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Pour cette huitième et dernière vidéo de confinement sur la chaîne Youtube d’AuCoffre, je reviens sur le parcours de l’or pendant la crise sanitaire du COVID-19. Pendant cette crise, nous avons en effet observé des situations inédites pour le métal précieux : un cours de l’or qui a battu des records, mais aussi des mouvements d’achat et de vente qui ont montré son rôle en tant que valeur refuge. D’autres situations inédites se sont produites, comme la très forte demande en pièces d’or au cours de ce premier trimestre 2020. C’est aussi une crise sanitaire qui a validé le modèle d’AuCoffre, et qui va entraîner de nouveaux modes de fonctionnement.

Comment a évolué le cours de l’or pendant ce confinement ?

Nous étions dans un contexte où le cours de l’or était globalement en hausse depuis le début de l’année 2020. Sans aucun rapport, au début, avec le coronavirus, mais plutôt entre autres en raison des tensions entre la Chine et les Etats-Unis.

Ensuite très vite, les craintes liées au virus ont poussé l’or à la hausse. Avec les débuts de confinements, les marchés boursiers se sont effondrés. Cela veut dire un Dow Jones qui perd 12% sur une seule journée. Les traders, qui étaient fortement en hausse sur l’or, ont dénoué leurs positions en vendant en même temps leurs actions perdantes à -12 et l’or positif à +14 ou +20 selon les devises. Pour mémoire, l’or est le 5e actif le plus négocié au monde.

Ce qui montre que l’or est une valeur refuge pendant la crise sanitaire

Nous sommes, à ce moment-là, sur un schéma cyclique. Comme toute valeur, le cours de l’or n’est jamais à la verticale ou en progression continue. Globalement, depuis les années 2000 le cours de l’or est en progression constante : il est ainsi passé de 200 à 1700 dollars l’once. Cela veut aussi dire que le reste des monnaies s’est dévalorisé. La valeur de l’or reste stable depuis 10 ans, 20 ans ou 5000 ans. Le cycle de l’or, c’est aussi de pouvoir le revendre.

Le moment où le cours de l’or se stabilise… et repart à la hausse

Mais ce que l’on a observé quand les marchés boursiers se sont stabilisés, ou ont commencé à repartir à la hausse, c’est un retour assez fort sur l’or et des records qui sont de nouveau battu. Le cours de l’or dépasse les 1500 euros, les 1580 euros… Pourquoi le cours de l’or progresse de nouveau quand les places boursières progressent ?

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Quelles tensions autour de l’or physique pendant la crise COVID-19 ?

La physionomie est assez inédite à ce moment-là. Il faut bien considérer l’offre et la demande : d’un côté, on a l’offre des mines ou des fonderies. Certaines sont alors fermées, ou en partie fermées. Cela présente une problématique d’offre. D’un autre côté, on a la demande : un équilibre s’est créé entre la baisse des achats de bijoux ou d’or physique en Inde ou en Chine, avec une demande divisée par deux ; et cet équilibre des ETF. Les bijoux ou l’industrie représentent une bonne moitié de la demande et avec le confinement, on ne se marie plus. Or, on connaît l’impact des achats d’or en période des mariages en Inde ! Ce rééquilibrage s’est rarement vu au même moment.

Quelles pièces d’or ont été les plus demandées pendant le COVID-19 ?

Le World Gold Council a révélé son rapport trimestriel, avec l’équivalent de 79 tonnes de pièces d’or achetées dans le monde au premier semestre. C’est nouveau et inédit. En 2009 par exemple, nous avons connu une pénurie sur le Kruggerand, qui était à l’époque la pièce la plus vendue dans le monde. L’offre n’avait alors pas suivi la demande. La physionomie pendant le COVID-19 est assez similaire. On l’a vu il y a quelques semaines par exemple, avec un arrêt de la frappe des Eagle américains. Mais les volumes sont bien présents. Des pièces, il y en a.

En quoi la crise COVID-19 a validé le modèle d’AuCoffre ?

Notre idée à la création d’AuCoffre il y a dix ans était de pouvoir acheter et revendre de l’or dans un contexte qui serait dégradé, par exemple parce que la porte de la banque est fermée… et qu’on ne peut plus accéder à son or. C’est exactement ce qui s’est passé : des boutiques d’achat d’or fermées, des banques qui détiennent l’or des particuliers et qu’on ne peut pas revendre pour eux (et mêmes des pièces qui provenaient de chez nous initialement !), qui refusent d’exécuter des demandes de virement ou pas d’accès aux chambres fortes… Le particulier ne peut plus alors négocier ou revendre de l’or qui lui appartient pourtant.

Il s’agit donc de déconnecter la détention d’or physique et le négoce, qui doit pouvoir se faire numériquement, et même par téléphone si nécessaire. Ce que nous avons observé pendant cette crise valide tout à fait ce modèle, tout comme cela valide aussi VeraCash et VeraOne, notamment auprès de particuliers plus jeunes.

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