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Nous avions déjà évoqué sur LORetLARGENT.info les agences de notation et l’impact qu’elles pouvaient avoir sur la santé d’un pays en abaissant sa note. Il semble que ces derniers jours, même si les décorations de Noël brillent dans les rues et que l’ambiance est à la fête, Moody’s ne fasse pas de quartier à l’Europe : l’agence de notation est bien décidée à relancer sa campagne de « mauvais points » pour punir les cancres du vieux contient. LORetLARGENT.info vous éclaire.

Moody’s punit les mauvais élèves !

Fin d’année oblige, les agences de notation reprennent les rennes et réactualisent leurs opinions. Moody’s notamment, pas plus tard que vendredi dernier, a baissé la note de l’Irlande suite à la dette que le pays se traîne depuis des mois. La note est ainsi descendue de Aa2 à Baa1 (pour rappel, retrouver notre article sur le barème des agences de notation), ce qui a entraîné une nouvelle vague spéculative à la baisse sur les marchés. Déjà que le pays n’était pas franchement au top de sa forme, Moody’s est sévère !
Et l’agence de notation ne s’arrête pas là puisqu’elle a déclaré la semaine dernière que la dette grecque pourrait suivre sa consœur irlandaise et subir le même sort, même si des progrès « significatifs » ont été constatés concernant la consolidation fiscale du pays. L’agence abaisserait ainsi la note des quatre principales banques grecques. L’Espagne est également dans le collimateur de Moody’s qui a mis en garde nos voisins ibériques. Et chez Standard Standard & Poor’s, c’est la Belgique qui est visée.

C’est l’Euro qui trinque !
Ces dégradations ont systématiquement des effets négatifs sur le marché secondaire des dettes souveraines. Dans le même temps, le regain d’activité de ces derniers jours des agences renforcent le camp de ceux qui sur le vieux continent veulent sanctionner ces agences si les notes sont trop sévères ou incorrectes. Ainsi, l’idée d’une agence européenne financée par les Etats et concurrente des trois grandes agences qui dominent le marché émerge petit à petit.
En attendant, l’euro creuse ses pertes depuis ce début de semaine suite à l’abaissement de la note irlandaise. Les cambistes craignent une contagion à d’autres pays fragilisés : on peut les comprendre !
Une solution pour redonner à l’euro ses lettres de noblesse ? Jean-Claude Trichet, Président de la banque centrale européenne (BCE), a demandé lundi aux gouvernements européens « d’assumer leurs responsabilités », de « façon collégiale par une bien meilleure gouvernance et par un fonds de stabilisation financière capable d’assumer toutes ses responsabilités ». Les dirigeants de l’Union européenne ont la semaine dernière conclu un accord afin de lancer un mécanisme d’entraide financière durable au sein de la zone euro : cependant, cet accord ne semble pas satisfaire les marchés.

L’or redresse la barre
Et si toute la zone euro commençait à être non solvable, que se passerait-il ? Ces agences de notation, même décriées, détiennent encore un certain pouvoir : celui de menacer la solvabilité d’un pays, et les investisseurs savent très bien qu’on ne prête ni emprunte à un pays dont la solvabilité est menacée. Mais si c’est tout un contient qui est menacé ?…Nous en sommes encore loin, et ce scénario catastrophe, nous l’espérons, reste encore du domaine de l’utopie. Pour se protéger d’un éventuel « Armageddon », il suffit de se tourner vers des valeurs tangibles, qui ne perdent pas leur intérêt au gré des fluctuations économiques. L’or par exemple, tient se rôle de protecteur super-héros ! Son cours qui ne fait qu’augmenter rassure investisseurs et particuliers qui voient en lui un allié de taille.

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