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Posts Tagged ‘Entreprises’

L’euro, bientôt monnaie de collection ?

Mercredi, novembre 30th, 2011

La fin de l’euro… la formule et le sujet sont récurrents en cette fin d’année, comme en témoignent nos derniers articles. Il est clair que l’éclatement de la monnaie unique et le retour aux monnaies nationales marquerait véritablement un évènement historique. Et l’euro pourrait bientôt être relégué dans la vitrine des collectionneurs. L’échec de l’euro permettrait peut-être de revenir à quelques fondamentaux et de comprendre que la monnaie fiduciaire n’est pas gage de sécurité comme peut l’être l’or.

De la science fiction? Rien n’est moins sûr…
Le scénario n’a rien d’un fantasme alimenté par quelques illuminés isolés. Les économistes ne prennent pas la chose à la légère : des « labos » et mêmes les entreprises cherchent à anticiper l’abandon de l’euro pour ne pas être dépourvu au moment venu. En trois mots : on se prépare !

Ainsi des tests sont actuellement menés pour prévoir le retour éventuel aux monnaies nationales : quid des taux de change? Des monnaies disponibles dans les distributeurs de billets? Et à niveau microéconomique : Quid des feuilles de paies? De la gestion de la trésorerie ? Les comptables prient pour que Ciel ne leur tombe sur la tête… Autant de questions qui hantent les entreprises.

Ces tests n’ont donc rien d’anecdotique et se font sur des plateformes réelles, systèmes grandeur nature. L’ICAP, le premier courtier interbancaire du monde, a lancé sa propre session de tests et ce n’est pas le seul : toutes les grandes institutions bancaires, financières, économiques s’y mettent.

Les dirigeants des entreprises, les multinationales en têtes, s’en inquiètent réellement : « comment gérer la trésorerie ? Comment faire les feuilles de paie ? Quelle monnaie serait disponible dans les distributeurs de billets ? Ce serait un saut terrifiant dans l’inconnu » (voir article du Figaro). Combien de temps reste-t-il entre la simulation et la date effective de l’effondrement monétaire ?

Source : Ces labos qui testent la fin de l’euro

Carlin Trend’s Gold

Jeudi, mars 4th, 2010

The USA was the fourth  largest world producer of gold  in 2009 with the most prosperous mining region located in the state of Nevada. Millions of years ago, hot springs laden with flecks of gold boiled up through deep fractures in the earth’s crust. But the golden residue did not accumulate in rich veins, instead, it disseminated throughout the sedimentary rock laid down by an ancient ocean

The vast bulk of this production is from large mines where the deposits consist of microscopic particles principally hosted in this sedimentary (or sometimes volcanic) rock. Many of these deposits lie along a few well known geologic trends, and the two best known are the Carlin Trend…..LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS,GOLDCOIN.ORG

Alchemy damages the Amazon Basin

Mercredi, mars 3rd, 2010

Extracting about two hundred and fifty tonnes (and probably more) gold per year as chips, fine grains or nuggets, transporting the precious metal and its ingredients, fuel and mercury all represents a highly profitable business whether using dugout canoes, quads or small stunt planes. Attempts to protect the Amazon require the involvement of the region’s countries to implement campaigns, to ban  illegal mining and the use of mercury, but are faced with the complete hypocrisy of these countries’ representatives irrespective of whether it is Brazil, France, Surinam or Venezuela……

LIRE LA SUITE SURE NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDBLOG.ORG

Istanbul – Gold Report

Mercredi, mars 3rd, 2010

Gold Istanbul 2010 took place on 18-21 February, a cooperation with Jewellery Association of Istanbul and the TUYAP Fair, Convention and Congress Center is expected to see 20,000 people from 60 nations attend. It will showcase a wide array of gold rings, earrings, bracelets and watches, among other items, that reflect the latest design trends in the sector. Almost 400 firms from 15 countries are displaying their wares at Gold Istanbul 2010. Turkey’s jewellery market is estimated to be worth $7 billion (£4.6 billion).

Gold has always been an intrinsic part of Turkish life and figures from the Turkish ministry of energy and natural resources suggested that the country’s gold production will rise to 38 tonnes by the end of 2010 compared with 11.1 tonnes in 2008. Whilst Gold Istanbul 2010 showcased the products, gold and jewellery have been traded and produced for hundreds of years in Istanbul’s gold market in the Grand Bazaar ( Kapali Çarsi or covered market), constructed between 1455 and 1461 and is largest in the world. Considerably more gold pours through this Bazaar in a year than the total held in the UK’s gold reserves. Here is how it works……..LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Les Français continuent de consommer

Mardi, mai 19th, 2009

Guy Lagache : En ce moment, qu’on soit directement touchés par la crise ou inquiets pour les temps à venir, on cherche tous des solutions pour doper son pouvoir d’achat. Y en a-t-il vraiment ? Quels sont les moyens pour dépenser moins et s’agissant des prix, sont-ils en train de devenir plus abordables qu’avant ? Alexandre Leo, bonsoir, vous êtes économiste, vous observez les grandes tendances en matière de consommation. Justement, dans le contexte actuel, est-ce que les Français continuent à consommer ou ont plutôt tendance à se serrer la ceinture ?

Alexandre Leo : La bonne nouvelle est que les Français continuent de consommer. En ce début d’année 2009, la consommation est supérieure à ce qu’elle était l’année dernière. Ça peut paraître fou.

Guy Lagache : Alors qu’il y a crise ?

Alexandre Leo : Alors qu’il y a la crise, alors que tout le monde dit qu’il faut arrêter de consommer, qu’il faut mettre de l’argent de côté, qu’il n’y a plus de crédits, les statistiques et les chiffres bruts montrent que la consommation ne s’est pas effondrée. Au contraire, elle continue de progresser par rapport à l’année dernière.

Guy Lagache : Comment l’expliquez-vous ? Parce que selon une étude récente 68 % des Français pensent que leur pouvoir d’achat a baissé.

Alexandre Leo : 68 % des Français pensent que leur pouvoir d’achat a baissé, je peux les comprendre, mais les statistiques montrent que le pouvoir d’achat de l’ensemble des Français a continué de progresser en fin d’année dernière et le pouvoir d’achat va sans doute continuer de progresser au premier trimestre. Il faut comprendre qu’à l’été 2008, on a eu un pic d’inflation qui était lié à la hausse des cours des matières premières.

Guy Lagache : Prix du pétrole ?

Alexandre Leo : Prix du pétrole, le prix à la pompe, on payait 1,10 € pour le litre d’essence, c’est passé à plus de 1,50 €.

Guy Lagache : 150 $ le prix du baril.

Alexandre Leo : Exactement. Ça a été divisé par trois depuis juillet dernier, c’est exceptionnel et ça a donné du pouvoir d’achat aux ménages sans pour autant qu’on le ressente parce qu’effectivement, sur la fiche de paie, on n’a pas vu d’évolution fulgurante. Il faut le comprendre, le pouvoir d’achat peut augmenter avec une évolution zéro des salaires. Il suffit que les prix diminuent, c’est ce qui s’est passé et ce qui explique pourquoi il y a une sorte de divorce entre la réalité du pouvoir d’achat et les sentiments qu’en ont les Français.

Guy Lagache : C’est-à-dire que, finalement, le pouvoir d’achat continue d’augmenter parce que les prix ont baissé. Est-ce qu’il y a d’autres raisons, par exemple des raisons liées à l’emploi ? On parle beaucoup de licenciements et de chômage, mais est-ce que par exemple en France, comparé à d’autres pays, on n’est pas finalement un pays où les emplois sont davantage sécurisés ?

Alexandre Leo : Vous avez raison de parler de la hausse du chômage. Effectivement, le chômage est en train d’augmenter très vite, mais en même temps, en France, il y a une sorte de coussin de sécurité, d’airbag de l’emploi qui est le poids de l’État, l’État qui emploie beaucoup de fonctionnaires ou d’assimilés fonctionnaires, autant de personnes qui ne verront pas leur pouvoir d’achat baisser en 2009.

Guy Lagache : Et ça, ce n’est pas anecdotique, ce nombre d’emplois liés directement ou indirectement à l’État ?

Alexandre Leo : Directement ou indirectement, vous avez près de 7 millions de personnes dont les revenus dépendent de l’État, c’est colossal. Après, vous avez une autre catégorie, c’est les retraités. En France, on a un système de retraite par répartition, c’est-à-dire que c’est les actifs qui payent les personnes qui sont à la retraite. Et ces personnes-là ont également leurs revenus sécurisés pendant la crise. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire tout simplement qu’il y a tout un volet de la population française qui est abrité de la crise.

Guy Lagache : Donc ces gens-là n’ont pas peur de consommer ?

Alexandre Leo : Ces gens-là n’ont pas peur de consommer et ça explique qu’il n’y ait pas d’effondrement de la consommation en France.

Guy Lagache : Donc la consommation augmente et en même temps, il y a quand même un paradoxe, c’est qu’on voit qu’il y a des secteurs sinistrés : textile, je ne parle même pas de l’automobile. Comment vous expliquez ça ? La consommation d’un côté augmente, mais de l’autre il y a les produits qu’on ne consomme pas.

Alexandre Leo : La consommation augmente, mais les Français vous diront également, on fait des arbitrages, c’est le concept aujourd’hui de ce qu’on appelle du « radin malin ». Les gens veulent continuer à consommer, mais ne veulent pas trop dépenser non plus, ils ne veulent pas faire n’importe quoi, et on est toujours à la chasse aux bonnes affaires. Donc ça peut être des achats groupés, des achats en ligne et on a vu d’ailleurs que les soldes de janvier avaient très bien démarré. D’ailleurs, les achats de textile avaient explosé en janvier.

Guy Lagache : Simplement, ce sont des discounts.

Alexandre Leo : Voilà. Pour ce qui est de l’automobile, on voit bien que la prime à la casse et le bonus écologique permettent tout de même de doper les ventes, mais les ventes de certains produits spécifiques. Des petites voitures écologiques, citadines, qui consomment peu, qui bénéficient du bonus écologique et de la prime à la casse continuent à se vendre. Là encore, c’est un changement de la nature du marché auquel on est en train d’assister.

Guy Lagache : Dernier point, pour le profane, il y a quelque chose d’incompréhensible : si la consommation marche bien, comment se fait-il qu’il y a la crise ?

Alexandre Leo : Si la consommation marche bien, ce n’est pas tout. Vous savez, ce qui fait la croissance, c’est également les résultats des entreprises. Mais les entreprises n’investissent plus trop et surtout pâtissent d’une demande qui leur est adressée depuis l’international, qui est extrêmement faible. Donc la crise, elle est là, elle est réelle. Je suis économiste, donc je suis forcément un peu cynique, le chômage va augmenter, ça va pénaliser le pouvoir d’achat de certains Français, mais il y a d’autres Français dont les revenus seront assurés, qui verront leur pouvoir d’achat augmenter tout simplement parce que les prix auront baissé par rapport à l’année dernière.

Transcription par ABWtrad.com de l’émission Capital/M6

L’inflation ou la mort

Mardi, avril 7th, 2009

Tous les gouvernements sont actuellement engagés dans des programmes de « quantitative easing » (politique monétaire non conventionnelle) ou si vous préférez d’impression monétaire pour lutter contre les forces déflationnistes. Le but ultime étant de dévaluer le pouvoir d’achat de leur monnaie, donc de réduire le poids de la dette, de soutenir le prix des actions et de l’immobilier par l’inflation, tout en décourageant l’épargne.

La dette totale des USA dépasse $60’000 milliards, soit quatre fois tout ce que le pays produit en une année ! Lorsque vous ne pouvez plus vous montrer solvable, il vous reste trois options :

1) augmenter les impôts,
2) l’inflation,
3) la faillite.

Augmenter les taxes étant impossible vu la situation délicate dans laquelle se trouvent le peuple américain et les entreprises du pays, la seule solution qui s’impose pour les USA (et le reste du monde) est l’inflation. Les politiciens l’apprécient car elle permet d’emprunter une somme d’argent qui achète une miche de pain et de rembourser cette même somme lorsqu’elle suffit tout juste à payer une tranche de pain !

La Fed montre une réelle application dans sa politique inflationniste, en ayant déjà doublé son bilan l’année dernière à $2’000 milliards, et nul doute que son bilan risque d’exploser dans les années à venir ! Après le krach de 1929, la Fed avait attendu jusqu’en 1933 pour adopter une politique de « quantitative easing », mais cette fois la réaction a été immédiate ! Plus le bilan de la Fed gonfle, plus grande est la quantité de dollars qui sont injectés dans les banques, puis dans l’économie. Pour l’instant, une grande partie de ces dollars sont encore retenus au niveau des banques, mais lorsqu’ils finiront par être déversés dans l’économie, les prix des biens et des services vont à nouveau prendre l’ascenseur : ce sera la partie visible de l’inflation pour le consommateur. Je dis la partie visible, car l’inflation est avant tout un phénomène monétaire.

Comme la masse monétaire n’a jamais cessé de croître, même durant la crise de l’automne dernier, nous pouvions bien nous douter que le chant des sirènes déflationniste n’était qu’une illusion ! Il existe en fait une réaction décalée dans le temps entre la croissance de la masse monétaire (l’inflation au sens strict du terme) et son effet sur les prix (l’inflation pour le public). Ce retard est de 1 à 3 ans, et correspond au temps qu’il faut pour que le nouvel argent diffuse dans toute l’économie. Je me base sur la croissance de la masse monétaire américaine TMS (True Money Supply), car les autres agrégats monétaires peuvent porter à discussion.

Croissance annuelle de TMS en %

Croissance annuelle de TMS en %

Nous voyons par exemple que la forte croissance de TMS en 2001-2004 nous a conduit à une forte hausse des prix des matières premières sur la période 2003-2007. Ensuite le ralentissement dans la croissance de TMS en 2005-2006 aurait pu nous mettre en garde contre un ralentissement dans l’effet visible de l’inflation autour de 2008-2009. Je ne dispose des données de TMS que jusqu’au mois d’octobre 2008, mais nous voyons que depuis l’automne 2008, la croissance de TMS a à nouveau accéléré. Nul doute que les renflouages, nationalisations, plans de relance et monétisations vont contribuer à porter la croissance de TMS à un niveau élevé dans les mois et années à venir.

Tous les pays qui ont contractés d’énormes dettes ces dernières décennies vont s’engager sur la même voie que les USA. Ils n’ont plus d’autre choix, s’ils veulent survivre, que de dévaluer leur monnaie. Même la Suisse s’est lancée dernièrement dans la dévaluation de son franc ! On risque donc d’assister à une dévaluation monétaire compétitive au niveau mondial, et la valeur de la seule devise qui ne pourra pas être dévaluée, l’or, va automatiquement grimper en termes de pouvoir d’achat dans toutes les monnaies. Les autres matières premières vont également voir leur prix grimper, comme résultat de la perte du pouvoir d’achat des monnaies.

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°19 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Le geste et la parole

Jeudi, mars 19th, 2009

Les banques centrales ne parlent pas, en raison de la rigidité de leurs doctrines et de l’unicité de leurs objectifs, mais elles agissent : elles fournissent des sommes immenses à l’économie , permettant même, au mépris de toute orthodoxie, aux entreprises d’obtenir de l’argent en direct en échange de papier commercial, en utilisant pour cela des noms aussi discrets et obscurs que possible, ( le dernier qualificatif apparu dans les communiqués des gouverneurs de banques centrales étant « quantitative easing », soit « facilitation quantitative » ce qu’on devrait plutôt traduire par « planche à billet ») .

Mais cela ne pourra suffire : une entreprise ne pourra survivre par le seul jeu de ses réformes internes ni par le seul recours au papier monnaie : elle ne pourra en effet mettre en dépôt a la banque centrale du papier de ses clients si elle n’en a pas. Si le marché, une fois de plus, se révèle plus rapide et plus adaptable que la démocratie, on ira droit vers l’hyper inflation ( de plus de 20% par an) , forme extrême de la déloyauté, qui fera disparaitre les dettes, au détriment des préteurs. Déjà, bien des entreprises s’y préparent. Bien des démocraties y sombreront. LIRE LA SUITE SUR LE BLOG DE JACQUES ATTALI

Relancer l’avenir selon Jacques Attali

Lundi, mars 2nd, 2009

Dans le naufrage qui s’annonce, tout se passe, partout dans le monde, et en France en particulier, comme s’il n’y avait de gilets de sauvetage qu’en première classe. Alors qu’il serait au contraire essentiel d’investir dans les industries d’avenir tout l’argent qu’on s’apprête à perdre dans les secteurs en difficulté.

Et d’abord dans l’éducation, la formation des jeunes chômeurs, la sélection et la rémunération des chercheurs. Puis dans le financement des petites entreprises innovantes, pour en faire des groupes de taille mondiale, créateurs d’emploi, en particulier dans les secteurs clés du monde à venir : les énergies nouvelles, (surtout le solaire et le nucléaire ), les biotechnologies, les organes artificiels, l’internet des objets, les nanotechnologies.

Pour y parvenir, une fois faites au moindre cout les inévitables nationalisations du secteur financier, il faudra réduire massivement l’endettement et orienter l’épargne privée et publique vers ces entreprises d’avenir. LIRE LA SUITE SUR LE BLOG DE JACQUES ATTALI

Les américains réinventent le troc

Jeudi, février 26th, 2009
Le retour du troc.

Le retour du troc.

Ça a la saveur d’une rébellion communautaire contre le système bancaire, une allure de déjà-vu utopiste admirable, le goût d’une initiative altermondialiste. En fait, non: si le troc refait brusquement surface aux Etats-Unis depuis quelque mois, c’est surtout pour permettre à la société marchande de tenir bon en attendant le retour de jours meilleurs.

Le pragmatisme aigu des Américains m’étonnera toujours. Les banques ne prêtent plus aux entreprises? Le robinet du crédit à la consommation s’est tari? Il n’y a plus assez de cash en circulation? Qu’à cela ne tienne: vive le troc!

Attention: un troc à l’échelle supersonique, celui qui va permettre aux entreprises de rester à flot et de ne pas perdre leurs marchés, aux restaurants de continuer à remplir leurs salles, aux cabinets médicaux de rentabiliser leurs scanners et leurs labos d’analyse, aux instituts de beauté de continuer à botoxer et purifier, aux garages d’écouler jusqu’à leurs 4×4. Et ce, sans que ces transactions n’impliquent la circulation du moindre dollar.
Echange trois consultants contre nouvel équipement informatique

Rien à voir, donc, avec « une coupe de cheveux contre une tonte de pelouse ». Ce genre d’échange amical, même quand il est codifié comme en France par l’usage des SEL (système d’échange local, une monnaie alternative utilisée dans les pays francophones, et dans le monde sous d’autres dénominations), existe bien sûr aux Etats-Unis.

Il est pratiqué un peu partout sur le territoire américain, avec le recours à des « monnaies » locales, tel le LET’s (Local exchange trading system), inventé au début des années 80 par des Canadiens.

Avec le troc appliqué à la grosse économie, on passe dans une autre dimension. Genre:

« Je mets trois consultants de mon cabinet à votre disposition pour vous assister dans votre étude de marché. De votre côté, vous renouvelez l’équipement informatique de ma société, et vous me fournissez une nouvelle photocopieuse couleur. » LIRE LA SUITE SUR RUE89

L’absence de morale dans l’économie capitaliste

Jeudi, février 19th, 2009

Ecofi donne la parole à des chercheurs pour joindre l’analyse à l’actualité de l’économie.

Quelques semaines seulement après la révélation de l’affaire Madoff, un autre scandale financier vient d’éclater. En cause, Robert Allen Stanford, accusé mardi d’une fraude géante se montant à plusieurs milliards de dollars. Autant de scandales financiers choquant. Nous avons donc souhaiter revenir sur une question: pourquoi le capitalisme produit-il tant de méfaits?

Eléments de réponse avec Thomas Boyer, normalien, agrégé de physique, et chercheur en philosophie.

“On entend souvent les gens se plaindre de la logique du système économique dans lequel nous vivons. Qui n’a jamais été choqué d’apprendre que telle entreprise locale allait fermer, victime de la concurrence de pays lointains, ou d’un secteur en perte de vitesse?

S’il faut des coupables, c’est en général le capitalisme ou la mondialisation qui sont bientôt appelés à comparaître. On tient là des coupables assez commodes : ils ne peuvent pas se défendre, ils font l’unanimité contre eux et ils sont abstraits. Mais, revers de la médaille, on ne peut pas les punir ou les faire payer.

Certes, le chef d’entreprise a une part de responsabilité. Mais il doit lui-même se conformer à l’exigence de ses actionnaires. Et ceux-ci, des banques, des particuliers, ou des fonds de pension, font comme vous et moi: ils veulent gagner plus ou payer moins.

Au fond, tous les acteurs ne veulent que leur propre survie économique. Ils essaient de tirer le meilleur parti des règles du jeu. Nous choisissons les produits les moins chers, nous attendons les soldes, nous vendons (ou nous aimerions vendre) nos actions au plus haut. Bref, nous spéculons. D’ailleurs, qui voudrait être charitable avec son supermarché, une grande multinationale ou le centre des impôts ?

Notre système économique est amoral, soit. Mais pourrait-on le moraliser? LIRE LA SUITE SUR ECOFI

Pour ou contre le protectionnisme

Lundi, février 16th, 2009

CONTRE : (lu dans DIRECT8)

Les récentes mesures d’aide décidées par la France annoncent elles le retour du protectionnisme ? Réponse de Jean-Pierre Helfer, directeur général d’Audencia Nantes Ecole de management : En effet, apporter des aides aux entreprises d’un même secteur industriel est une décision qui relève, lorsqu’elle n’est pas concertée avec d’autres pays, d’un regain de patriotisme économique. Surtout lorsque la mesure s’accompagne de l’obligation de non délocalisation d’activités sur une certaine durée. Mais de telles mesures existent dans la quasi-totalité des pays.
Est-ce bon pour les entreprises? La tentation du protectionnisme est grande, pour un pays, car les mesures sont en général bénéfiques pour les entreprises à court terme. Mais à moyen
et à long terme, le protectionnisme est toujours créateur de difficultés. L’entreprise ne peut plus échanger, voit ses sources d’approvisionnement extérieur et de marchés étrangers se tarir, et elle connaît alors les pires difficultés. Une mesure protectionniste est pour une entreprise comme
une bouffée de Ventoline pour un asthmatique. Elle procure une aisance passagère mais ne soigne pas.
A terme, quel est l’impact pour l’attractivité de la France? La France est engagée dans un défi mondial. Son attractivité est, et sera étroitement liée à la compétitivité de ses entreprises. Des mesures protectionnistes, fortes ou légères, ne seront jamais qu’un élément
explicatif de l’attractivité de notre pays. Ce qui compte, c’est la faculté d’innovation, la mise en oeuvre
de l’intelligence, la cohésion sociale, le désir d’entreprendre…

POUR : (lu sur AgoraVox)

Construire un protectionnisme européen de croissance

L’établissement d’une forme de protectionnisme est donc essentiel pour permettre la hausse des salaires dans les pays occidentaux, sinon la concurrence avec les pays émergents provoquera chômage et déflation salariale. Il ne s’agit pas de retourner à l’autarcie. Il n’est en aucun cas nécessaire de remettre en cause le commerce avec des pays comparables au nôtre, ni même d’arrêter complètement le commerce avec les pays émergents. En outre, une restriction de certains commerces aura un impact écologique positif.

Il s’agit d’éviter de faire peser une concurrence destructrice pour les salaires et l’emploi. Des solutions existent. Maurice Allais recommande l’utilisation de quotas d’importations (qui pourraient être vendus) : il recommande de réserver 20% du marché industriel aux importations et 10% du marché agricole. Jean-Luc Gréau recommande des droits de douane qui seraient fonction du niveau des salaires. Enfin, il existe toujours une solution fiscale comparable à ce qu’a fait l’Allemagne avec la hausse de sa TVA.

CONSENSUS :

Friedrich List (économiste allemand, partisan et théoricien du protectionnisme éducateur), considère le protectionnisme comme nécessaire à court terme pour amorcer le développement d’une économie. Le libre-échange ne serait alors juste qu’entre pays de puissance économique comparable. Un pays, ayant une fois rattrapé le niveau des autres, pourra passer à un système de libre-échange qui reste l’objectif de long terme. Il explique :
«Le protectionnisme est notre voie, le libre-échange est notre but.»

Une lettre persane

Vendredi, janvier 30th, 2009

Un voyageur venu d’un autre système stellaire a récemment visité la Terre et a tenu à informer les siens de ce qu’il avait pu y observer. Arrivé sur notre planète alors qu’y fait rage une crise profonde, il en informe ses correspondants lointains dans les termes que voici :

« Il existait ici il y a quelques années seulement un grand commerce de biens appelés “ABS adossées à des prêts subprime” dont on s’aperçut un jour que leur valeur avait tant baissé qu’ils se vendaient désormais beaucoup plus cher que ce qu’ils valaient. Les acheteurs éventuels disparurent aussitôt et plus personne n’entendit traiter avec ceux qui détenaient de tels biens en grande quantité de peur qu’ils ne fassent bientôt banqueroute. Certains ayant caché de tels ABS au sein d’autres produits appelés CDO (pour Collateralized–Debt Obligations), chacun soupçonna alors chacun de vouloir le gruger et plus personne n’entretint commerce avec personne. Or les habitants de la Terre ont pour habitude d’utiliser pour toutes leurs entreprises, plutôt que leur argent propre, celui qui appartient à quelqu’un d’autre, usage très dispendieux cependant car il leur faut payer un loyer pour l’argent qu’ils empruntent et le montant de ces « intérêts » ne manque pas de se retrouver alors en proportion importante dans le prix de tout ce qui se vend et s’achète.

Je demandai à un Terrien pourquoi ne pas utiliser son propre argent plutôt que celui des autres et il m’apprit alors que la plupart de ceux qui ont besoin de cette commodité en manquent, soit qu’il s’agisse pour eux de l’utiliser au titre d’avances pour se procurer les matières premières et les outils nécessaires à leurs tâches, soit qu’il s’agisse de consacrer un tel argent à l’achat d’un bien dont ils ont besoin pour survivre ou pour vivre, sommes qu’ils rembourseront et dont ils acquitteront les intérêts à partir de leurs gages. La question que je lui posai alors fut celle qui eut le plus l’heur de le surprendre : « Comment se fait-il », lui demandai-je, « que l’argent ne se trouve pas là où il est le plus nécessaire ? » Il me fit la réponse suivante : « Cet argent dont nous parlons, on l’appelle quand on ne l’a pas : “capitaux”. Ceux qui en disposent en grandes quantités et qui se font spécialité de les prêter, nous les appelons : “capitalistes” et c’est pour cela que nous appelons “capitalisme” la façon dont nous organisons nos sociétés ».

Je lui expliquai que l’argent devant être emprunté pour s’acquitter des tâches les plus communes et pour vivre au jour le jour, il n’était pas surprenant que toute activité s’interrompe aussitôt que ceux qui en disposent refusent de s’en défaire et le grand désarroi où est plongée sa planète me semblait causé par ce simple fait.

Je lui demandai alors d’où était née chez eux cette idée de confier l’argent aux seuls capitalistes. « Il ne s’agit pas d’une décision qui fut jamais prise », me déclara-t-il, « mais de la conséquence de la combinaison de deux principes : celui de l’héritage et celui de la propriété privée qui permit l’appropriation des communs par un petit nombre ». « Ne voyez-vous pas », lui dis-je, m’échauffant quelque peu, « que l’appropriation privée des communs n’était tolérable que tant que vous n’étiez que peu nombreux et que votre planète vous apparaissait comme un vaste terrain en friche ? ». Au comble de l’exaspération je m’écriai alors : « Si ces principes mettent aujourd’hui votre existence en péril que n’en changez-vous ! » « La chose fut proposée autrefois », me répondit-il sans se départir de son calme, « par un idéaliste appelé Jean-Jacques Rousseau qui, si j’ai bon souvenir, vivait dans un tonneau, mais nous ne pouvons guère modifier ces principes car ils nous furent confiés par nos aïeux qui les tenaient des leurs et nous dirent de bien nous garder d’en changer, raison pour laquelle nous les appelons : “sacrés” ».

Je ne sus bien sûr que répondre. Quelques jours plus tard cependant je prenais la décision de rentrer au pays ».

Article de Paul Jorion

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

La crise financière et les startups

Mercredi, janvier 28th, 2009

Est-ce que la crise du crédit impacte le financement des startups ? Certainement, mais pas de la même manière aux USA et en France.

Les montants investis par les VCs aux USA se sont ralentis sur le troisième trimestre ($7,4B sur 583 deals, une décroissance de 7,2% par rapport à 2007 sur 673 deals. Et on s’attend à un très mauvais Q4. La tendance des VCs est de financer des seconds et troisièmes tours de sociétés qui ont fait leurs preuves et beaucoup moins d’amorçage. C’est ainsi que les VCs utilisent les fonds qu’ils ont levés en 2007. Ils s’orientent aussi nettement sur des secteurs porteurs comme les greentechs, où la Silicon Valley est très active. La crise du financement a en tout cas refroidi les VCs qui finançaient encore beaucoup trop de startups web 2.0 fonctionnant sur un modèle publicitaire. Les VCs privilégient maintenant les modèles économiques capables de générer du revenu rapidement. La crise va sérieusement assainir le marché ! LIRE LA SUITE SUR BLOG OPINION LIBRE D’OLIVIER EZRATTY

Islande : retour sur la faillite d’un pays développé

Mercredi, décembre 17th, 2008

Début octobre 2008, la République l’Islande, Etat insulaire de l’océan Atlantique Nord qui ne compte que 316 000 habitants, a été contrainte de prendre le contrôle de son système bancaire en procédant à la nationalisation des trois principales banques. Outre la crise financière mondiale qui frappe le pays de plein fouet, l’Islande paie aussi les frais de son développement vertigineux des dix dernières années. Dans le classement 2007/2008 de l’Indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Islande occupe en effet la première place.

Les raisons de la crise
Cette formidable croissance a été obtenue au prix d’un fort endettement des entreprises, notamment des banques – les comptes de l’État affichant, eux, un excédent. Pour compenser l’écart entre la faiblesse de la production locale et le haut niveau de vie des habitants, les banques islandaises ont massivement emprunté en Suède et au Royaume-Uni. Cet endettement a contribué à un énorme essor des banques locales : lorsque la crise a éclaté, les activités financières représentaient huit fois le produit intérieur brut (PIB) du pays. Mais au fil du temps, la dette a représenté un double problème pour l’Islande. Pour continuer à emprunter, les établissements bancaires ont dû augmenter leurs taux d’intérêts, alourdissant ainsi la charge de la dette. Puis, compte tenu de l’insuffisance de l’épargne nationale, ces dettes
ont été contractées en devises fortes (euro et livre ster-ling). Quand, en pleine crise de liquidité, les banques étrangères ont cherché à récupérer leurs mises auprès des banques islandaises, ces dernières leur ont proposé de les rembourser dans la monnaie locale, ce que les banques étrangères ont refusé, contribuant ainsi à l’effondrement de la couronne islandaise.

Vers une sortie de crise
Après la nationalisation des banques, ?’État islandais doit désormais honorer les dettes bancaires, libellées en devi-ses. C’est la raison pour laquelle il s’est tourné vers le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE). L’institution financière internationale, a accordé un prêt de 2,1 milliards de dollars, tandis que les pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège et Suède) ont, de leur côté, décidé conjointement d’accorder à leur partenaire au sein du Conseil nordique une aide additionnelle de 2,5 milliards de dollars. D’autres pays, dont la Pologne et la Russie devraient également octroyer une aide à l’Islande qui estime avoir besoin d’une aide totale de 5 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros). Le gouvernement islandais a évalué que le coût de la crise bancaire pourrait atteindre 85 % de son PIB, soit 1 100 milliards de couronnes (7,2 milliards d’euros).

Extrait du n°2960 de Problèmes Economiques

Toucher son salaire en espèces

Mardi, décembre 9th, 2008

Votre banque n’a pas encore fait faillite, mais vous ne souhaitez plus lui confier votre argent. Ou alors, c’est elle qui ne vous fait pas confiance, et vous voilà privé de compte. Dans ces conditions, comment toucher votre salaire ? Vous avez le droit de le percevoir en liquide. Mais à une condition: ne pas être trop bien payé. LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE EN PREPARATION SUR ECO89

LORetLARGENT.info se pose une autre question : Et si une entreprise décide de donner une bonification à un salarié sous forme de pièces d’or ? C’est original et certainement très apprécié de son destinataire mais n’est-ce pas assimilé à une donation classique (et donc imposé sur la base de 60%) ? La réponse dans un prochain article.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "