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De plus en plus sur le vieux continent, on se détache de la monnaie unique lancée il y a maintenant une dizaine d’années. L’Europe connaît des troubles économiques majeurs, ce n’est pas un scoop, et l’on commence à se demander s’il ne faudrait pas complètement changer le système financier et mettre fin à l’expérimentation de l’euro. En France, en Allemagne, on se pose beaucoup de questions. LORetLARGENT.info fait le point pour vous sur cette monnaie unique qui perd un peu plus chaque jour de sa superbe…

Méfiance dans la monnaie unique

Selon un sondage Ifop, 35% des français se prononcent pour l’abandon de la monnaie unique et prônent ainsi une sortie de l’euro pour un retour au franc. En mai dernier déjà, au plus fort de la crise de l’euro notamment causée par la situation catastrophique de nos voisins grecs, 38 % des personnes interrogées étaient favorables à l’abandon de la monnaie unique. Aujourd’hui, ce souhait est exprimé en majorité, toute catégorie socioprofessionnelle ou politique confondues : 52 % chez les ouvriers et 50 % parmi les employés, 60% des sympathisants d’extrême-gauche et 71% du FN.

Le 16 décembre dernier au JT de France 2, Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne et président de Debout la République, a déclaré que l’euro est responsable de tous les maux : « retrouver notre liberté monétaire, c’est faire le jeu de l’emploi, du pouvoir d’achat, de l’exportation, de la relocalisation de nos activités. Si nous faisons cette campagne, c’est parce que l’euro est un poison ».

Angela Merkel a quant à elle déclaré que l’euro se trouve dans une situation extrêmement inquiétante…

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Réflexions autour de la monnaie unique

Quelques éléments de réflexion méritent cependant d’être évoqués au sujet de la monnaie unique. L’euro, s’il avait à la base des effets bénéfiques, notamment en facilitant les échanges au sein de la zone, n’a pas joué son rôle protecteur pendant la crise de 2008. A y regarder de plus près, la zone euro est entrée en récession dès le 2ème trimestre 2008, soit un trimestre avant nos voisins américains. En 2009, le PIB des États-Unis a chuté de 2,5% et de 4% en Europe. Et cette année, les États-Unis ont connu une croissance de 2,6%, pendant que chez nous, elle a à peine atteint les 1,6%…

La semaine dernière, à la suite du sommet européen, Christine Lagarde, ministre de l’économie, s’est montrée optimiste : « il n’y aura pas de restructuration de dette dans la zone euro ». En gros, la ministre promet que plus aucun État ne connaîtra de faillite. Comment peut-on en être si sûr ? Un Fonds monétaire a été crée cet été pour venir en aide aux états européens les plus menacés, la Grèce et l’Irlande en ont notamment bénéficié. Depuis la semaine dernière, le Traité européen de Lisbonne a été modifié, afin de donner une valeur légale et permanente à ce Fonds d’aide, ce qui jusqu’à maintenant n’était pas le cas. En effet, lors de la création de l’euro, chaque pays membre devait être responsable de ses propres comptes, sans pour autant avoir besoin de demander une aide extérieure. Mais pourtant, malgré les 85 milliards d’aide que l’Europe s’est engagée à verser dernièrement à l’Irlande, le pays a connu une baisse de sa note de solidité financière, comme nous vous en parlions très récemment.

Et pour 2011 ?

Selon l’Agence Option Finance, « L’ensemble de la zone euro sera affectée par la mise en œuvre concomitante des plans d’austérité qui devraient retirer près d’1 point de croissance en 2011 : la hausse des taux longs qui les accompagne illustre le manque de crédibilité de ces politiques économiques pour rétablir l’équilibre des finances publiques. La croissance en 2011 devrait être de 0,6% après 1,6% cette année et l’inflation devrait retomber à 0,7%. ».

Moody’s de son côté prévoit d’abaisser d’un ou deux crans la note de la dette portugaise d’ici trois mois, causé par les difficultés sur le marché de l’emprunt du pays et ses fragiles perspectives de croissance.

Dans l’Hexagone en 2011, le budget prévoit une maîtrise sévère des dépenses, une réduction des effectifs de la fonction publique…Apparemment, nous ne serions pas les plus à plaindre puisque les Grecs, les Britanniques et les Portugais vont avoir droit à une hausse de la TVA.


Retour aux valeurs sûres

Alors quoi, la crise n’en finira donc jamais ? Si nous devions vous donner un bon conseil, la meilleure façon de se protéger d’un éventuel retour de crise reste encore d’avoir en sa possession des actifs non-sujets à dévaluation. C’est vrai pour plusieurs actifs : l’immobilier local, certaines devises étrangères, mais surtout l’or, dont le cours ne fait qu’augmenter. Les investisseurs en raffolent, et misent tout sur cet actif tangible : pourquoi pas vous ?

1 COMMENTAIRE

  1. Il m’est triste de vous lire et pourtant que dois admettre que VOUS AVEZ RAISON dans votre appréhension économique ! Mais comme plus de milliers de personnes qui pensent comme vous, comment remettre sur les rails la locomotive de l’économie. La cause majeure ne se pose plus: les grandes banques internationales et leur politique commune du profit gargantuesque. Reverrons-nous un jour l’étalon or? Ou une autre référence qui oblige les pays dans leur masse monétaire à des réponses sur leurs agissements. La deuxième cause c’est que les gouvernements ne gouvernent plus mais sont gouvernées par ces banques. Etre une grosse compagnie ne devrait en rien obliger quelque gouvernement quel qu’il soit à devoir se soumettre aux caprices de ces monstres bicéphales ….! ! !

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