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Archive for the ‘Crise’ Category

Comportement de l’or en déflation, inflation… et « indéflation »

Mardi, septembre 30th, 2014

Si vous vous intéressez un peu de près au sujet, vous savez comment l’or se comporte en période d’inflation et de déflation. Selon Léonard Sartoni, « L’or est le seul actif à offrir un refuge à la fois contre l’inflation et la déflation ». Mais quelles possibilités réserve l’or en période de « indéflation » ? La situation est inédite.

L’éternelle lutte contre les forces déflationnistes

Salaires en baisse, taux directeurs au plancher, croissance quasi nulle, affaiblissement monétaire, politique d’austérité… L’addition de tous ces facteurs poussent à penser que nous nous trouvons actuellement dans une ère déflationniste.

La déflation c’est quoi ?

Dans une vidéo du 13 décembre 2013, Charles Sannat explique pourquoi une période déflationniste est durable et pourquoi c’est une spirale infernale.

La déflation est le contraire de l’inflation (prix qui montent), donc les prix baissent. Ceux-ci baissent car les salaires baissent et les prix s’indexent sur cette baisse de salaires. C’est ainsi que l’on rentre dans un cercle déflationniste qui conduit à l’insolvabilité de l’ensemble des acteurs économiques (Etats, ménages, entreprises).
1. Une crise déflationniste peut démarrer par une crise économique, comme celle de 2007 qui a abouti à une baisse de la croissance qui entraîne moins de travail, donc une augmentation du chômage, qui s’accompagne d’une baisse des salaires et donc du pouvoir d’achat.
>> La baisse de la consommation liée à la perte de pouvoir d’achat engendre une baisse des bénéfices des entreprises
>> Il y a donc moins de recettes fiscales.
2. Avec la hausse du chômage, on en arrive à une augmentation des dépenses sociales
>> Qui a un impact direct sur les finances de l’Etat.
>> On en arrive fatalement à une augmentation des déficits publics qui s’additionne aux dettes
>> D’où augmentation des dettes.
3. Il y a donc une nécessité soit de diminuer les dépenses, soit d’augmenter les impôts pour financer tout cela.
4. L’augmentation des impôts génère une baisse du pouvoir d’achat qui implique une baisse du taux de croissance.

Voilà comment on se retrouve embarqué dans un cercle déflationniste pour des années, c’est exactement ce qui se passe en Grèce aujourd’hui.

L’or, refuge des crises déflationnistes

Comment se comporte l’or en période déflationniste ? C’est une des meilleures valeurs refuges et la plus liquide qui soit.

Le cours de l’or est soumis à la baisse lorsqu’il y a une crainte de déflation, en cas de politique d’austérité et de récession (ce qui est actuellement le cas en ce qui concerne l’économie occidentale).

Sur l’or en période de déflation, Léonard Sartoni disait en 2008 : « Certains pensent que l’or performerait extrêmement bien si une déflation majeure se produisait aujourd’hui, alors que d’autres pensent que l’or retiendrait au mieux son pouvoir d’achat. Durant une déflation, il y a une fuite vers le cash, qui prend de la valeur, alors que le prix de tous les autres actifs baisse. Mais l’or est encore meilleur que le cash étant donné que c’est la seule monnaie sur laquelle ne repose aucune dette, et qui ne court aucun risque de faillite. »

En outre, la pyramide de liquidité des actifs en période déflationniste établie par John Exter montre que l’or est l’actif le plus liquide, et l’immobilier le moins liquide.

Pyramide de liquidité en période déflationniste selon John Exter

Pyramide de liquidité en période déflationniste selon John Exter

L’or en période inflationniste

Dans son ouvrage de référence « 2008 – 2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter », Léonard Sartoni explique qu’en cas de forte inflation, le prix de l’or « augmente beaucoup plus vite que l’inflation lorsque les investisseurs commencent à l’anticiper » et qu’il offre donc de bonnes possibilités de gains (en cas de forte inflation).

Et en « indéflation » ?

Sauf que la période dans laquelle nous nous trouvons n’est pas aussi tranchée.
A côté des baisses de prix évoquées, le prix de l’énergie, des matières premières, les denrées agricoles, les actifs qui génèrent des rémunérations, augmentent. Alors, inflation ou déflation ? Le débat dure de longue date.

Et pour cause, nous nous retrouvons pour la première fois au confluent de deux phénomènes contradictoires : la coexistence de l’inflation et de la déflation. Ce que Charles Sannat appelle la « désinflation ».

« Pour la première fois, l’inflation et la déflation sont simultanées. Et partout, où que vous regardiez, dans tous les pays touchés par la crise, nous avons pour la première fois dans nos économies modernes la coexistence de ces deux phénomènes opposés, de l’inflation et de la déflation », explique Charles Sannat dans cet édito du 22 février 2013 sur l’indéflation.

Que faire avec l’or actuellement ?

• Par rapport à la baisse actuelle du cours de l’or
Il faut voir dans la tendance baissière actuelle du cours de l’or (fortement impacté par un dollar vigoureux) comme une « dernière fenêtre d’opportunité pour l’or », pour reprendre une expression de Fabrizio Quirighetti dans un article du journal suisse Le Temps. Selon le Chef économiste de Syz & Co, à court terme, le scénario déflationniste (à la japonaise, avec de faibles performances) est plus envisageable que celui d’une inflation débridée. Dans ce cas, l’or ne devrait pas briller en effet, mais il reste « la meilleure assurance possible (c’est-à-dire la moins «chère» et la plus efficace) », l’or « offre actuellement des qualités de diversification au sein des portefeuilles, qui compensent, en partie, celles dorénavant altérées du couple actions-obligations » et parce qu’à force de jouer avec le feu d’une politique monétaire inflationniste, les pompiers pyromanes de la FED vont finir par redonner du lustre à l’or.

• L’or sauve-t-il de toutes les crises ?
Il faut toujours envisager l’or à long terme, dans une optique patrimoniale et sécuritaire. Le cours de l’or peut encore baisser durablement, cela ne change rien aux fondamentaux de l’or qui est un placement de long terme.

L’or est un actif rare, parcimonieux, une monnaie parfaitement adaptée à la décroissance. Si le prix de l’or baisse en période déflationniste, tous les prix baissent en proportion. Si le prix de l’or augmente, il permet de générer des gains. Dans les deux cas, l’or a tout bon.

Cette situation d’indéflation avec un risque majeur d’insolvabilité des Etats est inédite. Le comportement de l’or dans une telle période est donc inconnu. A l’arrivée, de nombreuses personnes risquent d’être ruinées, explique Charles Sannat dans ce même édito sur l’indéflation. D’après lui, « le débat sur faut-il ou pas détenir de l’or en période de déflation me semble totalement dépassé ».

Nous connaissons en revanche le comportement de l’or en périodes troubles. Quand le monde est en ruine, l’or se présente TOUJOURS comme une bouée de sauvetage.

Même s’il est difficile de prévoir le cours de l’or à l’issue de cette période étrange, d’attente pré-apocalyptique, on peut néanmoins parier que l’or et l’argent pourront toujours s’échanger contre du cash – s’il vaut encore quelque chose – ou contre des biens de consommation courante.

« Mais encore une fois, il n’y a pas que les pièces d’or, il y a aussi la maison à la campagne; le potager et le plan épargne boites de conserve ! », rappelle le Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com.

Youpi ! Le chômage baisse de 11 000 personnes en août. Ha ha ha ha ha ha ha !… Le Contrarien Matin du 26 septembre 2014

Vendredi, septembre 26th, 2014

Le Contrarien Matin du 26 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

N’imaginez surtout pas que je rigole de voir autant de gens dans toutes les familles subir les affres d’un marché du travail devenu épouvantable. Je ne suis pas seul dans mon coin en ayant un CDI tranquillou bien au chaud. Non, je suis comme chaque Français d’en bas avec plus ou moins de dents mais, en ce qui me concerne, beaucoup de mordant. Et nous avons dans notre entourage forcément des personnes qui galèrent et qui galèrent vraiment. Alors non, je ne rigole pas de cela, je rigole parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer et que l’humour doit être une arme et une protection de l’incurie de ceux qui nous gouvernent, de leur incompréhension totale de ce qu’est la vraie vie des vrais gens, de ce que c’est de vivre avec 500, 1 000 ou même 2 ou 3 000 euros par mois mais pas avec 10 K€, une voiture de fonction et la « cantoche » de l’Assemblée nationale.

Je me gausse de Rebsamen, notre mamamouchi en charge du bien mal nommé « ministère de l’Emploi », rien que le nom de ce ministère en pleine période de chômage de masse est une blague. Une blague, le ministre l’est aussi. Celui-là et ceux d’avant. Incapables, ne faisant rien, ne pouvant rien, ne voulant rien, otage bien consentant d’un système économique devenu fou et que personne, personne ne veut réellement faire changer tant la minorité qui gagne se goinfre désormais sur le dos du reste des peuples.

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La solution aux malheurs de l’Italie est très simple : sortir de l’euro !… Le Contrarien Matin du 25 septembre 2014

Jeudi, septembre 25th, 2014

Le Contrarien Matin du 25 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Non, non, ne me fusillez pas tout de suite en me disant que je suis très pessimiste avec un titre comme celui-là. Il n’est pas de moi… je suis innocent (pour une fois) ! C’est un article du toujours excellent quotidien The Telegraph à Londres. À un moment, j’ai espéré que la perfide Albion soit démantelée, mais le royaume de sa très vieille majesté tient toujours debout. En attendant, du coup, leur effondrement à eux, rien n’empêche donc nos amis anglais de parler un peu des problèmes des autres.

Mais où est donc passée la 7e compagnie ?

Au moment où nous parlons, l’attention est focalisée sur les difficultés de la France, d’autant plus que Manu (Valls) est allé voir Merkel et le patronat allemand pour leur expliquer « icheulibeudischee petite entreprize allemande » et « je vé faire ein grosse réformeu »… Bon, je concède que ma maîtrise de la langue de Goethe reste modeste.

Bref, la France ci, la France ça, la France et sa Tour Eiffel, ses dettes, ses déficits, son taux de croissance miteux, son chômage pléthorique et tout le tintouin. Mais il y a pire que nous (si, si, je vous assure c’est possible), et ce pire se nomme « Italie ».

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France croissance 0 et croissance du désespoir !… Le Contrarien Matin du 24 septembre 2014

Mercredi, septembre 24th, 2014

Le Contrarien Matin du 24 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

« Quand la France crie croissance, l’Allemagne entend nouvelles dettes et quand l’Allemagne exige des réformes, en France, on entend économies mortelles, relevait dans un éditorial mardi le quotidien conservateur Die Welt. » Et pour tout dire, ce résumé de la situation est assez bon.

Notre Manuel Valls est donc à Berlin et globalement il en ressort qu’il n’en ressort pas grand-chose. Les mamamouchis français voudraient desserrer l’étau de la rigueur ou de l’austérité, ils voudraient pouvoir faire encore un peu plus de dettes histoire de reporter les problèmes à encore un peu plus tard. Après tout, cela fait plus de 40 ans que nous avons chaque année des déficits et une dette qui augmente, alors que changeront quelques années de plus… Si en plus la BCE pouvait refiler des beaux euros tout neuf gratuitement, à tout le monde, la vie pourrait enfin être belle.

Du côté allemand et face à la léthargie française (qui ne date pas de ce gouvernement d’ailleurs), on attend des « réformes structurelles » et pas qu’un peu. On attend que la France bouge, que la France change, qu’elle fasse des réformes certes mais également qu’elle baisse considérablement le poids de sa dépense publique.

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L’or en temps de guerre

Mardi, septembre 23rd, 2014
L’or, levain de la victoire, campagne de 1916

L’or, levain de la victoire, campagne financée par la Banque de France en 1916

En plein effondrement monétaire, l’or redevient une monnaie, qui circule et permet d’acheter des biens de consommation courante. Plus que ça, l’or a même sauvé bien des vies en temps de guerre.
De même que l’on se félicite d’avoir souscrit une assurance incendie quand sa maison brûle, on ne peut que se sentir rassuré de posséder un peu d’or lors d’une crise majeure.
Si vous souhaitez encore vous en convaincre, il suffit d’observer le comportement de l’or en périodes troubles.

De l’utilité de l’or et de l’argent en cas de crise majeure

Les crises que traversent le Monde peuvent être de plusieurs nature, toucher plusieurs pays, une seule région, mais elles sont et ont toujours été là.
L’Histoire a prouvé à maintes reprises que l’or refaisait toujours surface dans ces moments-là, même si c’était sous le manteau. Pourquoi ? Parce que l’or est une unité de réserve, de valeur et de compte immuable (une monnaie donc) et qu’il inspire confiance depuis plus de 6000 ans.
Même si l’or n’a plus cours légal depuis le 15 août 1971 (date à laquelle le dollar l’a officiellement détrôné comme étalon), l’or se remet toujours à circuler en période de crise majeure.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’or a sauvé des vies à des civils, comme à cette famille grecque qui avait « des souverains plein les portes » qui a ainsi pu éviter de mourir de faim.
L’or a aussi sauvé des vies de soldats britanniques qui avaient dans leur kit de survie des Souverains, surnommés « médaille d’or de la survie ». Du fait de leur reconnaissance universellement établie, le Souverain, qui est la pièce « qui ouvre toutes les portes », était garant de la liberté des soldats en territoire hostile.

L’or, patriotique en temps de guerre et sauveteur d’une nation

En temps de guerre, l’or était bien sûr réquisitionné, « contre les boches » comme le stipulait la campagne « L’or, levain de la victoire », en 1916. Ce dossier hors-série du site lesechos.fr nous rappelle que cet « appel aux dons » visait à inciter les Français à échanger leur or contre des billets.
« De l’or contre les boches… Dans vos bas de laine et vos tiroirs, vos louis dorment. Ils dorment alors qu’ils pourraient agir. Envoyez ces embusqués sur le front ! » pouvait-on lire sur l’opuscule. Même les poilus étaient mis à contribution dans les tranchées, échangeant leurs pièces d’or contre des billets. Car oui, une guerre, quelle qu’elle soit, ça coûte cher.

L’exemple de la Seconde Guerre Mondiale semble peut-être exagéré mais les temps sont troubles, les tensions géopolitiques plus vives que jamais depuis la guerre froide et mondiales.
Ensuite, il ne faut pas hésiter à employer certains mots. Oui, nous sommes en état de guerre, une guerre invisible mais réelle. Qu’elle vienne de la NSA, des terroristes de l’Etat Islamiste, des holdings bancaires, créateurs d’armes financières de destruction massive, la menace est bien réelle.

Nous sommes en état de guerre… économique

« Une guerre feutrée », pour reprendre les propos d’Hubert Boeltz. A propos du grand marché transatlantique (TAFTA), le gestionnaire de patrimoine évoque le bras de fer entre la politique ultra libérale des Etats-Unis et la vision, plus protectrice du Vieux Continent. Le traité en cours de négociations (très opaques pour les citoyens que nous sommes) vise à imposer en douce des denrées avec OGM, de la viande aux hormones, du gaz de schiste et bien sûr le dollar.

Charles Sannat évoquait aussi la guerre économique larvée entre les Etats-Unis et l’Ukraine, dans l’édito du 10 mars dernier du Contrarien, une guerre bien réelle.

La guerre qui se déroule actuellement se joue à l’échelle macro-économique, tellement macro qu’elle échappe complètement au commun des mortels qui au final, voit juste qu’il a plus de mal à boucler les fins de mois, à payer ses impôts, à épargner… En ne voyant que le bout du doigt qui lui indique tel parti, voire tel politicien français, alors que ses « micros » problèmes économiques relèvent plus directement de ce qui se joue entre les puissances de ce monde.

Une guerre monétaire est en train de se jouer sous nos yeux

La guerre est monétaire aussi, et surtout. Les Etats-Unis tentent de maintenir coûte que coûte le leadership du dollar américain, devise de change internationale et nerf de la guerre qui se trame.

Vue la force économique que représentent les Etats-Unis dans le monde, il est facile de comprendre que ceux-ci, que la FED, ne lâcheront jamais le morceau, qu’ils ne peuvent pas se permettre de « décroître ». Une récession aggravée engendrerait un cataclysme économique sans précédent dans cet immense pays, pire que le krach de 1929.

Pour se sortir d’un problème de croissance, faciliter ses exportations, de chômage, de dette publique abyssale, les Etats-Unis usent donc de la planche à billets. C’est ce que l’on appelle le « Quantitative Easing ». Or plus on imprime de monnaie, moins celle-ci a de valeur (puisque ce qui est rare est cher).

Le dollar ayant été fortement dévalué à cause d’une surimpression massive ces dernières années, la Chine notamment, puissance économique désormais incontournable, cherche à se débarrasser des bons du trésor américain libellés en dollars pour les échanger contre de l’or.
Pourquoi ? Car la Chine veut concurrencer le dollar en imposant le yuan sur le marché comme devise de change internationale.

Si cela vous a échappé, sachez que la Chine a ouvert sa plateforme de trading de l’or (libellé en yuans) à l’international le 18 septembre dernier.
Un signal fort de la part de la Chine dans sa volonté de s’émanciper de l’hégémonie américaine.

La Zone euro, suivant la même politique monétaire expansionniste que les Etats-Unis et le Japon pour avoir un euro plus concurrentiel et lutter contre les forces déflationnistes, se tire deux balles dans le pied : les investisseurs étrangers ne sont pas attirés par un euro faible et l’argent créé n’est pas réinjecté dans l’économie réelle.

Focus sur le Napoléon en période de crise

Lors de sa création au début du 19e siècle, le 20 franc napoléon en or est une monnaie de référence internationale, marquant l’hégémonie de la France napoléonienne. Vu que les autres pays s’alignent sur le système monétaire de la France, on peut même considérer le 20 francs napoléon comme un étalon. Il est donc intéressant d’observer par le prisme de son cours, le comportement de l’or en période de crise.

Après la Première Guerre Mondiale, le franc français est fortement dévalué (on parle de franc Poincaré). Le napoléon 20 francs valait alors 100 Francs Poincaré. Malgré tout, la référence au franc or subsiste.
Au début de la Seconde guerre mondiale, le napoléon vaut 274 francs. En quelques mois à peine, il vaut 825 francs. Les pièces de 20 francs napoléon en or étant faciles à transporter pour qui cherchait à fuir l’ennemi, leur cote a atteint des sommets à cette période et multipliée par 38.

Plus récemment, lors de la crise des années 80, la prime des Napoléons avait atteint 100%.
Un Napoléon qui valait 1000 francs en quantité d’or, sa valeur doublait avec la prime.
A l’époque, cela a incité des faussaires à réaliser des faux à partir d’or véritable et d’empocher la prime pour se constituer un petit pactole.

Imaginez juste un effondrement du système, conséquence lente et douloureuse de la crise qui a débuté en 2007, un effondrement monétaire et financier, avec quel argent paierez-vous des aliments ? De l’essence s’il en reste ? Des médicaments ? Avec des pièces en or et en argent, encore plus liquides. Et si vous avez la chance d’échapper à une crise majeure avant votre mort, vous pourrez toujours léguer à vos petits-enfants cette épargne impérissable, en leur transmettant en même temps les raisons de garder ces pièces d’or et d’argent pour les coups durs.

L’échec cuisant de la BCE et de son TLTRO !… Le Contrarien Matin du 22 septembre 2014

Lundi, septembre 22nd, 2014

Le Contrarien Matin du 22 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Comme vous l’avez sans doute remarqué, nous sommes en pleine saison d’abaissement des prévisions de croissance économique par les grandes institutions qui ne se trompent jamais puisqu’au mois de septembre, elles recalculent toutes les « nouveaux » taux de croissance pour arriver à peu près en ligne avec la réalité d’ici la fin de l’année, ce qui ne les empêchent nullement de reprédire n’importe quoi pour l’année suivante.

Depuis le début du mois, c’est donc un festival de corrections annoncées par le FMI, l’OCDE, la FED ou encore la BCE. Bref, tout le monde y va de son couplet. Cela ne m’a pas empêché de passer pour un imbécile dans les dîners en ville pendant les 6 premiers mois de l’année lorsque j’annonçais que les taux de croissance économiques seraient ridiculement bas. Ce sera également le cas l’année prochaine car pour 2015, le taux de croissance est globalement « plié » et ne pourra pas, sauf surprise totale, dépasser en tout cas pour la France un taux de 1 %. Ce chiffre est pour le « plafond ». Pour le plancher, nous ne sommes, par définition, pas limité dans la « croissance négative » potentielle et voir la France replonger en récession est parfaitement envisageable.

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Alerte rouge pour la France !… Le Contrarien Matin du 18 septembre 2014

Jeudi, septembre 18th, 2014

Le Contrarien Matin du 18 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Avant de parler du dernier article de mon confrère économiste Jean-Luc Ginder qui l’a publié sur « Le cercle » des Échos, je souhaitais revenir, car l’histoire est trop belle, sur la première « sortie » d’Emmanuel Macron, notre ministre de l’Économie et accessoirement ancien banquier d’affaires. Bref, Macron est brillant, Macron est intelligent, Macron est un très gros bosseur, Macron est génial et tous les autres sont justement des illettrés… Le pire c’est que lorsqu’il a sorti cette terrible boulette, Macron était sûr et certain d’avoir tout bon. Il avait bossé avec les communicants, avalé des tonnes de notes et fiches de synthèse et il se ramasse comme le premier étudiant (de sa prof ?) venu à son premier oral. Je dois vous avouer que je me suis bien marré. D’abord, j’étais dans ma cuisine avec ma femme et la marmaille qui piaille en train de tenter de boire un café salvateur pour me réveiller. Bref, lorsque je l’ai entendu dire « illettrés » en parlant des salariés de GAD, j’ai tout de suite pensé « boulette le Macron et toc… ».

Il fallait donc que j’explique à nos zélotes des zélites que l’on peut travailler dans un abattoir et ne pas être… illettré. On peut être sans-dents, vider des entrailles toute la journée, …

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Valls et la corde !… Le Contrarien Matin du 17 septembre 2014

Mercredi, septembre 17th, 2014

Le Contrarien Matin du 17 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Le sujet du jour c’est le discours de politique générale de notre Premier ministre Manuel Valls. Qu’en penser ? Rien. Enfin si, disons que Valls a fait une superbe motion de synthèse de gôche en distribuant de l’argent que nous n’avons pas comme en annonçant la revalorisation du minimum vieillesse qui va passer, accrochez-vous, de 792 euros par mois à 800, soit si mes calculs sont bons quelques 8 euros supplémentaires pour nos petits vieux fauchés.

Autant le dire, ce n’est pas 8 euros de plus par mois qui permettront à nos sans-dents d’acheter des dentiers. De la même façon, malgré les attaques du Medef sur les 35 heures, les jours fériés et le salaire minimum, Valls a indiqué qu’il ne reviendrait pas sur les 35 heures (cela dit, c’est ma femme qui va être contente, elle adore ses RTT et je la comprends).

Alors que va-t-il se passer ? Rien. Rien, et c’est pour ça que je vous disais qu’il n’y avait rien à penser de ce discours de Valls qui, dans la forme, était du Valls et dans le fond… un consensus mou digne d’un apparatchik du politburo de la rue Solférino.

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Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion !… Le Contrarien Matin du 16 septembre 2014

Mardi, septembre 16th, 2014

Le Contrarien Matin du 16 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion… voilà quelles pourraient être les différentes étapes de la vie à la mort de l’Europe tant l’ensemble européen est désormais à la croisée des chemins, coincé entre plus d’intégration (ce qui est actuellement souhaité) et la tentation de la désintégration où chaque pays membre, en particulier de la zone euro, souhaiterait pouvoir retrouver quelques marges de manœuvres monétaires pour adoucir des politiques budgétaires qui se doivent, face aux tombereaux de dettes souveraines accumulées et à l’absence de croissance, de devenir restrictives.

En Europe, le temps est comme suspendu, depuis en réalité 2011 rien n’a fondamentalement changé. Certes la BCE a permis de faire gagner du temps à nos dirigeants en leur offrant une trêve dont nous ne pouvons, en tant que citoyens, que nous féliciter car l’hypothèse de la désintégration suivie de la dislocation et de l’explosion de la zone euro dans un contexte non contrôlé, croyez-moi, ne serait pas une promenade de santé. Mais rien n’a changé. Ce qui fait les défauts de l’euro monnaie unique appliquée à des économies hétérogènes est toujours là.

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Attention aux dangers d’épidémie de Moscovicidose !… Le Contrarien Matin du 15 septembre 2014

Lundi, septembre 15th, 2014

Le Contrarien Matin du 15 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Vous ne connaissez sans doute pas encore cette maladie redoutable mais hélas, vous n’allez pas tarder à découvrir les ravages que ce virus absolument terrible va provoquer sur les cellules économiques. En effet, les symptômes de la Moscovicidose provoquent un arrêt rapide des fonctions vitales économiques provoquant une « grécification » majeure du système conduisant rapidement au décès du patient. Il n’y a rien à faire et comme pour le virus Ebola, hélas, nous ne disposons d’aucun traitement efficace. Soyez donc particulièrement prudents.

Les voies naturelles de propagation de la maladie sont des facteurs particulièrement bien connus comme les « zimpôts », les « taxes » ou encore l’Europe, sans oublier évidemment le FMI ou encore la Commission européenne qui est bien sûr le plus important mode de contagion. La seule solution est de vous tenir à distance et de vous préparer.

L’hôpital qui se moque de la charité

Je dois vous avouer que je suis resté pantois à la lecture de cet article de La Tribune qui revient sur les derniers propos tenus par Moscovici, notre ex-mamamouchi en charge de l’économie de …

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La France sous tutelle comme la Grèce dès le 2 octobre prochain ?… Le Contrarien Matin du 12 septembre 2014

Vendredi, septembre 12th, 2014

Le Contrarien Matin du 12 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

J’aime beaucoup lire le blog et les analyses de Jacques Attali. Je sais, vu les nombreux courriers des lecteurs que je reçois à chaque fois que je parle de lui, que vous êtes assez nombreux à ne pas « l’apprécier ». Pour autant, ses propos restent très importants par ce qu’ils révèlent de la pensée du courant mondialiste, libre-échangiste, européen et financier qui, disons-le, dirige aujourd’hui le monde dans lequel nous vivons.

La question n’est pas de savoir si Attali a raison ou tort, bien que, sur nombre de ses constats purement économiques, je sois d’accord avec lui en particulier sur l’idée de cap et de trajectoire menant notre pays directement vers la faillite. La véritable question c’est de voir à travers ses écrits et comprendre les moyens de résolution que « l’élite » mondiale et « éclairée » (forcément, nous autres, les sans-dents, sommes également dans leur esprit des sans-intelligence) souhaite nous appliquer et du coup, mieux voir venir la sauce à laquelle certains veulent même plus nous manger mais plus vraisemblablement nous dévorer tout cru.

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Œil pour œil et dent… pour dent !… Le Contrarien Matin du 8 septembre 2014

Lundi, septembre 8th, 2014

Le Contrarien Matin du 8 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Elle a la dent dure l’ex-première dame et applique à merveille le principe du œil pour œil et dent pour dent. Comme je le disais lorsque l’affaire des sans-dents a été révélée, il nous arrive à tous d’avoir des traits d’humour plus ou moins noirs en privé et heureusement que nos confidences sur l’oreiller, fussent-elles humoristiques, ne sont pas à chaque fois publiées et rendues publiques.

Il n’en demeure pas moins que notre président, déjà bien mal en point, se fait lamentablement achever par son ex-première concubine.

Ce qu’il ressort de tout cela c’est que Hollande n’est pas un grand homme, mais nous l’avions tous ou presque compris. Quant à l’ex, ce n’est pas non plus une grande dame car dans le climat actuel, la France, notre pays et son peuple, n’avait point besoin de voir son exécutif déjà sur les dents à ce point affaibli et ce quinquennat va très vraisemblablement très mal finir enfin, finir est un bien grand mot, puisqu’il pourrait bien se finir assez précipitamment et notre petit président normal se casser les dents sur la dure réalité.

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Jeudi, septembre 4th, 2014

Le Contrarien Matin du 4 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je dois vous avouer que je n’en ai pas cru mes chastes oreilles, moi qui pensais naïvement que la reprise était là, que la « crôassance » allait revenir, ou encore que la courbe des « chômistes » allait s’inverser, et ne voilà pas que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin nous fait une sortie digne d’un Fillon en pleine verve qui avait osé dire qu’il « était à la tête d’un État en faillite », ce qui fut à l’époque très mal pris et tout le monde lui demanda de se taire.

Que vient de dire Raffarin ? Oh rien de bien grave, juste que « ce gouvernement est la dernière étape avant le chaos ». Il se reprend d’ailleurs aussitôt en disant en substance qu’il y aura nécessairement une grande crise politique nécessitant une dissolution, mais en réalité, Jean-Pierre Raffarin n’a en aucun cas peur d’une dissolution qui reste avant tout une action politique, démocratique et dans un cadre connu de tous. Des élections législatives n’ont jamais constitué un « chaos » quel qu’il soit et une cohabitation non plus. Alors pourquoi l’utilisation de ce terme en particulier ?

« Personne n’a intérêt à ce que Valls échoue »

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Du gouvernement de combat à celui de la clarté… Le Contrarien Matin du 1er septembre 2014

Lundi, septembre 1st, 2014

Le Contrarien Matin du 01 septembre 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je suis très heureux de vous retrouver enfin (ainsi qu’Internet, que ma femme m’avait supprimé pendant un très long mois). Nous allons donc pouvoir reprendre nos bonnes vieilles habitudes comme commenter, analyser et râler en permanence sur les décisions absurdes de ces mamamouchis qui nous dirigent, et Dieu sait qu’ils nous donnent du grain à moudre nos chers et bien-aimés dirigeants.

Alors depuis quelques jours évidemment, entre les courses de rentrée scolaire pour les enfants – malgré la faiblesse de l’inflation officielle, je vous confirme que le Caddie des courses de fournitures a bien augmenté et pas qu’un peu cette année et j’ai été assez effaré par le prix de la pochette de papier Canson et celui des cahiers, sans oublier deux ou trois autres bricoles qui grèvent le budget, mais ne nous plaignons pas car en ces temps de disettes, beaucoup de familles connaissent des difficultés bien plus graves –, je me demande ce que je vais bien pouvoir vous raconter en ce jour de rentrée.

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Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade… Le Contrarien Matin du 25 juillet 2014

Vendredi, juillet 25th, 2014

Le Contrarien Matin du 25 juillet 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Les États-Unis sont un pays particulièrement surprenant. Capable du meilleur comme du pire, pays de la démesure aussi bien géographique, économique que « sociale ». Historiquement plutôt attirants, les USA deviennent ces dernières années plutôt repoussants tant les excès y sont nombreux y compris sur la scène internationale.

Alors je fais partie de ceux qui préfèrent être « seul » dans un monde devenu fou, et être bien adapté à nos sociétés malades ne doit pas être un objectif recherché. Sachons au contraire cultiver l’essentiel et les valeurs morales qui l’accompagnent.
Dans ce monde souffrant des pires calamités aussi bien naturelles, auxquelles nous ne pouvons pas forcément grand-chose, qu’humaines comme les guerres, les massacres, la misère contre lesquelles il n’y a aucune fatalité à part nos choix désastreux et notre envie d’autodestruction, je voulais partager avec vous deux informations absurdes sur ce futur ex-grand pays que sont les États-Unis,

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "