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Quand le yen se fait harakiri, cela profite à l’or

Jeudi, janvier 10th, 2013

C’est la tendance 2013 : la course à l’impression monétaire massive, conduisant à l’inondation de liquidités des marchés. Dernier exemple en date, le Japon qui à force, va devenir le pays du soleil couchant.

Même le Japon n’a pas échappé à cette irrésistible tendance qui consiste à se lancer dans une politique monétaire expansionniste. Le pays vieillissant et en déflation depuis 22 ans, jadis innovant et super compétitif est lui aussi « tombé dans le piège à liquidités », pour reprendre une expression de Pierre Leconte.

La politique monétaire du Premier ministre japonais Shinzo Abe qui souhaite « mettre la Banque du Japon au service de l’économie » n’a pas fini de faire grimacer les économistes les plus avisés.
En effet, le Japon, à l’instar des Etats-Unis et de la BCE, va faire marcher la planche à billets pour dévaluer son yen, un peu trop fort pour les exportations commerciales.

L’investisseur star Caesar Bryan avait déjà révélé fin novembre l’intention du Japon de maintenir la devise officielle du pays à bas niveau pour concurrencer le yuan. Car le Japon ayant déjà commencé les échanges commerciaux en yuans/yens depuis mai dernier, leur évitant de passer par le dollar afin de faciliter le commerce bilatéral.

Le but : dévaluer le yen de 20% contre le dollar. Cette politique est ubuesque dans la mesure où tout cet argent créé ex nihilo n’est jamais – ou peu – réinvesti dans de l’économie réelle. C’est pourquoi l’émission monétaire est un piège.

« Japon : laboratoire de l’économie folle »
Andreas Höfert a écrit dans Letemps.ch un article que nous a transmis M. Leconte, « Japon : laboratoire de l’économie folle ». En plus des défis majeurs auxquels est confronté le Japon (démographie vieillissante, reconstruction après l’accident nucléaire de Fukushima…), le pays a du mal à redresser la barre depuis la bulle spéculative des années 80. « Le PIB réel japonais est aujourd’hui inférieur de 10% à ce qu’il était il y a 15 ans et la capitalisation boursière totale des quatre plus grandes firmes technologiques  (Panasonic, Toshiba, Sony et Fujitsu) est inférieure à celle de Samsung, le leader coréen », précise le Chef économiste d’UBS.

Avec une dette publique qui correspond à 240% de son PIB, le Japon va mal. 2013 nous dira si le maintien de la politique monétaire expansionniste et laxiste menée par Shinzo Abe va stimuler l’économie mondiale (nous n’en croyons rien) ou au contraire stigmatiser de façon claire l’échec de l’impression de monnaie ex nihilo.

En tout cas une chose est sûre, c’est que cette politique monétaire profite à l’or qui, affiché en yen, est à son plus haut actuellement dans la devise nippone. Caesar Bryan a d’ailleurs annoncé un repli massif des investisseurs japonais dans le métal précieux.

Nous vous invitons à lire également cet excellent dossier sur le Japon en 2013, d’Alasdair Macleod, de Finance And Economics.org

« Plus de dollars » dit la FED, « Merci ! » répond l’or

Jeudi, décembre 13th, 2012
Le dollar est un piège

Le dollar est un piège

Florange, Florange et l’avenir de l’industrie française, la guerre fratricide de l’UMP, le mariage homosexuel… la presse française est très autocentrée sur la France. Elargissons un peu notre champ de vision aux Etats-Unis dont on veut bien nous parler lorsqu’il y a une nouvelle fusillade dans un lycée, mais dont la décision de la FED de créer encore plus de monnaie ne fait pas les gros titres des journaux. Pourtant, ce genre de décision mine l’économie mondiale, la sape par le bas. En agissant ainsi, les Etats-Unis se tirent une balle dans le pied, plus précisément dans celui du dollar. Le cours de l’or ne devrait pas tarder à suivre. La demande en pièces d’or outre-Atlantique elle, n’a pas attendu et a déjà explosé.

Voilà en substance ce qu’a annoncé le communiqué du FOMC (Federal Open Market Committee) hier :
« Afin de soutenir la poursuite des progrès vers l’emploi maximum et la stabilité des prix, le comité pense qu’une position très accommodante de la politique monétaire reste appropriée pendant un certain temps après la fin du programme d’achat d’actifs [ndlr : fin de l’opération « Twist »] et le temps que la reprise économique se renforce. Le Comité a décidé en particulier de maintenir la fourchette pour le taux des fonds fédéraux de 0 à 0,25% (…) tant que le taux de chômage reste supérieur à 6,5%, l’inflation d’ici deux ans ne devrait plus être que d’un demi de pourcentage supérieur à 2% (…) ».

En clair, assouplissement monétaire = création de dollars ex nihilo, cet argent « gratuit » devant notamment servir à racheter les obligations d’Etat (et à « soutenir la reprise économique »).
En septembre déjà, nous vous disions quelles conséquences l’opération Twist allait avoir sur le cours de l’or et nous ne nous étions pas trompés, son cours n’a cessé d’augmenter depuis. Cette nouvelle décision de Ben Bernanke devrait valoir une nouvelle hausse du cours de l’or dans les prochaines semaines, après un mois de consolidation.

Comme l’indiquait Charles Sannat dans son intervention du 1er décembre, les Etats-Unis sont doivent faire face à plusieurs problèmes majeurs : le chômage qui, même s’il est en léger recul depuis août reste élevé et un double gouffre : celui de la dette et du budget. En créant de l’argent-dette ex-nihilo, la FED ne fait que creuser la tombe de sa politique monétaire.

Un dollar affaibli par trop d’émission ne peut que profiter à l’or. La vente de pièces d’or qui était clairement en baisse tout au long de l’année aux Etats-Unis a littéralement explosé en novembre (+131%), enregistrant les plus fortes ventes depuis 14 ans. Selon l’United States Mint, cela représente 131 000 onces, soit près de 4,2 tonnes d’or. Sans doute l’effet de la réélection du démocrate Obama et sa politique monétaire laxiste, ajouté au malaise de la falaise fiscale. Les américains ont peur et essaient de protéger leur épargne, sage précaution…

Le dollar versus or

Mardi, novembre 6th, 2012

A l’occasion des élections américaines, nous consacrons un dossier à « l’étalon dollar ». Un étalon en perte de leadership depuis qu’aucune monnaie n’est indexée sur l’or, en 1971. L’avènement du dollar, c’est aussi celui de l’argent dette. Républicain ou démocrate, le prochain président américain n’y pourra rien changer. Mais le dollar, monnaie de change internationale dispose encore d’une puissante force de frappe même s’il a perdu 98% de sa valeur depuis sa création en 1917. Retour sur la monnaie papier la plus emblématique de tous les temps.

Le dollar n’est pas seulement la monnaie nationale des Etats-Unis, c’est aussi la monnaie du commerce international par excellence. En effet, au XXe siècle, il était convertible en or. Retour sur l’histoire du dollar, ses symboles, ses significations et bien sûr son rapport à l’or.

Histoire
Pour les Américains, le dollar n’est pas seulement une monnaie : c’est l’élément fédérateur de la constitution des Etats-Unis. Aujourd’hui réel symbole de l’American Dream dans le monde entier, le dollar ne fut pas toujours la première monnaie de l’Amérique du Nord.

Premier système monétaire décimal au monde
C’est en 1792 qu’un nouveau système monétaire est établi par le Mint Act. Le dollar est alors choisi comme monnaie de référence après l’échec du Continental, créé par le congrès Continental en 1775 pour financer la Guerre d’Indépendance. Le dollar devient le premier système monétaire décimal au monde. Les premières pièces sont frappées l’année suivante.

De 1793 à 1861, l’émission de dollar n’est pas réglementée. Près de 1600 banques peuvent émettre les billets. L’Amérique compte alors plus de 7000 variétés de billets en circulation.

Ensuite, les autorités commencent à réglementer l’émission de dollars. Pour financer la Guerre de Sécession, le Département du Trésor peut émettre des dollars après une loi du Gouvernement. Puis en 1913, le Congrès vota pour le système de Réserve Fédérale. Les banques fédérales pouvaient alors émettre de la monnaie également.

Aujourd’hui, le « Bureau of Engraving and Printing », division du Département du Trésor, émet la monnaie.

Histoire de la cotation du dollar
Le film « La Fabuleuse Histoire du Dollar » réalisé par Alain Lasfargues d’Alegria Productions pour Arte retrace les différentes cotations du dollar entre 1970 et 2007 sous forme de montagne-russes.

Liens des vidéos :
Partie 1
Partie 2
Partie 3

Evolution du dollar de 1970 à 2007

Evolution du dollar de 1970 à 2007

Lorsque les taux de change étaient fixes, la valeur du dollar restait la même. Ce fut le cas avant 1970. Lors de la fin de la convertibilité du dollar en or en 1971 par Nixon, le dollar connut une première dévaluation de 12%. Lorsqu’elle fut annoncée officiellement en 1976, une deuxième dévaluation de 25% fut remarquée.

Le premier pic de remontée commence en 1979, lors de la nomination de Paul Volcker à la tête de la Réserve Fédérale des Etats-Unis. Il porte alors les taux d’intérêts directeurs à 20% (contre 11% auparavant). La valeur du dollar grimpe alors jusqu’à atteindre + 200%. Le dollar est alors trop cher. Les Accords du Plaza de 1985 ont pour but de le faire baisser à un niveau normal. En moins de 2 ans, le dollar a beaucoup trop baissé et n’atteint pas son niveau de base. Les Accords du Louvre, en 1987, ont pour but de faire manœuvre inverse. L’objectif est atteint et le dollar reste stable.

La deuxième remontée commence à partir des années 1998, années de prospérités pendant le mandat de Bill Clinton. Le dollar baisse à nouveau à partir de 2001 à cause de nombreux éléments perturbateurs comme le 11 Septembre et la Guerre d’Irak.

Origine du mot « Dollar »
Le terme Dollar vient de l’allemand « Thaler ». Le mot était utilisé pour désigner une large pièce en argent du XVième siècle en Espagne. Thaler a été transformé en dollar lors de la traduction anglaise.

Symboles
3 théories s’affrontent sur l’origine du symbole du dollar : $
1.    Le symbole $ serait une superposition de U et S. Au fil des années, le U se serait transformé en 2 barres puis finalement il n’en resterait qu’une seule pour arriver au symbole que l’on connait aujourd’hui.
2.    Pour d’autre, le signe $ serait une superposition et S et P pour « peso », la monnaie espagnole. Cette théorie est possible puisque les Espagnols ont colonisé l’Amérique.
3.    Le $ viendrait des colonnes d’Hercule. Au XVIème siècle, l’empereur Charles V d’Allemagne, également roi d’Espagne a incorporé les colonnes aux nouvelles armoiries d’Espagne. Elles étaient présentes sur toutes les pièces hispano-américaines du XVIème au XIXème siècle. Appelés « pillar dollar », le symbole était la colonne d’Hercule, entouré de banderole formant un S.

Les pays de circulation
En économie, quand il est question de dollar, il est question du dollar américain : l’USD. Ce dollar est en circulation dans tous les Etats-Unis d’Amérique. Il est également utilisé au Canada. Il faut savoir que d’autres types de dollars existent et sont utilisés comme monnaie nationale dans le monde entier. Les plus connus sont le dollar canadien, l’australien, celui de Hong-Kong et celui de Singapour. De nombreux autres pays ou iles l’utilisent comme monnaie nationale également comme les Bahamas, les îles Fidji, la Jamaïque, la Nouvelle Zélande et Taiwan… Même s’il reste possible d’utiliser l’USD dans ces pays, il sera plus difficile d’utiliser le dollar canadien aux Etats-Unis. Il faudra se référer au taux de change entre ces différents dollars.

Les coupures
On trouve aujourd’hui 7 billets différents dont la monnaie est le dollar. Il s’agit des billets de 1, 2, 5, 10, 20, 50 et 100 dollars. Plus de 38 millions de coupures par jour sont éditées par le Bureau of Engraving and Printing.
Quatre autres types de billets étaient imprimés jusqu’en 1946 : ceux de 500, 1000, 5000 et 10000 dollars.
Petite anecdote, des billets de 100000 dollars ont été imprimés et utilisés aux Etats-Unis entre le 18 décembre 1934 et le 9 janvier 1935. Ces billets ont servi à réaliser des transactions entre les différentes banques de réserves fédérales.

Le dollar et l’or…
Au cours du XXème siècle, deux Accords ont permis d’obtenir la convertibilité du dollar en or. Les Accord de Gênes en 1922 ont établi le « Gold Exchange Standard » ou étalon-or. Sur tous les billets étaient indiqués la convertibilité en or. Cette convertibilité devait éviter de « faire tourner la planche à billet », autrement dit, de ne pas imprimer plus de dollar que d’or disponible. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Eu lieu alors la première bulle spéculative du 24 octobre 1929. Alors que la bourse s’est effondrée et qu’on assiste à un véritable chaos économique, Roosevelt annonce la fin de la convertibilité du dollar en or.

En 1944, lors des Accords de Bretton-Woods, un nouveau système monétaire est créé. Les dollars sont à nouveau convertibles en or. En 1971, Nixon décide l’inconvertibilité du dollar en or suite à de nombreuses tensions sur sa monnaie. On retient cette phrase du secrétaire du Trésor, John Connelly « Le dollar est notre devise et votre problème ».

Pour connaitre le taux de conversion du dollar

 

L’or est un investissement durable

Lundi, octobre 22nd, 2012
Lingots pièces or © Iraidka - Fotolia.com

Lingots pièces or

Dans un monde où les ressources naturelles s’épuisent, l’or est le seul investissement durable qui soit. Rien ne dure : les technologies évoluent à vitesse grand V, les monnaies papier sont vouées à une mort certaine, la croissance ne dure jamais… L’or lui, traverse les siècles sans prendre une ride, malgré toutes les tentatives de ringardisation de la part de ses détracteurs. C’est la monnaie faite pour le temps.

L’obsolescence programmée
Peut-être avez-vous regardé cette émission diffusée à plusieurs reprises sur Arte intitulée « Prêt à jeter – Obsolescence Programmée » ? « L’obsolescence programmée (aussi appelée « désuétude planifiée ») regroupe l’ensemble des techniques visant à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. » lit-on dans le descriptif de la vidéo. Tout est dit pour le siècle à venir, l’homme évolue dans une société « Kleenex » où tout est remplaçable et bon à jeter. A l’heure où la durée de vie de l’homme rallonge, les biens, la technologie, deviennent rapidement obsolètes. On pousse sans cesse à la consommation en nous forçant à croire que la croissance est infinie, qu’il suffit de puiser dans une corne d’abondance. Or c’est faux, vous pouvez relire notre dossier sur la décroissance si vous aviez encore besoin de vous en convaincre.

Les banques sur la sellette
Le problème est quand cette obsolescence – non programmée, elle (quoique…) – touche les établissements financiers, dont les gouvernements étaient autrefois garants d’un certain ordre et d’une certaine moralité, et les monnaies. Car les monnaies fiduciaires, dites de confiance, reposent sur un contrat de confiance mutuelle entre plusieurs acteurs : peuple, banques, gouvernements… Or si la confiance lâche, c’est l’économie qui s’effondre.

Pourtant, d’après l’Observatoire 2012 Ifop / FBF sur l’image des banques, 60 % des Français ont une bonne image des banques et 81 % ont une bonne image de leur propre banque. Nous aimerions bien savoir auprès de quel public cette étude a été réalisée, car la réputation des banques en a pris un coup ces derniers temps, accumulant les scandales. Et la menace de faillite plane toujours sur les banques « intoxiquées » depuis 2008.
Si l’on rajoute à ces magouilles (dans lesquelles les plus grosses banques sont impliquées) le fait que même les « plus stables » ont été dégradées par les agences de notation (cf. 17 banques allemandes par Moody’s l’été dernier), la crédibilité des banques est plus qu’ébranlée. Et quand la confiance dans les établissements financiers est mise à mal, la monnaie qu’ils distribuent l’est aussi.

« Je vous ai acheté un peu d’or, parce que le dollar c’est périssable »
C’est un fait, depuis leur création, toutes les monnaies papier sont vouées à une disparition certaine, surtout depuis qu’elles ne sont plus adossées à un actif tangible comme l’or.
Avant de disparaître, elles connaissent toutes une lente dégradation pour finir aux oubliettes.
L’excellent ouvrage de James Turk et John Rubino, « L’effondrement du dollar et de l’euro et comment en profiter » (édition le Jardin des Livres), explique clairement ce principe de non durabilité de la « monnaie dette » comme ils l’appellent. L’argent papier n’est en effet autre chose qu’une reconnaissance de dette infinie. Une dette qui aux Etats-Unis, est d’environ 150 000$ par habitant. La vie à crédit des Américains a longtemps maintenu l’illusion d’une croissance pour un pays qui dépense beaucoup pour maintenir un certain niveau de vie. Nous vous invitons à lire les nombreux exemples de monnaies portées disparues, dans le deuxième chapitre de cet ouvrage (Les monnaies en papier meurent toujours).

Conscients de la vanité de leurs entreprises et surtout que les gens sont de moins en moins dupes, les banquiers déploient des trésors d’imagination pour créer des « produits qui durent », en lesquels nous pouvons avoir confiance pour longtemps, qui seront toujours là quand nous serons à la retraite. L’an dernier par exemple avait eu lieu la semaine de l’investissement socialement responsable. Il s’agissait de faire connaître des placements dans des entreprises privilégiant les énergies renouvelables ou la réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Les gens sont encore maintenus dans l’illusion (et l’espèrent) que tout va durer car l’être humain a besoin de stabilité. Or les grandes institutions, la monnaie unique à laquelle on a voulu nous convaincre à grands coups de méthode Couet, tout cela peut disparaître plus brutalement que c’est apparu. Tant que les politiciens ne regarderont pas plus loin que le bout de leur nez et n’envisageront pas de réformes sur 30 ou 40 ans, les choses sont vouées à disparaître très rapidement.

L’or le meilleur conservateur de valeur
L’or, ne serait-ce que par ses étonnantes propriétés physiques, a servi de monnaie depuis des siècles, pour ne pas dire des millénaires. Sa rareté, sa ductilité, le fait qu’il ne s’oxyde pas et résiste à l’acide font que ce métal a toutes les qualités requises pour faire une bonne monnaie. Comme le disait Pindare 5 siècles avant notre ère, « L’or est l’enfant de Zeus, ni les mites ni la rouille le dévorent ».

L’or est par exemple le meilleur conservateur de valeur et à la fois le meilleur protecteur contre l’inflation. La preuve, on peut acheter la même chose avec une once d’or depuis l’Antiquité : à l’époque du Pharaon Toutmosis III, il fallait l’équivalent de 2 onces d’or (environ 62g) pour acheter un boeuf. Aujourd’hui il faudrait 2,5 onces. L’inflation est plutôt faible en 4000 ans ». On pouvait acheter un vélo en 1911 avec un Napoléon 20 Francs et on peut toujours acheter un vélo en 2011 avec le même Nap’ ! Si vous aviez encore besoin de vous convaincre de la valeur éternelle de l’or, cette petite histoire postée par Robin F intitulée « Epargner de 1912 à 2012 : avec des billets ou des pièces d’or ? » vous en dira long sur la qualité principale de l’or qui réside dans sa capacité à conserver du pouvoir d’achat.

Adosser une monnaie à l’abri à l’or, c’est la « mettre à l’abri de la pourriture, maladie congénitale de toutes les monnaies-papier », pour reprendre une expression du professeur d’économie Antal Fekete. La préoccupation des gens ne sera pas de remplacer un matériel démodé ou obsolescent, mais de trouver du travail et de se nourrir. Ceux qui possèdent déjà de l’or pourront acheter tout avec. L’or est un placement de long terme qui est plus fait pour protéger l’épargne que pour dégager du cash rapidement, mais cette propriété-là, il l’a aussi.

Sur la voie de la remonétisation ?
L’Edito Matières premières du 19/10 dernier évoque le changement de statut de l’or auprès des banques, via les accords de Bâle III mis à jour. Ainsi, « le comité de Bâle III (version 2012) vient de décider que dorénavant l’or sera comptabilisé pour 100% de sa valeur. Il est donc considéré comme un actif à risque 0, au même titre que des obligations souveraines notées AAA, ou le cash en dollar ou euro ». Ce qui a changé, c’est que l’or est désormais comptabilisé à 100% de sa valeur et non plus à 50%. Les banques centrales ont donc tout intérêt à posséder de l’or dans leurs coffres et à diversifier leurs réserves. Sans pour autant nous prononcer autour d’un retour au standard or ou d’une remonétisation factuelle de l’or, l’Histoire prouve qu’à chaque crise économique grave, à chaque crise monétaire et bancaire, l’or revient sur le tapis, dans le circuit des échanges monétaires.

Quelles que soient les fluctuations de son cours, actuellement en phase de consolidation, l’or reste un actif durable.

L’effondrement du dollar et de l’euro et comment en profiter

Vendredi, octobre 5th, 2012
L’effondrement du dollar et de l’euro et comment en profiter

L’effondrement du dollar et de l’euro et comment en profiter

Le livre coécrit par James Turk et John Rubino a d’abord été publié en 2007, bien avant la première crise de 2008, puis mis à jour en 2011. Il est d’une étonnante actualité et même doté d’une capacité prédictive bluffante. Nous vous proposons une sorte de debrief de cet ouvrage, aussi juste en termes de culture financière que de conseils en gestion patrimoniale. Enfin pas tous, nous verrons lesquels !

« Quand on a commencé à l’écrire, le taux de change de l’or était de… 410$ l’once ! ». Cette seule phrase devrait réussir à convaincre ceux qui douteraient encore de la valeur que peut prendre l’or et de celle que peut perdre le dollar… Ce livre, « L’effondrement du dollar et de l’euro et comment en profiter » est d’autant plus d’actualité que le Quantitative Easing (ou émission monétaire) prévue vient d’avoir lieu.
C’est d’une part la raison pour laquelle nous avons choisi de publier une fiche lecture maintenant, et d’autre part pour nous laisser un peu le temps de le lire, entre autres lectures intéressantes !

Le sort des devises papier est de périr
A travers plusieurs exemples, de la Rome Antique, à la France de l’avant Révolution à l’Allemagne de l’entre-deux guerres jusqu’à l’Argentine en 2003, Turk et Rubino comparent ce qui est peut-être incomparables, mais à bien plus grande échelle, les Etats-Unis subissent les mêmes pressions que ces pays ont connues et reproduisent les mêmes erreurs du passé avec un déni d’échec flagrant.

La dette des Etats-Unis, colossale et exponentielle
Vous trouverez au cours de ce chapitre des chiffres très précis sur les niveaux de la dette américaine, avec des dépenses du gouvernement en hausse : «  en 1800, Washington dépensait 20$ par citoyen américain. En 2006, la somme était de 8 500$. Actuellement, le gouvernement américain dépense en une seule année ce qui a été dépensé en un siècle (fin 18e et début 20e), même après ajustement de l’inflation.
Avec un gouvernement qui ne cesse de croître, des ménages qui vivement largement au-dessus de leurs moyens (à crédit), des produits dérivés financiers obscurs tels les subprimes (ultra risqués car comportant des titres basés sur l’endettement de ménages insolvables), la dette totale devient vertigineuse.

Jusque dans les années 70, les emprunts étaient censés produire une « augmentation proportionnelle en richesses ». Or depuis le choc pétrolier, force est de constater que l’écart entre emprunts et PIB s’est largement creusé. Aux Etats-Unis, il n’y a de croissance que dans les dépenses du gouvernement et la dette totale, les deux ingrédients d’une crise monétaire, pour la nommer.

L’or versus dollar : quelle meilleure monnaie ?
L’or remplit tous les critères d’une monnaie :
- étalon de valeur (mesure acceptée et utilisée pour exprimer le prix des produits et services)
- réserve de valeur qui conserve son pouvoir d’achat sur de longues périodes (on pouvait acheter un bœuf avec une once d’or dans l’Antiquité et maintenant, ou la même quantité de blé depuis le Moyen-Age)
- moyen d’échange.
L’or n’est pas une mesure élastique, un gramme d’or reste une unité de compte qui ne change pas, au même titre qu’un pouce ou un centimètre.

Dans un schéma publié page 68, on voit bien la stabilité de l’or à travers le prix d’un baril de pétrole de 1945 à 2007.
Lorsque celui-ci est libellé en grammes d’or, la courbe reste relativement horizontale avec quelques écarts, et lorsque le baril est libellé en dollars, la courbe est franchement ascendante.

Le dollar lui, n’est pas immuable car « il n’est pas défini de façon immuable ». Il n’est qu’une « écriture comptable, une reconnaissance de dette des banques qui sont autorisées par le gouvernement américain à créer des dollars ».

Le problème de l’or est que l’on peut difficilement tricher avec sa quantité, c’est sans doute pour cette raison qu’il a peu à peu été évincé du circuit monétaire. Les monnaies papier, elles, sont contrôlées par des gouvernements qui font ce qu’ils veulent et qui sont d’une particulière inaptitude à gérer les affaires monétaires, généralement tiraillés entre la colère des contribuables et ceux (de plus en plus nombreux) qui reçoivent l’aide de l’Etat.

Le mal est apparu avec les monnaies papier, à la fin du 17e siècle. C’est en substance ce que raconte le Professeur Antal Fekete dans « Le retour au standard or ».

Or et essor
« Les fondamentaux de l’or sont positifs », s’intitule le chapitre 10, page 107.
Il suffit de comparer la quantité d’or et le nombre de dollars nécessaires pour acheter les principales actions de l’indice Dow Jones pour se convaincre que l’or est vraiment très bon marché par rapport aux actions. Le ratio DJ/or poussé à son paroxysme indique bien que l’or va continuer de monter et les actions vont chuter.
L’autre facteur d’essor de l’or est une demande monétaire sur le point d’exploser : le livre a été écrit en 2007 puis mis à jour en 2011 : ça y est, nous y sommes, le QE a eu lieu.

Sur le choix du refuge dans l’or, nous ne vous apprendrons rien et nous ne pouvons que corroborer le choix des auteurs ; enfin ce qu’ils nomment « pièces de collection » relèvent plus de l’investissement que de la numismatique. Le « Coq français » y est même cité ! Bien sûr, les auteurs recommandent-ils de passer de préférence hors du circuit bancaire, mais de là à le garder chez soi, on voit qu’ils ne connaissaient pas certaines solutions de garde externalisée au moment d’écrire leur livre ! Nous rappelons que garder de l’or chez soi, même avec un coffre blindé est très risqué.

Enfin sur les titres miniers et autres ETFs (contrats or) en matière de placement, nous restons plus circonspects, réservant ces options aux boursicoteurs avertis !

La fin du livre est réservée aux autres métaux précieux (argent, palladium…) et à d’autres valeurs (liquidités, obligations, immobiliers) et des stratégies agressives de placements qui peuvent intéresser les investisseurs, encore que, ne l’oublions pas, l’ouvrage est écrit par des auteurs américains.

Un monde sans monnaie ?

Mercredi, août 1st, 2012

C’est le pari tenté par une communauté en Nouvelle-Zélande depuis une vingtaine d’années déjà, ou plus exactement sans dollar. Un monde sans argent, est-ce vraiment possible ? Rien n’est échangeable sans contrepartie.

Qu’est-ce qu’une monnaie ? C’est avant tout une unité de mesure, un étalon de valeur acceptée et utilisée par le plus grand nombre d’une communauté.
Une monnaie joue aussi le rôle de réserve de valeur et conserve du pouvoir d’achat sur de longues périodes, et permet par exemple l’épargne. Enfin c’est aussi un moyen d’échange et de transaction.

Dire que la communauté vit sans argent est faux, car le système H.A.N.D.S (How About a Non Dollar System), utilise en fait une monnaie locale au lieu du dollar traditionnel. Etre débiteur au sein de la communauté est synonyme de services échangés et de transactions futures ! Rien à voir avec nos états endettés donc.

L’alternative, soutenue par le mouvement « Occupy Wall Street », devrait faire se dresser les cheveux sur la tête de Franck Miller, le scénariste du dernier Batman, clairement anti Indignés et anti Occupy !

Un monde sans argent, soyons réalistes, cela ne nous paraît encore guère possible, ou du moins l’humanité n’est pas encore prête (surtout pas nos sacro-saintes banques !). Et puis payer les créanciers de Grèce en cours de plongée sous-marine par exemple, non… Mais nous voyons éclore de plus en plus d’initiatives de personnes, de groupes, de communautés, d’entreprises, qui manifestent leur volonté de sortir du circuit bancaire et qui souhaitent s’émanciper d’une monnaie dont le profit profite toujours aux mêmes, et ça, c’est intéressant !

L’Inde et la Chine, les deux poids lourds vont-ils peser sur le cours de l’or en 2012 ?

Jeudi, juillet 19th, 2012

Tous les investisseurs lorgnent du côté asiatiques pour attendre des signes de reprise du cours de l’or. Malgré de nombreux indicateurs négatifs qui laissent penser que l’Asie va faire maintenir le cours de l’or sous l’eau, ce n’est pas de côté-là qu’il faut regarder, mais plutôt à l’opposé, vers le pays du soleil couchant…

Y’a plus de saison !
A elle-seule, la demande de l’Asie est passée de 39 à 57% entre 1999 et 2010 et représente la moitié de la demande en or mondiale, tous pays confondus. Selon les chiffres du World Gold Council, la demande totale de l’Inde en or s’élevait à 1006,3 tonnes pour l’Inde et de 639,2 tonnes pour la Chine, soit plus de la moitié de la demande totale mondiale.

Du fait des traditions culturelles et religieuses de l’Inde et de la Chine, qui vouent un véritable culte à l’or… inutile de dire que la demande asiatique pèse fortement sur le cours de l’or à la fin de chaque année. Jusqu’à présent, compte tenu d’une forte demande en or liée aux fêtes des Lumières (ou Divali) en Inde, de l’après-mousson (plus les récoltes sont bonnes, plus on achète de l’or), et des fêtes du Nouvel an chinois (le Têt), on pouvait même parler d’une véritable « saisonnalité » de l’or.

Cette année cependant, le « climat aurifère » semble se détraquer. L’été dernier (saison morte pour le métal jaune qui d’ordinaire se dore la pilule au soleil) a été le théâtre d’une hausse caniculaire du cours de l’or et la demande des pays asiatiques a commencé à flancher dès l’automne dernier.

L’Inde, de nombreux blocages sur l’or
Bien que l’Inde et la Chine, plus gros clients de l’Iran, soient prêtes à payer le brut iranien en or, la demande des deux plus gros consommateurs d’or au monde est en baisse au premier semestre 2012. En cause notamment, le cours très élevé de l’or depuis un an, même si celui-ci consolide depuis octobre 2011. En avril dernier, un blog financier mentionnait la réduction des importations indiennes de 81% dès le mois de mars. La Bombay Bullions Association (BBA) informait que cette « inappétence » pour l’or pouvait se prolonger, du fait de la grève des bijoutiers indiens qui s’est prolongée pour protester contre une taxe à l’importation sur l’or et le platine, impactant tout le secteur de la joaillerie. Ce blocage n’a pas été sans conséquence sur le cours de l’or, car le secteur de la joaillerie représente à lui seul la moitié de la demande en or mondiale (avec 1963 tonnes en 2011) et l’Inde représente à elle-seule près d’un quart de la demande en or de joaillerie (567,4 tonnes d’or en 2011, et 511 tonnes pour la Chine).

Si on ajoute à cela une mousson qui n’a pas été extraordinaire en 2011 et que les banques indiennes ont décidé de limiter les ventes de pièces d’or (pour favoriser la roupie), la demande en or a pris du plomb dans l’aile du côté de l’Inde.

Toujours selon la BBA, les importations d’or en Inde devraient se limiter à 500 tonnes au total en 2012. Ce qui selon cet excellent article de Protection & Rendements est optimiste car en avril, les importations n’étaient que de 15 tonnes. On peut donc s’attendre à plus de 200 tonnes pour cette année, mais l’Inde est loin des 1000 tonnes achetées l’an dernier : pas de quoi donner la fièvre au cours de l’or cet hiver !

La Chine redore son blason
Pour la Chine, c’est un peu particulier. Le colosse aux pieds d’argile qui n’entend pas se faire saper à la cheville est déterminé à échanger un maximum de Bons du Trésor américains contre de l’or.
Sauf que l’or papier (la demande d’ETFs pour être plus précis) est en baisse. L’or papier est une véritable arnaque car 80% de l’or vendu contractuellement n’existerait pas. La baisse des cours de l’or papier a provoqué une très forte demande d’or physique par la Chine. Non content d’être le plus gros producteur mondial d’or, le pays accroît sans sa cesse sa demande et incite le peuple à en acheter le plus possible… En vue d’une préemption ultérieure ?
Si la Chine est le 5e détenteur mondial d’or avec près de 1000 tonnes, son but est de dépasser les réserves des Etats-Unis (8133,5 tonnes). Il y a de la marge, d’autant que la croissance de la Chine est au ralenti et que cette décélération peut lui être fatale. Malgré un enthousiasme populaire autour de la santé économique du pays, « la Chine se prépare à des temps difficiles », titre lecho.be. Le taux de croissance n’atteindrait pas les 8% au premier semestre 2012 au deuxième trimestre et serait le plus faible enregistré depuis les 6,6% du premier trimestre 2009.
Un modèle économique basé uniquement sur la croissance ne peut de toute façon pas perdurer et le principal client de la Chine, la zone euro, fait grise mine. Bref, pour compenser les « pertes » indiennes, il faudrait en gros que la Chine double ses importations et pour le moment c’est loin d’être le cas.

A l’Ouest, rien de nouveau…
Avec de telles données, on peut aisément penser que l’or sera maintenu à taux bas jusqu’à la fin de l’année au moins ! Probablement, mais le cours de l’or ne dépend pas que de cette demande annuelle, aussi influente soit-elle. Il y a un autre facteur, plus mécanique celui-ci, qui est le cours du dollar, devise avec laquelle l’or est évalué. Pour l’instant, la FED a plus évoqué la possibilité d’un Twist pour maintenir le dollar à taux bas qu’un QE3. En clair, tant que ne sera pas décidé une émission monétaire massive du dollar qui perdra ensuite beaucoup de sa valeur, le cours de l’or ne bougera pas. Et la FED ne prendra aucune décision dans ce sens-là jusqu’aux élections présidentielles en novembre. En revanche, dès que la planche à billet se remettra à fonctionner et que le dollar sera encore dévalué, le cours de l’or va mécaniquement remonter et jouer à fond son rôle de valeur refuge.

C’est d’ailleurs ce qu’a anticipé la banque UBS en conseillant à ses clients d’acheter de l’or, avant la ruée ! Une première pour un établissement financier, il y a franchement de quoi s’inquiéter et prendre ce conseil très au sérieux…

Faut-il mêler la politique à la numismatie ?

Samedi, juin 23rd, 2012

Existe-il une relation entre les pièces d‘or et la politique ? En un mot, oui. Sans aucun doute, au cours du siècle dernier et en tout début du suivant, l’or est devenu et continue de demeurer un sujet politique très controversé. L’économiste le plus influent du siècle, John Maynard Keynes, a décrié non seulement l’étalon-or sinon le métal en lui-même : il considérait la création de richesses comme une sorte de péché séculaire et les gens qui épargnaient comme des égoïstes. En 1933, le Président Roosevelt bannissait la possession d’or à titre particulier et avait ainsi instauré des mesures de confiscation – des mesures qui pourraient être éventuellement instaurées au sein de l’Union Européenne, la Turquie, le Vietnam et en Chine, bientôt.

Cela n’est pas surprenant de constater que ces animosités envers l’or aillent de paire avec la création et l’expansion de l’Etat Providence, l’entité politique qui a fait banqueroute et est la cause première de la crise financière.

L’or sous toutes ses formes (pièces de collection ou autres types d’investissement) est bien un sujet politique mais pas seulement parce qu’il est considéré comme un domaine de richesse personnelle sinon que ses ennemis le “thésaurisent” de manière dérisoire.

Ray Vicker dans son livre The Realms of Gold (publié par Robert Hale, à Londres, en 1975) insiste sur l’importance du point suivant :

“L’implication massive dans les questions monétaires et plus précisément dans le domaine de l’or touche l’homme ainsi que son environnement d’un point de vue émotionnel.

“Les techniques des systèmes monétaires sont mises à rude épreuve à l’heure où  les chrysophiles et les chrysophobes  parlent argent. Il s’agit de mettre en opposition la notion du cash contre celle du crédit. Engager la lutte contre l’argent facile. Un budget fédéral équilibré opposé à un déficit. La robustesse de la libre entreprise opposée à la gestion économique du gouvernement. Un monde ‘grisé’ opposé à l’utopie. Croire que le fait de commettre un péché est un acte de bonté. L’idée de croire que le progrès nait d’un seul acte individuel à l’opposé d’un déploiement d’efforts communs”.

De ce fait, l’or est une mesure de prudence, c’est aussi la solution émanant de débats politiques du siècle dernier – et même une conclusion tirée des vérités les plus profondes de l’existence humaine.

Ceux qui investissent dans l’or à long terme sont très réalistes comme le précise Vicker dans les événements dans les années 60 et 70 :

“S’il fallait évaluer la raison à l’absurdité, les chrysophobes se verraient contraints d’expliquer pourquoi, dans les années 60, ils dénigraient tant l’or et clamaient sa disparition à venir. Ce ne fut que dans les années 60 et début 70 que s’engagèrent les grandes batailles monétaires impliquant l’or. Cependant, peu de personnes aux Etats-Unis s’en rendirent compte, malgré les deux dévaluations consécutives du dollar. En résumé, le dollar qui avait maintenu un taux aussi bon que l’or pendant si longtemps, ne valait plus autant que 35 dollars l’once. Beaucoup commencèrent à s’en apercevoir.

Les questions politiques ne peuvent être évitées sur les sites de numismatie sachant que l’or joue un rôle important dans le domine des affaires. Cela signifie que les aspects politiques et économiques ont besoin d’être analysés constamment.

L’émission de dollar va peser sur le cours de l’or

Jeudi, juin 21st, 2012

Il y a des indicateurs qui ne trompent pas. La réunion de la FED qui se déroulait les 19 et 20 juin et les interventions de son président Ben Bernanke, étaient attendues par les marchés comme les paroles du messie, car celles-ci pèsent lourd sur le cours de l’or.

D’après une déclaration de Bernanke relayée dans une dépêche AFP: « La banque centrale américaine (Fed) pourrait créer plus de monnaie qu’elle ne l’a déjà fait entre 2008 et 2011 afin de soutenir davantage la reprise de l’économie aux Etats-Unis ». C’est donc reparti pour un tour de manège, les Etats-Unis vont dégainer la planche à billets et émettre autant de dollars qu’ils le souhaitent.

Les conséquences de cette politique inflationniste ? La valeur du mètre étalon des monnaies (qui a détrôné l’or en 1971) est élastique. Cela créé encore plus d’instabilité sur le marché des devises. Ensuite, quand une monnaie est émise en masse, elle est forcément dévaluée. Alors oui, cela va créer de la croissance à court terme en renforçant les exportations, mais cela va-t-il résoudre les problèmes de chômage du pays ? Permettez-nous d’en douter.

L’or à l’écu entre deux chaises
A chaque fois que le dollar est émis en masse, le cours de l’or augmente (de 70% pendant le 1er QE, de 15% pendant le 2nd …). On peut donc probablement s’attendre à une hausse du cours de l’or durant le courant l’été, surtout avec la crise de la zone euro qui risque fort de s’accélérer (même si le point de chute est encore « vaguement lointain »).

Sauf que… les plus gros demandeurs d’or mondiaux habituels, l’Inde et la Chine ne sont plus au rendez-vous. Leurs demandes qui contribuaient de façon saisonnière à faire grimper les cours, sont carrément en baisse sur les premiers mois de l’année. La taxe sur l’or en Inde a eu raison de la demande des bijoutiers et les banques chinoises sont moins demandeuses que prévu.

Crise économique mondiale versus demande en baisse des pays émergents : qui influencera le cours de l’or sur le deuxième semestre 2012 ? Côté investissement, le cours pourrait connaître des montagnes russes comme l’été dernier. Mais ce qu’il faut retenir, quel que soit le prix de l’or, c’est qu’il n’y a de toute façon pas de meilleur ou de mauvais moment quand on veut acheter de l’or pour sécuriser son épargne.

Quand les chinois se ruent sur l’or …

Jeudi, juin 21st, 2012

Les rues regorgent de boutiques de joaillers ou de petits négociants en or.

Durant les sept jours de l’An Chinois, les gens ont acheté de l’or pour près de 3.63 millons de yuans soit l’équivalent de 0.5761 milliard de dollars rien qu’à Pékin, soit près de 15,5% de plus que l’année dernière.

Les citoyens chinois n’ont pas d’autres alternatives que de constater que leurs comptes épargne détenus en banques ne peuvent leur générer un taux d’intérêt qui soit supérieur au taux de l’inflation et en conclure que le marché local ressemble à un casino.

Que se passe-t-il et pour quelles raisons ?

Tout comme la zone euro, ce survol sur l’or indique l’extrême incertitude économique et une volonté accrue de placer ses économies dans la vraie et seule valeur refuge. Et pourtant, la Chine n’est-elle pas censée être une puissance économique? Est-ce que Pékin ne prévoit pas de remplacer le dollar par le renminbi (yuan)? N’est-il pas prévu que le Chancellier de l’Echiquier travaille activement avec les autorités de Hong-Kong afin de s’assurer que Londres devienne le centre d’échanges commerciaux de l’Occident pour la devise chinoise ? (source le Financial Time de Janvier 2012). Le renminbi est en passe de devenir totalement convertible cette année.

Rien n’est sûr : “La libéralisation du compte de capital ne semble pas être d’actualité. En ce moment, les transferts de Chine sont gérables, mais là encore, l’économie a seulement commencé à faiblir. Aucun fonctionnaire, à ce jour, ne serait disposé à ouvrir un compte de capital même dans un environnement économique qui fléchirait rapidement. Ainsi, les événements s’opposent à Zhou Xiaochuan (Gouverneur de la Banque populaire de Chine) tout comme Chen Deming, le patron du Ministère du Commerce.

Chen a fortement défendu les intérêts des exportateurs en bloquant la libéralisation des devises, et avec l’excédent commercial du pays qui s’est vu décliné à 150 milliards de dollars l’année dernière,  comparé aux 183,1 milliards de dollars en 2010 et 196,1 milliards de dollars en 2009 – il est fort peu probable que Chen laisse les réformateurs de la banque centrale parvenir à leurs fins … Si Pékin cède à l’ouverture des devises et que les marchés ne soient pas prêts, les flux de trésorerie d’investissement pourraient fort probablement mener à une catastrophe. Dans un tel contexte, il faudrait des années pour que les banques chinoises et les marchés s’en remettent pour se confronter aux flux de devises non réglementés. En conclusion, il ne faut pas s’attendre à la convertibilité du compte de capital cette année ou l’année suivante. Ceci est l’analyse  de Gordon Chang (auteur de Coming Collapse of China et de Forbes : “China says Yuan will be fully convertible soon”).

Le déclin de la demande pour les exportations chinoises 

Certes, l’économie chinoise est cause de pessimisme. La zone euro en pleine tourmente est l’un des facteurs les plus importants du déclin progressif de la Chine : l’Europe représentait le marché exportateur le plus important de la Chine, mais l’Europe a pratiquement cessé d’importer. Une des conséquences immédiates va être que la Chine va bientôt rentrer dans une phase de récession – en effet, l’industrie sidérurgique de la Chine se confronterait sérieusement à des fermetures potentielles de nombreux moulins (Source : The Economist du 23 Janvier au 3 Février 2012) . A cela, il faut ajouter l’optimisme des chefs d’entreprises américains qui, lors du récent sommet de Davos, se voyaient annoncer  la venue de flux de gaz de schiste aux Etats-Unis. Cela réduirait considérablement les coûts énergétiques de fabrication là-bas, permettant de ce fait aux fabricants américains de rapatrier leurs lignes de production.

Est-ce que ceci explique pour autant que la Chine s’implique dans l’Or?

Les Chinois sont certes très anxieux quant au fait de protéger leurs patrimoines. En effet, selon les statistiques, la Banque populaire de Chine inciterait environ un milliard de chinois à acheter de l’or comme un moyen de préserver et protéger leur patrimoine contre l’inflation, la crise économique et la chute des valeurs des devises les plus importantes – mais cette mesure pourrait être interprétée d’une toute autre manière à savoir que les autorités chinoises pourraient annoncer dans un avenir proche des mesures restrictives patriotiques telles que la restitution d’or personnel à l’Etat – en d’autres termes la confiscation.

Regardons de plus près l’intention qu’annonçait la Banque populaire de Chine de faire en sorte que le renminbi soit pleinement convertible cette année.  Les achats massifs d’or peuvent avoir une toute autre interprétation : tel qu’ un moyen de soutenir la valeur du renminbi quand celui-ci flotte, malgré les problèmes évoqués par Mr Chang précédemment. Ceci pourrait être révélateur d’une toute autre énigme.

La Chine demeure politiquement un état communiste et reste fondamentalement hostile aux puissances occidentales – comme en témoigne son récent refus catégorique de vouloir censurer activement les bouchers Syriens.

Certes, depuis les réformes de Deng Xiaoping, l’économie s’est libéralisée, cela a facilité les échanges commerciaux et, sans aucun doute, a apporté la prospérité à des millions de Chinois – mais tout ceci a eu lieu dans le cadre d’un système politique fermé qui a mains mises sur l’économie, un ‘capitalisme d’état’ interprété dans les intérêts d’un parti communiste Chinois, qui est un modèle économique corporatiste fasciste.

Cela soulève d’intéressantes possibilités quant à tous ces milliers d’acheteurs d’or. Depuis bien longtemps, il y a des structures de sociétés qui sont enregistrées en toute clarté et légalité sous la rubrique de l’Etat Chinois et il y en a beaucoup d’autres qui apparaissent comme des sociétés privées mais qui sont, en fait , des ‘couvertures’ pour l’Etat. Cela s’opère autant au niveau des sociétés qu’au niveau des particuliers : il n’y a aucun moyen de savoir qui de ces particuliers ou sociétés, sur toute échelle confondue, pourrait en fait être des agents de l’Etat.

Un étalon-or Chinois?

Il faut se rappeler que selon le World Gold Council et les rapports du GFMS, la Chine est le premier producteur d’or au monde et se trouve en deuxième position, après l’Inde, pour la consommation d’or (mais rattrape très vite son retard). Ceci n’est pas une coincidence !

Ainsi pour répondre aux questions posées au tout debut de cet article : Que se passe-t-il? – Nous ne savons pas pour le moment.  Et pour quelles raisons ? 

On frémit rien que d’y penser ….
…. Mais alors imaginons si un jour le gouvernement chinois « exigeait » des investisseurs privés à placer leur or dans la Banque populaire pour le bien de la nation – le stock d’or national augmenterait considérablement – peut-être suffisamment pour sauvegarder le Yuan comme étalon-or et de réaliser ainsi son ambition d’être la monnaie de réserve mondiale?

L’avenir de l’or en Iran …

Mercredi, juin 20th, 2012

Dans notre article “De l’or dans le Kurdistan iraquien”, nous avions annoncé que le gouvernement iranien allait faciliter l’exploration de l’or dans ses provinces kurdes. Nous vous avions parlé de la mine d’or à Sari Gunay – celle-ci fut abandonnée en 2007 par Rio Tinto, du fait que la mine n’était pas commercialement viable à cause de son faible rendement estimé à 16 tonnes. Les réserves d’or en Iran sont de l’ordre de quelques 220 tonnes, avec une production annuelle de presque 2 tonnes. Ainsi, en janvier 2011, il était annoncé que Rio Tinto allait vendre 70% de ses participations détenues dans la mine de Sari Gunay. Ces derniers avaient, en effet, besoin de ce capital à ce moment-là pour une opportunité de transaction avec un investisseur chinois. Hélàs, cette transaction commerciale n’a pu aboutir.

Alors que ce projet de partenariat échouait, d’intéressantes nouvelles émergeaient d’Iran – ce qui pouvait expliquer certains mystères en ce qui concernait l’achat d’or des Chinois.

En Février 2012, on se posait la question sur la quantité d’or que la Banque Centrale Chinoise achetait. Avait-elle acheté 139 tonnes d’or au 4ème trimestre 2011?

’Les importations de Chine provenant de Hong-Kong et représentant la majorité de ses achats à l’étranger, a grimpé de près de 227 tonnes sur les trois derniers mois de 2011 … comparé à une demande de 191 tonnes essentielllement en bijoux en or, lingots et  pièces. Puisque la Chine n’autorise pas l’exportation d’or, il y a eu un écart domestique entre l’offre et la demande d’environ 139 tonnes durant les 3 derniers mois de l’année – les achats des banques centrales ont très probablement causé tout ou partie de cet écart.’

Le fait que la Banque Centrale Chinoise préfère rester discrète sur l’achat d’or, simplement à en juger de par l’importance de ses achats, contribue à expliquer l’incertitude sur l’augmentation subite des achats à la fin de l’année dernière. Un autre fait fascinant pourrait lever le voile sur ces achats d’or dans un avenir proche.

Afin de continuer à faciliter ses exportations de pétrole et métaux précieux, le Gouverneur de la Banque Centrale d’Iran déclarait le 28 Février 2012 que Téhéran était disposé à accepter l’or en paiement de son pétrole étant donné que les sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Europe bloquaient les institutions financières du pays et obligeaient ses entités commerciales à trouver d’autres alternatives pour clôturer les transactions. (Source : Reuters). Ainsi, un jeu très intéressant s’est déployé, avec des résultats qui sont loin d’être clairs tant pour l’Iran que pour les autres pays qui font du commerce avec elle. L’Iran a utilisé l’or et le pétrole en contre paiement d’expéditions de céréales  en Février dernier, selon les négociants  céréaliers européens. L’Iran a aussi utilisé des devises telles que le yen ou le rouble en paiement de leurs importations de céréales, esquivant de la sorte la nécessité de recourir au dollar ou à l’euro.

Et c’est là, où potentiellement, la Chine entre en jeu. Même s’il s’agit du plus grand producteur d’or au monde, ses mines ne peuvent répondre à la demande croissante. De ce fait, la Banque Centrale doit acheter de l’or. Selon un rapport de Reuters, Ross Norman, Directeur chez Sharps Pixley déclarait que la Chine, de manière assez surprenante, était plutôt démunie en terme de réserves d’or mais, cependant, demeurait aussi le plus grand producteur d’or au monde, laissant à présumer qu’elle disposait de la capacité suffisante pour financer tout achat provenant d’Iran qui pourrait se présenter. Les Iraniens ainsi démontrent  qu’il existe d’autres ’montages financiers’ là-bas pour ceux qui veulent faire des affaires.

La passion pour l’or, le plus sûr des métaux précieux

Mardi, juin 19th, 2012

Le métal précieux, valeur refuge par excellence en périodes d’incertitude économique, conserve son pouvoir d’attraction, même si sa cotation varie.”.

Mail & Guardian (extraits) de Johannesbourg.

Le métal précieux est l’une des toutes premières formes de monnaie. Il a été la base sur laquelle reposait le commerce international jusqu’à ce que le président nord-américain Richard Nixon abolit l’étalon-or en 1971 [entraînant ainsi l’abandon de la convertibilité du dollar en or].

Ce système présentait de graves inconvénients : il fallait échanger du papier contre des lingots chaque fois que les investisseurs ou épargnants étaient inquiets de l’ampleur du déficit ou de la dette du pays ou encore la facilité de sortir la planche à billets.

Dans la mesure où l’appétit pour le métal jaune reflète les échecs économiques et politiques, il n’est pas étonnant de constater que certaines personnes aimeraient revenir à l’étalon-or. Selon les négociants du marché de l’or, il s’agit d’une tendance qui se généralise (des fonds spéculatifs aux fonds souverains, en passant par les particuliers, les bijoutiers et les banques centrales) pour le métal jaune, tant dans sa forme physique qu’en produits négociés sur le marché.

Une garantie pour les investisseurs

Tandis que les Américains et les Européens cherchent à résoudre la crise de la dette en émettant une monnaie qui ne vaut rien, les investisseurs et les banques centrales (en particulier celles des pays émergents tels que la Chine, la Russie et la Corée du Sud) trouvent refuge dans des valeurs tangibles comme l’or physique afin que leurs réserves ne demeurent pas à la merci du dollar et de l’euro. L’or a gagné près de 27% en 2011 même après un pic à 1,921.15 $ l’once atteint le 6 Septembre, son prix a de nouveau baissé à environ $ 1600 [à la mi-Décembre, ce qui équivaut à 1.226 euros].

En 2010, la demande mondiale de l’or  atteint les 4330 tonnes. Les bijoutiers en ont acheté 50% et les investisseurs 38% contre seulement 4% dix ans auparavant, selon le World Gold Council.

“Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens”. Selon Walter de Wet, analyste chez Standard Bank : “De plus en plus souvent, les banques centrales comblent leurs réserves en or. Même si les pays de la zone euro et les Etats-Unis parviennent à trouver des solutions pour gérer la crise de la dette, ils seront tout de même confrontés au problème de la récession. Ils auront à imprimer davantage de billets, faisant ainsi grimper le prix de l’or”.

Même si le métal jaune ne génère aucun dividende ou intérêt à la différence des obligations ou des actions, ce dernier garantit des gains en capital et réconfortent les banques centrales ainsi que les investisseurs avertis lorsque les marchés s’effondrent. 

“Une once d’or est une once d’or. Un barril de pétrole est un barril de pétrole. Mais qu’est-ce qu’un dollar? Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens, puisque le président de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke, peut créer tous types de monnaie en milliers de dollars”, explique Jay Taylor, rédacteur en chef de Gold, Energy & Tech Stocks, lors d’une entrevue publiée sur le site The Gold Report.

Extrait du Courrier Internacional 1103-110

Le Yuan bientôt adossé à l’or ?

Lundi, avril 2nd, 2012

L’économie mondiale est en train de muter, et on assiste peut être à l’une des plus importantes révolutions économique de notre ère :

Le dollar perd peu à peu son hégémonie historique au profit du Yuan chinois qui se consolide et pourrait bien à termes remplacer le billet vert.

Selon le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) le dollar perdrait son statut de devise dominante dans les transactions commerciales internationales dès fin 2013. Actuellement le dollar représente environ 50% des exportations mondiales, mais il ne pèserait plus que 35 à 40% en 2016…

Le diagnostic vital est engagé ? On peut vraiment se poser la question car le billet vert connait une dépréciation importante à l’échelle mondiale. Alors que le dollar chute la demande en euro et surtout la demande en Yuan, elles, augmentent.

Le dollar est donc de moins en moins utilisé dans les transactions internationales, et ce ne sont pas les exemples qui manquent :

La Chine a passé des accords avec les autres pays constituant le BRIC (Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine) afin qu’ils puissent directement commercer entre eux dans leurs monnaie nationales et donc se passer de la conversion en dollar. Quand on sait que les échanges intra-BRICS représentaient 15% du commerce mondial en 2010 et ne cessent de se développer, les américains ont de quoi s’inquiéter ! Autre illustration significative : la Chine et le Japon, c’est-à-dire la seconde et 3ème puissance commerciale mondiale, se sont entendus pour ne pas utiliser le dollar dans leurs échanges réciproques ! A croire que le dollar est fui comme la peste !

La suprématie de la monnaie américaine avait déjà été mise à mal avec l’ouverture en 2008 de la Bourse Internationale iranienne du pétrole. Le pétrodollar était alors fortement contesté dans cette bourse dans laquelle les transactions se font en rial iranien ou même… en or ! La Chine, elle, effectue désormais ses achats de pétrole auprès des Emirats Arabes Unis en Yuan et souhaiterait étendre ce principe aux autres pays producteurs.

Résultat ? Le dollar est en chute libre : il a perdu 21% depuis 2006 par rapport à l’euro, le yen, le yuan, et le real.

L’ogre chinois se goinfre d’or physique

Pendant ce temps là, la Chine, elle, se gave d’or physique et est en passe de prendre le contrôle de son marché : Atlantico y consacrait un article le 16 mars dernier et parlait même de « monumental hold-up ».

La Chine est déjà à l’heure actuelle le 1er producteur d’or au monde mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : le pays achète littéralement tout l’or possible sur les marché internationaux. Cette soif de l’or semble insatiable et c’est tout le pays qui en est atteint : alors qu’il était interdit à la population chinoise de détenir de l’or jusqu’en 2009 (sous peine de prison), la situation est totalement inversée aujourd’hui : non seulement l’interdiction est levée mais en plus le gouvernement pousse les chinois à la consommation à grands renforts de campagnes publicitaires. A tel point que la Chine devrait détrôner l’Inde dans sa consommation d’or en 2012 comme l’annonçait Bloomberg en Février dernier.

Cette fièvre acheteuse est nécessairement liée à la volonté de la Chine d’imposer le Yuan comme future monnaie de référence à l’échelle internationale. En consolidant ainsi ses réserves d’or physique la Chine apporte sécurité et pérennité à sa monnaie.

La stratégie économique de la Chine qui repose sur ses gigantesques réserves d’or prend toute son ampleur avec le projet de développement d’une plateforme d’échange dans laquelle l’or serait coté en Yuan. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce projet, baptisé PAGE (Pan Asian Gold Exchange) n’est pas accueilli d’un très bon œil du côté de New York qui cherche désespérément à le faire avorter.

Pékin veut donc créer son propre marché de l’or asiatique afin de se passer des deux marchés anglo-saxons actuels qui manipulent un peu trop les courts à son goût. C’est donc vers l’Est qu’il va falloir regarder dans les prochains mois pour voir à quelle sauce le dollar va être mangé !

Il ne fait pas grand doute que le Yuan pourrait prochainement s’imposer comme le futur étalon monétaire, ce ne serait qu’une question de temps !

Alerte au tsunami monétaire !

Vendredi, mars 9th, 2012

La présidente brésilienne Dilma Rousseff vient de tirer le signal d’alarme. L’inondation massive du marché par les dollars menace la santé économique des pays émergents comme le Brésil, les seuls à afficher une croissance économique insolente. Encore une fois, le système de change flottant est mis en cause, depuis qu’aucune devise ne repose sur un actif stable comme l’or.

Et cette inondation n’est pas prête de s’arrêter : Wall Street Journal a affirmé mercredi dernier que la FED envisageait encore de « nouvelles injections d’argent dans le système financer pour aider entre autres le marché immobilier », selon lesechos.fr. Rendez-vous le 13 mars prochain pour la prochaine réunion – sans surprise – de la politique monétaire de la Fed.

Sur le vieux continent, depuis le mois de décembre 2011, ce sont quelque 1000 milliards d’euros qui ont été injectés dans les établissements financiers et les états endettés de la zone euro : soyons clairs, pour rembourser la dette des banques. Ce que l’on ne dit pas, c’est que cet argent à crédit, il va falloir le rembourser ! C’est énormément d’argent injecté pour peu de relance prévisible en contrepartie.

Avez-vous noté ce regain d’enthousiasme sur les marchés depuis les déclarations de Bernanke ? Mario Draghi, un ancien de Goldman Sachs à la tête de la BCE a bien raison de se montrer rassurant sur la santé économique de la zone euro : maintenant que les réservoirs des banques centrales sont gonflés à bloc, les entreprises vont pouvoir à nouveau s’endetter pour relancer la productivité !

De graves conséquences
L’inondation massive de liquidités (dont beaucoup de dollars faibles) sur le marché va avoir de graves conséquences pour les pays productifs émergents. Le maintien artificiel des taux bas du dollar comme du yuan (il n’y en a pas un pour rattraper l’autre) et des autres devises fortes (livre sterling, yen et même euro) a pour conséquence plus ou moins directe de faire grimper le real brésilien, que les taux d’intérêt élevés rendent attractifs pour les investisseurs. Avec des perspectives de croissance élevées et des risques minorés, un taux d’intérêt du real qui frôle les 10%, des pays comme le Brésil deviennent des laboratoires spéculatifs à échelle géante.

Avec un taux d’intérêt de 9,5% du real par rapport au dollar, on imagine quelles conséquences catastrophiques cela peut avoir pour les exportations du pays. Et pas seulement, cet afflux brutal de capitaux peut repartir aussi vite qu’il est arrivé, déstabilisant l’économie du pays concerné, avec un risque de bulle maximum.

Même s’il paraîtrait utopique de prôner un retour au standard or actuellement, il va sans dire que l’or était quand même à la base de l’équilibre monétaire mondial, avant que le dollar ne lui vole la vedette. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’or revient peu à peu dans le circuit commercial comme monnaie d’échange.

Alors ça y’est, c’en est déjà fini de l’or ?

Vendredi, décembre 16th, 2011

Les articles de presse pleuvent : « L’or rattrapé par la crise » pour le Monde, « Les cours de l’or dévissent » pour RFI, « Or : où est passé son statut de ‘valeur-refuge’ ? » sur boursier.com… L’or opère un repli stratégique et la presse s’enflamme.

Charles Sannat, Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com nous livre son analyse des raisons de la consolidation actuelle du cours de l’or.

1/ La crainte que la récession qui touche la France gagne toute l’Europe entraîne des risques de déflation de plus en plus probables. La récession aurait de fâcheuses conséquences pour l’or dans un premier temps. Son cours arrêterait d’augmenter et corrigerait, son prix serait bradé. Dans une deuxième phase, la récession serait positive pour l’or car les Etats aussi arriveraient à l’insolvabilité par récession. Et l’or reprendrait logiquement confiance.

2/ La correction de l’euro par rapport au dollar : avec une valeur au plus bas depuis un an, la monnaie unique par effet de bascule, à 1,30$, renforce la position dominante du dollar. L’euro corrige actuellement sur le dollar : plus le dollar s’apprécie, plus l’euro baisse. L’euro a perdu en pourcentage presque autant que l’or. L’or a un peu baissé en euros, mais moins qu’en dollars. Normal, dès que le dollar se renforce, l’or perd automatiquement de sa valeur.

3/ Le deleverating : c’est quand de de grosses quantités d’or sont retirées contre de l’argent. Les grosses banques qui ont besoin de cash, particulièrement en dollars, vendent leur or. En ce moment, aucune banque internationale ne veut prêter de dollars aux banques européennes. Les banques centrales ont annoncé une action commune concertée pour délivrer des lignes de crédit en dollars aux banques européennes. Quand de grosses sommes sont délivrées contre de l’or comme c’est le cas actuellement, cela fait baisser le prix de l’or.

4/ Enfin, l’or a très fortement augmenté au mois d’août et septembre. Le mouvement de consolidation est donc tout à fait logique et sain dans un marché haussier.
Il y aurait lieu de s’inquiéter si l’or n’avait pas corrigé depuis des mois, cela signifierait que nous serions dans un marché de bulle, prêt à exploser.

En conséquence, profitez de ce mouvement de consolidation pour vous renforcer à bon compte !
Le mouvement ascendant du cours de l’or va reprendre de plus belle l’an prochain à cause du manque de confiance dans l’euro. On arrive à la croisée des chemins, au moment de vérité !

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "