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Archive for the ‘dette’ Category

Célébrons ensemble le retour de la Grèce sur les saints marchés !… Le Contrarien Matin du 10 avril 2014

Jeudi, avril 10th, 2014

Le Contrarien Matin du 10 avril 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je dois vous le dire, vous devez connaître la bonne nouvelle, l’esprit de Pâques souffle sur la Grèce et les très saints marchés, bénis soient leurs noms. Les dieux investisseurs vont donc se ruer tous en cœur sur le meilleur placement de tous les siècles des siècles et acheter massivement de la dette grecque qui n’est rien d’autre qu’un pays totalement en faillite.

La Grèce revient sur le marché obligataire

C’est une dépêche Reuters qui nous confirme aujourd’hui les rumeurs savamment distillées ces dernières semaines concernant le retour très prochain de la Grèce sur le marché obligataire avec une émission de papier à cinq ans visant à lever 2,5 milliards d’euros, comme l’a annoncé mercredi le ministère des Finances.

C’est extraordinaire mes chers amis. Lorsque vous faites des efforts considérables en divisant par deux ou trois votre niveau de vie moyen, que vous souffrez le martyre pendant 7 ans, eh bien figurez-vous qu’au bout du compte, vous accédez collectivement au nirvana suprême à savoir la possibilité de vous endetter à nouveau sur les marchés !

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Le mensonge permanent ! … Le Contrarien Matin du 17 mars 2014

Lundi, mars 17th, 2014

Le Contrarien Matin du 17 mars 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Être un « pessimiste » n’est pas de tout de repos, ou disons plus simplement que ce n’est pas la meilleure façon d’avoir une vie sociale pléthorique et tout plein d’amis. Les gens n’aiment pas les mauvaises nouvelles car elles obligent à un questionnement et à une remise en cause pouvant être profonde de sa façon de faire ou de vivre. Finalement, beaucoup préfèrent la douceur des mensonges à la dure réalité de la vérité.

Depuis le début de la crise qui, je le rappelle, peut être datée pour le commun des mortels à l’été 2007 et connue sous le nom de crise des subprimes, il s’est passé presque 7 années. J’aime beaucoup rappeler cette durée car elle permet à tous de bien se rendre compte qu’une crise qui dure depuis 7 ans… n’est pas une petite crise passagère.

Cela fait donc 7 ans que l’on ment de façon éhontée avec la complicité tacite des peuples qui veulent par-dessus tout dormir tranquillement et se bercer de douces illusions. Tout va continuer comme avant.

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La France humiliée, la France ruinée, et la France bientôt sanctionnée ! … Le Contrarien Matin du 6 mars 2014

Jeudi, mars 6th, 2014

Le Contrarien Matin du 6 mars 2014

 

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Nous avons tous en mémoire les célèbres paroles du Général de Gaulle lors de la libération de Paris.
« Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !… »

Aujourd’hui, nous ne parlons plus de la libération de notre capitale mais nous nous rapprochons plus vraisemblablement de son occupation par les membres de la troïka si tant est qu’ils se déplacent dans la mesure où le cas de notre pays risque de dépasser toutes les capacités financières des organismes internationaux. On peut néanmoins penser que les vautours ne manqueront pas autour du cadavre encore fumant de ce qui fut jadis une grande nation, un grand pays, désormais en voie de sous-développement par la faute d’élites au bilan calamiteux ces 40 dernières années.

Oui, mes chers camarades contrariens, notre pays risque de connaître l’humiliation, le dépeçage, la ruine. La Commission européenne vient de tirer le premier coup de canon aujourd’hui.

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Les États-Unis corrigent un mensonge, pardon, révise la croissance 2013 en baisse ! Le Contrarien Matin du 3 mars 2014

Mardi, mars 4th, 2014

Le Contrarien Matin du 3 mars 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Alors que tout le monde a les yeux tournés vers Kiev, capital de l’Ukraine, les États-Unis en ont profité pour corriger un petit mensonge concernant la forte reprise de l’économe américaine dont on nous rebat les oreilles depuis plus d’un an.

J’ai beau expliquer que non la météo ne peut pas expliquer des chiffres aussi faibles et surtout aussi contradictoires, que non cette croissance économique n’est pas autonome, qu’elle est liée à plus d’endettement, que cet endettement ne génère pas de création de richesse, ce qui veut dire que pour chaque dollar emprunté on ne crée que quelques cents de nouvelle richesse, ce qui en fait un « investissement » à perte !

J’ai beau expliquer que c’est la FED (la Banque centrale américaine) qui rachète pour des dizaines de milliards de dollars chaque mois les créances pourries des banques US et du coup font de « faux » bénéfices en reprenant des provisions (pour risques) et en licenciant massivement des milliers de salariés.

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SCOOP : La Chine réduit massivement son stock de dette US… et la Belgique compense ! Le Contrarien Matin le 26 février 2014

Mercredi, février 26th, 2014

Le Contrarien Matin du 26 février 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

De la désaméricanisation théorique à la mise en pratique. Voilà l’un des phénomènes financiers majeurs auquel nous assistons sans que, pour le moment, ses conséquences ne soient encore trop visibles. Pourtant, tout semble se mettre en place et encore une fois, l’arrêt des QE (les quantitative easing, c’est-à-dire les injections de liquidités de la Banque centrale américaine, la FED, via des rachats de dettes soit bancaires soit du Trésor américain) est assez surprenant pour ne pas dire totalement incroyable.

Souvenez-vous. Il y a quelques mois, au plus fort du psychodrame sur le relèvement du plafond de la dette US et sur les blocages politiques au Congrès américain, alors que les États-Unis connaissaient un « shutdown », la Chine mettait en garde presque officiellement les USA et indiquait d’une manière forte qu’elle allait passer à l’étape de désaméricanisation de sa propre économie en essayant de réduire son exposition à la dette américaine et au dollar américain.

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The Plafonds de la dette, le retour !

Mardi, février 4th, 2014

Le Contrarien Matin du 4 février 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Nos amis les Zaméricains sont assez fatigants avec leur politique économique intérieure capable de mettre le bazar partout à travers la planète.

Après l’épisode malheureux du dernier « shutdown », après que le Congrès ait réussi à adopter dans la douleur un nouveau budget pour l’État fédéral, voici qu’à seulement 4 jours de l’échéance fixée il y a quelques mois lors du précédent psychodrame « Washingtonien », on reprend les mêmes et on remet le couvert.

Ce nouvel épisode du relèvement du plafond de la dette ne fait plus rigoler personne, moi le premier.

États-Unis : le temps presse pour relever le plafond de la dette

Voici ce que nous apprend une dépêche toute fraîche de l’AFP : « Le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew a affirmé lundi que le temps presse pour que le Congrès relève le plafond de la dette, qui arrive à échéance vendredi.

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Où est passé le pognon ? Votre pognon… Le Contrarien Matin du 14 janvier 2014

Mardi, janvier 14th, 2014

Le Contrarien Matin du 14 janvier 2014

 

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Hier, j’évoquais rapidement dans l’édition du Contrarien Matin les derniers propos tenus par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble concernant la Grèce et le fait que l’Allemagne était prête à de nouveau aider Athènes sous réserve, bien sûr, que le gouvernement grec poursuive sa politique d’austérité hallucinante compte tenu des ravages sociaux et sociétaux que cette dernière provoque.

C’est un article de La Tribune qui revient sur les derniers propos du ministre allemand de l’Économie. Pour lui, « si la Grèce a rempli toutes ses obligations d’ici fin 2015, et engrange un excédent budgétaire primaire et si un besoin de financement est encore nécessaire, alors nous sommes prêts à faire quelque chose ».

Vous remarquerez que l’exigence posée est un excédent pour le budget primaire.

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La France en cessation de paiement !… Le Contrarien Matin du 17 décembre 2013

Mardi, décembre 17th, 2013

Le Contrarien Matin du 17 décembre 2013

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Eh bien non mes amis, cela n’est pas de moi !! C’est un article en « une » de l’Agefi, journal financier plus que sérieux et crédible. Ceux qui veulent encore passer des fêtes de fin d’année sereines peuvent donc rapidement passer à la lecture du site Internet de Voici ou de Gala nettement plus léger, nettement moins « engageant » comme on dit chez les spin doctors ès communication !

Pour qui souhaite poursuivre quand même, et qui ont le cœur accroché (bien accroché), nous allons parler de la faillite de la France, inéluctable, mais aussi du fait que ceux qui détiennent un compte en Suisse risque de se faire chyprer comme partout ailleurs preuve à l’appui puisque si j’avais déjà évoqué cette information rapidement dans un article du Contrarien Matin, je vous fournis aujourd’hui la circulaire officielle de la FINMA, l’équivalent suisse de notre AMF, et qui est, comme elle le dit elle-même dans ce document officiel, « l’autorité officielle de l’insolvabilité »… comme c’est joliment dit !

La France en cessation de paiement !

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La sortie de l’euro n’est pas un projet mais la conséquence d’un projet ! … Le Contrarien Matin du 4 novembre 2013

Lundi, novembre 4th, 2013

Le Contrarien Matin du 4 novembre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

J’ai dit et répété ces dernières semaines que la sortie de l’euro ne constituait pas une recette miracle et une solution à tous nos problèmes économiques. N’imaginez pas que je sois en train de défendre la monnaie unique. Je souhaitais donc prendre le temps de partager avec l’ensemble des lecteurs du Contrarien ces réflexions sur l’euro afin de faire comprendre mon point de vue sur le fait que sortir de l’euro n’est pas un projet politique en soi, mais que la sortie de l’euro doit être la conséquence d’un projet politique fort, ambitieux et courageux.

Une sortie que nous qualifierons de « sèche » de l’euro serait d’une utilité économique marginale et, dans un tel cadre d’ailleurs, une sortie de l’euro pourrait avoir plus d’inconvénients que d’avantages et c’est assez logique puisque la crise que nous traversons est multifactorielle. Ne répondre à cette crise que par une réponse monétaire sans répondre aux autres problèmes économiques serait une erreur qui pourrait nous faire payer bien cher un retour pourtant souhaitable à notre monnaie nationale.

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Default 1, The End. Default 2 : sortie le 15 janvier sur vos écrans !… Le Contrarien Matin du 17 octobre 2013

Jeudi, octobre 17th, 2013

Le Contrarien Matin du 17 octobre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Ouh là là là là, que c’est compliqué ce soir de vous écrire une édito qui ne tombe pas à côté lorsque vous le lirez demain matin…

Au moment (tardif) où j’écris ces lignes, la situation est la suivante. Le Sénat américain est arrivé à un accord bi-partisan entre républicains et démocrates. Youpi tralala. Sauf que cet accord doit être transmis et en vitesse à la Chambre des représentants où les républicains sont majoritaires et là où cela coince. Ensuite, une fois que tout ce beau monde aura voté, au mieux tard dans la nuit, très tard, il faudra qu’un coursier en mobylette fonce à la Maison Blanche avec tous les papiers pour que le mamamouchi en chef du monde libre puisse signer et promulguer cette loi avant l’ouverture des marchés et l’arrivée des chèques à payer… Autant dire qu’il est vraiment mais alors vraiment minuit moins une.

Partons du principe que les républicains de la Chambre vont se coucher et qu’ils voteront la loi comme semble l’indiquer cet article du New York Times que je vous ai trouvé de derrière les fagots.

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J-3 avant la ruine générale ? … Le Contrarien Matin du 14 octobre 2013

Lundi, octobre 14th, 2013

Le Contrarien Matin du 14 octobre 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Demain, lorsque vous lirez cet édito, il ne restera plus que 3 jours ouvrés aux politiciens américains avant le jeudi 17 octobre, date programmée du défaut de paiement de la plus importante économie mondiale.
Je ne vous parlerai pas de la fâcheuse tendance de l’histoire humaine à vivre des krachs monumentaux en octobre, avec une prédilection pour le jeudi, jour sombre resté dans la mémoire collective comme LE « jeudi noir ». C’était le 24 octobre 1929. L’histoire ne se répète pas toujours même si parfois elle bégaie et aime bien faire quelques pieds de nez à nous autres, pauvres mortels.

Évidemment, tous les gens sérieux parient sur un accord de dernière minute. Rassurez-vous braves gens, cette fois-ci encore, la raison l’emportera et il est évident qu’à minuit moins une… le plafond de la dette sera relevé, évitant ainsi au monde de devoir affronter la chronique d’un chaos annoncé.

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Et Blythe Masters créa les armes financières de destruction massive.

Mercredi, octobre 2nd, 2013
Blythe Masters, la banquière de la JP MORGAN à l’origine de la crise mondiale

Blythe Masters, la banquière de la JP MORGAN à l’origine de la crise mondiale, de Pierre Jovanovic

Actualité oblige, Blythe Masters, sorte de Prométhée financier maléfique en jupon, revient sur le devant de la scène qu’elle (ni la JP Morgan) n’avait très envie d’occuper. Les Credit Defaut Swaps, produits financiers ultra toxiques créés par Blythe Masters, responsable de l’unité matières premières à la JP Morgan dans les années 90, nous n’avons pas fini d’en entendre parler. La JPMorgan condamnée, Blythe Masters qui déclare en septembre dernier ne rien regretter, c’est l’occasion de parler du livre de de Pierre Jovanovic « Blythe Masters, la banquière de la JP MORGAN à l’origine de la crise mondiale ».

Avant d’y venir, un petit point d’actualité : la JPMorgan est dans le collimateur des régulateurs financiers, comme nous l’avons évoqué la semaine dernière.
La banque est condamnée à payer à 4 régulateurs financiers américains et anglais une amende de 920 milliards (200 millions à la SEC (gendarme boursier), 300 millions à son régulateur (OCC), 200 millions à la FED et 220 millions à l’autorité boursière anglaise FCA). Une réprimande plus qu’une lourde sanction, à l’échelle de cette banque mondiale.

Qu’en pense la principale intéressée ? La gourou des crédits dérivés n’est même pas désolée, , elle ne regrette rien et reste dans un déni perpétuel, selon cet article du Bloomberg BusinessWeek.

Pourtant cette dernière a été soupçonnée d’avoir manipulé le cours de l’argent (avant d’aller faire une razzia de l’argenterie disponible chez Christie’s à ce moment-là !), d’avoir fait subir une perte énorme dans une négociation de charbon, et de fausses  et trompeuses déclarations sous serment dans une négociation d’électricité…

Blythe Masters, la banquière de la JP Morgan, de Pierre Jovanovic (éditions Le jardin des Livres, 2010)
Cela fait un moment que nous avons en notre possession l’ouvrage de Pierre Jovanovic. A titre très personnel je l’avoue, j’ai attendu que les CDS et leurs conséquences catastrophiques sur la finance mondiale refassent surface (il ne fallait pas attendre bien longtemps) pour évoquer le livre de Monsieur Jovanovic. Une simple fiche lecture aurait peut-être eu moins d’impact si elle n’avait pas été étayée par une actualité forte et concrète comme la condamnation de la JP Morgan.

Le livre de Pierre Jovanovic aurait peut-être alors paru irréel, trop subjectif, trop romancé, pas assez documenté sur le fond, les preuves…

En même temps, peut-on réaliser qu’en 2010, à peu près au moment où il a rédigé son livre, il restait encore « 4,3 millions de maisons (…) en retard de plus de 90 jours soit en cours de saisie » ? (cf. Rapport novembre 2010 de LPS Applied Analytics). Une dette de 860 milliards de dollars à elle seule…

Mais si on ramène cette somme astronomique à l’échelle plus humaine du quotidien, à la réalité des fins de mois plus difficiles à boucler, des conditions d’accès plus difficile à la propriété, de plus d’impôts à payer, le livre de Jovanovic prend tout son sens et permet de mettre un visage sur la crise qui s’est abattue sur le monde depuis 2008.

Personnellement, je trouve que l’auteur déifie un peu trop Blythe Masters et en dresse un portrait parfois trop romancé. Même avec beaucoup de dérision, on sent sa fascination de l’auteur pour cet élément féminin qui a projeté le monde dans la ruine. La banquière s’étant très peu livrée aux médias, il y a beaucoup de passages brodés autour de ces rares éléments, beaucoup de redites aussi, mais c’est aussi ce qui fait le charme du livre que l’on dévore comme un roman. Comme ces références à Muse, Dire Straits, Shelley, Boulgakov, Massive Attack… qui rendent aussi l’ouvrage sympathique et agréable à lire. Un livre divertissant, s’il ne révélait pas des choses aussi dramatiques.

Si le livre pêche à mon avis sur son manque d’objectivité, il a l’énorme mérite de rappeler les faits et d’expliquer « comment on en est arrivés là », de vulgariser des produits financiers très compliqués et de faire envisager ce qui va arriver.

Les Credit default Swaps, armes financières de destruction massive
Traduisibles par « couvertures de défaillance » ou « dérivés sur événement de crédit » ou encore de « permutations de l’impayé », que désignent en réalité les CDS ?

Pour faire simple les CDS sont des contrats d’assurance d’une incroyable perversité. Il s’agit de contrats de protection financière entre acheteurs et vendeurs, une assurance contre la faillite d’un état de n’importe quelle entité lambda.

Les positions de couvertures sur Credit Default Swap sont les « contrats classiques ».
A l’échelle des Etats, c’est le moyen pour un Etat qui prête de l’argent à un autre Etat de s’assurer au cas où cet autre Etat ne puisse lui rembourser l’argent prêté (s’il est en situation de défaut de paiement et qu’il fait faillite par exemple).

Pour schématiser :
A fait un prêt à B et contracte une assurance (le fameux CDS) à C au cas où B ne pourrait pas le rembourser. A verse une prime à C (subjectivement déterminée par le marché en fonction du risque encouru). Si B ne rembourse pas totalement A, C (« l’assureur ») verse à A («l’assuré ») l’argent que B n’a pas pu lui rembourser (la différence tout simplement).
Une assurance classique en fait, mais là où les CDS sont plus vicieux et pervers qu’une simple assurance c’est que l’assuré n’est pas obligé de détenir l’actif à assurer !

Ainsi un 4e élément D peut venir « s’assurer » sur le non remboursement par B à A : Il n’y a pas obligation à détenir l’actif à assurer pour l’assurer. Par exemple, la Chine peut prendre une assurance sur la faillite de la Grèce même si elle n’est pas détentrice de dette grecque.

Plus qu’une assurance, c’est un pari et si B ne parvient pas à rembourser A : jackpot pour D qui touche son assurance sans avoir encouru de risque si ce n’est le paiement de la prime de l’assurance.

Et plus il y a d’éléments qui s’assurent sur le risque de défaut de B vers A, plus le marché estime que le risque de perte est élevé et donc plus les prix de la prime montent. Du coup, si B redemande un prêt, comme il est considéré comme emprunteur à risque (vu que sa prime est élevée), on lui impose des intérêts d’emprunt très forts. B rencontre encore plus de difficultés à rembourser.

Les CDS vus par Jovanovic
Grâce à cette invention, aidées de mathématiciens financiers de la JP Morgan Bank, « Blythe Masters a mis au point la formule magique qui a transformé le papier en or et qui a rendu les banquiers complètement fous », décrit Pierre Jovanovic au dos de son livre.

Pour reprendre ses formules imagées et pour permettre de comprendre les conséquences catastrophiques de ces produits ultra toxiques à court et à long terme, au niveau mondial, les CDS sont des formules de crédits pour pauvres, pour personnes non solvables.

A l’origine, ces crédits ont été inventés pour permettre aux plus riches de s’enrichir, de disposer de liquidités quand ceux-ci en manquaient. « Sa recette s’était en effet répandue, son « outil financier », destiné au départ aux dettes d’IBM, de la Suède, de Shell, etc., a été déclinée en très bas de gamme pour y inclure même les prêts finançant la cuisine des habitants de la Cité des 4000 ».

Une des causes de la haute toxicité de ces prêts est la disparition quasi-totale du matelas de sécurité, prévu pour « amortir d’éventuels impayés » explique P. Jovanovic, violant ainsi les accords de Bâle qui exigeaient par exemple que pour un prêt de 100 millions d’euros, « les banques devaient garder dans leurs coffres (…) un matelas de sécurité de 8 millions d’euros ».

Evidemment, les banques sont complètement sorties de leur rôle, qui consistait à conserver, à garder, à sécuriser le patrimoine de leurs clients. L’argent prêté des CDS n’existe pas.
Et lorsque pleuvent les impayés, 300 000 maisons hypothéquées sont confisquées chaque mois (cf. la crise des subprimes, la « crise des prêts aux pauvres »).

Etre détenteur d’un CDS, cela revient, comme l’illustre parfaitement le magnat de la finance George Soros, « à assurer votre voisin sur la mort, et ensuite le tuer pour toucher la prime de l’assurance ». Ou encore, pour reprendre l’analogie faite avec Le Maître et Marguerite, du génial écrivain russe Mikhaïl Boulgakov, c’est comme si les gens qui avaient accepté l’argent de ces prêts maudits se retrouvaient complètement nus, une fois l’argent disparu.

Sauf que là, le monde entier est embarqué dans une histoire qui elle, ne relève pas du roman et qui va peut-être, qui sait, précipiter la chute d’un système financier qui est devenu fou…

JP Morgan condamné, mais les CDS toujours autorisés

Mercredi, septembre 25th, 2013

L’actualité, discrète, c’est la condamnation de la banque qui est à l’origine de la crise de 2008, la JPMorgan Chase & Co. Une condamnation pour la forme, parce que la folie de ses traders devenait trop visible et qu’il fallait bien condamner la banque pour calmer la foule ruinée et affamée en colère. Une condamnation à payer une « énorme amende » (aux yeux du contribuable) mais qui est en fait minime par rapport à la ruine provoquée par les produits financiers toxiques répandus par la banque. Une condamnation qui met en exergue la folie et l’insécurité qui règnent au sein des établissements bancaires.

JP Morgan sur le banc des accusés
Le 19 septembre dernier, on apprenait que la banque JP Morgan, foyer des produits financiers ultra toxiques (CDS et autres CDO…), écopait d’une « lourde » amende (une broutille à son échelle) de 920 millions de dollars « en pénitence de ses paris démesurés sur les dérivés de crédit qui lui avaient fait perdre des milliards de dollars. Un scandale connu sous le nom de « baleine de Londres ». »
En savoir plus.

Un gros chèque que la banque devra adresser à 4 régulateurs financiers américains et anglais, qui n’épongera qu’une infime partie des dettes contractées par les détenteurs ruinés de CDS.

La « Baleine de Londres »,  apprend-on dans L’Expansion, « était le surnom donné à Bruno Iksil, un trader français d’une unité londonienne de JPMorgan, en raison de ses énormes positions risquées dans les dérivés de crédit. Début 2012, ces positions étaient devenues trop visibles ».
En savoir plus

Et qu’est-ce que ce serait si les prises de risques du trader ne s’étaient pas vues ?
Résultats financiers falsifiés, défaut de surveillance des actions menées par leurs traders, tentatives de dissimulation de pertes… Malgré les charges qui s’accumulent contre la banque, les CDS continuent de courir et même de rencontrer un certain succès.

Bien que des accords aient été passés entre la JP Morgan et les 4 régulateurs (dont la FED), permettez-nous de douter qu’ils marquent « une étape majeure dans les efforts de l’entreprise pour mettre ces problèmes derrière elle », comme l’aurait annoncé JPMorgan dans un communiqué.

Vers plus de régulation des CDS ?
Jusque-là, le marché des CDS n’était absolument pas contrôlé et il est totalement impossible de savoir si les « assureurs » qui vendent des CDS peuvent fournir la « prestation » en cas de « sinistre ». C’est une promesse, un engagement qui ne repose sur rien.

Quant à l’avenir des CDS, il ne semble guère inquiété. Les détenteurs de CDS devraient même être mieux indemnisés en cas de sauvetage réussi d’une banque (annonçait l’AGEFI en juillet dernier), mais il n’est pas a priori question d’interdire les CDS. Pire, ils reviennent semer la dette sur les marchés.

Ils sont toujours là, ils reviennent en force
Le journal Le Monde y avait consacré un article en juin dernier, que nous vous invitons à lire dans son intégralité. « Les CDO, pour collateralized debt obligation, crédits de particuliers et d’entreprises transformés en produits financiers, font leur retour sur les marchés » (Le Monde, 11/06/2013). « Les crédits qui ont la cote sont maintenant ceux qui touchent les entreprises, en particulier les prêts bancaires (CLO, collateralised loan obligation). Selon Royal Bank of Scotland, 28 milliards d’euros de CLO auraient déjà été vendus cette année aux Etats-Unis, contre 12 milliards l’an dernier sur la même période ».
Preuve que les crédits dérivés sont loin, très loin d’être enterrés. Aucune leçon, aucune morale n’a été tirée depuis 2008 !

Des conséquences au quotidien de plus en plus dramatiques
Elles sont insidieuses et peuvent paraître lointaines mais déjà dramatiques. Des millions de maisons spoliées aux Etats-Unis, en Espagne, augmentation des impôts en France… Partout se lisent les conséquences des produits dérivés dans l’actualité économique nationale et internationale.

Les Etats-Unis détiennent un record de dette depuis la seconde guerre mondiale avec 73% du PIB, la pauvreté augmente : 46,5 millions d’Américains sont sous le seuil de pauvreté (1 Américain sur 7). En France, les banques vont devoir soutenir les prêts toxiques contractés par les collectivités locales… La liste des organismes, institutions, Etats, particuliers… touchés de près ou de loin par les CDS est longue.

Banque ou pas, comment sécuriser son épargne ?
Directement ou indirectement, nous sommes tous touchés par les conséquences catastrophiques de ces produits financiers toxiques. Le pire, c’est que c’est l’établissement dans lequel nous devons avoir confiance pour garder notre argent, surveiller notre patrimoine, sécuriser notre épargne, qui est à l’origine de cet endettement à l’échelle mondiale : la banque.

L’or physique fait partie des remparts à la crise et est une protection ultime contre le défaut de paiement. Si l’investisseur à court terme se réjouit de voir ses actions grimper en flèche, l’épargnant prudent sera soulagé de détenir un tant soit peu d’or physique dans les années à venir.

Dans un prochain dossier, nous aborderons Blythe Masters, celle qui est à l’origine des CDS, à travers le livre de Pierre Jovanovic et la notion de CDS.

Échec du sommet européen ! Le Contrarien Matin du 24 juin 2013

Lundi, juin 24th, 2013

Le Contrarien Matin du 24 juin 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Le dimanche, ma femme ne travaille pas (pas encore, car avec l’assouplissement du droât du travail nous ne sommes plus à l’abri de rien), elle peut donc, entre deux problèmes existentiels de mes marmots – du genre « maman où sont mes playmos »… ou « mon frère me crache dessus » –, surveiller le texte que je vous prépare pour demain lundi (je travaille donc le dimanche, mais en famille, devant ainsi reconnaître que ce n’est pas l’usine).
Bref, elle s’offusque parce que je veux vous parler de chiffres. Il y a un principe de base dans les médias. On ne parle pas de chiffres car cela assomme le téléspectateur. Si on le fait, le journaliste vous coupe (au nom du principe de ne pas parler de chiffres). Vous avez droit à citer 1 chiffre, pas plus… Et encore, vous devez l’annoncer, vous rouler par terre et vous confondre en excuses anticipées du type : « Nos téléspectateurs m’excuseront de ne pas m’excuser assez, car comme ils sont crétins et complètement lobotomisés je vais leur citer 1 chiffre, et ce chiffre va leur demander de mobiliser des neurones ou du temps de cerveau, ce dont ils sont incapables par nature, puisque ce sont des téléspectateurs… » (Inutile de vous dire que ma femme est déjà en train d’hurler à côté de moi.)

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Après les riches, les zaisés…! Le Contrarien Matin du 4 juin 2013

Mardi, juin 4th, 2013

Le Contrarien Matin du 4 juin 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Dans notre pays, la gôche des forces de prôgrèès adore la justice. Être juste, c’est assez facile dans l’inconscient politique de gôche. Il suffit de faire payer les riches.
Faire payer les méchants riches (ce qu’ils sont parfois) pour aider les gentils pauvres (ce qu’ils sont loin d’être tout le temps).
Être juste quand on est de gôche, c’est faire la solidarité avec l’argent des riches et idéalement de droâte comme ça il n’y a pas de perte d’électorat.
Être juste lorsque l’on est de gôche, c’est marteler en permanence et dans chaque phrase l’idée que l’on est juste, peu importe que l’on soit juste ou juste injuste. Le tout c’est de le dire.

Première année du quinquennat : faire payer les riches, ces salops !

Voilà qui est fait, augmentation des impôts et des exilés fiscaux (ce n’est pas grave, casse-toi pauvre con comme le titrait Libération en « une » à propos de l’un de nos très grands patrons).

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "