Fiche pays Grande-Bretagne : Gold save the Queen !

par | 23 Juil 2013 | Monnaies d'or d'investissement | 0 commentaires

Temps de lecture : 3 minutes

La Grande-Bretagne connaĂźt dĂ©sormais depuis hier, 21 juillet, son nouveau « Royal Baby ». Kate Middleton, Duchesse de Cambridge et Ă©pouse du prince William, a accouchĂ© d’un petit garçon. Il sera troisiĂšme dans l’ordre de succession au trĂŽne britannique. Et pour le pays, c’est l’occasion de cĂ©lĂ©brer l’évĂ©nement : l’HĂŽtel des Monnaies du Royaume-Uni a fait frapper des piĂšces en argent d’une valeur de 43 $. Elles ne sont pas pour tout le monde, mais uniquement destinĂ©es aux bĂ©bĂ©s nĂ©s le mĂȘme jour. 2013 spĂ©cimens ont Ă©tĂ© frappĂ©s, et sont gravĂ©s de l’annĂ©e 2013 ainsi que de l’insigne des armĂ©es royales. L’annĂ©e derniĂšre, ce sont les Jeux Olympiques et le JubilĂ©e de la reine qui avaient Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©s par quelques mĂ©dailles en or. Il faut dire que les habitants les affectionnent particuliĂšrement !

L’or de la Grande-Bretagne en chiffres

Si le Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse, Irlande du Nord) ne brille pas par l’importance de ses rĂ©serves en or (310,3 tonnes en janvier 2012) et le place en 17e position mondiale des dĂ©tenteurs d’or, le pays n’en garde pas moins une influence majeure sur le commerce du mĂ©tal jaune. Londres est en effet la plaque tournante mondiale vers laquelle 90% du nĂ©goce d’or converge. Le cours de l’or est Ă©tabli au cours de deux fixings quotidiens de Londres. Ceux-ci servent de rĂ©fĂ©rence Ă  la cotation en France qui n’existe plus officiellement depuis 2004.

L’histoire de l’Angleterre à travers ses piùces

Souverain Elizabeth II

Le Souverain Elizabeth II

L’or monĂ©taire prend de l’ampleur surtout Ă  partir du 14e siĂšcle oĂč l’Angleterre est en pleine expansion commerciale. Des piĂšces en or anglo-françaises Ă  l’effigie d’Edouard III sont les premiĂšres piĂšces « rĂ©guliĂšres », auxquelles succĂšderont les nobles d’or.
Mais c’est l’arrivĂ©e du souverain (sovereign) au dĂ©but du 16e siĂšcle qui marquera l’hĂ©gĂ©monie du rĂšgne commercial anglo-saxon. Le souverain a beaucoup Ă©voluĂ© depuis la Renaissance pour devenir pendant la seconde guerre mondiale un laisser-passer universel. Il faisait partie des kits de survie des soldats pendant la 2e guerre mondiale et Ă©tait les garants de leur libertĂ©.
Aujourd’hui, le souverain est une piĂšce d’investissement reconnue sur toutes les places de marchĂ© du monde entier. Elle inspire Ă  la fois confiance aux investisseurs et aux collectionneurs.

La Britannia, l’autre piùce anglaise

Cette piĂšce d’or d’investissement est une piĂšce rĂ©cente, frappĂ©e depuis 1987 mais qui remporte elle aussi des suffrages. Mise sur le marchĂ© pour concurrencer le Krugerrand et l’american eagle, la Britannia  est la seule piĂšce d’or non taxĂ©e Ă  la revente, Ă  cause de sa valeur faciale exprimĂ©e en ÂŁ.

Les Anglais, mĂ©dailles d’or
 des mĂ©dailles !

Les Anglais ont le goĂ»t de la commĂ©moration, mais ne croient pas forcĂ©ment aux vertus de l’or comme monnaie. Est-ce que cela vient de l’échec de l’étalon-or tel qu’il avait Ă©tĂ© appliquĂ© au cours de la 2e moitiĂ© du 19e siĂšcle ? Le Royaume-Uni Ă©tait obligĂ© de gager une quantitĂ© d’or Ă©quivalente Ă  la masse de monnaie créée, ce qui a eu pour dĂ©sastreux rĂ©sultats une faillite monĂ©taire sans prĂ©cĂ©dent. Afin de dĂ©valuer la livre devenue trop forte, le Royaume-Uni a mis fin Ă  la convertibilitĂ© de la livre en or en 1931, pour faire baisser celle-ci d’au moins 30%.
L’or a Ă©tĂ© quelque peu diabolisĂ© depuis, comme monnaie. Les Anglais sont toujours trĂšs attachĂ©s Ă  l’or, mais comme support de commĂ©moration. Ils sont en effet friands de mĂ©dailles, comme l’atteste par exemple cette « piĂšce » en or  frappĂ©e par la Royal Mint pour le jubilĂ©e de diamant de la Reine Elisabeth II.  Ou celle en argent toute rĂ©cente du « Royal Baby », frappĂ©e pour cĂ©lĂ©brer la naissance du fils de Kate Middleton et du Prince William.
Contrairement Ă  nous, Français, les Anglais sont beaucoup plus rassurĂ©s par la massivitĂ© du lingot alors que nous prĂ©fĂ©rons les piĂšces. Le lingot est plus ancrĂ© dans les mƓurs, pourtant il n’est pas Ă  portĂ©e de toutes les bourses, ni sĂ©cable.

Une fiscalité avantageuse

Les Anglais ne sont donc pas si portĂ©s que leurs voisins belges, français, allemands
 sur l’or d’investissement, ils n’ont pas ce « rĂ©flexe », malgrĂ© le fait que leurs banques fassent n’importe quoi avec leurs livres sterling. Et c’est bien dommage, car la fiscalitĂ© des piĂšces d’or est extrĂȘmement avantageuse outre-Manche. Il n’y a pas de taxe appliquĂ©e Ă  l’achat d’or d’investissement. En revanche, pour la revente d’or, les 2 taxes prĂ©levĂ©es sur l’or sont la Capital Gains Tax (CGT) et la VAT (TVA). Pour les lingots d’or, seule la CGT est prĂ©levĂ©e, Ă©galement pour les piĂšces qui n’ont pas lĂ©galement cours dans le pays.

Pour les Français, le souverain comme la Britannia sont deux piĂšces de diversification trĂšs intĂ©ressantes Ă  avoir dans un portefeuille d’ores et dĂ©jĂ  constituĂ© de NapolĂ©ons ou de Krugerrands.

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Faure, Jean-François
Jean-François Faure. PrĂ©sident d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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