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La fin des banques

La fin du cash réduirait finalement le pouvoir de contrôle des banques


La Fin Des BanquesLa menace d’une éventuelle suppression de l’argent liquide n’est pas nouvelle, mais depuis l’automne dernier, il ne se passe pas une semaine sans qu’un média ou un autre nous prédise la fin prochaine du cash. Toutefois, certains experts comme Philippe Herlin restent persuadés que la disparition de nos espèces sonnantes et trébuchantes signerait au contraire la perte de contrôle des banques sur l’économie des citoyens.

Qu’il s’agisse de l’obligation qui sera bientôt faite à tous les commerçants d’accepter les paiements par carte bancaire dès le premier euro d’achat (les banques s’en frottent les mains) ou de l’abaissement du plafond autorisé pour le paiement en espèces (passé de 3.000 à 1.000 euros), de nombreuses mesures semblent ainsi nous inciter à nous débarrasser de nos billets froissés et autre menue monnaie. Pourtant, certains économistes à moins courte vue restent persuadés que le cash ne pourra pas disparaître car, aussi surprenant que cela paraisse, et même si le traitement des espèces constitue l’opération qui leur coûte le plus cher, les banques ont encore bien plus peur de ce qui se profile à l’horizon en cas d’abandon de l’argent liquide. Philippe Herlin, docteur en économie et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la monnaie, en parle très bien dans son livre La Fin des Banques ?, publié aux éditions Eyrolles.

Ainsi, il écrit :

Retirer de l’argent à un distributeur automatique de billets (DAB) est un geste simple et rapide mais, pour les banques françaises, gérer et alimenter les 56000 DAB sur le territoire leur coûte pas moins de 2,6 milliards d’euros tous les ans. Tel est le prix de l’argent liquide en France (et on ne parle pas de son impression par la Banque de France). Sur cette opération la banque ne fait rien payer à son client […] Les cartes bancaires, par contre, rapportent 2,7 milliards d’euros, grâce aux commissions payées par leurs utilisateurs : le client, qui paye un forfait pour l’obtenir, mais aussi et surtout le commerçant.

On comprend alors aisément que les banques soient favorables aux mesures annoncées régulièrement par le gouvernement, visant à réduire le cash en circulation sous prétexte de lutter contre le blanchiment d’argent et de limiter les vols avec violence. Pour autant, Philippe Herlin nous explique en une phrase pourquoi les banques y réfléchiront à deux fois avant de supprimer totalement l’argent liquide :

[…] une interdiction du liquide constituerait un formidable accélérateur pour les monnaies complémentaires [comme le Bitcoin par exemple] et la remonétisation des pièces d’or et d’argent.

Autant de moyens de paiement sur lesquels les banques (et d’ailleurs les États aussi) n’auraient plus aucun contrôle.

Philippe Herlin pose enfin une question cruciale, que tout citoyen devrait se poser :

Existe-t-il un moyen de paiement infaillible, sûr à 100% ? Oui, et c’est le plus ancien : celui où la monnaie possède une valeur intrinsèque, les pièces en or étant l’exemple le plus connu. Lorsqu’on reçoit une pièce en or ou en argent en paiement d’un bien, quoi qu’il arrive, cette pièce garde sa valeur. Si l’État qui l’a frappée disparaît ou fait faillite, aucune inquiétude, la pièce vaudra toujours son poids en or. Et cela vaut pour toutes les monnaies qui sont elles-mêmes une richesse, comme par exemple le sel à l’époque romaine qui servait à payer les soldats (ce qui a donné le mot salaire). Hormis cela, soyons clairs, n’importe quel autre moyen de paiement nécessitant plus ou moins de confiance n’est sûr à 100%.

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A propos de Anthony Alberti

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Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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