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Revue du web spéciale en ce début de semaine. Si nous avons attendu le 1er décembre pour publier la revue du web de la semaine dernière, ce n’est pas tant parce que c’est la Saint Eloi, patron des orfèvres que pour l’actualité relative au référendum sur l’or Suisse. Nous rappellerons que, malgré le non qui l’a emporté, l’or est toujours au cœur des tribulations financières et géopolitiques partout dans le monde et que l’or ne se regarde par le bout de la lorgnette suisse (fût-elle en or qualité Swiss Made).

Revue du web du 1er décembre : Suisse, Inde, Ukraine et class-action.


Revue du web spéciale en ce début de semaine. Si nous avons attendu le 1er décembre pour publier la revue du web de la semaine dernière, ce n’est pas tant parce que c’est la Saint Eloi, patron des orfèvres que pour l’actualité relative au référendum sur l’or Suisse. Nous rappellerons que, malgré le non qui l’a emporté, l’or est toujours au cœur des tribulations financières et géopolitiques partout dans le monde et que l’or ne se regarde par le bout de la lorgnette suisse (fût-elle en or qualité Swiss Made).

Votation pour l’or de la Suisse : un résultat très attendu

L’initiative «Sauvez l’or de la Suisse» a été « balayée » à 77,3 % selon les termes de la Tribune de Genève. La Banque nationale ne sera pas obligée de miser outre mesure sur le métal jaune. L’initiative «Sauvez l’or de la Suisse» a été rejetée massivement, au même titre qu’à une nouvelle limitation de l’immigration (initiative Ecopop) et à l’abandon des “forfaits fiscaux”. Un triple non qui devrait permettre à la Suisse de continuer de jouir d’une relative « liberté monétaire », de laisser les étrangers (nous Français, Espagnols, Italiens, Portugais…) de venir travailler sur le sol helvète sans quota et aux milliardaires non-résidents (et non travailleurs) de continuer d’y vivre sans être imposé…

L’influence de la Banque centrale se maintient donc, titre l’Agefi ce jour. « La Banque nationale (BNS) ne sera pas obligée de concentrer une grande partie de ses moyens sur l’or », et pourra continuer ainsi d’imprimer du franc suisse à volonté pour le dévaluer.

Pour les partisans du non, comme Yves Genier dans Hebdo.ch, « On ne change pas une BNS qui gagne », eh oui, car la BNS est gagnante « grâce à une politique monétaire innovante », qui a permis de « maintenir l’économie suisse à l’écart de la crise – pour l’essentiel ».

Première conséquence des résultats très attendus de ce vote, le cours de l’or a chuté de 2%. Monsieur Genier ne voit pas ce qui, à court terme « pourrait pousser les prix vers une reprise ». Il fait bien de rappeler « à court terme », car ce sont en effet « Ceux qui ont cru bon spéculer sur des achats massifs de métal jaune par la banque centrale [qui] en ont été pour leurs frais »…
Spéculateurs, court terme… Il a raison sur ces deux points.
L’or est un actif d’épargne de précaution sur le long terme, pas un actif à trader (pas en ce moment en tout cas).

Plus surprenant, c’est l’évocation d’une tenue à l’écart de la crise (pour combien de temps ?) et d’une « politique monétaire innovante ». En quoi la politique monétaire de la BNS qui se calque sur celle, catastrophique, des Etats-Unis et du Japon est-elle innovante et a-t-elle porté ses fruits ?

Nous rappelons que les fondamentaux économiques sont désastreux : dévaluation en masse des devises papiers, bulle du marché des actions, ralentissement de la croissance asiatique, chômage en hausse partout dans le monde, grandes banques mondiales insolvables, coûts d’extraction plancher… nous proposons à Monsieur Genier des verres correctifs afin d’avoir une meilleure vision de l’économie mondiale et d’arrêter de regarder par le petit bout de la lorgnette suisse.

Que retenir de l’initiative « Sauvez l’or de la Suisse » ?
Tout d’abord que les résultats étaient courus d’avance. L’initiative populaire a provoqué un petit séisme médiatique fait trembler les amis du système monétaire international dans les tréfonds. Il n’y a qu’à voir comment le cours de l’or et les médias suisses ont été manipulés en ne diffusant que de l’information parcellaire pour se rendre compte que l’initiative dérangeait.
La guerre totale a été déclarée à l’or via cette initiative, allant « jusqu’à fermer le compte PayPal de « Sauvez l’or de la Suisse », afin d’empêcher les dons, [ce qui] montre jusqu’où ils sont capables d’aller » déclarait James Turk le 03 novembre dernier sur le site Kingworldnews.com.

En cas de oui à l’initiative, le cours de l’or aurait bondi de manière drastique, annonçait Le Temps la semaine dernière. Et cela n’était pas pour arranger nos amis pro-dollars et les marchés : « Le marché qui a bien sûr parié sur le « non » au référendum suisse » (source).

Pas de surprise sur ces résultats donc, mais l’or n’en restera pas là.

Pendant ce temps-là, les banques centrales achètent de l’or

Eh oui, l’or cette vieille relique barbare qui ne produit ni ne rapporte rien ! Pourquoi alors les banques centrales continuent d’en acheter discrètement, à commencer par la Chine et la Russie cette année ? Nous publions cet excellent billet de H16 qui explique fort bien pourquoi on tente de tenir le grand public à l’écart de l’or (ce n’est pas pour vous on vous dit ! Allez-vous en, ça ne rapporte rien !).
« Allemagne, Ukraine, Pays-Bas, Suisse et France, de tous ces pays monte l’impression que certains semblent de plus en plus nerveux vis-à-vis des monnaies étatiques en général et de l’euro en particulier, au point de lancer des rapatriements, des achats et des consolidations discrètes mais fermes ».

L’or continue d’être manipulé

« Une “class action” pour manipulation des prix des métaux précieux ! » Nous apprenait boursier.com le 27 novembre dernier. C’est une première. L’étau se resserre autour des trois grandes banques anglo-saxonnes Goldman Sachs, HSBC, Standard Bank Group et du géant de la chimie allemande BASF, accusés par un bijoutier américain Modern Settings de collusion sur le cours, « de s’être entendus pour manipuler les cours du platine et du palladium, deux métaux précieux utilisés notamment en joaillerie ». « Depuis 2007, ils auraient manipulé les “fixings”, les prix de référence calculés deux fois par jours sur ces métaux », affirme Modern Settings. On espère pour lui que son dossier tient la route !

L’or repart en Inde

« L’Inde met fin aux restrictions sur les importations d’or » mises en place l’année dernière annonce une dépêche AFP relayée sur le site suisse Romandie.com. « L’Inde, deuxième acheteur mondial d’or après la Chine, avait imposé des restrictions sur l’importation du métal précieux l’année dernière afin de restreindre son déficit commercial ». Une nouvelle qui devrait avoir une incidence certaine sur le cours de l’or dans les prochaines semaines.

L’or continue de disparaître en Ukraine

Dans un article du 30 novembre, La Voix de la Russie affirme que les réserves d’or de l’Ukraine sont 16 fois moins importantes que celles que le pays détenait encore en février 2014 (qui selon des données officielles s’élevaient à 21 tonnes). Selon le journal, « les métaux précieux détenus par l’Ukraine se seraient déjà retrouvés aux Etats-Unis », une situation très imprudente, rappelle La Voix de la Russie, quand on voit le mal (l’impossibilité) qu’a eu l’Allemagne à rapatrier le sien, (trop) bien dans les coffres de la FED…

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A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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