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Italexit : la crainte d’une nouvelle crise des dettes, plus violente


Les souvenirs de la crise grecque et les effets qu’elle a provoqué sur les économies européennes sont encore bien présents dans les esprits. C’était en 2010. Huit ans plus tard, c’est un autre pays qui fait craindre une nouvelle crise des dettes, l’Italie. C’est un bis repetita d’un scénario catastrophe mais en pire. Les montants concernés et la place de l’économie italienne sont en effet beaucoup plus importants !

Les premiers à réagir ont, comme souvent, été les marchés. Depuis l’annonce du refus d’un ministre de l’économie eurosceptique par le Président de la République Italienne, l’Euro a chuté à 1,16 dollar et les bourses européennes ont-elles aussi accusé le coup, avec notamment une baisse importante des cours des entreprises liées à l’économie italienne, des banques et des assurances notamment.

Au-delà du fait politique qui va renvoyer les Italiens une nouvelle fois aux urnes dans quelques mois et donc donner la possibilité que les mouvements populistes déjà portés au pouvoir augmentent encore leur représentation, cette crise a agi comme un véritable révélateur.

La planète s’est aperçue tout d’abord que les deux partis au pouvoir étaient eurosceptiques voire europhobes. Ils ne s’en cachaient pas mais visiblement, les institutions ou les décideurs ont besoin de le voir pour le croire.

C’est un révélateur aussi du montant de la dette italienne qui est de quasiment 130% du PIB, un taux qui est le double de celui de l’Allemagne. Et puis les montants sont énormes. La Grèce cumulait un volume de 312 milliards d’euros de dette en 2010, on parle pour Rome de 2 300 milliards d’euros. Le plan de sauvetage risque d’être un peu plus compliqué à financer. Évidemment, la confiance est faible donc les taux à 10 ans pour les Italiens flambent ! Ils sont passés de 1,8% à 2,46% en quelques jours.

Alors, réflexe habituel des gouvernants européens, on présente des gages de bonne conduite. Le Président italien nomme comme Président du Conseil intérimaire Carlo Cottarelli, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) surnommé “M. Ciseaux” pour son rôle dans la réduction des dépenses publiques en 2013-2014.

[mise à jour du 01/06/2018] Depuis que j’ai mis en ligne cet article, le président Italien a accepté une nouvelle proposition de gouvernement des deux partis vainqueurs des élections. Le spectre de nouvelles élections s’éloigne, en revanche, l’augmentation de la dette italienne s’annonce puisque le programme “populiste” du M5S est chiffré à 100 milliards d’euros. Le nouveau ministre du développement économique italien est le leader de ce parti Mateo Salvini.

Vers un contrôle des capitaux ?

Pour l’instant pas d’annonce de politique d’austérité, mais cela viendra ! Pour obtenir de l’aide des institutions internationales, des Etats européens, il faudra promettre de réduire de manière drastique les déficits publics. Pour cela les dépenses seront limitées et les impôts augmentés.

L’autre risque, rencontré dans les deux crises précédentes à Chypre et en Grèce, le contrôle des capitaux. C’est-à-dire que devant une inévitable fuite des capitaux ou face à un risque de bankrun, le gouvernement italien prendra des mesures pour retenir cet argent dans le pays. Et cela pourra aller jusqu’à la fermeture des banques et la limitation des retraits dans les distributeurs.

La première application de la directive
pour le redressement des banques en Italie ?

Enfin, c’est la première crise où en cas de défaillance d’une banque, la directive européenne relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances publiée en 2014 (et transposée en France en 2016), permettra l’usage des fonds présents sur les comptes des épargnants au-delà de 100 000 euros pour sauver un établissement bancaire. Avant, la banque devait s’adresser aux Banques Centrales ou à ses actionnaires pour son sauvetage, maintenant elle peut se servir sur les comptes de ses clients.

Quand on regarde la chute des cours des grandes banques européennes depuis le début de cette crise politique italienne, on ne peut que conseiller aux Italiens de récupérer une grande partie de leurs liquidités et de ne pas attendre le bankrun. Quand on observe l’évolution du cours de l’or physique, on s’aperçoit que les courbes sont inversées, on peut aussi conseiller à nos voisins de placer leur épargne dans le métal, valeur tangible, et de stocker cette matière (or ou argent) dans des lieux en dehors du système bancaire.

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A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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