tout fait pour la retarder.
Peu importe la cause, que ce soit par la rigueur ou l’hyperinflation, le monde développé se dirige vers une récession qui semble marquer l’avènement de l’Asie sur la scène internationale et pourrait au passage entrainer la mise en place d’un nouvel ordre monétaire.

Beaucoup y laisseront des plumes.

Charles SANNAT
sannatcharles@yahoo.fr

Revue de presse : les experts sont unanimes, l’or met K-O la pierre

Vendredi, avril 29th, 2011

En terme d’investissement, l’immobilier a pendant longtemps été un rempart face au risque de crises et de fluctuations économiques. Qu’en est-il aujourd’hui, et comment la crise de 2008 a changé la donne ? LORetLORGENT.info vous informe.

L’immobilier en chute libre

Dans cette vidéo en ligne sur Youtube, Pierre Jovanovic, journaliste, écrivain et co-animateur d’une revue de presse internationale bimensuelle traitant principalement de la situation économique mondiale sur la radio Ici et Maintenant, explique que « L’immobilier se porte bien à Paris, mais ce sont surtout des étrangers qui achètent ». En effet, on apprend sur Iwtv.fr que « Paris est la première destination touristique mondiale. 20% d’étrangers sont prêts à investir dans certains quartiers, comme le Marais ou St-Germain-des-prés. Les italiens et les anglophones n’hésitent pas à payer de 11000 à 15000€ le m2 pour un pied-à-terre dans le 4ème arrondissement ».

Pierre Jovanovic évoque notamment une vidéo de Jean-Pierre Petit, spécialiste de l’immobilier et Président des Cahiers Verts de l’économie. Pierre Jovanovic commente cette vidéo et ajoute que « beaucoup de français se posent des questions : « est ce que je laisse mon argent à la banque ou est-ce que j’achète de la pierre ou des lingots ? ». Si vous voulez acheter, attention ! Si d’un seul coup, tout dérape, super inflation, tous les gens qui prennent des crédits vont être au cœur d’une explosion, et se retrouver avec des remboursements colossaux. J’ai écouté attentivement cette vidéo : la conclusion que j’en ai tiré, c’est que ce n’est pas le moment d’acheter de l’immobilier. »

Dans cette vidéo, Jean-Pierre Petit explique ainsi qu’« il faut avoir la main qui tremble avant de s’endetter sur 30 ans. Quand en plus vous vous engagez sur ce qui fait l’essentiel de votre patrimoine, il faut d’autant plus réfléchir, notamment à votre cycle de vie […] Si vous n’êtes pas certains de votre cycle de vie, il faut faire bien attention. Il faut privilégier la liquidité et la mobilité. Aujourd’hui, quand vous prenez un pari sur le marché de l’immobilier, vous prenez un pari sur le marché obligataire. La hausse des prix n’a été rendue possible que par la baisse des taux. Si jamais demain la France est attaquée sur le marché obligataire, comme en Irlande, mécaniquement, la valeur de votre bien baissera. »
Sur lexpress.fr, on apprend aussi que « Les données économiques nationales et internationales ne semblent pas être de nature à rassurer le consommateur immobilier, notamment à cause de la remontée des taux à laquelle nous assistons depuis plusieurs mois, et qui, cumulée à l’augmentation des prix des derniers mois, va rendre le parcours résidentiel des français encore plus difficile »

L’or et son ascension vertigineuse

Tandis que l’immobilier n’est pas vraiment en odeur de sainteté, l’or quant à lui n’en finit pas de battre records sur records : le 28 avril 2011, il a atteint le chiffre exceptionnel de 1538,25 dollars l’once, du jamais vu. Investisseurs, particuliers et même banque centrales se réfugient derrière les valeurs tangibles et pérennes du métal jaune. Vous l’aurez compris, ce n’est pas le bon moment de se tourner vers l’immobilier. En revanche, pour l’or, on ne saurait que trop vous conseiller de sérieusement vous y intéresser, si ce n’est déjà fait !

Cygne Noir, ou Avis de coup de vent, suivi d’une tempête, pouvant se transformer en ouragan.

Jeudi, avril 28th, 2011

« Un cygne noir est l’illustration d’un biais cognitif (erreur dans la prise de décision ou de comportement adopté face à une situation donnée) .

Si on ne croise et n’observe que des cygnes blancs, on aura vite fait de déduire par erreur que tous les cygnes sont blancs et c’est ce qu’ont, longtemps, cru les Européens, avant de faire la découverte de l’existence des cygnes noirs en Australie, au XVIIe siècle.

En réalité, seule l’observation de tous les cygnes existants pourrait nous donner la confirmation ou l’infirmation que ceux-ci sont bien toujours blancs mais prendre le temps et les moyens d’observer tous les cygnes de la Terre avant de confirmer qu’ils sont tous blancs n’est pas envisageable.
Il est donc préférable de faire la supposition hâtive qu’ils sont blancs, dans l’attente de voir la théorie infirmée par l’observation d’un cygne d’une autre couleur.

Ainsi construisons-nous des raisonnements à partir d’informations incomplètes, ce qui nous conduit à aboutir à des certitudes erronées. »

La rapport de cette histoire avec l’économie et vos placements? Assez simple. Lisez la suite.

- L’université du Texas prend de l’or pour sa trésorerie….
Une information importante et passée totalement inaperçue est que l’université du Texas vient d’investir environ 1 milliard de sa trésorerie en or. Vous trouverez ci-dessous l’article de Bloomberg.
Les membres du Board voient l’or « juste comme une autre monnaie qui ne peut pas subir une impression de billets supplémentaire ».

Il est à noter que cette université forme également des économistes.
Alors que penser d’une telle stratégie? Simplement que de plus en plus de particuliers comme d’institutions commencent à avoir des doutes de plus en plus sérieux sur la pérennité du système économique mondial dans sa configuration actuelle.
Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

Mais ce n’est pas tout. Ces dernières semaines sont particulièrement riches en alertes.

- Des taux à deux ans qui dépassent pour la première fois les 25% pour la Grèce. Cela signifie que la Grèce est peut être à quelques jours seulement d’un rééchelonnement de sa dette dans laquelle inévitablement les banques mondiales à commencer par les banques françaises laisserons quelques plumes. A titre d’information, c’est le Crédit Agricole qui est la banque la plus exposée au risque grec, l’ensemble des banques étant tout de même concerné.
Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- La mise sous surveillance de la dette US par l’agence de notation Standard and Poor’s,

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris ou qui ne souhaitent vraiment pas comprendre l’économie américaine reste la première économie mondiale. Un défaut de paiement US entrainerait le monde dans un chaos économique sans précédent. Les optimistes invétérés nous expliquent qu’ils n’y croient pas. Les mêmes d’ailleurs ne croyaient pas à un séisme d’une magnitude supérieure à 9, suivi d’un tsunami de plus de 15 mètres de haut, venant détruire 6 réacteurs d’une centrale nucléaire… et qui irradie un pays entier pour ne pas faire frémir avec une contamination entière de l’hémisphère Nord. Encore un triste Cygne noir.
Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Or qu’apprenons nous? que la Banque Morgan Stanley vient de faire un défaut de paiement volontaire de 3.2 milliards d’euros sur un immeuble qu’elle détient à Tokyo. En clair peut importe ma perte, je n’en veux plus de cet immeuble. Quel peut être le mobile d’une telle décision qui est une première historique pour cette « vénérable » institution? Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Nous pouvons ajouter à cela que les CDS reflètent actuellement une anticipation d’annulation de la dette de certains pays européens pouvant atteindre les 75% (les CDS sont des « assurances » sur les risques de faillites).
Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Et puis il y a la Chine qui souhaite diversifier ses réserves en devises et faire diminuer de manière significative sa détention de Dollars américains. En effet, l’érosion d’une monnaie est un moyen pour ne rembourser ses dettes qu’en monnaie de singe dévaluée. Mais cela se fait au détriment du détenteur de cette monnaie. Nos amis chinois ne semblent plus vouloir être les dindons de la farce.

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Plus dramatique, Mc Donald (les restaurants) ont lancé une grande campagne de recrutement proposant
50 000 job en une journée
. Des scènes pathétiques prouvant à quel point la situation de nombre de familles américaines est désastreuse. Pas loin de 3 millions de personnes se sont présentées pour obtenir un travail, certaines campant même la vieille pour être sûres d’être reçues. La situation a carrément virée au drame à Cleveland (voir la vidéo ci dessous).

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Et enfin, plus léger, après l’initiative de Cantona notre footballeur les Maires s’y mettent aussi, enfin le Maire de la ville de Gand en Belgique en tout cas, qui vient de prendre la décision de retirer ses fonds de deux banques à savoir Dexia et KBC afin de protester contre les politiques de ces deux institutions et invite toutes les villes à suivre sont exemple…

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

il est évident que plus que jamais il est essentiel d’adopter une stratégie de placement particulièrement défensive.

J’invite les particuliers à ,prendre leurs bénéfices éventuels sur les marchés actions et à sortir des marchés financiers. Une prudence toute particulière est recommandée en ce qui concerne l’ensemble des titres des sociétés d’assurance et des banques.
Une part d’or d’environ 10% du patrimoine financier total est à envisager sérieusement afin de protéger ses actifs financiers.
Il est également conseillé sauf dans une perspective spéculative de sortir des placements obligataires et à commencer par le premier d’entre eux à savoir les fonds euros des contrats d’assurance vie. Ces fonds euros sont en très grandes majorité (environ 75%) composés de dettes souveraines c’est à dire d’obligations d’Etats.

Je ne sais pas si vous avez vu, mais je trouve que ces derniers temps nous croisons de plus en plus de cygnes noirs. Or comme tout le monde le sait les cygnes sont blancs…. jusqu’à preuve du contraire.

Charles SANNAT
sannatcharles@yahoo.fr

Les jeunes et les pièces d’or : une histoire d’amour qui dure

Mercredi, avril 27th, 2011

L’image de l’acheteur de pièces d’or reste dans l’inconscient collectif celle d’une personne plutôt âgée, sage et avisée, sachant que l’un des actifs les plus protecteurs reste le métal jaune : chez LORetLARGENT.info, on aurait plutôt tendance à torde le cou à ces préjugés. Non, l’épargnant n’est pas forcément un sénior : aujourd’hui, de plus en plus de jeunes, de 25 à 40 ans, s’intéressent aux pièces d’or et d’argent, et se penchent sérieusement sur leur rôle sécurisant et rassurant.

La crise et les jeunes

La crise de 2008 a certes touché beaucoup de monde, mais les jeunes en particulier ont été sacrément malmenés : en 2009, « le taux de chômage des 15-24 ans a progressé sept fois plus sur un an que celui des autres catégories d’âge » (Sources : figaro.fr). Et justement, depuis le début de cette crise, les 28-40 ans ont de plus en plus tendance à se tourner vers des moyens de se prémunir de telles situations, pour que cela ne se reproduise plus ! Comment ? En misant sur les métaux précieux, l’or en ligne de mire.
Comme l’explique Daniel Blin sur figaro.fr, co-responsable du bureau de change Joubert à Paris, «Auparavant, nous n’avions presque que des acheteurs de 50 ans et plus. Mais depuis le début de la crise et la flambée des cours de l’or et de l’argent, de plus en plus de jeunes actifs viennent dans ma boutique.» Le profil type de l’acheteur jeune ? Il n’y en a pas vraiment, Daniel Blin ajoute que «cela va de l’ouvrier qui achète régulièrement des Hercule argent de 10 et 50 francs ou des Semeuse, au cadre moyen qui veut des pièces ou des lingots d’or.»

Les jeunes et l’or : pris sur le vif

Caroline, 35 ans, n’achète pas d’or, et n’en vend pas non plus, mais a « entendu dire que c’était un très bon placement » et s’y intéresse de près. Dorothée, 34 ans, sait que l’or reste une valeur tangible dont on peut se prémunir en cas de pépin : « Mon compagnon est marocain, et dans la tradition marocaine, on achète des bijoux en or, pour les porter certes, mais surtout pour avoir de l’or « de côté », au cas où ». Yannick, 29 ans, est venu à l’or par « toutes les publicités que l’on voit à la télévision et les articles de presse qui tournent sur le net. Je ne suis pas encore très branché investissement mais dans un futur proche, j’envisage sérieusement de me pencher sur la question. Pour moi, investir, c’est ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et diversifier ses capitaux ». Erkan, 32 ans, raconte son expérience de jeune marié : « En Turquie, l’or c’est sacré ! Les invités donnent des bijoux, des pièces et des lingots aux époux, en signe de prospérité et d’abondance. Au-delà de çà, j’ai toujours vu dans ma famille de l’or partout, on aime conserver l’or chez nous, pour avoir des fonds en cas de coup dur. Et par les temps qui courent, les coups durs sont difficiles à éviter ! ».

Entretien avec Julien Calet, conseiller Junior d’Aucoffre.com

LORetLARGENT.info : Quelles sont les tendances d’achat et de vente des jeunes 25/40 ans sur aucoffre.com ?
Julien Calet : Ils ont tendance à avoir une préférence pour le LSP car il y a un coût inférieur par rapport aux pièces. Par contre c’est assez paradoxal car ils vont avoir tendance à essayer de jouer la plus-value plutôt que le placement sécuritaire.

En fait ils n’ont pas la même culture que les personnes plus âgées, ils n’abordent donc pas l’or comme un produit de sécurité mais plus comme un produit luxe qui permet de faire de l’argent.

LORetLARGENT.info : Comment communiquez-vous sur l’intérêt de l’or, des pièces d’or en particulier ?
Julien Calet : Voici les arguments que j’utilise le plus :
- Intérêt de l’or contre les crises économiques.
- Maintien de la valeur de l’or malgré la dévaluation des monnaies. Il y a un siècle on achetait un vélo avec un napoléon 20 francs, c’est toujours le cas aujourd’hui.
- Plus-value plus importante sur les pièces que sur l’or en règle générale grâce à la prime.
- Faillite bancaire ou crise économique = perte de l’argent placé sur les comptes bancaires par contre l’or lui ne disparaît pas.
- Si hyper inflation = perte du pouvoir d’achat et forte dévaluation des monnaies.

LORetLARGENT.info : Quelles pièces conseillez-vous pour un jeune souhaitant investir dans l’or ?
Julien Calet : Je conseille souvent les valeurs du type demi napoléon 10F car c’est une pièce pas trop cher à l’achat et qui a un potentiel de prise de valeur sur la prime très bon. Je les oriente souvent sur le LSP « Turbo » en leur indiquant de prendre des fractions de demi napoléon. Pour les membres plus jeunes qui ont des moyens assez importants, je les dirige vers les pièces « exotiques » : Panda chinois, Australian Nugget, Maple Leaf, Soles péruvien (les pièces du monde en gros). Le fait que les pièces soient un peu décalées cela plait beaucoup.
Je conseille aussi régulièrement des Napoléons tête laurée car c’est une pièce qui risque de prendre beaucoup de valeur rapport à sa rareté croissante.

LORetLARGENT.info
: Et vous, personnellement, comment vous placez-vous par rapport à l’or/aux pièces d’or ?
Julien Calet
: Perso, j’ai tendance à privilégier les pièces à l’or car le potentiel de prise de valeur par rapport à la prime est extrêmement intéressante. Et puis je suis d’avis que nous allons vers une crise qui va faire très mal dans peu de temps, et donc je préfère voir mes économies à l’abri sous forme d’or plutôt que de les voir se volatiliser dans une faillite bancaire comme ce qui s’est passé en Islande. En gros je suis de l’avis des personnes dans cette video.
Il faut se réfugier dans l’or avant que l’économie chute et je pense qu’il n’est pas trop tard pour le faire, malgré ce que peuvent dire les conseillers financiers.
Pour les pièces en elle même j’ai une grosse préférence pour le demi-napoléon et le panda chinois.

L’or met d’accord toutes les générations

Se tourner vers l’or, les pièces d’or en particulier, reste une évidence : les chiffres parlent !

Une demande en or qui reste exponentielle depuis 10 ans : aucun actif n’est capable de rivaliser avec çà ! L’or, c’est l’actif par excellence pour contrecarrer l’incertitude économique.

Se prévenir des fluctuations de l’or, assurer ses arrières, diversifier ses investissements, ne pas tomber dans les moyens d’épargne traditionnels ou encore se délester des offres de placement des banques, n’est-ce pas là une attitude raisonnable, qui ne dépend pas forcément de l’âge mais qui n’est, finalement, qu’une question de bon sens ?!

Pâques : la légende des œufs d’or

Vendredi, avril 22nd, 2011

En cette veille de weekend pascal, vous avez peut-être déjà imaginé les recoins cachés où vos œufs en chocolat seront dissimulés lorsque les cloches passeront dimanche ! Mais connaissez-vous la légende des œufs d’or ? Et avez-vous pensé à des cadeaux originaux à faire aux grands, comme des pièces d’or par exemple ?!

Un peu d’histoire : l’œuf sort de sa coquille

Déjà à l’époque persienne, des œufs étaient offerts pour célébrer l’arrivée du printemps. Les Romains en cassaient aussi le 1er jour du printemps pour purifier l’atmosphère.

Dans la religion chrétienne, l’œuf est le symbole de la vie et du renouveau : c’est plus précisément l’emblème de la résurrection. Dans la tradition, il était interdit de manger des œufs pendant la période du Carême. Et par conséquent, à l’époque, on comptait des stocks d’œufs trop importants ! Pour utiliser le surplus, les œufs étaient décorés, peints et échangés en guise de cadeau, notamment en Roumanie et en Russie, où cette tradition orthodoxe était perpétuée depuis le Moyen-âge.

C’est à partir de la Renaissance que dans les cours des souverains européens, les œufs traditionnels étaient remplacés par des œufs en or : Louis XIV lui-même distribuait à ses courtisans des œufs peints à la feuille d’or. Ces œufs, décorés de pierres précieuses et de peintures d’artistes célèbres, ont connu un grand succès, notamment les œufs de Fabergé que l’on trouvait à la cour de Russie à la fin du XIXe siècle.

Le chocolat pour les petits, les pièces d’or pour les grands ?

Désormais, les œufs de Pâques sont en chocolat. On trouve également des poules, poissons et lapins en chocolat, ces animaux étant des symboles de fertilité et fécondité. Pour fêter l’arrivée des cloches, il est donc de coutume de cacher des œufs dans le jardin.

Cette année, faites dans l’originalité : cachez des pièces d’or ! La 100 Francs Bazor par exemple reste une très belle pièce, rare, à l’abri des fluctuations de l’or (avec 800 % de prime, la Bazor a de très beaux jours devant elle !). Ou encore la Panda de Chine, une pièce d’or « bullion » très fine et détaillée, qui reste un bel objet à garder dans son escarcelle.
Et les petits, pour faire comme les grands, s’amusent aussi à croquer des pièces d’or, en chocolat bien sûr !

L’or en euros va décoller à l’automne. Voici pourquoi

Jeudi, avril 21st, 2011

L’or a grimpé hier jusqu’à 1 500 $ l’once.

La valeur de l’once en euros pourtant, alors que la crise de la dette souveraine
européenne fait rage, reste loin de son record du 7 décembre 2010 à 1 078 euros,
puisqu’il s’affiche modestement à 1 040 euros.

Avant de nous pencher sur nos anticipations de court terme, plantons le décor de long
terme.

Toutes les monnaies fiduciaires ont toujours fait faillite

Elles sont atteintes dès leur naissance d’une maladie génétique incurable : l’inflation.
Par inflation, comprenez la propension des Etats à multiplier la monnaie pour essayer de
vivre au-dessus de leurs moyens.

▪ Le dollar fiduciaire (délivré de sa convertibilité en or depuis la fin des accords de Bretton
Woods) a presque un demi-siècle d’existence. Un record de longévité.

▪ L’euro super fiduciaire (agrégat de monnaies fiduciaires nationales) est beaucoup plus
jeune, mais n’a pas plus de valeur.

L’inflation sape les créanciers et enfume le peuple

L’inflation est toujours et partout un phénomène exclusivement monétaire qui pénalise
le prêteur et favorise l’emprunteur. Les Etats ont donc intérêt à l’inflation qui va leur
permettre de rembourser en monnaie érodée une dette antérieurement contractée.

Pour enfumer le bon peuple, la hausse des salaires suit en général la hausse des prix,
mais avec un léger retard.

Cigale, fourmi ou fourgale ?

▪ La citoyenne cigale (celle qui emprunte) est dans la même barque que son Etat et ne
s’en plaint pas.

▪ La citoyenne fourmi (celle qui économise) est lésée. Mais la fourmi est une grincheuse
(voire avaricieuse) sur le sort de laquelle personne n’a jamais versé une larme.

▪ Pour compléter le tableau, notez que vous avez des « fourgales », espèce mutante qui
s’endette, non pour consommer, mais pour acheter un bien durable susceptible de
conserver son épargne. Vous avez reconnu l’immobilier.

Qu’est-ce qui maintient la confiance dans la monnaie fiduciaire ?

Le taux d’intérêt en vigueur dans cette monnaie.

Si les prêteurs pensent que le taux d’intérêt est supérieur à l’inflation, tout va bien.
Dans le cas contraire, les prêteurs se méfient : la monnaie fiduciaire ne stocke pas
convenablement la valeur dans le temps. Il y a des fuites…

Vous voilà maintenant armé pour faire une conférence face aux banquiers centraux du
cartel des taux bas (Etats-Unis, Europe, Japon) !

Petite question subsidiaire pour voir si vous suivez :

Que se passe-t-il lorsque la confiance s’érode, qu’on soupçonne que l’épargne est punie
car les taux d’intérêt sont ou seront inférieurs à l’inflation ?

L’or monte !

Bingo !

C’est ce qui se passe depuis 2000.

Alors me direz-vous, c‘est très simple, il suffit de remonter les taux

Hep, pas si vite !

Imaginez seulement que les taux d’intérêt reviennent à leur moyenne historique de
l’après-Seconde Guerre mondiale : 6,9%…

Tout le monde occidental ferait faillite : Etats-Unis, Europe (y compris la vertueuse
fourmilière teutonne, pas que les cigales méditerranéennes), Japon…
Le service de la dette – c’est-à-dire le seul paiement des intérêts – absorbe déjà plus de
40% des revenus fiscaux des Etats. Imaginez que vous consacriez 40% de vos revenus à
rembourser l’intérêt d’un emprunt.

Et pourtant…

Le temps va se gâter

Les banques européennes et les Etats auront besoin de 1 500 milliards d’euros
par an
pendant les quatre prochaines années pour financer leurs « frasques », selon
un document préparé pour une réunion des ministres des Finances de la zone euro
dont Reuters s’est fait l’écho.

L’Agefi du 7 avril reprend une citation « le calme relatif sur les marchés obligataires
européens (…) arrive à sa fin ».

En clair et sans décodeur, on va faire la queue au portillon pour émettre de la
dette

Vous voyez où je veux en venir ?

Les taux risquent fort de monter « naturellement » : trop de demande (des emprunteurs)
par rapport à l’offre (des créanciers) !

L’intérêt de nos dettes va peser de plus en plus lourd dans nos budgets déjà difficiles à
boucler…

Mais revenons à nos monnaies et à notre or…

Pourquoi une telle différence entre l’or en euro et en dollar ?

Le dollar est une star. C’est la monnaie d’échange des matières premières. La Fed
pratique ouvertement la politique de la planche à billets et tout le monde le sait. Les gens
couvrent leurs dollars par de l’or. Il y a plus de dollars en circulation que d’euros.

A côté du dollar, les autres monnaies fiduciaires n’ont qu’un rôle secondaire. Il y a
donc plus de gens qui cherchent à couvrir des dollars que des euros. Ces gens sont les
créditeurs étrangers de ces monnaies respectives.

Un outil clé à ne pas négliger

Mais il y a selon nous une donnée très importante que les marchés ne prennent pas
actuellement en compte : le ratio dette publique sur recette fiscale.

Partout dans la presse s’étalent les ratios dette sur PIB. Mais un Etat ne peut considérer
tout le PIB comme une « recette ». Ses recettes ne peuvent augmenter que s’il y a
croissance
(sur ce front, le compte n’y est pas…) ou augmentation de la pression fiscale.

Mais beaucoup d’Etats européens ont déjà une pression fiscale très élevée. La marge de
manoeuvre est quasi inexistante.

L’or en euro va décoller à l’automne

La BCE n’a officiellement fait marcher la planche à billets (monétisation de la dette
souveraine des différents Etats en difficulté) que pour 76 milliards d’euros, une somme
ridicule comparée aux 2 150 milliards de dollars des Etats-Unis.

Nous pensons que la BCE va devoir intensifier ses rachats dès l’automne face à la montée
des taux longs qu’elle ne peut maîtriser.

Les débiteurs de la zone euro voudront alors couvrir cette émission de fausse monnaie
par de l’or.

Et l’or montera encore un peu plus…

Simone Wapler, de l’InvestisseurOr&Matières

Prévision d’abaissement de la note des Etats-Unis = dollar affecté = nouveau record de l’or !

Mercredi, avril 20th, 2011

Ces derniers jours, l’enchaînement d’événements sur les marchés économiques a eu pour conséquence immédiate un nouveau record historique du prix de l’once d’or : hier, 19 avril 2011, l’or a dépassé la barre symbolique des 1500 $ l’once, pour atteindre les 1501,09 $. Cette hausse soudaine s’explique notamment par le recul du dollar, lui-même conséquence directe de l’avertissement de Standard and Poor’s lancé au colosse (aux pieds d’argile) américain : l’agence de notation a en effet envisagé pour la première fois de baisser la note des États-Unis. Pas vraiment un scoop quand on sait que les États-Unis sont depuis plusieurs mois en totale perdition…

Revue de presse : Standard and Poor’s crée le buzz

Au début du mois d’avril, républicains et démocrates du Congrès américain ont passé un accord sur les dépenses afin d’éviter que le gouvernement fédéral américain ne s’enlise encore plus profondément. Cet accord sera, selon Barack Obama, synonyme de « coupes budgétaires douloureuses » : 38,5 milliards de dollars de coupes budgétaires, pour être plus précis… Et histoire de se rafraîchir la mémoire, rappelons que le pays de l’Oncle Sam enregistre une dette record de 1 400 milliards de dollars. Quand ce n’est pas le dollar qui s’affaiblit dans une guerre des monnaies qui semble ne jamais s’arrêter. Ou l’immobilier en perte de vitesse.

Et au regard de cette situation économique désastreuse, Standard and Poor’s en ce début de semaine a annoncé l’hypothétique baisse de la note des États-Unis. Une annonce sans précédent dans le monde économique qui a fait couler beaucoup d’encre. Sur 20minutes.fr, cette décision tient lieu de « sévère avertissement », on y lit également que John Kilduff de chez Again Capital explique que « la décision de S&P vient de confronter brutalement la situation de la dette américaine à la réalité ». Une réalité bien ancrée depuis plusieurs mois maintenant, il était temps que le réveil sonne !

Sur lexpress.fr, « l’agence de notation doute de la capacité de la classe politique à s’attaquer au déficit budgétaire astronomique du pays » et « la perspective de la baisse de la note reflète le sentiment des marchés plus qu’elle ne l’influence ».

Chez Boursorama, l’abaissement de la note pourrait même entraîner des « changements radicaux dans l’économie mondiale », notamment un endommagement sérieux du statut de monnaie de réserve du dollar. De plus, « pour les ménages, un abaissement de la note provoquerait une hausse des taux hypothécaires, enfonçant un marché de l’immobilier déjà morose ». Chez Moneyweek, « Standard & Poor’s s’inquiète de l’ampleur des déficits américains et l’apparente incapacité du gouvernement à le réduire. Il faut dire que la très récente bataille pour l’adoption du budget laisse entrevoir la difficulté de parvenir à un accord sur les finances publiques en ce moment ». En résumé, cette annonce n’est pas faite pour rassurer, vous l’aurez compris.

Quand les États-Unis s’enfoncent, le cours de l’or s’envole !

Les investisseurs ne sont pas fous : les États-Unis se font enfin taper sur les doigts à cause de leur économie désastreuse et leur dette sans fond. Cet avertissement va forcément jouer à long terme sur le dollar. C’est déjà le cas : James Moore, analyste de la société britannique Fast Markets, précise que « cette annonce a affecté le dollar, la réaction sur le marché de l’or était donc logique ». De quelle réaction s’agit-il ? D’une nouvelle ruée vers l’or, qui atteint pour la première fois dans l’histoire un record historique, passant au-dessus de la barre des 1500 $. La décision de S&P va forcément rendre les marchés encore plus volatiles : ce phénomène, les investisseurs ont su depuis quelques années le contrer entre autres en se tournant automatiquement vers les métaux précieux, l’or en particulier.

Chez LORetLARGENT.info, nous ne sommes pas étonnés de ce chiffre record de l’or : de tout temps, les crises économiques, budgétaires ou même sociales ont entraîné un repli vers les valeurs sûres, dont l’or fait partie, indéniablement. C’est même une question de bon sens quand on sait la valeur tangible que le métal jaune possède.

Pourquoi ce n’est pas le bon moment pour vendre de l’or

Vendredi, avril 15th, 2011

Avec la crise qui dure, les Français ont le moral en berne. Et comme si ce n’était pas suffisant, le budget des ménages explose littéralement : hausse du prix de l’essence, de l’électricité, du gaz, des denrées alimentaires de base (pâtes, farine…). Du coup, la vente d’or flambe et notamment celle des bijoux en or : les Français ont besoin d’argent. Pourtant, ce n’est sûrement pas la meilleure chose à faire, que ce soit pour les bijoux, comme pour les pièces d’or… LORetLARGENT.info vous explique pourquoi.

Vendre ses bijoux en or : une fausse bonne idée

« C’est pour payer l’aménagement de ma fille », « je dois préparer mon mariage », de nombreux motifs peuvent pousser les Français à vendre leur or, notamment les bijoux. Et c’est particulièrement le cas en ce moment. Si avant, ce genre de pratique était plutôt discrète, aujourd’hui les ventes se font au grand jour, dans des boutiques où les files grossissent au fil des mois.

En effet, le constat est plutôt réjouissant… et alléchant : le prix de l’or a quintuplé en seulement 10 ans ! 1 g fait un peu plus de 32 € ! Après les Portugais – croulant comme on le sait sous la dette – qui ont vendu beaucoup d’or ces derniers mois, place aux Français. Le but de cette vente de bijoux en or : avoir de l’argent tout de suite. Un très mauvais calcul car vendre ses bijoux se fait toujours à perte ! Composé d’or 750 ‰, le prix d’achat de vos bijoux se fera au mieux au prix de son poids en or pur. Et il ne représente jamais le prix d’achat, dans lequel est compris le coût du façonnage entre autres.

Prix de l’or : un horizon serein

On vous le disait il y a peu sur LORetLARGENT.info, l’or a encore atteint des records ces dernières semaines. Et cela n’est pas près de s’arrêter. Pourquoi ? Parce que la crise perdure, et que la situation économique internationale ne risque pas de s’améliorer. Encore une catastrophe naturelle, et le marché mondial mettra un genou à terre. Le rapport avec l’or physique : il est plus que jamais une valeur refuge. Seul objet de placement sûr, tout laisse à croire que l’or a encore de très beaux jours devant lui.

Attendre avant de vendre ses pièces en or

Pour les pièces en or que tout épargnant doit avoir dans son escarcelle, tels que les Krugerrand, les Marianne Coq ou les demi-napoléon, ce n’est pas non plus le moment de se laisser séduire par le prix très intéressant de l’or et de faire la bêtise de vendre. Certes, le prix de l’or monte, mais les primes de certaines pièces sont encore très basses. Cela veut dire qu’elles ont une bonne marge de progression. Exemple : le demi-napoléon a une prime aux alentours de 5 à 25 %. Et quand on sait que cette pièce en or a atteint les 93 % de prime en 2008, on peut décemment se dire que ce n’est pas vraiment le bon moment pour vendre… mais plutôt pour acheter !

L’Or utilisé dans le développement de nouvelles technologies.

Jeudi, avril 14th, 2011

L’or était, jusqu’alors, traditionnellement utilisé sous forme de bijoux ou objets ainsi que comme valeur refuge pour faire face aux fluctuations de l’économie. Seulement, depuis quelques décennies, sont apparues de nouvelles applications dans le développement d’utilisation de nanoparticules d’or.

Mais, tout d’abord, qu’est-ce qu’une nanoparticule, et tout particulièrement, la nanotechnologie?

En premier lieu, il faut noter que la nanotechnologie est l’étude, la manipulation et l’application de matériaux, de dispositifs et de systèmes fonctionnels grâce à un contrôle de la matière à échelle nanométrique et l’exploitation ultérieure de phénomènes et de propriétés de la matière à échelle nanométrique. La manipulation de la matière à une échelle si minuscule d’atômes et de molécules produit des phénomènes et des propriétés totalement nouveaux, faisant que les scientifiques utilisent la nanotechnologie pour créer des matériaux, des dispositifs et des systèmes innovants peu coûteux aux propriétés uniques.

Mais, qu’en est-il de l’or dans ce domaine? Les nanoparticules d’or présentent une variété de propriétés uniques, qui, lorsqu’on les unit et les manipule de manière efficace, nous offrent des matériaux permettant des utilisations plus poussées en terme de potentiel et de rentabilité, selon un rapport récent du World Gold Council (WGC). Ce rapport met en évidence les différentes applications en cours d’élaboration dans les domaines de la santé, de l’environnement et de la technologie.

De ce fait, la semaine dernière, le WGC a annoncé son intention de jouer un rôle fondamental dans la transition de nouvelles innovations basées sur l’or de ‘laboratoire’ à celui du ‘marché’. Au cours de ces dernières années, l’intérêt porté sur l’utilisation de l’or dans le domaine des sciences et de la technologie s’est accru et ceci essentiellement depuis l’arrivée de la nanotechnologie, malgré la lente évolution dans le domaine de la recherche pour en faire une réussite commerciale, particulièrement dû au manque d’investissement et d’appui. C’est la raison pour laquelle le WGC a pris l’initiative d’aider à combler l’écart entre la recherche initiale financée par le gouvernement et la commercialisation finale en investissant dans les technologies liées à l’or dans les domaines du diagnostic médical et du traitement, la protection de l’environnement et les énergies renouvelables.

Cadre désolatoire du parc immobilier en Espagne.

Jeudi, avril 14th, 2011

Certaines grandes villes d’Espagne offrent un cadre désolatoire et fantomatique – souvenir d’une époque dorée qui a duré un certain nombre d’années – qui reviendra peut-être mais, du moins, pas dans les mêmes conditions.

Tous les intérêts ont été misés sur cette partie de l’économie qui est à l’origine de la bulle immobilière, et qui, selon certains, aurait commencé en 1997, mais a fini par éclater en 2007, année où le pays s’est vu plonger dans un abysme, perdurant à ce jour.

Le problème demeure essentiellement dans le comportement effarant des banques et des mairies qui, au détriment de tiers, ont conduit des actions contraires à l’éthique en redéfinissant notamment des zones de terrains non constructibles, en augmentant de manière exagérée les taux d’intérêt, en octroyant des crédits en abondance, etc …

Il est à déplorer des zones résidentielles où d’un côté de grands bâtiments sont laissés semi-construits (oubliés de la banque par manque de fonds), et d’un autre côté, les bâtiments qui sont finis de construire mais demeurent en attente d’un acheteur.
Comment sortir de cette crise? Avant tout, il y a cette crainte qui pèse dans l’air, justifiée par un taux chômage élevé et un pouvoir d’achat très faible, ne permettant pas de s’engager dans ce type d’investissements car, plus qu’assurer un toit sur sa tête, cela représente une dette croissante contractée pour le restant de sa vie ou du moins jusqu’aux 65 ans.

Le Ministre de l’Economie, Elena Salgado, assure que l’Espagne ne connaitra pas le même sort que le Portugal, car de bonnes décisions ont été prises telles que le fait d’augmenter les impôts, de reconsidérer l’âge de la retraite, figer les pensions des retraités, etc …
S’agit-il pour autant des bonnes décisions à prendre? Les solutions au problème de la crise immobilière se font attendre. Seule la création d’emplois pourrait aider le pays à s’en sortir, mais celle-ci se fait attendre aussi, et tous les matins, une longue attente de demandeurs d’emplois est à déplorer devant les bureaux de l’agence d’emploi espagnol. Sans oublier ceux qui n’ont droit à aucune allocation chômage.

De manière directe ou indirecte, la situation économique impacte tout le monde.

Ce qu’il faut savoir en ces temps de crise, c’est que quand une porte se ferme, il faut chercher à en ouvrir d’autres. Parce que si nous concentrons uniquement nos efforts et nos intérêts sur un seul domaine (comme l’a fait l’Espagne avec la construction en masse), nous attendrons longtemps qu’un miracle se produise. Peu de probabilité que cela n’arrive.

Ainsi, nous devons diversifier nos champs de compétences, nos professions, assurer nos placements (comme c’est le cas en ce moment pour l’Or), qui nous offrent un peu de paix et de tranquilité, sachant qu’à tout moment, ces derniers nous permettront de sortir des mauvaises impasses. C’est sans aucun doute le meilleur plan B dont nous puissions disposer en ce moment.

L’or équitable : le nouvel or ?

Mercredi, avril 13th, 2011

En 2010, Fairtrade International, organisation de labellisation du commerce équitable et de lutte contre la pauvreté, et Alliance for Responsible Mining (ARM) se sont unis pour mettre en place le « Fairtrade and Fairmined gold certification« , premier label aurifère indépendant, qui prêche un or « équitable » en encourageant le développement environnemental, social et économique dans les pays aurifères et les communautés d’artisans mineurs. Et depuis février dernier, cette initiative prend toute son ampleur puisque l’on trouve désormais en Grande-Bretagne des bijoux labellisés équitables. Gros plan sur « l’or de demain ».

Pourquoi un or équitable ?

Les petites mines artisanales sont essentielles à la production d’or : plus de 100 millions de personnes sont directement ou indirectement dépendantes de ces mines. Et ce sont plus de 15 millions de mineurs qui se retrouvent dans les chaînes d’approvisionnement de l’or, chaînes souvent injustes où ils doivent lutter pour imposer un prix de leur or correct et conforme. Parmi ces mineurs, un grand nombre est directement exploité par des entrepreneurs n’hésitant pas à les payer au compte-goutte en ne respectant pas les prix de l’or du marché, et notamment en les flouant sur le poids et la pureté de leur or. Sans parler des conditions de travail ou de logement, ou encore l’accès aux soins et à l’éducation.

Au niveau purement environnemental, l’extraction de l’or, on le sait, est parfois « sauvage » et ne se fait pas dans les règles de l’art : utilisation de mercure et de cyanure, destruction de la faune et la flore, défrichement d’hectares de forêt… Dans l’idéal, l’exploitation d’un or « équitable » permettrait la protection de l’environnement, de la santé humaine et une vraie restauration écologique.

Les objectifs des standards de l’or équitable

ARM et FLO ont mis en place quatre objectifs principaux pour encourager le développement des communautés minières.
- Le développement social tout d’abord où en ligne de mire, la commercialisation de l’or équitable doit être bénéfique pour les mineurs et leur famille, tant au niveau économique que social.

- Le développement économique doit s’articuler autour de l’accès à des moyens logistiques, administratifs et techniques afin d’assurer une production efficace et de qualité. La communauté doit également s’engager à améliorer les techniques d’extraction avec des outils et techniques plus propres et respectueux.

- Pour développer des conditions de travail optimales, les mineurs doivent s’engager à appliquer les notions de travail décent, qui portent notamment sur le revenu équitable, un environnement et un lieu de travail sécurisé. Les organismes producteurs d’or équitable se portent ainsi garant de plusieurs valeurs, notamment bannir le travail forcé ou non rémunéré, empêcher les discriminations, notamment à l’encontre des femmes mineurs, interdire le travail des enfants, s’assurer des conditions de santé et de sécurité sur le lieu de travail, etc.

- Enfin, l’or équitable est bien sûr lié à un développement environnemental, qui vise à diminuer les risques et les impacts environnementaux. Une des principales mesures consiste à identifier et diminuer les risques liés à l’utilisation de substances toxiques.

Quel intérêt pour les mineurs ?

Fairtrade International a mis en place une liste de critères que les producteurs doivent respecter. Ces critères, appelés « standards de l’or », permet notamment aux mineurs :
- de vendre leur or à un meilleur prix, grâce au système de prix minimum garanti : ce prix est fixé à 95 % du cours LBMA (London Bulliet Market Association) pour l’or non raffiné ;
- de bénéficier d’une prime sociale correspondant à 10 % du cours LMBA ;
- de profiter de préfinancements de leurs acheteurs ;
- de mieux gérer l’utilisation de produits chimiques et toxiques, notamment en percevant une prime écologique de 5 % si l’or est extrait sans produit chimique ;
- de percevoir une prime de 10 % du prix fixé par LBMA, réinvestie dans des projets d’ordre communautaire.

L’or équitable pour demain ? En attendant, misez sur les valeurs sûres

Pour le moment, cette initiative ne concerne que quelques commerçants anglais, mais dans l’idéal, la Fairtrade Foundation souhaite étendre le mouvement à d’autres pays, avec pour objectif de commercialiser 5 % d’or équitable d’ici 2015.
D’ici là, si vous souhaitez donner un coup de pouce à l’environnement et à votre portefeuille, pourquoi ne pas miser sur de l’or déjà existant ? Les pièces d’or notamment restent un bon placement.

Une pièce d’or Hercule de 1 000 € : ruée vers l’or ou poudre aux yeux ?

Lundi, avril 11th, 2011

Vendredi 8 avril 2011, la Monnaie de Paris a lancé une pièce en or d’une valeur faciale de 1 000 euros, ayant uniquement cours légal en France : la Hercule or 1 000 €, une nouvelle venue dans le monde de la numismatique, ainsi que sa petit sœur en argent de 100 €. Éditée à 10 000 exemplaires, cette pièce a connu un très grand succès ce weekend. La Monnaie de Paris suit en effet la tendance actuelle : les Français ne veulent pas connaître la crise et se tournent de plus en plus vers les valeurs refuges de référence, dont l’or, qui a encore connu un record historique ce weekend en dépassant les 1470 dollars l’once. Ce retour aux valeurs tangibles se traduit notamment par un attrait pour les pièces d’or en particulier, les Napoléons en tête de liste. Mais ce succès annoncé, le mérite-t-elle vraiment ?…

Hercule la classique refait surface

L’image classique d’Hercule, que l’on peut retrouver notamment sur la 50 Francs, encre ce tirage exceptionnel dans les valeurs séculaires de la Monnaie de Paris. Cette image d’Hercule était déjà présente sur les pièces de 5 Francs frappées au 19e siècle : Hercule, debout et entouré des figures de la Liberté et de l’Egalité, est vêtu d’une peau de lion, le lion de Némée. Le revers de la pièce reprend le symbole de la couronne de chêne et de laurier.

Sur cette nouvelle pièce d’or de 1 000 €, on retrouve une ré-interprétation plus moderne de l’Hercule : l’inscription « Liberté Égalité Fraternité » est présente sur l’avers et le revers. Sur le revers, les deux branches de chêne et de laurier ont été conservées mais sont désormais disposées verticalement, pour former un « E », celui de l’euro. Eh oui, car le principal changement de cette pièce, c’est que c’est une pièce en euro, non plus en franc !

Pourquoi avoir choisi cet esthétisme plutôt qu’un autre ? On peut imaginer que ce choix tient compte du fait que le design des précédentes pièces d’or et d’argent était un échec sur un plan esthétique : trop épurées, peu rassurantes, ces pièces étaient trop simples à copier. La Monnaie de Paris a sûrement, cette fois-ci, voulu jouer la carte de la sécurité.

Que s’est-il passé avec cette nouvelle Hercule ?…

Avec un tirage initial de 10 000 exemplaires, collectionneurs et épargnants se sont jetés dans les bureaux de la Monnaie de Paris et à la Poste, où les pièces sont également commercialisées. L’engouement a été tel que pour la pièce de 500 € vendue en 2010. Sur leparisien.fr, on peut lire le témoignage d’un particulier, qui explique que « Je suis arrivé à 6h50. Pour la sortie des 10 € spécial Mayotte, j’avais attendu trois heures! Mes parents collectionnaient des napoléons et je continue avec les euros. J’espère les offrir un jour à mes enfants. »

La Monnaie de Paris avait prévu cette situation et a également mis en vente ce weekend une pièce Hercule en argent, d’une valeur de 100 €, à 50 000 exemplaires.

Fiche technique

… Et ce qu’il faut éviter !

A première vue, il est vrai que la Hercule or est plutôt alléchante. Mais dans un pur esprit d’épargne, nous ne saurons que trop nous méfier de ce genre de pièces d’or. Pourquoi ? Comment anticiper leur comportement puisque nous ne savons pas comment cette prime va évoluer dans le temps ? Pour le moment, aucune information n’est disponible quant aux futurs tirages de ces pièces, ou les possibles copies que les faussaires vont se faire une joie de proposer… En effet, des pièces sans défaut, comme la 500 € en 2010 ou toutes les pièces tirées ces dernières années, sont très simples à dupliquer.

Un autre argument de choc devrait définitivement vous convaincre : la pièce Hercule or pèse 20 grammes d’or pur, le cours de l’or est actuellement à 32 500 € le kilo, soit 32,5 € le gramme. Il n’est pas nécessaire de sortir de Math Sup pour comprendre que la pièce de 20 grammes d’or coûte en fait…650€!

Une très belle prime….pour la Monnaie de Paris, définitivement un fabricant de médailles…

Pour se tourner vers des valeurs sûres, les pièces d’or type Marianne Coq, Krugerrands ou Souverains restent les meilleurs placements. Et pour les numismates, rien ne vaut les pièces pour lesquelles nous savons qu’il n’y aura pas de nouveaux tirages : Napoléons 40, 50 et 100 Francs, mais aussi la très belle 100 Francs Bazor.

Pourquoi le système économique mondial est en train de sombrer

Jeudi, avril 7th, 2011

Les multiples mouvements de révoltes en Afrique du Nord – Egypte, Tunisie, Yémen puis Lybie –, le séisme puis le tsunami au Japon, la situation critique en Côte d’Ivoire… Une actualité internationale plutôt morose et alarmante, d’un point de vue politique mais surtout économique. LORetLARGENT.info fait l’état des lieux… pas vraiment beau à voir.

Le Japon, à l’origine d’un séisme économique international. A peine trois jours après les terribles catastrophes naturelles qui ont frappé le Japon, nous faisions un point de leurs répercussions à l’échelle internationale. Aujourd’hui, les tendances se confirment… et cela fait froid dans le dos. Industrie automobile – avec Peugeot qui essuie de nombreux retards –, mais aussi industrie électronique, et d’autres secteurs, le séisme se fait sentir à travers le monde entier et fragilise encore un peu plus un marché bien mal en point.

La France dans la tourmente

Outre les conséquences du gel et du ralentissement de certaines usines au Japon, la situation internationale n’est guère réjouissante. Celle de la France, on vous le disait il y a peu sur LORetLARGENT.info, ne fait pas plus envie.

L’énergie prend une part de plus en plus importante dans le budget des Français. Gaz, électricité, les prix devraient encore grimper : « + 2,9 % au 1er juillet prochain » pour l’électricité (ce qui fera environ une hausse de 6 % du kW/h en 1 an comme le signalait l’Express), peut-être un nouvel ajustement pour le gaz avant l’été…

Et c’est sans compter la hausse du prix du pétrole, un or noir qui devient de plus en plus cher. Suite notamment à la situation conflictuelle en Lybie, un des principaux producteurs de pétrole au monde, le baril a dépassé les 120 dollars il y a deux jours, laissant planer la peur de réitérer le triste record de 147 $ le baril en juillet 2008… Pour couronner le tout, un rapport de la HSBC confirme une pénurie de pétrole d’ici 2050, comme le titrait ce mardi Le Figaro. Le budget des ménages n’a donc pas fini d’être en berne…

La zone euro sur une poudrière…

Le Portugal continue de sombrer dans les abîmes de l’endettement… Mardi l’agence de notation Moody’s a dévalué la note du Portugal d’un point, la classant désormais en Baa1… Un élément qui confirme la descente aux enfers du pays ibérique déjà dévalué par Fitch Ratings et Standard & Poor’s et dont la dette a été évaluée à 2 milliards d’euros par Financial Time. L’aide de l’Europe semble de plus en plus une alternative à laquelle le Portugal ne pourra pas couper. (edit du 07/04, 10h45 : le Portugal a déposé ce matin une demande officielle d’aide à l’UE)

Une bulle immobilière qui peut éclater du jour au lendemain

Les Etats-Unis semblent un peu l’abri d’une possible hyperinflation… Du moins en apparence. Même s’ils essaient de faire bonne figure, les faits sont là : l’immobilier est en chute libre, comme le signalait Simone Wapler le mois dernier. Et avec elle, la chute du dollar maintenu en vie par les multiples tours de passe-passe de la Fed, qui semble dernièrement avoir du mal à dessiner un plan pour la politique monétaire des Etats-Unis.

La fin du dollar comme unique monnaie de réserve ? Sur LORetLARGENT.info, nous avons déjà soulevé la question et relevé les incohérences que suscite le maintien du dollar comme monnaie de référence… Un point qu’a abordé Jean-Pierre Raffarin sur Europe 1. Et comme solution évoquée par l’ancien Premier ministre : « un panier de monnaies » pour permettre à un « multilatéralisme des monnaies » de s’instaurer…

La Chine en sursit ?

Même le géant asiatique semble tirer la langue face aux aléas du marché international… L’inflation commence à être sur toutes les lèvres et la juguler apparaît être mission impossible… Même pour le premier ministre chinois Wen Jiabao, qui comparait alors l’inflation à un tigre qu’il est difficile de remettre en cage une fois qu’il en était sorti, comme le rapporte les Echos hier matin. Cela n’est pas bien rassurant !

L’or tire toujours son épingle du jeu

Le Japon malmené, les États-Unis aux abois et même la Chine en danger : il souffle un vent d’apocalypse sur le climat économique ! Symptôme que le marché international est déstabilisé par la situation géopolitique plutôt tendue : l’or a encore battu un record historique ce mardi 5 avril ! L’once d’or a franchit les 1 450 dollars ! Véritable valeur refuge en temps de crise, il risque d’atteindre encore des sommets tant que l’inflation continue de menacer le marché international…

Wikileaks: « l’Iran se préserve de la crise en renforçant ses réserves d’or ».

Mardi, avril 5th, 2011

Malgré les différences importantes en terme de géopolitique auxquelles se confrontent l’Iran et les principales puissances occidentales, celles-ci tentent à disparaitre à l’heure de se prémunir du dollar.

Wikileaks s’est ainsi emparé d’un cable diplomatique américain révélant le fait que l’Iran a acheté des grandes quantités d’or sur le marché international afin de se prémunir du billet vert.

Selon l’information publiée par le journal anglais Financial Times, Andrew Bailey, un cadre dirigeant de la Banque d’Angleterre, avait affirmé à un diplomate américain que ‘d’importants achats d’or’ effectués par l’Iran avaient été détectés.

Bien que les informations du cable filtrées par Wikileaks remontent à 2006 et reprend des affirmations d’Andrew Bailey, qui aurait pu prévoir que ces acquisitions effectuées par le régime iranien avaient pour objectif de “protéger ses réserves contre d’éventuellles confiscations”?

Malgré que cette information remonte à presque 5 ans, il s’agit de quelque chose d’innovant puisque c’est la première confirmation officielle au sujet de ce type d’opérations menées par les autorités iraniennes.

Le régime de Téhéran a augmenté de manière exponentielle sa détention d’or, si bien qu’à ce jour, il est estimé à plus de 300 tonnes, un chiffre nettement supérieur aux 168,4 tonnes publié en 1996, dernière année en registre selon le FMI.

Mais l’Iran n’est pas l’unique pays de la région qui se soit tourné vers l’or. Diverses sources bancaires indiquent que d’autres pays du Moyen-Orient ont eux aussi opté pour l’achat d’or afin de se prémunir du billet vert, cas de la Jordanie et du Qatar, faisant face aux tensions politiques et à la volatilité des marchés monétaires.

« Le FMI ne dispose d’aucune information quant à la totalité des réserves des banques centrales », a déclaré Philip Klapwijk, président exécutif de GFMS, Consultant en métaux précieux. « Il est fort probable que ce chiffre se situe 10% au-dessus ».

Les multiples facettes d’un type de pièce d’or : les Cérès

Mardi, avril 5th, 2011
Pièce d'or Napoléon 20 Francs - Cérès - Avers

Pièce d'or Napoléon 20 Francs - Cérès - Avers

Les Cérès sont parmi les pièces en or les plus atypiques de par leur histoire. Si certains types sont plutôt banals, d’autres sont rarissimes et font de la Cérès l’une des pièces les plus recherchées par les numismates. Présentation de ces petites pièces qui ont tout d’une grande !

Petit tour de la pièce

La Cérès, comme son nom l’indique, présente sur l’avers la figure de Cérès, divinité romaine de l’agriculture, des moissons et de la fécondité, symbole de la République. Elle est présentée sur son profil droit, portant une boucle d’oreille, un collier de perle et coiffée d’un chignon tressé attaché par un ruban et dans lequel sont piqués des épis, des glands et des feuilles de chênes. Cette figure est encadrée par un faisceau de licteur coiffé d’une main de Justice à gauche, derrière la nuque, et une branche de laurier à droite, sous le menton. Une étoile à 6 branches surmonte sa tête. La titulature indique « République Française ».

Sur le revers, qui comporte les mots « Liberté, égalité, fraternité », est indiquée la valeur de la pièce (5, 10 ou 20 francs), entre une branche d’olivier (à gauche) et de chêne (à droite) liées à leur base par un ruban.

La 5 Francs Cérès : un type rarissime !

Les numismates qui ont eu l’immense privilège de croiser le chemin d’une 5 francs Cérès peuvent mourir tranquilles : ils ont eu entre leurs mains la pièce en or la plus rare ou presque ! Introuvables en état B, TB ou TTB, on la trouve en SUP, SPL ou FDC à… 30 exemplaires en tout et pour tout pour l’année 1878 et au nombre de 40 pour la date 1889.

Les raisons de cette rareté extrême ? Une pièce qui a été détruite car en opposition avec la convention de l’Union Latine – convention de 1865 visant à unifier les monnaies entre la France, la Belgique, l’Italie et la Suisse, puis la Grèce en 1868 – qui prévoyait entre autre que les pièces de 5 Francs soient en argent… et non en or ! En effet, à l’époque, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’ « or du pauvre » primait sur l’or… avant d’être sévèrement dévalué en 1871…

La 10 Francs Cérès : un petit bijou de numismatique

Tiré à un peu plus de 3,7 millions d’exemplaires, la 10 Francs Cérès est une pièce un peu moins rare que la 5 Francs Cérès. Si on la trouve volontiers en état B, TB et plus difficilement en TTB, bienheureux celui qui la trouve en état SUP ou SPL. Quant à la FDC, elle est introuvable pour les 10 Francs Cérès 1850. Pour vous donner un ordre d’idée : la 10 Francs 1850 B se monnaie à environ 70 €, alors que le fleur de coin tutoie les 3 000 €.

La 20 Francs Cérès : la quintessence de la IIe République

Plus de 17 millions de pièces de 20 Francs ont été frappées entre 1949 et 1951. La qualité de frappe est assez exceptionnelle. En revanche, cette pièce est difficile à authentifier. C’est son état de conservation qui dicte son authentification. Il faut s’attarder sur la feuille finale à droite de la couronne et la joue du visage pour différencier le SPL du FDC. Comme toutes les pièces d’or de cette époque qui ont été en circulation, cette série se retrouve avec trois surfaces différentes entre l’avers et le revers : brillantes, mates et camées.

Pièce d'or Napoléon 20F - Cérès - Revers

Pièce d'or Napoléon 20F - Cérès - Revers

Les Cérès : pièces de numismatique ou excellent placement ?

Les deux mon commandant ! La 5 Francs Cérès, malgré sa rareté extrême qui la classe dans les belles pièces de numismatique pure, peut, au mettre titre que la 10 Francs FDC, constituer néanmoins un bon objet de placement… pour ceux qui ont les moyens et l’immense privilège de pouvoir l’acheter ! En effet, telle une œuvre d’art, elle garde une cotation assez stable, protégée alors de toute fluctuation du cours de l’or.

Quant à la 20 Francs Cérès TTB notamment, elle constitue, au même titre que la Napoléon III ou la Marianne Coq 20 Francs, une pièce en or idéale pour placer son argent dans de l’or physique, son prix étant aux alentours des 170 €.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "