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Posts Tagged ‘Crise’

Pourquoi les bijoux et pierres précieuses ne sont pas des placements.

Jeudi, décembre 11th, 2014

La croyance populaire en une valeur constante et durable du bijou en or et diamant est tenace, une sorte de valeur refuge à l’instar de l’or-investissement. Ceci est d’autant plus d’actualité en ces temps de crise. Pourtant, l’achat de bijoux en or et pierres précieuses peut apparaitre comme étant un choix de placement catastrophique pour les particuliers.
LORetLARGENT.info démêle le vrai du faux dans cette histoire.

Tout d’abord, contrairement à l’or d’investissement (pièces d’or, lingots, , etc.), les bijoux sont fortement taxés. En plus des taxes applicables, on observe un «effet-marque », une sorte de  « mauvaise prime », qui contribue à augmenter un peu plus le prix du bijou par rapport à sa valeur réelle en or ou pierres précieuses.

Notons que d’autre part, il n’y a pas de place d’échange international pour les bijoux et les pierres précieuses. Cela rend la revente compliquée et le prix difficile à évaluer car il s’agit de micromarchés aux comportements difficiles à prévoir et donc soumis à une grande subjectivité. Là où il reste relativement facile de comparer une pièce d’or de type napoléon à une autre, cela devient très compliqué de pouvoir donner une cotation à des bijoux qui sont tous aussi différents. Dans les années 1970, quelques négociants et banquiers ont bien tenté de faire du diamant un outil standardisé à l’image de l’once d’or. Cette tentative est complètement tombée dans l’oubli du fait que ni les certificats ni les prix n’étaient normés au niveau international.
Ainsi, le prix des bracelet, collier ou bague, quelque soit leur pureté, s’apprécie très fortement au cours de leur fabrication. Selon Gold and Silver Investments, cette appréciation serait de l’ordre de 200 à 300%.

Prenons un exemple. En achetant un lingot qui contient une once d’or pure 24 carats, vous paierez le prix du marché au jour de l’achat sans TVA (selon la directive européenne sur l’or. Cf. : notre article sur la fiscalité de l’or d’investissement). Vous achetez donc de l’or à sa véritable valeur au dit-jour plus une légère appréciation de l’ordre de 3 à 5%. Un bijou, à pureté égale, se vendra considérablement plus cher du fait de sa transformation, d’un éventuel effet-marque et des taxes qui lui sont appliqués.

Si vous achetiez des bijoux avec une prime dans l’optique de les revendre avec une prime encore plus forte, comme c’est le cas de pièces d’or, tout irait bien. Mais voilà, vous achetez de l’or trois fois plus cher que le prix du marché à pureté égale… et vous le revendez fréquemment en dessous du prix de l’or. Au moment même où vous insérez votre carte dans le lecteur pour concrétiser votre achat, le bijou neuf ne vaut plus que 30% de sa valeur d’origine. Il est donc clair que c’est une très mauvaise idée d’acheter un bijou dans une logique d’épargne.

La revente ne se fait pas dans la plupart des cas sur le marché des professionnels. Evidemment, nous ne parlons pas de pièces rares et anciennes signées et authentifiées mais de bijoux de valeur relative c’est-à-dire neufs à l’achat. Dans le meilleur des cas, vous le vendrez à un particulier intéressé, au pire sur EBay ou à la fonderie… Les sociétés qui abusent de la crédulité des gens pour acheter de l’or à bon compte sont légions. Méfiez-vous comme de la peste de ces sociétés qui vous proposent « Achetons votre or aux meilleures conditions, paiement cash » et qui d’un autre côté n’ont pas d’or à vous vendre si vous étiez acheteur. Traduction : elles n’ont pas d’or à vendre car tout ce qu’ils collectent 20% à 30% en dessous des cours et de suite envoyé vers des sociétés qui refondent le tout pour produire des lingots. Ils ne peuvent donc pas vous revendre de l’or car ce serait compliqué pour eux de vous expliquer qu’une même bague achetée 500 euros un jour vous serait revendue 1000 euros une heure après. Ils estiment que tout le monde y trouve son compte car les vendeur repartent avec de l’argent en poche…

Au plus fort de la crise, le directeur d’une fonderie suisse déclare que la quantité de joaillerie qui arrive pour être fondue et raffinée n’a jamais été aussi importante. Elle ressort sous forme de lingots…De quoi nous faire réfléchir sur la forme que l’on veut donné à son investissement dans le précieux métal.

Si vous achetez de l’or d’investissement, il n’y a globalement que les variations des cours qui influent, ainsi que la prime dans le cas des pièces d’or (soumises à un effet de rareté). Et nous savons tous qu’en cas de crise ou de dépression, les cours sont clairement haussiers. L’écart entre le prix d’achat est donc en général assez limité et, si vous vous débrouillez bien, plutôt en votre faveur si vous savez jouer sur les effets de prime et les phases haussière de l’or. Par contre, l’écart entre le prix à l’achat et celui à la revente d’un bijou est clairement désavantageux pour le particulier.

Il est évident que les bijoux sont un achat plaisir mais en aucun cas un investissement. Les bijoux et pierres très rares, de grande qualité et expertisées, peuvent garder une valeur assez constante et s’avérer utiles en cas de crise grave et durable. Cependant, gardons à l’esprit que ce n’est pas le cas de la majorité des bijoux.
Certains particuliers pensent faire une affaire en achetant des bijoux lors de leur voyage à Hong Kong (Kowloon), Dubaï ou en Inde. Attention, certes moins chers à l’achat car peu ou pas taxés, ces bijoux et pierres ne sont pas nécessairement d’aussi bonne qualité que leur certificat peut le laisser penser. Une fois expertisés en Europe, ces pièces n’ont souvent pas la pureté que leur vendeur a mise en avant (ne généralisons cependant pas). La plus value à la revente n’en est donc pas une, allons plus loin, c’est une perte réelle. Donc, une fois encore, un achat plaisir avant tout, mais non un investissement.

Rappelons que la clé d’un portefeuille réussi, c’est la DIVERSITE.

Bien entendu, la plupart des particuliers ne voient pas en leurs bijoux un réel potentiel de placement mais une garantie « au cas où ».Les bijoux ne seront jamais une protection efficace en cas de dépression sévère contrairement à l’or d’investissement. L’or d’investissement reste la meilleure assurance du reste de votre patrimoine en cas de crise, ce n’est clairement pas le cas des bijoux.

Sinon, les Chinois ne rempliraient pas actuellement leurs coffres nationaux de lingots mais les transformeraient en caverne d’Ali Baba…

Anaïs Bourdon

Article à relire : Les Français vendent leur or

[Mise à jour du 12 décembre 2014]

Les bijoux en or allégé feraient-ils de bons cadeaux d’investissement avant Noël ? La réponse est clairement non ! Et on vous explique pourquoi.

Depuis quelques années, les bijoux allégés en or ont les faveurs des bijouteries, qui y voient un moyen de continuer à proposer des produits accessibles à leurs clients. Mais attention : non seulement, comme on le disait plus haut, la valeur du bijou neuf est divisée par trois dès son achat, mais en plus il s’agit d’or 9 carats, et non plus d’or 18 carats ! La perte est encore plus forte.

Dans un article du 10 décembre, 60 millions de consommateurs se penche sur cette pratique.  Et évoque, d’ailleurs, une confusion des acheteurs dans les bijouteries. « Le consommateur ne sait pas toujours ce qu’il achète », assure le site d’informations.

Et entre des colliers, des bracelets ou des bagues à 18 ou à 9 carats, la différence est grande ! Il s’agit de bijoux qui vieillissent moins bien, cassent plus rapidement… Les bijoux ne contiennent finalement qu’un tiers d’or, le reste étant constitué d’autres métaux.

En cas de revente, ce manque de valeur risque d’être particulièrement notable pour les particuliers qui auront cru faire une bonne affaire. Non seulement le bijou se revend de toute façon beaucoup moins cher que sa valeur à l’achat, mais en plus son poids réel en or n’assure aucun investissement à moyen ou long terme. En cas de crise par exemple, inutile de compter sur un bijou pour assurer une valeur sûre, d’autant plus que le marché est soumis au bon vouloir de l’acheteur…

Tout le contraire d’une pièce en or d’investissement donc. Un Souverain britannique, un American Eagle, le Napoléon ou même la Vera Valor sont de véritables placements sécuritaires sur le moyen et long terme, et une excellente solution d’épargne de diversification. C’est aussi une assurance, et une véritable cette fois, contre les risques d’effondrement bancaire…

Et, comme le rappelle une enquête IFOP pour Aucoffre.com en novembre 2014, l’or est l’un des placements préférés des Français, qui y voient un bon moyen de « conserver ses économies ». Aucune raison donc de ne pas en faire un cadeau en choisissant l’or sous forme de pièces ou d lingots, la preuve avec ces quelques idées d’étrennes !

Les fonctionnaires et assimilés ! Le Contrarien Matin du 14 juin 2013

Vendredi, juin 14th, 2013

Le Contrarien Matin du 14 juin 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Je rejette résolument l’ostracisme économique et de bon ton dans certains cercles à l’égard de nos concitoyens fonctionnaires. D’ailleurs, comme je vais vous parler de la grève à la SNCF, précisons quand même que les cheminots ne sont pas des fonctionnaires à proprement parler.

Oui, les fonctionnaires sont indispensables et nous en avons besoin.
Oui, les fonctionnaires font bien leur travail et souvent dans des conditions assez indignes d’un pays comme la France.
Non, je ne dis pas cela pour être politiquement correct mais parce que je le pense sincèrement.
Oui, nous avons une fonction publique au sens large de qualité et elle tient grâce aux femmes et aux hommes qui font tourner « la boutique ».

Mais les fonctionnaires et assimilés ne sont pas au-dessus des autres citoyens

> Lire Le Contrarien Matin

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Manso Olivar défend le retour à “l’étalon-or”

Lundi, novembre 26th, 2012

Le prestigieux professeur d’économie de l’Université d’Alcalá de Henares, Rubén Manso Olivar, prit part au Gold & Silver Meeting, conférence qui a eu lieu à Madrid le 14 Novembre dernier. La thématique de cette conférence, était “Les clés pour survivre à la crise financière” et sur laquelle Manso Olivar partagea une table avec Francisco Álvarez Molina, de Ética Family Office. Manso Olivar défendit la nécessité de revenir à “l’étalon-or” comme une forme de garantie de la masse monétaire en circulation et la capacité contrôlée d’endettement des Etats. Le Gold & Silver Meeting a bénéficié du partenariat de Lingoro et Oro Express.

Toujours avec son habituelle et habile locution de professeur d’économie, Manso Olivar, ancré dans les doctrines classiques de la science économique la plus traditionnelle, argumenta durant le Gold & Silver Meeting le retour à l’étalon-or parmi les Banques Centrales. Plus libéral dans l’économie que dans la politique, Manso Olivar défendit aussi le retour au “sacrifice et à l’effort” pour “payer la dette”, et critiqua ensuite “l’endettement continu” des nations européennes depuis très certainement la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et fort probablement même depuis la  fin de la Première Guerre  Mondiale.

Manso Olivar affirma que durant les 80 dernières années, il y a eu un endettement continu qui ne s’est nullement interrompu en toute période de résultats : à savoir tout particulièrement quand les états pouvaient payer une dette suite à l’évolution de leur PIB  et de leurs balances de paiements. Il se trouve, que non seulement,  ils n’ont pas amorti leur dette sinon, qu’en plus, ils ont continué doucement à s’endetter arrivant jusqu’à l’accumulation actuelle.

Dans le cas de l’Espagne, la situation est plus grave car il y a eu un endettement continu aggravé avec la décentralisation de l’Etat, entre les Communautés Autonomes et les Entités Locales qui ont déclenché le déficit publique. Qui plus est, Manso Olivar soutient qu’il y a eu diverses «  bulles  » économiques qui ont éclaté de façon violente  : la bulle économique des années 80, la bulle technologique, les bulles immobilières et d’éducation aux USA ainsi que dans plusieurs pays européens. Elles manifestent toutes principalement des spéculations sur le crédit au consommateur, qui est celui qui maintient le système.

Manso Olivar critiqua aussi la forme selon laquelle le Gouvernement a mené la crise des caisses d’épargne, annulant ainsi un système qui existait en Espagne depuis déjà quatre siècles. Le système des caisses d’épargne étant propre au système financier espagnol, Manso Olivar dénonce là ouvertement la «  politisation déprofessionnalisée  » des conseillers des caisses d’épargne, l’utilisation et le détournement des fins et objectifs fondateurs de celles-ci ainsi que la gestion ridicule des «  microcrédits  » pour aider les PMEs et les familles, alors que ce système avait déjà été mis en place en Espagne par les Caisses d’Epargnes depuis des siècles.

L’étalon-or est un système monétaire qui fixe la valeur de l’unité monétaire en fonction d’une quantité déterminée d’or. L’émetteur de la devise garantit qu’il peut donner au possesseur de ses billets la quantité d’or consignée en eux. Ce système fut abandonné en 1971 quand Charles De Gaulle fît pression pour récupérer l’or déposé à Fort Knox et Nixon suggéra de le ré-évaluer au vu de nouvelles politiques monétaires. D’un point de vue historique, l’étalon-or régit pendant le XIXème siècle comme base du système financier international. Il finit aux prémisses de la Première Guerre Mondiale, vu que les gouvernements belligérants eurent besoin d’imprimer beaucoup d’argent fiduciaire afin de financer leurs efforts belliqueux sans avoir la capacité de pouvoir adosser cet argent au métal précieux. Depuis la Première Guerre Mondiale il fut remplacé par l’étalon de change or. L’étalon-or revint sur scène en 1944, à la Conférence de Bretton Woods, durant laquelle surgirent le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale. Les devises adossées à l’or furent ainsi le dollar et la livre sterling. Ce système donna lieu à une stabilité relative et durera de 1944 à 1971. La plupart des économies mondiales purent se développer, époque de l’histoire connue comme ‘l’Âge d’or’ bien que la fin de cette époque, en 1971, coincida avec la fin de l’étalon-or et avec l’avènement de la crise énergétique et pétrolière qui définit clairement l’économie globale de la décennie des années 70.

Manso Olivar soutient que le retour à l’étalon-or est nécessaire parce que la masse d’or croît seulement de 2% à l’année, marché tout à fait réaliste, prévisible et sûr, ce qui limiterait la capacité d’endettement de beaucoup d’états.

Le Gold & Silver Meeting est une rencontre annuelle à l’Institut Gémologique Espagnol et, en cette occasion a compté sur le partenariat de Lingoro et Oro Express  où furent conviés des experts reconnus en évolution des marchés de métaux précieux, d’investissement et situation économique mondiale.

Manso Olivar est Docteur et Licencié de Sciences Economiques et Entrepreneuriales. licencié en Droit et Inspecteur d’Entités de Crédit de la Banque d’Espagne, Institution de laquelle il sollicita son transfert pour se consacrer à l’Université et à l’activité privée.

Une « petite ruée vers l’or » à Victoria

Lundi, novembre 19th, 2012

Une petite ruée vers l’or organisée par des prospecteurs amateurs sévit dans l’état de Victoria, en Australie, avec la présence de familles et de retraités de la capitale de l’état, Melbourne, voyageant vers Bendigo dans l’espoir de devenir riches.

Le site news.com.au rapporte que le prix émergent de l’or a déclenché le plus grand des intérêts parmi les gens amateurs de prospection, en particulier les familles avec de jeunes enfants cherchant de nouvelles formes de loisir pour les week-ends.

D’après le commerçant en or David Watters de Bendigo : « nous avons vendu beaucoup plus de casseroles et les parents achètent des détecteurs d’or à leurs enfants,pour que ces derniers puissent faire leurs premiers pas. »

Watters évoque qu’il reste toujours une abondance de petits filons d’or dans les alentours de Bendigo, alors que d’énormes découvertes ont été récemment recensées dans le sud-est de l’Australie.

Un prospecteur aurait récemment découvert une pépite de huit onces estimée à plus de 13.000 $AUD dans cette zone, tandis qu’à August une pépite de pas loin de 500.000$ à été trouvée dans le site minier historique de Ballarat, à Victoria.

Les avoirs en Or de la Réserve Fédérale des Etat-Unis (FED)

Vendredi, septembre 28th, 2012

Les avoirs en or de la Réserve Fédérale sont d’une part inexistants, contrairement à ce que beaucoup de gens pourraient croire, mais aussi d’autre part, ils ne valent pas autant que l’or-papier.

En 1933, lors de sa première année de présidence, le Président Franklin Roosevelt demanda la saisie des avoirs privés détenus en or (à l’exception des bijoux et de dentisterie) – ceci s’en suivit en 1934 par la confiscation de l’or détenu en banque – ceci fut ‘apparemment’ une mesure prise suite à la pénurie d’or provoquée par la grande dépression.

En 1934, les Etats-Unis fixaient le prix en dollar de l’or à $35 l’once troy (en dévaluant le dollar en conséquence). Ceci devint le cours dit ‘statutaire’ ou plus encore ‘légal’. En dépit des événements qui s’en suivirent,  les Etats-Unis refusèrent d’envisager l’augmentation du prix de l’or, malgré la mise en place de l’accord de Bretton Woods  et le Fond Monétaire International. Par conséquent, la dévaluation de la livre sterling en 1949 augmenta le prix de l’or dans la zone de la livre sterling, sans pour autant entrainer une augmentation de son prix dans la zone dollar.

Dans les années 1950, le volume et la valeur du commerce mondial d’or continuèrent d’augmenter, ce qui présageait qu’une hausse universelle du prix de l’or pourrait survenir  suite à la réévaluation du dollar. La croissance des réserves mondiales d’or monétaire, alors estimée, chuta de telle sorte que celle-ci se retrouva bien en-dessous de l’augmentation du rapport volume/qualité prévue à ce moment-là. Ainsi, il devint évident que le rendement annuel du nouvel or (estimé sur les mêmes critères) ne pouvait exprimer le volume croissant des marchandises produites. Les réserves d’or des Etats-Unis avaient tellement chuté que leurs valeurs étaient nettement inférieures à celles garanties sur la version papier. Néanmoins, le prix de l’or aux Etats-Unis demeura constant.

Séparer le dollar de l’or

En 1972, le cours ‘légal’ du prix était ajusté à 38 dollars l’once, et de nouveau en 1973 à 42.22 dollars l’once. En 1975, l’interdiction de possession d’or par les parties privées fut révoquée.

Tant les banques que la Réserve Fédérale se virent confisquer leurs propres réserves d’or – l’autorité compétente chargée de cette confiscation était le Trésor. Le fait que la Réserve Fédérale soit quasi-indépendante du gouvernement (quelque peu analogue à la Banque d’Angleterre avant que celle-ci ne soit nationalisée en 1946) explique l’anomalie apparente de la part de l’Etat quant à la confiscation de ses propres réserves.

La réserve Fédérale se vit contrainte de vendre son or au Trésor au prix de 20.67 dollars l’once, en retour de quoi elle recevait des certificats, ou des titres, d’une valeur de quelques 3.617 milliards de dollars.

Pourquoi persister à penser que la Réserve Fédérale dispose de réserves d’or ? La raison est simple : sur ces certificats est mentionné l’accord avec le Trésor, et ces derniers sont répertoriés dans les comptes de la Réserve Fédérale comme étant un compte spécial à savoir : “Gold certificate account”, établis au prix final de l’année 1973.

 ‘L’or-papier’ de la Réserve Fédérale n’est même pas de l’or-papier.  

Le Dr Ron Paul, membre de la Chambre des Représentants, s’est investi fortement pour faire en sorte que les comptes de la Réserve Fédérale soient audités par le ‘Government Accountability Office’ : cette tâche a toujours été menée par la Réserve Fédérale (aussi surprenant que cela puisse paraître). Les efforts déployés par le Dr Ron Paul pour faire qu’une loi soit votée en ces termes s’opposèrent à la résistance de la Réserve Fédérale (ce qui n’était pas étonnant du tout).

En date du 1er Juin, une plaidoirie eut lieu entre avocats généraux de la Réserve Fédérale et ceux du Trésor. Fondamentalement, ces certificats ne représentaient même pas la valeur actuelle de l’or que le Trésor eut confisqué. La valeur mentionnée sur ces certificats, datant de 1934.

On peut imaginer le genre de relation entre ces deux administrations. Le Trésor, cependant animé d’un désir de connaitre la vraie valeur de l’or sans avoir à le vendre, utilisa son or comme un actif collatéral afin d’émettre des certificats à la Réserve Fédérale en échange d’argent frais, pour pouvoir le dépenser. Le Trésor est actuellement capable d’émettre autant de certificats qu’il le souhaite, sous condition de respecter la clause restrictive du Gold Reserve Act : le montant des certificats d’or en circulation ne doit à aucun moment dépasser la valeur de l’or détenu par le Trésor fixé au cours légal. Cela signifiait qu’une simple augmentation de la valeur de l’or détenue par le Trésor pouvait permettre à celui-ci d’imprimer davantage de certificats d’or. Ces certificats pourraient être, par la suite, utilisés pour acquérir de nouveaux ‘Reserve Notes’ (dollars) de la Réserve Fédérale.

Cela doit animer plus d’un esprit  à la vengeance ! Afin de pouvoir disposer de plus d’argent à dépenser, il est demandé à la Réserve Fédérale d’imprimer plus de billets, en retour de quoi, et dans l’objectif (très probablement) de ne pas perturber le cours ‘légal’ enregistré dans les comptes de la Réserve Fédérale.

La situation n’a pas changé de nos jours. Pourtant, il s’agissait d’un exercice comptable à l’origine !

Si la Réserve Fédérale avait à racheter son or au Trésor, serait-ce au ‘cours’ indiqué dans ses comptes ?

Quelle ironie dans le cours de l’histoire ! Le Président Roosevelt avait levé l’interdiction en 1933, pour mettre en place une autre interdiction, portant cette fois-ci sur la propriété d’or chez les particuliers – ayant des conséquences et des répercussions dans la crise financière actuelle.

L’or est de retour à la mode. Prochain objectif : atteindre les 2300 $ l’once

Jeudi, août 9th, 2012

Dans sa dernière édition du rapport annuel In Gold We Trust, Ronald Stoeferle du Groupe Erste explique comment il entrevoit le marché de l’or entrer dans une nouvelle ère affichant des prix haussiers dépassant les 2000 $ l’once.

Depuis ces dernières années, la conception que les gens pouvaient avoir sur l’or a beaucoup changé. Longtemps considéré comme une commodité, ce métal est devenu de l’argent de qualité suprême. Ce retour vers un statut monétaire traditionnellement approuvé est le signe d’une nouvelle ère sur le marché du métal jaune.

Dans le rapport annuel de Stoeferle, ce dernier observe le sujet dans les moindres détails, de l’amélioration de qualités du métal à sa capacité à produire des arguments émotionnels, des actions des mines d’or au déclin du pétrodollar.

Ce rapport met en relief les convictions de Stoeferle, celles-ci prônant les propriétés les plus importantes de l’or, se penchant sur les différentes raisons pour lesquelles le métal a eu autant le vent en poupe depuis si longtemps et pourquoi cela continuera fort probablement à la hausse au cours du 4ème trimestre 2012 atteignant les 2300 $ l’once.

Parmi ces raisons, nous retrouvons la renaissance de l’or dans le cadre de la finance internationale et des taux d’intérêts vraiment négatifs.

Stoeferle déclare que l’or est redevenu graduellement depuis ces deux dernières années un argument ‘politiquement correct’.

“De part sa liquidité importante et ses caractéristiques uniques, l’or devient de plus en plus important à titre de garantie. Ainsi, on assiste à la renaissance de l’or dans la finance internationale. Ce serait un retour à la «monnaie saine» ».

Stoeferle ajoute que dans une enquête américaine, 44% des citoyens américains se déclaraient en faveur d’un retour vers l’étalon-or contre seulement 28% opposés à cette idée.  Certains déclarent qu’il n’y a pas suffisamment d’or existant pour un étalon-or aujourd’hui, mais nous pouvons considérer cette notion comme une distortion de la réalité.

L’Empire britannique put s’enrichir au temps de l’étalon-or, quand seules 150 à 200 tonnes d’or étaient détenues dans les coffres de la Banque d’Angleterre. Cela signifie que la quantité n’est pas un problème – la qualité prime sur la quantité toutes les fois.

Stoeferle déclare que de récentes propositions émanant de la FDIC, de l’OCC ainsi que de la Réserve Fédérale, relatives aux exigences liées aux fonds propres, démontrent pour la première fois que le fait de détenir de l’or n’engendre aucun risque. ‘L’or est redevenu officiellement ‘une valeur saine’  et se classe au même niveau que l’argent’ déclare-t-il. ‘Nous nous attendons à ce que cette décision ait de grandes implications. Par exemple, que le coût de détenir de l’or soit massivement réduit.’

Le deuxième argument pondérant justifiant les prix élevés de l’or avec une tendance plutôt haussière s’explique de par la bonne tenue de l’or dans un contexte économique affichant des taux d’intérêt négatifs.

‘Depuis les années 2000, les taux d’intérêts réels se sont montrés plutot négatifs à 51% du temps, ce qui favorise l’or dans de telles circonstances’.

Le fait que la Réserve Fédérale prévoit de maintenir une politique à ‘taux-zéro’ jusqu’en 2014 devrait prolonger les taux négatifs pendant un certain temps, circonstances propices à de nouvelles hausses du prix du métal jaune’. Il faut aussi tenir compte de la demande croissante de l’Inde et de la Chine – ces dernières contribuent au prix haussier de l’or.

Si les taux d’intérêts réels augmentaient d’au moins 3% pendant un certain temps, nous verrions les prix de l’or baisser. Il en serait de même si le monde subissait un enchainement de réformes structurelles extrêmes nécessaires à la réduction significative des dettes.

Si la Chine et l’Inde rentraient dans une profonde récession, ceci pourrait nuire à l’or comme cela pourrait être le cas avec un retour du dollar en force – bien que ces facteurs ne soient pas totalement à décarter. Ceci ne risque pas d’arriver à moyen terme. Etant donné que la majorité des dettes n’aient été ni rachetées ni radiées mais uniquement transferrées, le problème de l’endettement excessif n’a pas été résolu.

Les problèmes fiscaux ne peuvent pas être résolus durablement par des mesures monétaires. Ce serait comme si nous voulions régler un problème matériel avec des mises à jour de logiciels.

Le scepticisme, la crainte et la panique n’arrêteront pas le marché haussier. Ainsi, nous pensons que l’objectif du cours à long terme de 2300 $ l’once pourrait être atteint – ceci est d’un point de vue conservateur. Nous pensons que le parabolique dans un marché de tendance est encore à venir, au terme duquel notre objectif à long terme de 2300 $ l’once aura été atteint.

La banque centrale du Kazakhstan conforte de 20% ses réserves en or

Mercredi, août 8th, 2012

Selon le vice-président de la banque centrale du Kazakhstan, la banque centrale prévoit d’augmenter à 20 % la part de l’or détenue dans ses propres réserves, jusqu’alors estimée à 14-15%.

Selon la même source, et sans précision de date de réalisation, il était indiqué que le Kazakhstan prévoyait d’acheter 22 tonnes d’or aux producteurs locaux, ce qui allait engendrer une augmentation de l’action du métal à 15% contre 12% initialement.

Ils affirmaient acheter 20 tonnes d’or en 2012 à Kaccinc Corporation et 4.5 tonnes à Kazakhmys – ces chiffres étant les plus actualisés avant qu’ils ne soient communiqués au parlement.

La banque centrale a ainsi annoncé la semaine dernière qu’elle réduirait ses avoirs dans la devise euro à 25% contre 30% actuellement.

L’ancienne république soviétique du Kazakhstan est l’un des pays comme la Russie, le Mexique, la Colombie et la Corée du Sud à s’être constitué officiellement leurs propres avoirs en or durant ces dernières années.

Les achats d’or ont atteint l’année dernière leur plus haut point depuis les années 1960, ceci s’explique de par le fait que les pays en voie de développement diversifient leurs avoirs en devises en réponse à la crise de la dette souveraine.

Il existe une seule raffinerie à l’est du Kazakhstan, exploitée par Kazzinc du groupe Glencore, qui raffine les lingots aux normes internationales. Kazakhmys, mineur de cuivre, raffine l’or dans une autre usine pour répondre aux normes nationales.

La banque centrale achète actuellement tout l’or produit au Kazakhstan. Ses réserves en fonds propres d’or et en devises font un total de 33.8 milliards de dollars à la fin Mai, soit 17% de plus qu’à la fin de l’année dernière.

Auparavant, la banque centrale ne détenait que 9% d’or dans ses réserves. Aujourd’hui, il est question de 14% voire 15%.

Le gouverneur de la banque centrale du Kazakhstan, Mr Grigory Marchenko, a affirmé que la banque avait amassé plus de 100 tonnes d’or dans ses réserves.

Faut-il mêler la politique à la numismatie ?

Samedi, juin 23rd, 2012

Existe-il une relation entre les pièces d‘or et la politique ? En un mot, oui. Sans aucun doute, au cours du siècle dernier et en tout début du suivant, l’or est devenu et continue de demeurer un sujet politique très controversé. L’économiste le plus influent du siècle, John Maynard Keynes, a décrié non seulement l’étalon-or sinon le métal en lui-même : il considérait la création de richesses comme une sorte de péché séculaire et les gens qui épargnaient comme des égoïstes. En 1933, le Président Roosevelt bannissait la possession d’or à titre particulier et avait ainsi instauré des mesures de confiscation – des mesures qui pourraient être éventuellement instaurées au sein de l’Union Européenne, la Turquie, le Vietnam et en Chine, bientôt.

Cela n’est pas surprenant de constater que ces animosités envers l’or aillent de paire avec la création et l’expansion de l’Etat Providence, l’entité politique qui a fait banqueroute et est la cause première de la crise financière.

L’or sous toutes ses formes (pièces de collection ou autres types d’investissement) est bien un sujet politique mais pas seulement parce qu’il est considéré comme un domaine de richesse personnelle sinon que ses ennemis le “thésaurisent” de manière dérisoire.

Ray Vicker dans son livre The Realms of Gold (publié par Robert Hale, à Londres, en 1975) insiste sur l’importance du point suivant :

“L’implication massive dans les questions monétaires et plus précisément dans le domaine de l’or touche l’homme ainsi que son environnement d’un point de vue émotionnel.

“Les techniques des systèmes monétaires sont mises à rude épreuve à l’heure où  les chrysophiles et les chrysophobes  parlent argent. Il s’agit de mettre en opposition la notion du cash contre celle du crédit. Engager la lutte contre l’argent facile. Un budget fédéral équilibré opposé à un déficit. La robustesse de la libre entreprise opposée à la gestion économique du gouvernement. Un monde ‘grisé’ opposé à l’utopie. Croire que le fait de commettre un péché est un acte de bonté. L’idée de croire que le progrès nait d’un seul acte individuel à l’opposé d’un déploiement d’efforts communs”.

De ce fait, l’or est une mesure de prudence, c’est aussi la solution émanant de débats politiques du siècle dernier – et même une conclusion tirée des vérités les plus profondes de l’existence humaine.

Ceux qui investissent dans l’or à long terme sont très réalistes comme le précise Vicker dans les événements dans les années 60 et 70 :

“S’il fallait évaluer la raison à l’absurdité, les chrysophobes se verraient contraints d’expliquer pourquoi, dans les années 60, ils dénigraient tant l’or et clamaient sa disparition à venir. Ce ne fut que dans les années 60 et début 70 que s’engagèrent les grandes batailles monétaires impliquant l’or. Cependant, peu de personnes aux Etats-Unis s’en rendirent compte, malgré les deux dévaluations consécutives du dollar. En résumé, le dollar qui avait maintenu un taux aussi bon que l’or pendant si longtemps, ne valait plus autant que 35 dollars l’once. Beaucoup commencèrent à s’en apercevoir.

Les questions politiques ne peuvent être évitées sur les sites de numismatie sachant que l’or joue un rôle important dans le domine des affaires. Cela signifie que les aspects politiques et économiques ont besoin d’être analysés constamment.

Le coeur de la crise financière

Vendredi, juin 22nd, 2012

De tous les temps, nous avons tiré des leçons des révolutions.

De nos jours, c’est avec ‘l’État-providence’ qu’une véritable révolution est en train de se livrer. Cela peut paraître un peu exagéré, pas tant que cela surtout en ces termes : des semblants de filets de sécurité, des solutions à court terme pour remédier aux problèmes modestes tel que le chômage saisonnier et le logement pour les plus démunis, ou, à plus grande échelle, comme un rempart indispensable contre les catastrophes économiques, telle que la Grande Dépression.

Pourtant, l’État-providence dispose de tant de ressources et les applique sans les contraintes de la problématique du marché, jouissant de la flexibilité administrative de la fonction publique, ce qui en soi défie toute logique et discernement dans les habitudes économiques et politiques. A cela, il ne faut pas omettre le fait que beaucoup de personnes considèrent le Gouvernement tant comme un arbitre indispensable pour définir leur manière de vivre sinon et surtout comme leur prestataire de services : il s’agit là d’une révolution encore plus grande.

Par exemple, beaucoup de personnes vivent dans des logements sociaux et ne survivent que grâce aux allocations dont les prestations d’aides au logement. En fait et en conséquence, le système de prestations ne fait que priver les gens de s’assumer, en quelque sorte. C’est à dire que ceux qui dépendent uniquement des aides de l’Etat ne peuvent se prendre en main et chercher d’eux mêmes une manière de s’en sortir – cela n’en vaut pas la peine, il est plus facile de vivre des allocations que d’aller travailler. Il est question là d’un renversement majeur contraire aux vertus mises en avant telles que l’industrie, l’économie, l’indépendance et une bonne estime de soi-même.

Cela signifie que l’Etat-providence devient le pilote de ce que nous pouvons appeler le ‘re-développement’ dans les démocraties occidentales. Ceci peut être perçu sous deux formes : la destruction des faits économiques et la culture de la dépendance envers le gouvernement. Ces deux concepts sont nés du désir inconsidéré de venir en aide, d’assister les plus démunis de notre société. La crise des ‘subprimes’, par exemple, émane du ‘New Deal’ du FDR et de la création des économies et de prêts bancaires garantis par le gouvernement. La croissance massive de ces institutions en elle-même est devenue un véritable problème aggravé par la gestion de l’administration de Clinton qui forçait les prêteurs à prêter aux Afro-Américains les plus pauvres, sous peine d’être condamnés à une amende pour ‘racisme’ s’ils ne le faisaient pas, en ignorant la réalité de la situation économique dont les intérêts ne servaient personne mais créant délibérément des dettes dans les ménages, lesquels manifestement ne pouvaient se permettre de rembourser.

Les banques et les marchés eurent l’ingénieuse idée de regrouper les ‘dettes-toxiques’ dans des titres qui pouvaient être ainsi échangés. Mais bientôt, à court terme, suite à l’intervention du gouvernement, ceci s’est avéré être une erreur monumentale. Les économies occidentales ont pu être préservées encore quelques années, les banques jonglant avec les situations – mais les politiques gouvernementales, peu réactives, étaient dans l’attente d’un événement.

Ce dernier arriva : la faillite massive de l’Etat-providence, l’endroit le plus touché étant la zone euro, laissant une entaille indélébile d’un Etat-providence dépourvu de tout moyen.

Comme l’indique James Batholomew dans son libre “The Welfare State We’re In”, c’est uniquement dans l’Etat-providence que les pauvres sont imposés. Dans la ville ultra-capitaliste de Hong-Kong, les pauvres ne paient pas d’impôts parce que le seuil d’imposition sur les revenus est élevé, ce qui signifie que tout le monde dispose d’une chance de s’en sortir.

Devrions-nous interpréter les faillites tel qu’un signe d’économie saine émanant de  projets économiques mal-conçus et non viables ?

C’est le cœur de crise de la zone euro : à quoi devons-nous nous en tenir ?

Quand les chinois se ruent sur l’or …

Jeudi, juin 21st, 2012

Les rues regorgent de boutiques de joaillers ou de petits négociants en or.

Durant les sept jours de l’An Chinois, les gens ont acheté de l’or pour près de 3.63 millons de yuans soit l’équivalent de 0.5761 milliard de dollars rien qu’à Pékin, soit près de 15,5% de plus que l’année dernière.

Les citoyens chinois n’ont pas d’autres alternatives que de constater que leurs comptes épargne détenus en banques ne peuvent leur générer un taux d’intérêt qui soit supérieur au taux de l’inflation et en conclure que le marché local ressemble à un casino.

Que se passe-t-il et pour quelles raisons ?

Tout comme la zone euro, ce survol sur l’or indique l’extrême incertitude économique et une volonté accrue de placer ses économies dans la vraie et seule valeur refuge. Et pourtant, la Chine n’est-elle pas censée être une puissance économique? Est-ce que Pékin ne prévoit pas de remplacer le dollar par le renminbi (yuan)? N’est-il pas prévu que le Chancellier de l’Echiquier travaille activement avec les autorités de Hong-Kong afin de s’assurer que Londres devienne le centre d’échanges commerciaux de l’Occident pour la devise chinoise ? (source le Financial Time de Janvier 2012). Le renminbi est en passe de devenir totalement convertible cette année.

Rien n’est sûr : “La libéralisation du compte de capital ne semble pas être d’actualité. En ce moment, les transferts de Chine sont gérables, mais là encore, l’économie a seulement commencé à faiblir. Aucun fonctionnaire, à ce jour, ne serait disposé à ouvrir un compte de capital même dans un environnement économique qui fléchirait rapidement. Ainsi, les événements s’opposent à Zhou Xiaochuan (Gouverneur de la Banque populaire de Chine) tout comme Chen Deming, le patron du Ministère du Commerce.

Chen a fortement défendu les intérêts des exportateurs en bloquant la libéralisation des devises, et avec l’excédent commercial du pays qui s’est vu décliné à 150 milliards de dollars l’année dernière,  comparé aux 183,1 milliards de dollars en 2010 et 196,1 milliards de dollars en 2009 – il est fort peu probable que Chen laisse les réformateurs de la banque centrale parvenir à leurs fins … Si Pékin cède à l’ouverture des devises et que les marchés ne soient pas prêts, les flux de trésorerie d’investissement pourraient fort probablement mener à une catastrophe. Dans un tel contexte, il faudrait des années pour que les banques chinoises et les marchés s’en remettent pour se confronter aux flux de devises non réglementés. En conclusion, il ne faut pas s’attendre à la convertibilité du compte de capital cette année ou l’année suivante. Ceci est l’analyse  de Gordon Chang (auteur de Coming Collapse of China et de Forbes : “China says Yuan will be fully convertible soon”).

Le déclin de la demande pour les exportations chinoises 

Certes, l’économie chinoise est cause de pessimisme. La zone euro en pleine tourmente est l’un des facteurs les plus importants du déclin progressif de la Chine : l’Europe représentait le marché exportateur le plus important de la Chine, mais l’Europe a pratiquement cessé d’importer. Une des conséquences immédiates va être que la Chine va bientôt rentrer dans une phase de récession – en effet, l’industrie sidérurgique de la Chine se confronterait sérieusement à des fermetures potentielles de nombreux moulins (Source : The Economist du 23 Janvier au 3 Février 2012) . A cela, il faut ajouter l’optimisme des chefs d’entreprises américains qui, lors du récent sommet de Davos, se voyaient annoncer  la venue de flux de gaz de schiste aux Etats-Unis. Cela réduirait considérablement les coûts énergétiques de fabrication là-bas, permettant de ce fait aux fabricants américains de rapatrier leurs lignes de production.

Est-ce que ceci explique pour autant que la Chine s’implique dans l’Or?

Les Chinois sont certes très anxieux quant au fait de protéger leurs patrimoines. En effet, selon les statistiques, la Banque populaire de Chine inciterait environ un milliard de chinois à acheter de l’or comme un moyen de préserver et protéger leur patrimoine contre l’inflation, la crise économique et la chute des valeurs des devises les plus importantes – mais cette mesure pourrait être interprétée d’une toute autre manière à savoir que les autorités chinoises pourraient annoncer dans un avenir proche des mesures restrictives patriotiques telles que la restitution d’or personnel à l’Etat – en d’autres termes la confiscation.

Regardons de plus près l’intention qu’annonçait la Banque populaire de Chine de faire en sorte que le renminbi soit pleinement convertible cette année.  Les achats massifs d’or peuvent avoir une toute autre interprétation : tel qu’ un moyen de soutenir la valeur du renminbi quand celui-ci flotte, malgré les problèmes évoqués par Mr Chang précédemment. Ceci pourrait être révélateur d’une toute autre énigme.

La Chine demeure politiquement un état communiste et reste fondamentalement hostile aux puissances occidentales – comme en témoigne son récent refus catégorique de vouloir censurer activement les bouchers Syriens.

Certes, depuis les réformes de Deng Xiaoping, l’économie s’est libéralisée, cela a facilité les échanges commerciaux et, sans aucun doute, a apporté la prospérité à des millions de Chinois – mais tout ceci a eu lieu dans le cadre d’un système politique fermé qui a mains mises sur l’économie, un ‘capitalisme d’état’ interprété dans les intérêts d’un parti communiste Chinois, qui est un modèle économique corporatiste fasciste.

Cela soulève d’intéressantes possibilités quant à tous ces milliers d’acheteurs d’or. Depuis bien longtemps, il y a des structures de sociétés qui sont enregistrées en toute clarté et légalité sous la rubrique de l’Etat Chinois et il y en a beaucoup d’autres qui apparaissent comme des sociétés privées mais qui sont, en fait , des ‘couvertures’ pour l’Etat. Cela s’opère autant au niveau des sociétés qu’au niveau des particuliers : il n’y a aucun moyen de savoir qui de ces particuliers ou sociétés, sur toute échelle confondue, pourrait en fait être des agents de l’Etat.

Un étalon-or Chinois?

Il faut se rappeler que selon le World Gold Council et les rapports du GFMS, la Chine est le premier producteur d’or au monde et se trouve en deuxième position, après l’Inde, pour la consommation d’or (mais rattrape très vite son retard). Ceci n’est pas une coincidence !

Ainsi pour répondre aux questions posées au tout debut de cet article : Que se passe-t-il? – Nous ne savons pas pour le moment.  Et pour quelles raisons ? 

On frémit rien que d’y penser ….
…. Mais alors imaginons si un jour le gouvernement chinois « exigeait » des investisseurs privés à placer leur or dans la Banque populaire pour le bien de la nation – le stock d’or national augmenterait considérablement – peut-être suffisamment pour sauvegarder le Yuan comme étalon-or et de réaliser ainsi son ambition d’être la monnaie de réserve mondiale?

L’avenir de l’or en Iran …

Mercredi, juin 20th, 2012

Dans notre article “De l’or dans le Kurdistan iraquien”, nous avions annoncé que le gouvernement iranien allait faciliter l’exploration de l’or dans ses provinces kurdes. Nous vous avions parlé de la mine d’or à Sari Gunay – celle-ci fut abandonnée en 2007 par Rio Tinto, du fait que la mine n’était pas commercialement viable à cause de son faible rendement estimé à 16 tonnes. Les réserves d’or en Iran sont de l’ordre de quelques 220 tonnes, avec une production annuelle de presque 2 tonnes. Ainsi, en janvier 2011, il était annoncé que Rio Tinto allait vendre 70% de ses participations détenues dans la mine de Sari Gunay. Ces derniers avaient, en effet, besoin de ce capital à ce moment-là pour une opportunité de transaction avec un investisseur chinois. Hélàs, cette transaction commerciale n’a pu aboutir.

Alors que ce projet de partenariat échouait, d’intéressantes nouvelles émergeaient d’Iran – ce qui pouvait expliquer certains mystères en ce qui concernait l’achat d’or des Chinois.

En Février 2012, on se posait la question sur la quantité d’or que la Banque Centrale Chinoise achetait. Avait-elle acheté 139 tonnes d’or au 4ème trimestre 2011?

’Les importations de Chine provenant de Hong-Kong et représentant la majorité de ses achats à l’étranger, a grimpé de près de 227 tonnes sur les trois derniers mois de 2011 … comparé à une demande de 191 tonnes essentielllement en bijoux en or, lingots et  pièces. Puisque la Chine n’autorise pas l’exportation d’or, il y a eu un écart domestique entre l’offre et la demande d’environ 139 tonnes durant les 3 derniers mois de l’année – les achats des banques centrales ont très probablement causé tout ou partie de cet écart.’

Le fait que la Banque Centrale Chinoise préfère rester discrète sur l’achat d’or, simplement à en juger de par l’importance de ses achats, contribue à expliquer l’incertitude sur l’augmentation subite des achats à la fin de l’année dernière. Un autre fait fascinant pourrait lever le voile sur ces achats d’or dans un avenir proche.

Afin de continuer à faciliter ses exportations de pétrole et métaux précieux, le Gouverneur de la Banque Centrale d’Iran déclarait le 28 Février 2012 que Téhéran était disposé à accepter l’or en paiement de son pétrole étant donné que les sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Europe bloquaient les institutions financières du pays et obligeaient ses entités commerciales à trouver d’autres alternatives pour clôturer les transactions. (Source : Reuters). Ainsi, un jeu très intéressant s’est déployé, avec des résultats qui sont loin d’être clairs tant pour l’Iran que pour les autres pays qui font du commerce avec elle. L’Iran a utilisé l’or et le pétrole en contre paiement d’expéditions de céréales  en Février dernier, selon les négociants  céréaliers européens. L’Iran a aussi utilisé des devises telles que le yen ou le rouble en paiement de leurs importations de céréales, esquivant de la sorte la nécessité de recourir au dollar ou à l’euro.

Et c’est là, où potentiellement, la Chine entre en jeu. Même s’il s’agit du plus grand producteur d’or au monde, ses mines ne peuvent répondre à la demande croissante. De ce fait, la Banque Centrale doit acheter de l’or. Selon un rapport de Reuters, Ross Norman, Directeur chez Sharps Pixley déclarait que la Chine, de manière assez surprenante, était plutôt démunie en terme de réserves d’or mais, cependant, demeurait aussi le plus grand producteur d’or au monde, laissant à présumer qu’elle disposait de la capacité suffisante pour financer tout achat provenant d’Iran qui pourrait se présenter. Les Iraniens ainsi démontrent  qu’il existe d’autres ’montages financiers’ là-bas pour ceux qui veulent faire des affaires.

La passion pour l’or, le plus sûr des métaux précieux

Mardi, juin 19th, 2012

Le métal précieux, valeur refuge par excellence en périodes d’incertitude économique, conserve son pouvoir d’attraction, même si sa cotation varie.”.

Mail & Guardian (extraits) de Johannesbourg.

Le métal précieux est l’une des toutes premières formes de monnaie. Il a été la base sur laquelle reposait le commerce international jusqu’à ce que le président nord-américain Richard Nixon abolit l’étalon-or en 1971 [entraînant ainsi l’abandon de la convertibilité du dollar en or].

Ce système présentait de graves inconvénients : il fallait échanger du papier contre des lingots chaque fois que les investisseurs ou épargnants étaient inquiets de l’ampleur du déficit ou de la dette du pays ou encore la facilité de sortir la planche à billets.

Dans la mesure où l’appétit pour le métal jaune reflète les échecs économiques et politiques, il n’est pas étonnant de constater que certaines personnes aimeraient revenir à l’étalon-or. Selon les négociants du marché de l’or, il s’agit d’une tendance qui se généralise (des fonds spéculatifs aux fonds souverains, en passant par les particuliers, les bijoutiers et les banques centrales) pour le métal jaune, tant dans sa forme physique qu’en produits négociés sur le marché.

Une garantie pour les investisseurs

Tandis que les Américains et les Européens cherchent à résoudre la crise de la dette en émettant une monnaie qui ne vaut rien, les investisseurs et les banques centrales (en particulier celles des pays émergents tels que la Chine, la Russie et la Corée du Sud) trouvent refuge dans des valeurs tangibles comme l’or physique afin que leurs réserves ne demeurent pas à la merci du dollar et de l’euro. L’or a gagné près de 27% en 2011 même après un pic à 1,921.15 $ l’once atteint le 6 Septembre, son prix a de nouveau baissé à environ $ 1600 [à la mi-Décembre, ce qui équivaut à 1.226 euros].

En 2010, la demande mondiale de l’or  atteint les 4330 tonnes. Les bijoutiers en ont acheté 50% et les investisseurs 38% contre seulement 4% dix ans auparavant, selon le World Gold Council.

“Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens”. Selon Walter de Wet, analyste chez Standard Bank : “De plus en plus souvent, les banques centrales comblent leurs réserves en or. Même si les pays de la zone euro et les Etats-Unis parviennent à trouver des solutions pour gérer la crise de la dette, ils seront tout de même confrontés au problème de la récession. Ils auront à imprimer davantage de billets, faisant ainsi grimper le prix de l’or”.

Même si le métal jaune ne génère aucun dividende ou intérêt à la différence des obligations ou des actions, ce dernier garantit des gains en capital et réconfortent les banques centrales ainsi que les investisseurs avertis lorsque les marchés s’effondrent. 

“Une once d’or est une once d’or. Un barril de pétrole est un barril de pétrole. Mais qu’est-ce qu’un dollar? Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens, puisque le président de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke, peut créer tous types de monnaie en milliers de dollars”, explique Jay Taylor, rédacteur en chef de Gold, Energy & Tech Stocks, lors d’une entrevue publiée sur le site The Gold Report.

Extrait du Courrier Internacional 1103-110

Les tendances du cours de l’or

Jeudi, avril 19th, 2012

En début d’année, le prix de l’or a peu à peu montré une légère inflexion – flirtant avec la barre des 1600 dollars l’once après avoir joué les montagnes russes depuis Septembre 2011 – la tendance semblerait être durablement à la hausse.

Les spécialistes du marché de l’or affirme que le métal dit adieu aux 1500 dollars l’once et ne retombera jamais en-dessous de ce prix-là  – selon une déclaration de John Embry, expert en investissement de Sport Asset Management lors d’une entrevue concédée à King World News.  

 “Quand l’or était à 1000 dollars l’once, j’affirmais qu’il ne pourrait pas se commercialiser en dessous des 1000 dollars et ce fut ainsi. Je pense encore de la sorte en ce moment, sauf si nous faisons face à une chute brutale dans le monde financier, je serais surpris si l’or se commercialisait en dessous des 1500 dollars l’once une autre fois.

Il y a une grande vague d’optimisme en ces premiers mois de l’année et cela se reflète sur les marchés. Tout se négocie à la hausse pratiquement. La situation dans les prochains mois sera mouvementée et l’endroit le plus sûr où demeurer est proche des métaux précieux. L’or et l’argent sont en constant mouvement aujourd’hui, et très certainement, les métaux précieux qui se sont vendus à la fin de 2011 n’ont pas eu de problèmes à se vendre.

J’ai eu une conversation intéressante avec un de mes amis voilà quelques temps qui me consulte toujours sur des sujets de l’or, et ce dernier m’a confié qu’il avait l’impression que l’or allait faiblir durant les prochains mois. Il me demandait s’il devait vendre la moitié de son or pour racheter à nouveau dans le courant du troisième trimestre.  Je lui répondis qu’il ne fallait pas, malgré tout ce qu’il pouvait entendre ou lire. Bien au contraire, je lui confiais ma pensée à savoir que l’or subirait certainement une hausse de 400 à 500 dollars l’once d’ici les 6 prochains mois. Ceci est bien entendu mon point de vue, celui d’un homme qui manie l’or depuis des années.

Pour tout ceux qui ont été déçus des prix de l’or durant le dernier semestre de 2011, il est temps de reprendre confiance et ne pas considérer cet investissement comme une mode passagère à court terme, sinon voir à long terme, indépendemment des crises mondiales que nous pouvons connaitre et traverser.  Dans les années à venir, il y aura toujours de bonnes opportunités pour acheter et pour vendre de l’or. L’or demeure l’or – il ne disparaitra jamais. »

L’économie française patine

Mardi, février 28th, 2012

Le 15 février l’Insee a publié les chiffres de la croissance française au quatrième trimestre 2011. Le moins que l’on puisse dire, au vu des résultats, c’est que la France fait du sur-place… Et à moins de 60 jours des élections, il y a de quoi s’inquiéter !

Comme un parfum de récession

Les chiffres de ce quatrième trimestre sont loin d’être brillants et l’économie française semble s’enliser. De l’aveu de François Baroin, le Ministre de l’économie, la France est dans « une forme de faux plat économique ».
Les prévisions de l’Insee ne sont pas particulièrement chaleureuses et réconfortantes puisqu’il prévoyait une croissance de 0,2 % pour le quatrième trimestre 2011 et de 0,1 % pour le premier semestre 2012 :
Visiblement l’institut ne s’est pas trompé pour le 4ème trimestre 2011 dont le PIB affiche un triste +0,2 % (il était de +0,3 % au troisième trimestre 2011…). En sera t-il de même pour le premier trimestre 2012 ? Réponse le 15 Mai 2012.

Mais si les prévisions de l’Insee se confirment, elles seraient synonymes de récession économique pour la France ! La récession traduit un ralentissement du rythme de la croissance économique et se mesure lorsque le taux de croissance du PIB diminue, tout en restant positif, pendant 3 trimestres consécutifs.

Ce serait la seconde période de récession pour la France depuis le début de la crise en 2008, de quoi débuter une année 2012 en beauté… Et Eric Heyer, directeur adjoint à l’Observatoire français des conjonctures économiques, ne se fait guère d’illusion lorsqu’il commente le lien entre la croissance et l’emploi : « ça s’annoncer très, très mal pour 2012 ». Voila qui est dit.

La France n’est donc pas sortie de la crise, loin de là, et au vu de ce qu’il s’annonce il vaut peut-être mieux commencer à mettre ses économies de côté dès maintenant. De notre côté, on ne peut que vous conseiller de consolider votre épargne dans l’or qui est bien le seul à continuer de briller !
On n’est pas encore dans la faillite bancaire, mais il est grand temps de diversifier son épargne, si ce n’est déjà fait : il est vraiment préférable de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier !

L’économie s’enrhume… sauf l’or

Mardi, novembre 29th, 2011

L’hiver s’annonce rude en Europe, nous ne somme que fin novembre et pourtant la zone euro apparaît de plus en plus fiévreuse et frissonnante. Le placebo du G20 n’a pas pris et cette semaine c’est la Hongrie qui a vu sa note dégradée par les agences de notation, puis la Belgique : le virus s’installe. Et maintenant les Etats-Unis. Ces mauvaises nouvelles vont à coup sûr avoir des répercussions sur le cours de l’or.

Vendredi dernier l’agence de notation Moody’s a estimé que la Hongrie ne serait pas en mesure d’atteindre ses objectifs de consolidation budgétaires et de réduction de la dette du secteur public. Moody’s a ainsi rétrogradée la note de la dette souveraine hongroise à Ba1, ce qui correspond aux investissements spéculatifs. L’agence de notation financière Moody’s juge la situation hongroise trop instable et trop dépendante de la situation économique européenne.

La pandémie européenne…
L’histoire ne s’arrête pas là: la Belgique aussi a contracté les mêmes symptômes. Ici le diagnostic ne vient pas de Moody’s mais de son confrère Standard&Poor’s. Il s’agit là d’un nouveau coup dur pour l’Europe car l’économie belge restait l’une des plus solides et équilibrées de la zone euro. Standard &Poor’s justifie cette dégradation de AA+ à AA, du fait que l’économie du pays repose trop sur les exportations : la Belgique risque de fortement pâtir de la crise de la zone euro et de l’affaiblissement des investissements extérieurs. Par cette rétrogradation S&P pointe également du doigt la crise politique qui secoue la Belgique et juge l’économie du pays trop fragile à cause de cette instabilité.

Les agences de notations ne se contentent pas de sanctionner quelques pays isolés : dorénavant c’est toute l’Union Européenne qui semble menacée. Ainsi Moody’s a averti que l’ensemble de la notation des pays européens pourrait être prochainement réévaluée, à la baisse évidemment, si la situation perdure. Moody’s a clairement fait comprendre que la zone euro est à un tournant décisif de son histoire… et qu’une sortie de route n’est pas exclue.

Ca s’enrhume fort à l’Ouest également…
Chez nos cousins d’outre-Atlantique l’humeur n’est pas non plus à la fête. C’est l’agence Fitch Ratings qui s’est occupée de leur sort et a réévaluée à « négative » sa perspective sur la dette américaine. Le dollar, on le sait, n’est vraiment pas au mieux de sa forme et la note américaine est plus que jamais menacée. A croire qu’à trop jouer avec les marchés financiers c’est toute la cour de récré qui est contaminée.

Le virus s’annonce donc, à l’image des flux financiers, très volatile et extrêmement contagieux. A ce jour il n’existe aucun remède pour soigner le mal qui ronge l’économie mondiale. Les plus pessimistes comme Jacques Attali pensent d’ores et déjà qu’il n’y a que 50% de chance pour que l’euro passe Noël… le diagnostic vital semble bien engagé.

On profitera encore une fois de ce diagnostic accablant pour rappeler ce vieil adage : « il vaut mieux prévenir, que guérir », il est encore temps de se tourner vers l’or, la seule véritable valeur refuge capable de garder au chaud nos économies en ces temps bien rudes…

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "