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Archive for octobre, 2011

Les meilleures pièces d’or de placement

Lundi, octobre 31st, 2011
Vera Valor
NAPOLEON 50F Napoléon III Tête nue 1858

NAPOLEON 50 Francs Napoléon III Tête nue 1858

Le sommet de la zone euro n’a pas suffi à rassurer ni les marchés, ni les particuliers soucieux de leur épargne. Les banques, ces traitresses à l’origine de la crise de la dette souveraine actuelle, n’inspirent plus confiance et leurs produits bancaires de moins en moins. Quand on veut placer une partie de son patrimoine, de son salaire, il faut toujours étudier le risque de contrepartie. Dans l’or physique, il est de zéro. Pièces de placement ou pièces d’investissement, loretlargent.info vous guide dans le choix des meilleures solutions et vous dit tout ce qu’il faut savoir sur le placement dans les pièces d’or.

1. Pourquoi le placement dans l’or ?

Il y a plusieurs choses à savoir quand on commence à s’intéresser à l’or en tant que produit d’épargne. Si l’on y va à l’aveuglette, malgré toute notre sagesse et notre bonne volonté, on peut tomber dans les pièges grossiers qui consistent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes en or. Mieux vaut suivre l’avis d’experts, de personnes du métier.

Tout d’abord, contrairement à ce que votre banquier vous dira, de tous les produits d’épargne proposés actuellement, l’or est celui qui résiste aussi bien à l’inflation qu’à la déflation. L’or est également le seul actif qui, selon l’économiste Antal Fekete (in « Le Retour au standard or »), « protège l’individu contre les mesures arbitraires du gouvernement en offrant une protection contre les taxations confiscatoires, la dépréciation monétaire et la dévaluation ».

2. Oubliez les autres produits d’épargne

Concernant les autres produits d’épargne, vous pouvez tout de suite tirer un trait sur tous ceux qui comportent des actifs dynamique. Leur volatilité n’est plus à prouver. De plus, vous n’avez aucune garantie de retrouver l’intégralité de votre capital investi et les chances de gains sont en ce moment aussi nulles que de gagner qu’au Loto (et moins en plus).

Vus les taux d’intérêt excessivement bas des livrets et les risques « d’impérennité » de ceux-ci, quitte à ce que votre capital ne vous rapporte rien ou quitte à ce qu’il soit honteusement taxé par l’Etat, ne vaut-il mieux pas déplacer cet argent dans de l’or physique ?

Quant aux comptes à terme, ils sont bloqués pendant une période déterminée, donc peu intéressants en termes de liquidités. Enfin oubliez les bons de caisse, les fonds à capital protégé, les fonds en euros, les assurances vie et autres obligations d’état… qui ne contiennent que de dangereuses promesses d’enrichissement, ne sont pas garantis et dont le risque de faillite de l’émetteur est quand même bien réel, surtout en ce moment.

3. De l’or oui, mais sous quelle forme ?

•    En espèces sonnantes
Acheter de l’or sous forme d’actions ? De l’or papier ? Comme d’autres titres virtuels, il finira brûlé au bucher des vanités ou dévoré par les mites. Non, nous vous parlons d’or physique, d’espèces sonnantes et trébuchantes. L’or papier est trop sujet à la volatilité du marché, à la manipulation, trop dépendant des conditions géopolitiques

Léonard Sartoni, spécialiste de l’or explique pourquoi les pièces d’or restent le meilleur placement pour l’épargnant. « Pour le petit épargnant désirant investir dans l’or physique, les pièces représentent le meilleur placement possible car elles peuvent plus facilement fractionner le capital à investir qu’une barre de 10kg, ou même un lingot de 1kg. Ensuite, dans un puissant marché haussier de long terme sur l’or, les pièces peuvent devenir de plus en plus difficiles à trouver (plus d’acheteurs que de vendeurs), donc se vendre beaucoup plus chères que la valeur de l’or qu’elles contiennent. En 1980, la prime sur le Napoléon de 20Fr atteignait 100%, signifiant que leNnapoléon valait deux fois plus cher que la valeur de son poids d’or. (Extrait du livre : 2008-2015 – « Pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter » – Editions Edouard Valys).

•    Laissez voler le cours papier…
La volatilité du cours de l’or ne correspond pas au prix auquel est négocié l’or physique. « Les ETF (certificats gagés sur l’or) reposent à 5% seulement sur de l’or physique ! Et nous détenons cette information de la part du plus haut responsable d’une société de fabrication de lingot », nous confie le président d’AuCOFFRE.com. « Le cours de l’or papier est donc basé sur quelque chose qui n’existe pas, celui-ci parasite le cours réel de l’or physique, des échanges de gré à gré. L’or est sous-évalué, tiré à la baisse par l’or papier lui-même happé par l’appétence des investisseurs dans l’or ».

•    De la prime…
On ne peut pas parler des pièces d’or sans évoquer la prime. Qui veut placer une partie de son argent dans l’or physique doit forcément savoir de quoi il s’agit. Elle est exprimée en pourcentage, c’est le différentiel entre la valeur spot de la pièce (le prix de son poids en or) et son prix négocié. Si son poids ne varie que très peu avec l’usure, le prix auquel la pièce est négociée lui dépend de quelques paramètres dont l’offre et la demande et l’état de la pièce.

L’avis du numismate
Interrogé à ce sujet, un numismate réputé des allées Tourny à Bordeaux ne cache pas son scepticisme quant à la façon dont est calculée cette fameuse prime. S’il reconnaît son existence, il met en doute le système monopolistique de la cotation de l’or établie par CPoR et la façon quelque peu arbitraire dont ils fixent le taux de la prime. « Ce que j’aime dans l’or, c’est que c’est physique, c’est réel, c’est un produit simple. Mais il a fallu qu’on rende les choses compliquées avec cette histoire de prime, la prime elle, je ne l’aime pas ». « Le marché de la prime a été créé alors qu’il n’existait pas, on l’a remise sur le marché un peu avant 2009, dès qu’il y a eu de la demande, alors que dans les années 80, elle avait baissé au point d’être négative ».

« Le pire, c’est d’appliquer une prime sur des pièces neuves auxquelles on invente des petits défauts. Personnellement, je vends des monnaies en poids de l’or, je vends de la prime quand il y en a, quand c’est justifié, mais quand il n’y en a pas, je ne vends pas la pièce d’or avec la prime. Comme il n’y a actuellement aucune autorité qui régule le marché de l’or, le cours de l’or comme celui des primes manque quelque peu d’objectivité ».

Toujours est-il que cette prime existe bel et bien et que l’épargnant doit faire avec. Si elle ne paraît pas justifiée sur certaines pièces, elle l’est pour d’autres. Plus une pièce est demandée, plus sa prime et son prix vont augmenter (ceux-ci n’ont généralement pas de rapport avec le cours de l’or qui est de l’or de bourse, de l’or papier). Une prime peut s’envoler car elle est très demandée.
D’autre part, la prime est en effet de levier intéressant si l’on souhaite acheter de l’or à des fins spéculatives. La prime du Napoléon, la pièce la plus demandée actuellement, va d’ailleurs sans doute exploser d’ici la fin de l’année.

•    Pièces de placement ou d’investissement ?
La démarche n’est pas tout à fait la même : l’achat de pièces à des fins de spéculation n’est pas le même que l’achat de pièces à des fins de placement.
Si l’on achète des pièces d’or afin de réaliser une plus-value, on peut faire jouer l’effet de levier de la prime et revendre par exemple ses Krugerrands à un moment où ils sont très demandés. Par contre, échanger de l’or contre de la monnaie papier, c’est une pure hérésie pour les contrariens que nous sommes. A moins d’avoir besoin de liquidité sur le champ, le but de l’or n’est pas de finir échangés contre de simples confettis. Pour nous, l’achat de pièces d’or est avant tout sécuritaire.

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com, nous parle des pièces boursables et des pièces de placement. « Avec toute la communication qu’il y a sur l’or actuellement, il y a une évolution du marché. Les gens se rendent compte qu’il y a des choses intéressantes en placement or ».

« Par exemple, avant, une Marianne Coq 1899, malgré toutes ses qualités, n’était pas demandée car pas considérée comme boursable. Mais les esprits changent, les mentalités évoluent, les gens, qui font le marché, sont mieux renseignés. La 100 Francs Napoléon tête laurée est quasiment une pièce de collection, car il n’en existe que 19 000 exemplaires en circulation, c’est une véritable couverture contre les fluctuations de l’or. Les pièces numismatiques sont des produits or de placement, non boursables ».

4.  Les bonnes et les mauvaises pièces

•    En or, il n’y a pas de mauvaises pièces mais il y a des valeurs sûres sur lesquelles on peut compter quelle que soit l’époque. Les grands classiques des pièces d’or de placement sont d’abord françaises bien évidemment : Napoléons 5, 10, 20 ou 40 francs. La pièce de 50 francs Napoléon tête laurée ou tête nue sont intéressantes car quand elles sont de bonne qualité, elles sont plus facilement manipulables, mais aussi de plus en plus rares et deviennent de plus en plus des objets de placement.

Les autres grands classiques indémodables sont les Souverains, Pesos et Krugerrands.
Parmi les dernières nées d’AuCoffre.com, la Vera Valor est née pour être boursable avec une cotation, des fluctuations et des caractéristiques qui lui sont propres.

Les Eagles, Panda Nuggets et autres Mapple Leafs sont des pièces boursables, mais de fait. La cotation établie par CPoR – qui tient actuellement de standard faute d’autorité régulatrice du marché de l’or en France – est subjective car elle n’est représentative que de leur marché.

•    Enfin il y a des pièces dans lesquelles il vaut mieux éviter de placer son argent : « les médailles avec valeur faciale » telles que les pièces régionales et toutes les séries limitées, les éditions spéciales… généralement, ces pièces sont survendues à la base avec une prime conséquente, plus cher donc que leur valeur spot. Sauf qu’elles ont la fâcheuse tendance à se démoder très vite et sont très faciles à copier. En quelques années, ces pièces peuvent vite perdre de leur valeur, ne sont donc pas de bonnes pièces de placement à moyen et à long terme. Ce n’est pas avec ce genre de pièce que l’on sécurise son patrimoine, ni avec des bijoux en or !

La monnaie virtuelle est une hérésie pour l’or

Lundi, octobre 31st, 2011

Nous publiions il y a quelques semaines un dossier sur la monnaie virtuelle (bitcoins, Facebook credits…). Un rapport détaillé de l’éditeur de solutions de sécurité informatique (AVG) vient justement d’être publié sur la menace que représentent ces nouvelles monnaies électroniques et les nouvelles plateformes de paiement qui vont avec (smartphones, tablettes iPad…).

Ces monnaies, toutes convertibles en monnaie réelle (pas en or, dommage !) attirent de plus en plus de hackers qui s’engouffrent dans la brèche de failles informatiques. Les supports de paiement en ligne, de plus en plus nombreux, multiplient les risquent de piratage des comptes où sont détenues ces monnaies.

Un rapport (Q3 Threat Report) qui tombe au moment où Facebook annonce qu’il est désormais possible de régler des achats sur des sites extérieurs au réseau social n°1, apprend-on dans le Nouvel Obs. De quoi concurrencer PayPal, autre tiers de confiance.

Si ces nouvelles monnaies représentent des alternatives aux monnaies réelles, elles n’en ont pas moins les mêmes revers avec une donne que l’on ne maitrise pas : le cyber-cambriolage. Les opérateurs ont d’ailleurs bien du mal à répondre aux attentes de leurs clients dans le domaine.

Et ces monnaies sont trop dépendantes  d’autres facteurs extérieurs pour être fiables à 100% : pannes techniques, d’électricité, faillite des sociétés pourvoyeuses de monnaies virtuelles…

Pour offrir une véritable alternative aux consommateurs, il faudrait pouvoir leur redonner la possibilité d’échanger le papier-monnaie contre de l’or (au moins, il sait ce qu’il a en main) et vice versa, comme c’était le cas avant que la monnaie deviennent coercitive, en 1909.

Coup d’estoc pour le dollar, le Renminbi Kilobar de Chine entre en scène.

Lundi, octobre 31st, 2011

On dirait que la Chine est prête à déclarer la guerre au Dollar, et à ce propos elle lance un nouveau produit, le « Renminbi Kilobar Gold ». Hong Kong étant le troisième marché mondial pour la négociation de l’Or, il est maintenant le premier à célébrer la négociation de l’or dans la monnaie chinoise : le Yuan.

Car c’est maintenant plus que jamais le moment adéquat pour son apparition. Lorsque le Dollar présente des signes de faiblesse et que la zone euro traverse une vague d’instabilité, les investisseurs désirent alors compter sur une devise qui leur apporte plus de confiance et de sécurité, comme le Renminbi.

Le Président de la Chinese Gold & Silver Exchange Society de Hong Kong, Haywood Cheung, considère « que l’Or peut être la voie la plus sûre pour que les gens misent sur le Yuan. Avec ce produit ils peuvent profiter – sur le marché à la hausse de l’Or – de la valeur de la monnaie chinoise, et alors attribuer les qualités de l’Or à d’autres devises comme le Yuan ».

La possibilité que ce type de produit soit prochainement envisageable pour l’Argent n’est pas à exclure.

Tout le monde sait que la Chine a doublé ses réserves en Or durant les dix dernières années, et qu’elle se place maintenant dans la liste des pays ayant les plus grandes réserves, ou qui dépassent au moins les 1000 tonnes du-dit métal, comme : la Suisse, la France, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis. Il est fort probable que l’approvisionnement de ce métal, avec le concept du Renminbi soit un plan d’attaque pour faire chuter le Dollar afin que ce dernier finisse d’avoir le monopole sur les transactions qui s’organisent au niveau mondial.

Les Etats-Unis et l’Europe essayent de maintenir le prix de l’Or sous contrôle et de ce fait, le diminuent, pour ainsi faire de leur papier une monnaie internationale. Il est donc logique de penser que l’idée que d’autres pays investissent dans l’Or – au lieu d’investir dans le
Dollar ou l’Euro – leur déplaise. Tenir le prix de l’Or en laisse, telle est la stratégie utilisée par ces deux colosses économiques pour que le Dollar reste toujours LA devise de réserve internationale par excellence.

Le premier pas fut celui de la Chine, auquel s’ensuivirent celui de tant d’autres pays qui s’approvisionnèrent d’une quantité non négligeable de ce métal si brillant.

Les grands gouvernements qui ont monopolisé le marché durant tout ce temps craignent l’Or, et préfèrent alors le garder en vue et le contrôler, parce qu’ils savent qu’il peut être un ennemi puissant qui peut leur faire beaucoup de mal.

« Ne mettez pas votre confiance dans l’argent, mais mettez votre argent en confiance. » (O.W.Holmes), mettez-le dans l’Or.

Budget 2012 : l’or grand gagnant de l’épargne des Français

Vendredi, octobre 28th, 2011

Le gouvernement a présenté le 28 septembre dernier le Projet de Loi et de Finance (PLF) 2012, un projet placé sous le signe de la rigueur. L’objectif du gouvernement avec ce PLF est de respecter ses engagements de réduction du déficit public de la France. Pour ce faire, pas de miracle, le gouvernement prévoit de couper dans les dépenses et d’augmenter les recettes. Cela sera-t-il suffisant ? Nous avons quelques raisons d’en douter, surtout après les décisions peu enthousiasmantes du énième sommet de la zone euro, mercredi 26 octobre dernier, pour sortir de la crise…

Un budget plombé par la dette
Le premier poste de dépenses en 2012 sera le remboursement des intérêts de la dette. En 2011, la dette publique de la France devrait représenter 85,4% du PIB. Elle est plus élevée que prévu, notamment en raison des aides apportées à la Grèce, au Portugal, et l’Irlande, les Etats fragiles de la zone euro. Les prêts alloués par la France à ces pays, moins remis en cause par les Français que les économies faites par exemple sur le budget de l’éducation nationale, sont pourtant nettement plus nocifs.

Aux second et troisième postes de dépenses, suivent les budgets pour l’enseignement scolaire et la défense.

Le premier poste de dépenses en 2012 sera le remboursement des intérêts de la dette. En 2011, la dette publique de la France devrait représenter 85,4% du PIB. Elle est plus élevée que prévu, notamment en raison des aides apportées à la Grèce, au Portugal, et l’Irlande, les Etats fragiles de la zone euro. Les prêts alloués par la France à ces pays, moins remis en cause par les Français que les économies faites par exemple sur le budget de l’éducation nationale, sont pourtant nettement plus nocifs. Aux second et troisième postes de dépenses, suivent les budgets pour l’enseignement scolaire et la défense.

Côté recettes, le plan d’austérité mis en place dégagerait une enveloppe de 11 milliards d’euros. La mise en place de nouvelles recettes fiscales et la suppression de niches fiscales pour les entreprises comme pour les particuliers devraient représenter le principal poste d’économie. D’autres mesures d’économies, représentant 1 milliard d’économies, sont encore à déterminer mais ne devraient pas s’éloigner des mesures déjà mises en place ces dernières années :

- compression des dépenses de fonctionnement et d’intervention comme le RSA,
- gel des dotations aux collectivités locales,
- gel des salaires des fonctionnaires,
- suppressions de postes,
- non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite.

Avec ce PLF, le gouvernement souhaite contenir les déficits, en accord avec le seuil fixé par les traités européens (5,7% du PIB en 2011, à 4,5% en 2012 et 3% en 2013), sans tuer la croissance (1,75% en 2011 et 2012).

Le budget 2012 est débattu depuis le 18 octobre à la commission des finances de l’Assemblée nationale et au Sénat et devra être voté avant le début de l’année 2012. Mais, quel que soit le résultat des élections présidentielles de 2012, le budget tel qu’il a été présenté a peu de chance d’être mis en œuvre tel quel. Il sera sans doute soumis à des modifications en fonction de plusieurs paramètres, nationaux et mondiaux : élections 2012, crise de la zone euro, notation de la France, crise systémique du monde de la finance… Un budget à titre indicatif donc, qui selon  Jacques Atali , est à refaire.

Accéder à la présentation du projet de loi de finances

Des pansements sur une jambe de bois
Etat, entreprises, ménages, avec le Projet de Loi et de Finance 2012, tout le monde est mis à contribution ! Mais ces efforts supplémentaires ne suffiront pas à réduire la dette.
La dette a dépassé les 1 700 milliards d’euros, 130 milliards de plus chaque année. Et cela va en s’accroissant. Avec les 12 milliards d’économies prévues, le Projet de Loi et de Finance 2012 parviendra tout au plus à permettre d’économiser l’équivalent d’un mois de ce découvert faramineux, sans pour autant stopper l’hémorragie. A la fin de l’année 2012, au déficit annuel de l’Etat et à la dette croissante, s’ajouteront de nouveaux intérêts de la dette : 50 milliards d’euros.

L’avis du spécialiste économique d’AuCOFFRE.com (Charles Sannat)
Comment payer cette dette et renflouer les caisses de l’état ? Existe-t-il des solutions pour endiguer ou tout du moins limiter cette dette qui pèse si lourd ?
«  Il y a les politiques de rigueur, la solution qu’a choisie le gouvernement pour 2012, mais elles impliquent une baisse du pouvoir d’achat, de la consommation et de l’investissement, ces politiques risquent d’entraîner la déflation, qui ne fera qu’aggraver le déficit. Un plan de relance, qui coûterait cher à l’Etat, sans relancer durablement l’économie ne paraît pas non plus la solution adéquate. Et que dire de la monétisation, qui mènerait tout droit à l’inflation ?
Quelle que soit la solution adoptée, il faudrait réduire les dépenses de 1 000 milliards d’euros. Avec les solutions proposées par le gouvernement et malgré l’augmentation des taxes, cela est tout simplement  irréalisable. »
Visionner la dette publique française sur Slate.fr  : « La dette publique française haute comme l’Arc de Triomphe« 

Gauche ou droite : seul l’emballage marketing change
Quel que soit le parti en place après les élections de 2012, aucun ne pourra faire de miracles avec le boulet de la dette souveraine.
Pour le moment, la proposition de budget 2012 du gouvernement résonne plus comme une promesse électorale qui, malgré une austérité annoncée, aura bien du mal à être tenue. La croissance, qui est déjà nulle, risque d’être négative, entraînant dans son sillage une augmentation critique du chômage et un appauvrissement de l’épargne.
Le budget 2012 annoncé vous semble austère ? Le budget effectif risque de l’être plus encore! Car ce sont bien les économies des entreprises et des travailleurs, nos impôts, qui encore une fois, vont renflouer les caisses vides de l’Etat et des banques. L’Etat taxe le seul argent réel  et encore disponible : celui qui est produit et dépensé par les Français. Nul doute que notre travail, tout comme notre consommation, seront taxés au prix fort. Malgré les promesses de ne pas augmenter la TVA, la crise ne donnera pas le choix au gouvernement en place !
La politique, inféodée aux banques, et les banques, affamées par la dette, ne feront qu’accroître cette dette pour s’en nourrir. Quel que soit le parti en place, la méthode de spoliation au profit des banques sera donc la même : seul le packaging de communication changera.
Lire l’article publié sur latribune.fr : « L’austérité comme seule réponse au défi de la dette souveraine« .

L’épargne des Français est en danger, investissez dans l’or !
Votre épargne est en danger ! Il n’y a qu’à lire la lettre ouverte de Xavier Botteri, qui propose de réduire la dette souveraine en se servant sur l’épargne des ménages Français, pour se rendre compte que votre argent ne dort pas en sécurité dans les coffres des banques ! Si ce scénario a peu de chance de se réaliser, l’Etat peut néanmoins et très facilement baisser les taux d’intérêt des comptes épargnes des Français. Comptes livret et assurances vie continueront, c’est certain, d’être de moins en moins rémunérateurs.
De plus, en ponctionnant à outrance l’argent des travailleurs, l’Etat offre peu d’alternatives aux Français pour maintenir leur niveau de vie. Non seulement les Français ne pourront plus épargner, mais ils seront, au-delà de ça et en cas d’inflation, obligés de piocher dans leur épargne.
Pour se protéger de l’échec annoncé du budget et des dangers qui pèsent sur votre épargne, une seule solution : l’investissement dans l’or. Comme l’explique Alan Greenspan, président de la Banque Centrale américaine de 1987 à 2006, « À part l’étalon or, il n’existe aucun moyen de préserver l’épargne de l’inflation, l’or protège la propriété». L’or est le seul actif qui se comporte bien en cas d’inflation ou de déflation et a toujours et sera toujours épargné par la crise.

De l’or sous l’imperméable.

Vendredi, octobre 28th, 2011

Pièces en or de 50 pesos mexicains

C’est malheureusement une histoire somme toute banale que le journal Sud-ouest nous a raconté hier, jeudi 27 octobre. Celle d’un homme en imperméable qui, en se découvrant, laissait apparaître une cinquantaine de pièces en or, des 50 pesos mexicains. Toutes fausses mais ça, évidemment, on ne l’a su qu’après…

La brigade de recherches de Libourne, sous les ordres du capitaine Patrick Roy, avait pour objectif, depuis quelques mois déjà, de démanteler un commerce illicite de pièces d’or mexicaines. Rôdant dans la ville, ces hommes proposaient aux détenteurs de capitaux inquiets pour leur avenir, d’investir dans des pièces d’or « authentiques ». En fait, elles étaient coupées au tungstène (qui a la même densité que l’or) et recouvertes d’or. C’est ainsi que quelques Libournais se sont fait avoir par cette promesse contrefaite. Normal, en cette période de crise, l’or est plutôt un doux refuge financier. L’arnaque n’est pourtant pas nouvelle.

Mais ce qu’il y a de plus ironique dans cette situation, c’est certainement l’arrestation du vendeur, de son complice mais surtout de l’acheteur qui se trouvait être un ancien vendeur. Cet escroc girondin, bien connu des services de police, comptait acheter 50 pièces d’or d’une valeur initiale de 1500 euros vendues à moitié prix.

Ayant flairé une belle opportunité, les arnaqueurs de pièces d’or occupent le marché avec des prix qui devraient éveiller la suspicion.

Lorsque l’on veut investir dans l’or pour épargner sans risque, il est donc important de savoir à qui s’adresser. Les professionnels vous proposeront des pièces authentiques, certifiées et expertisées.

Euro : nuit blanche pour journée noire

Jeudi, octobre 27th, 2011

Prix euros en francs

Conversion des prix euros en francs

Comme prévu, on ne peut pas dire que le sommet de la zone euro ait remporté un grand enthousiasme, ni une adhésion forcenée de toutes parts. Le prix de la compétitivité coûte cher et va continuer de coûter très très cher… Tout ça pour sauver la monnaie unique : un bout de papier qui finira chiffonné sur un coin de trottoir, sans que personne ne prenne la peine de le ramasser.

Comment l’Euro s’est fait « enfler »
La crise de la zone euro est avant tout la crise d’une monnaie papier, l’euro, qui a voulu rejoindre la cour des grands et se retrouve ballotée entre le dollar et le yuan qui jouent au flipper monétaire avec elle. En effet, les Etats-Unis et la Chine ne jouent pas le jeu des taux de change flottant en dévaluant sans cesse leurs devises. Ainsi le yuan et le dollar sont actuellement compétitifs pour l’exportation des richesses des pays qui les émettent, mais l’euro lui, ne l’est pas. Ce déséquilibre artificiel provoqué notamment par l’émission massive de billets de la part des pays « tricheurs » maintient l’euro à un taux trop élevé… Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Retour sur l’histoire d’une monnaie pas unique dans son genre…
La vocation d’une monnaie unique était une bonne initiative à la base, à condition de ne pas avoir une économie à plusieurs vitesses… L’Europe, faite de disparités économiques et culturelles, aurait eu besoin d’une gouvernance économique unique, d’une seule entité interlocutrice pour les échanges internationaux, de faire les choses par palier, peut-être avec un système de monnaie double (une nationale, une internationale), comme en Chine, plutôt que d’imposer une monnaie que nous n’avons pas choisie, en hissant les prix de consommation courante vers le haut et laissant ainsi les pays les plus économiquement faibles exsangues.

En devenant la monnaie officielle de 11 Etats européens le 1er janvier 1999, l’Euro s’est imposé de façon brutale et dictatoriale : c’est l’histoire de la monnaie-papier qui se répète. Personne n’a eu le choix, tout le monde a râlé mais n’a rien pu faire quand la laitue est passée de 3F à 1,50€, le lait de 0,90 centimes à 5,90€, etc.

Le problème de l’Euro est un problème de monnaie-papier-dette
Depuis l’imposition coercitive (désolé d’être redondant mais c’est pour mettre en lumière un fait pourtant aveuglant) de la monnaie papier comme monnaie d’échange au détriment de l’or, les Etats nous ont privé de liberté : la liberté d’avoir une contrepartie tangible à ce qui peut, à tout moment, être dévoré par le temps et par les mites ! On retrouve des pièces d’or datant de 3000 ans, pourquoi nous avoir imposé du billet ? Comment avoir confiance dans une monnaie dont on sait que tôt ou tard – contrairement à l’or – elle périra ?

Le drame qui se noue autour de l’euro est celui de toutes les monnaies papier : un gage de remboursement avec de l’argent que l’on ne possède pas (oui car les monnaies ne sont plus adossées à une contrepartie or…). Qu’il s’agisse de la Banque Centrale Européenne, de la FED ou de la banque centrale chinoise, aucune ne met « ses billets à l’abri de la pourriture, maladie congénitale de toutes les monnaies papiers », pour reprendre une expression de le professeur d’économie Antal Fekete (in « Le retour au standard or », 2011).

Taxe « sodas : le gouvernement multiplie les « rustines » fiscales

Jeudi, octobre 27th, 2011

Tout cycliste sait parfaitement qu’il est inutile de multiplier les rustines quand le pneu éclate. Pourtant, c’est ce que fait le gouvernement face à l’explosion des déficits et de la dette – qui dépasse désormais les 86% du PIB – en espérant que cela permettra de préserver le AAA de la France, du moins jusqu’aux prochaines élections.

Le budget 2012 en est truffé. C’est ainsi que vendredi dernier, après de multiples revirements, une taxe « sodas » a été votée, inaugurant une nouvelle génération de taxation nutritionnelle en France, au nom par ailleurs de la lutte contre l’obésité. Les pouvoirs publics prétendent avoir fait d’une pierre deux coups, sur le plan fiscal et celui de la santé publique.

Or, il s’agit d’un coup d’épée dans l’eau. La nouvelle taxe est aussi inefficace pour réduire les problèmes d’obésité que pour ralentir le dérapage des finances publiques.

En effet, taxer les sodas, ne permet pas de réduire le poids de la population. En dépit de décennies de taxation, les États-Unis – où une telle taxe existe depuis au moins 1920 et où plus de deux tiers des États américains la pratiquent – sont pourtant le pays au monde où les personnes obèses sont proportionnellement les plus nombreuses. Selon les études, la taxe « sodas » débouche sur des résultats négligeables en matière de réduction du poids des consommateurs. Ces derniers – notamment les jeunes – se mettent à consommer des boissons non taxées mais plus caloriques, à l’image des jus de fruits ou le lait !

D’autre part, la taxe est une « goutte dans l’océan » des déficits. Ses recettes anticipées (même après le doublement de la taxe, soit 250 millions d’euros) ne représenteraient ainsi qu’environ 0,2% de l’ensemble des déficits publics et 0,015% de la dette cette année. Sans parler qu’une bonne partie part en fumée déjà pour des aides aux agriculteurs nouvellement créées…

Ce n’est pas ainsi que le gouvernement sauvera le AAA de la France. Cependant, si nous ne voulons pas que notre cassoulet ou foie gras se retrouvent également taxés un jour, il faut s’opposer à ce nouveau type de taxation nutritionnelle. C’est bien l’Etat qu’il faut « mettre au régime » ! Depuis plusieurs décennies, son tour de taille n’a cessé de gonfler.

Par Valentin Petkantchin
Chercheur à l’Institut économique Molinari et auteur d’une étude sur l’inefficacité de la taxe sodas.

Le monde financier en pleine crise de foi

Mercredi, octobre 26th, 2011

Le Vatican à la rescousse de l'économie

Le Vatican à la rescousse de l'économie mondiale

Le sujet pourrait faire sourire : le Vatican propose une « Autorité publique universelle » pour réguler les institutions financières qui subissent de plein fouet la crise. Une « banque centrale mondiale » viserait aussi à éviter la guerre entre les monnaies. Si l’Eglise s’en mêle, c’est que la gravité de la situation atteint des sommets…

La monnaie, comme dieu, ne repose que sur la foi
Si l’or possède une valeur qui lui est propre et qui repose entre autre sur sa rareté et ses caractéristiques exceptionnelles (c’est bien pour cela qu’il sert de monnaie de change depuis 3000 ans environ…), la monnaie papier ne repose que sur la confiance, plus exactement sur la valeur que l’Etats émetteurs de leur monnaie veulent bien lui accorder. Le système des taux de change flottants rend hyper instable le système monétaire actuel, qui était bien plus stable quand il reposait sur des réserves d’or réelles. L’argent est donc bien une question de foi, c’est le nouveau dieu que jalouse l’Eglise, les églises, qui prêchent pour leur paroisse, pour un dieu tellement plus juste et généreux…

C’est pour cette raison que le Vatican a publié un document de 18 pages intitulé « Pour une réforme du système financier international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle ». L’objectif : lutter contre « l’idolâtrie du marché » et « l’idéologie néo-libérale » qui créent de la misère en appauvrissant les plus démunis.

Chez l’loretlargent, si l’on trouve l’idée d’une gouvernance économique mondiale calquée sur le modèle de l’ONU intéressante, on se demande dans quelle mesure cette autorité serait vraiment indépendante. Certes, « Le monde a besoin « d’un corpus minimum, partagé, de règles nécessaires à la gestion du marché financier mondial » indique le document. Mais on se permet de douter de l’impact d’une telle proposition sur les marchés… A moins que le Saint-Siège ne négocie des places pour les traders au paradis ? Non, ils risqueraient de spéculer dessus !

Document du Vatican (en italien)

L’assurance-vie n’est pas une garantie en or

Mardi, octobre 25th, 2011

C’est septembre noir pour les assurances-vie, comme le titrent de nombreux quotidiens ce matin. L’histoire se répète hélas, en plus grave. Refroidis par la crise, les Français ont retiré massivement l’argent placé dans leur assurance-vie. Pour la première fois depuis 2008, les retraits ont été supérieurs aux dépôts. Le « placement préféré des Français » serait-il en pleine crise de foi ?

Mise à mort annoncée de l’assurance vie
Sur loretlargent.info, nous n’avons eu de cesse d’inciter les épargnants à se méfier de ce genre de produit dont les rendements ne sont pas sûrs et qui ne sont pas aussi garantis par l’Etat qu’on voudrait le croire.

La collecte réalisée en septembre – qui n’est d’ordinaire pas le pire mois pour les assureurs – s’est révélée bien inférieure (9,7 milliards d’euros) au montant des prestations versées (11,5 milliards d’euros). Une décollecte de 1,8 milliard d’euros qui « ne remet pas en cause l’attrait des épargnants pour ce placement garanti, dont la rémunération reste attractive» : le président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) Bernard Spitz a beau se montrer rassurant, le « placement préféré des Français » a pris du plomb dans l’aile ! Ce qui est plutôt bon signe, car cela montre que les Français ont compris, eux, la leçon depuis 2007 et qu’ils sont bien informés. Plutôt que de prendre le risque de tout perdre, nos épargnants aguerris ont décidé de mettre leur argent ailleurs. Mais où ?

Comment transformer l’argent de son assurance-vie ?
La plupart des clients privilégient encore les comptes livrets, en particulier le livret A qui offre de bonnes garanties et un rendement en hausse ces derniers mois. Oui enfin, jusqu’à ce que pour ces produits aussi les garanties soient moins certaines…

D’autres clients plus avertis, bien renseignés, ont semble-t-il de bons réflexes. Aujourd’hui même, je discutais avec un numismate renommé de Bordeaux qui me disait qu’une partie de sa clientèle s’était renouvelée ces mois derniers. Une clientèle de seniors qui ont justement retiré l’argent placé dans leur assurance-vie pour le placer dans l’or (à hauteur de 50 000/100 000 euros). L’argent placé dans l’or reste liquide et si c’est un placement qui ne « rapporte rien », il ne risque pas de disparaître avec les banques, lui.

Le serpent monétaire se mord la queue !

Lundi, octobre 24th, 2011

La zone euro prisonnière d'un système

Le serpent monétaire se mord la queue

Sarkozy et Merkel sont à la solde des banques, ou plus exactement à la solde de la monnaie papier. Que ne ferait-on pas pour soutenir la monnaie unique sous le prétexte fallacieux d’une cohésion de façade ? Les décisions peinent à aboutir en vue d’un inéluctable effondrement, qui n’arriverait pas si les monnaies étaient encore adossées à l’or.

Un pare-feu qui coûte un bras
Le président Sarkozy et la chancelière Angela Merkel tiennent la zone euro à bouts de bras. En juillet dernier déjà, nous vous annoncions « le sommet de la zone euro, chronique d’une mort annoncée ». On prend les mêmes et on recommence : l’accord entre les deux locomotives de l’Union Européenne n’était pas flagrant dimanche dernier, pourtant les deux chefs d’Etat ont fini par aboutir péniblement à un plan de recapitalisation des banques de 108 milliards d’euros. L’objectif : éviter l’effet de contagion à l’Italie et à L’Espagne. De leur côté, les pays sur la sellette doivent rendre des comptes et mettre en place des programmes de croissance et de réduction de dette.

Pour l’instant, l’idée de transformer le Fonds européen de stabilité financière est abandonnée. D’autre part, des accords n’ont pu être trouvés quant aux modalités techniques de ce plan de sauvetage. Aucune « vraie » décision n’a été prise lors de cette pré rencontre qui visait surtout à marquer des accords sur une stratégie commune entre la France et l’Allemagne. On en saura plus mercredi, quand aura lieu le sommet de l’Union Européenne avec les dirigeants des pays membres, mais que peut-on espérer d’une rencontre où ce sont les banques qui tirent les ficelles des marionnettes politiques ?

Un pansement sur une jambe de bois
La solution de recapitalisation des banques n’est hélas qu’une « mesurette » qui ne fait qu’entretenir la crise systémique. Remember, l’injection de capitaux dans les banques des pays menacés par la dette souveraine était la solution « miracle » trouvée en 2007/2008, juste après la première crise. Pour replonger 4 ans plus tard dans un écueil encore plus profond que le précédent. Jusqu’où ? Le problème existe depuis qu’il a été décidé par le gouvernement Nixon en 1971, à la sauvage et sans aucune concertation, que l’or n’avait plus aucun rôle à jouer dans l’équilibre des monnaies, devenant par là même une pièce de collection un peu vieillotte, une relique de musée…

Un retour à l’or pour sortir de la crise ?
La stratégie de la dette est le nouveau moyen trouvé par les banques (créatrices de monnaie) pour faire de l’argent. De crédits en promesses de remboursement, on crée de l’argent qui n’existe pas et ne repose sur rien. Parmi les solutions évoquées à la sortie de crise, un retour aux monnaies nationales cohabitant avec l’euro est de plus en plus souvent envisagé. C’est une bonne piste à condition que le Franc, le Deutschemark et les autres anciennes devises européennes soient fixées sur des réserves d’or. L’or jouerait plus que jamais son rôle d’étalon en ce moment mais ne serait envisageable qu’avec un système de chambre de compensation.

Sommet du G20 : Pourquoi il ne changera rien ?

Vendredi, octobre 21st, 2011

LE G20 fait son cinéma à Cannes

Les 3 et 4 novembre prochains la France aura « l’honneur » d’accueillir à Cannes le Sommet du G20 2011. Ce Sommet qui rassemble les puissants de ce monde (il est composé des membres du G8 , de dix pays émergents ainsi que du Président du Conseil européen qui représente l’Union Européenne) vise à « faciliter la concertation internationale en matière économique ».
Le Sommet 2011 viendra clore la Présidence française du G20, celle-ci avait pris les rênes de l’organisation en novembre 2010.

Un parfum de crise

Ce Sommet du G20 aura lieu dans un contexte pour le moins particulier au vu de la situation économique mondiale et de la crise financière qui fait rage en Europe. Il est certain que l’avenir de la Grèce et le spectre de la dette seront au centre de toutes les préoccupations.
Le Sommet 2011 est donc très attendu et une certaine pression pèse sur les épaules des dirigeants. La Chine et les Etats-Unis exigent des réponses et des solutions de la part de l’Union Européenne. La France et l’Allemagne, en leur qualité de « leaders européens », ont obligation de résultats pour enrayer la crise de la zone euro.
Sur le papier le Sommet du G20 est pavé de bonnes intentions, la France s’était imposée un cahier des charges pour le moins ambitieux pour son année de Présidence. Au menu des priorités fixées par la France en 2011 on retrouve ainsi la réforme du SMI (Système Monétaire International) et le renforcement de la régulation financière. Le contexte économique actuel ne permet pas de réellement attester de l’efficience de ces réformes… Alors ce Sommet du G20 serait-il le Sommet de la dernière chance pour le duo franco-allemand ?

En apparence les politiques semblent mettre beaucoup de bonne volonté et ne cessent de mettre en avant l’importance de l’évènement. C’est donc tous ensemble qu’ils souhaitent apporter une solution à la crise que traverse actuellement le monde économique. Idéalement l’objectif serait de travailler à la réforme du système monétaire international et de renforcer les « filets de sécurité financière pour les pays confrontés à la volatilité des flux internationaux de capitaux ». En façade les Etats font front commun face à la crise mais qu’en est-il réellement ?

20 pays et autant d’intérêts divergeants

Le G20 regroupe, comme son nom l’indique, 20 pays et c’est donc autant d’intérêts individuels et enjeux économiques différents. Il est certain qu’une solution satisfaisant l’ensemble des acteurs ne pourra être trouvée. Il devient donc important d’instaurer une gouvernance économique : L’Euro ne pourra être maintenu sans une économie commune au sein de la zone euro. Le Sommet a donc plus l’allure d’un débat dans lequel chaque intervenant souhaite imposer sa solution qu’une grande messe collaborative dans laquelle les Etats sont fédérés pour une cause commune comme on voudrait nous le faire croire. Le G20 est donc un grand jeu d’influence où chacun défend avant tout ses intérêts personnels : on veut trouver une solution mais on n’est pas prêt à faire toutes les concessions.
D’autant que contrairement à ce que veulent nous faire croire les politiques, les Etats n’ont pas les coudées franches en termes de décisions économiques.

Le G vain ?

Concrètement, les Etats peuvent-ils trouver un accord pour sauver le marché ? Peuvent-ils introduire de la régulation ? De quels moyens disposent-ils ? En ont-ils réellement le pouvoir ?
Il est important de comprendre ici que les Etats sont instrumentalisés, qu’ils sont prisonniers d’un système dans lequel ils ne sont que des pantins et que les véritables marionnettistes ne sont autres que les banques.
Les politiques sont clairement inféodés aux banques, soumis aux institutions financières dont elles sont totalement dépendantes. Le monde ne traverse pas seulement une crise économique mais bel et bien une crise systémique. Les banques possèdent plus de pouvoir que les Etats, ce sont elles qui régissent l’économie mondiale et la société : c’est tout un système qu’il faut remettre en cause. Il est indéniable que depuis que ce sont les banques qui créées les monnaies et non les Etats, ce sont elles qui détiennent le pouvoir économique. Du coup il est évident que le G20 ne révolutionnera pas l’ordre économique mondial. La seule solution actuellement consiste à recapitaliser les banques, mais pour combien de temps ? Cela n’est pas viable et suffisant sur le long terme (une recapitalisation ayant déjà eu lieu en 2008 pour les résultats que l’on sait).
Alors en effet, nationaliser les banques constituerait vraiment une solution efficace pour enrayer cette crise et permettre à l’Etat de reprendre réellement le contrôle de l’économie mais les Etats ne semblent aujourd’hui pas capables de prendre une telle décision.
Le simple fait de recapitaliser les banques atteste cette crise systémique : les banques sont dans l’impunité totale, elles ne sont pas régulées et ne sont pas « régulables ».
Réguler les banques signifierait pour elles de faire moins de profits, or les banques sont dans un système concurrentiel et elles sont donc obligées de faire du profit.

La taxe Tobin : pour un semblant de régulation ?

La grande tendance de cette saison c’est le retour de la taxe Tobin. La taxe sur les transactions financière est clairement à la mode, la Chancelière allemande, Angela Merkel, en a d’ailleurs fait son cheval de bataille ces derniers mois.
La taxe Tobin n’est autre qu’une taxation des transactions monétaires internationales afin de ne plus inciter à la spéculation à court terme. C’est donc un frein à la spéculation et son faible taux (de 0,05% à 1%) ne découragerait pas les transactions non-spéculatives.
Concrètement la mise en place d’une telle taxe est-elle envisageable ? Et permettrait-elle de réguler les transactions financières ?
Angela Merkel, elle, le croit et elle a d’ailleurs annoncé faire la proposition de l’adoption d’une telle taxe (une alternative à la taxe Tobin) au Sommet du G20.
Il est certain qu’une telle proposition ne va pas faire l’unanimité auprès des membres de l’organisation. D’une part l’adoption d’une taxe sur les transactions financières ne correspond pas, idéologiquement parlant, à une économie libérale. La Chancelière allemande risque ainsi de se heurter au refus catégorique des Etats-Unis qui ne souhaitent pas voir apparaitre une telle taxe qui va à l’encontre de leurs « principes économiques ».
D’autre part la fiabilité et l’efficacité d’une taxe sur les transactions financières ont déjà par le passé été remises en cause. Ainsi, en 2009, Dominique Strauss-Khan s’était prononcé défavorable à l’adoption d’une telle taxe au Royaume-Unis. L’ancien directeur général du FMI avait ainsi évalué qu’une taxe sur les transactions financières serait inefficace du fait que ces transactions soient très difficiles à mesurer et qu’une telle taxe serait très facile à contourner.
La situation s’annonce donc complexe pour la Chancelière allemande qui va devoir faire force de persuasion pour faire adopter sa proposition… Mission impossible ?

La Révolution n’est pas en marche…

Il est clair que si le G20 continue de capitaliser les banques, l’économie mondiale va réellement se tirer une balle dans le pied (or cela risque fort d’être la solution adoptée le 4 novembre prochain). On va donc continuer à entretenir la crise systémique et ainsi faire gonfler la dette.
On peut envisager que Lehman Brothers n’était pas un cas isolé en 2008 et que d’autres banques suivront sans doute le même chemin. De plus il y a fort à parier qu’après l’échec du Démocrate Barack Obama on assiste au retour des Républicains et donc l’arrivée d’un néo-libéralisme encore plus cynique.
Quelle serait la solution ?
Assurances vie, épargnes, actions tout doit disparaître ou être fortement taxé ! Il est clair que les produits bancaires sont en péril si les banques ne sont pas nationalisées. Le Québec a su récemment prendre cette décision en nationalisant les banques et cela s’avère être une excellente solution et un plan de relance on ne peut plus efficace en repartant sur des bases économiques beaucoup plus saines.
Les produits bancaires n’étant pas des valeurs sûres, que reste-t-il ?
Il reste l’immobilier évidemment mais celui-ci ne constitue pas un bien liquide. Mais il reste aussi et surtout l’or, le survivOR, la seule véritable valeur refuge, toujours présente en temps de crise et qui est une véritable monnaie d’échange.
Concrètement si les politiques ne peuvent pas prendre les bonnes décisions et protéger le peuple, ce sera au peuple de s’y préparer !

Gestion de patrimoine et or : les conseils de Thierry Faure

Vendredi, octobre 21st, 2011

Thierry Faure, responsable de clientèle

Actuellement, 80% du patrimoine des Français est investi dans l’immobilier qui selon la courbe de Friggit (évolution actuelle du prix de l’immobilier par rapport aux revenus des Français) n’est pourtant pas le marché le plus rassurant qui soit. Le pouvoir d’achat immobilier reste très bas actuellement. En outre, un bien immobilier est peu liquide, contrairement à l’or physique.

Selon Thierry Faure, l’assurance-vie reste un bon placement car « les rendements sont sûrs et garantis par l’état », mais la législation est en train de changer. « C’est intéressant dans une problématique de succession, et quand on a bien avancé dans la vie ». Autant dire que chez l’or et l’argent, nous avons notre avis tout fait sur la question et pour nous, l’assurance-vie n’est pas le placement le plus sûr qui soit actuellement.

Si notre conseiller en banque privée a moins peur de la solvabilité des banques de que de celle des assureurs, nous sommes en droit de douter avec un exemple comme Dexia (la première de la liste ?). Certaines banques sont quand même très exposées à la dette grecque pour avoir contracté des prêts toxiques. Il n’y a qu’à voir les mauvais résultats des actifs bancaires lundi dernier : BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole sont sur la sellette. A ses clients, Thierry Faure conseille de bien choisir sa banque en ce moment, de s’orienter vers celles qui, comme le Crédit Mutuel, ne sont pas cotées en bourse.

Quid de la répartition du patrimoine dans l’or ?
Sur ce point aussi, nous marquons un léger désaccord. Notre conseiller estime que seulement 5 à 10% du patrimoine doivent être placés dans l’or, dont au moins la moitié dans l’or physique. Notre position est différente sur plusieurs points : pour nous, l’or papier ne vaut pas mieux que n’importe quelle action boursière, avec un risque de perte réel. En revanche, nous nous rejoignons sur la problématique de la livraison effective en cas de crise : si tout le monde venait à réclamer ses parts d’actions en contrepartie physique, il risquerait d’y avoir un sérieux problème… Mais concernant la proportion du patrimoine réservé à l’or, de l’ordre de 5 à 10%, cela nous paraît un peu léger !

Nous chez l’or et l’argent, nous défendons une répartition bien supérieure du patrimoine dans l’or, à hauteur de 30 voire 50% du panier. Car en cas de faillite des banques par exemple comme nous le craignons, que couvrirait 5 ou 10% de son patrimoine placé dans l’or ? Rien.

Se faire livrer de l’or chez soi : mauvaise idée !

Jeudi, octobre 20th, 2011

Certaines sociétés peu scrupuleuses de vente et d’achat d’or n’hésitent pas à faire livrer de l’or chez leurs clients par voie postale. Le risque de perte, de vol ou d’erreur d’adresse de livraison est réel, la preuve avec ce bijoutier de Rochefort qui s’est fait livrer un lingot le mois dernier et qui n’en a pas vu la couleur…

Cela s’est passé en septembre, à Rochefort, ou plutôt cela ne s’est pas passé ! Un bijoutier de la ville commande un lingot qu’il comptait se faire remettre par voie postale. Or, comme cela arrive hélas trop souvent, le livreur s’est trompé d’adresse ! Compter sur l’honnêteté de la personne indûment livrée relève complètement de l’utopie, surtout en ces temps de crise et avec un cours de l’or qui n’a pas fini son ascension…

Qui rendrait un colis à 30 000 euros ?
Dans les faits, le livreur n’a pas voulu s’encombrer de principes ni du colis, en le déposant tout simplement dans la boite aux lettres d’un commerce voisin… C’est pourtant une jeune femme honnête qui, ayant récupéré le lingot livré par erreur, n’a pu s’empêcher de le garder pour le donner à ses frères. Tentant, quand on sait que la valeur du lingot était de 21 000 euros et qu’il était accompagné de 9000 euros de Souverains !

L’or n’est pas à l’abri chez vous
Le bijoutier, inquiet de ne pas recevoir sa commande, a vite alerté la police qui a heureusement mené son enquête et a pu ainsi remonter jusqu’à la boutique voisine, faisant avouer la jeune femme. Bien essayé ! Pour cette fois, le bijoutier a eu de la chance, mais la livraison d’or par voie postale est extrêmement risquée, surtout en ce moment. Mieux vaut miser sur une garde au coffre assurée par des professionnels, car l’or gardé chez soi n’est pas en sécurité, même dans un coffre-fort personnel. En témoignent l’augmentation nette des cambriolages chez les particuliers avec séquestration et les vols de coffre-fort.

Un gestionnaire de patrimoine contrarien, ça existe !

Mercredi, octobre 19th, 2011

Plus exactement un responsable de clientèle dans une banque privée, qui conseille à ses clients de placer une partie de leur patrimoine dans l’or, c’est assez rare pour le souligner. L’or et l’argent se devait donc de lui accorder une interview.

Après des études à l’Ecole supérieure de Commerce de Toulouse et une expérience professionnelle dans la gestion de patrimoine et dans le droit immobilier, Thierry Faure a publié un livre qui fut sa thèse professionnelle « L’investissement dans l’or, outil optimal de diversification patrimoniale pour une clientèle haut de gamme ». Il est actuellement Responsable de Clientèle Privée & Conseil Patrimonial, dans une banque privée européenne.

Etre pro or physique lorsqu’on est dans la finance actuellement, c’est aller à l’encontre du courant, c’est un acte de contrarien ! Quand je demande à Thierry Faure sur le ton de la plaisanterie s’il n’a jamais rencontré de problème dans son métier du fait de sa position sur l’or, il me répond que si, en tant qu’étudiant du moins. Son Responsable de Mastère Spécialisé a même émis de très sérieux doutes qui ont failli lui valoir un refus sur son sujet sur l’investissement dans l’or. Heureusement, il a pu finir par en faire sa thèse professionnelle et même un livre. C’est dire si le sujet est extrêmement polémique : conseiller à des clients de placer une partie de leur patrimoine dans une « relique barbare qui ne dégage pas de richesse » et ne rapporte rien à son banquier, pensez donc !

4 bonnes raisons d’investir dans l’or
Pour Thierry Faure, l’or est avant tout un bon actif de diversification, la règle d’or étant de ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. En outre, la fiscalité est avantageuse car l’or bénéficie d’une exonération de taxes au bout de 12 ans de possession. « Troisième raison de s’intéresser à l’or, c’est que depuis peu, on peut réaliser des plus-values réellement intéressantes à la revente » ajoute-t-il (pour nous chez l’or et l’argent, cela fait des années !). Enfin, c’est une des rares valeurs qui sécurise l’épargne. En ces temps de crise et d’instabilité des marchés boursiers, rares sont les valeurs vers lesquelles on peut trouver refuge.

Voilà les points que nous partageons avec Thierry Faure. Dans un prochain article, il nous parlera de la répartition du patrimoine, des autres valeurs refuge et de la proportion idéale réservée à l’or… Et là nous serons moins d’accord !

Les dangers de l’assurance vie – la conférence en audio

Mercredi, octobre 19th, 2011

L’assurance vie c’est quoi ?

  • Le placement préféré des français
  • Environ 1 500 milliards d’euros épargnés par les français à travers ce placement
  • Une fiscalité qui reste encore et restera avantageuse
  • Un outil de transmission défiscalisé dans une certaine mesure
  • Le meilleur placement en « bon père » de famille de ces 30 dernières années.
  • …..Et si l’assurance vie était DANGEREUSE…..

CLIQUEZ sur le BOUTON pour ECOUTER la CONFERENCE donnée par CHARLES SANNAT - 48 mn

>>> Vous pouvez aussi lire en format Acrobat la présentation de Charles SANNAT <<<
(c) Direction des Etudes Economiques d’AuCOFFRE.com

Présentée le 15 novembre à 11h lors du Forum de l’Investissement – Porte Maillot – Paris

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "