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Le coeur de la crise financière

Vendredi, juin 22nd, 2012

De tous les temps, nous avons tiré des leçons des révolutions.

De nos jours, c’est avec ‘l’État-providence’ qu’une véritable révolution est en train de se livrer. Cela peut paraître un peu exagéré, pas tant que cela surtout en ces termes : des semblants de filets de sécurité, des solutions à court terme pour remédier aux problèmes modestes tel que le chômage saisonnier et le logement pour les plus démunis, ou, à plus grande échelle, comme un rempart indispensable contre les catastrophes économiques, telle que la Grande Dépression.

Pourtant, l’État-providence dispose de tant de ressources et les applique sans les contraintes de la problématique du marché, jouissant de la flexibilité administrative de la fonction publique, ce qui en soi défie toute logique et discernement dans les habitudes économiques et politiques. A cela, il ne faut pas omettre le fait que beaucoup de personnes considèrent le Gouvernement tant comme un arbitre indispensable pour définir leur manière de vivre sinon et surtout comme leur prestataire de services : il s’agit là d’une révolution encore plus grande.

Par exemple, beaucoup de personnes vivent dans des logements sociaux et ne survivent que grâce aux allocations dont les prestations d’aides au logement. En fait et en conséquence, le système de prestations ne fait que priver les gens de s’assumer, en quelque sorte. C’est à dire que ceux qui dépendent uniquement des aides de l’Etat ne peuvent se prendre en main et chercher d’eux mêmes une manière de s’en sortir – cela n’en vaut pas la peine, il est plus facile de vivre des allocations que d’aller travailler. Il est question là d’un renversement majeur contraire aux vertus mises en avant telles que l’industrie, l’économie, l’indépendance et une bonne estime de soi-même.

Cela signifie que l’Etat-providence devient le pilote de ce que nous pouvons appeler le ‘re-développement’ dans les démocraties occidentales. Ceci peut être perçu sous deux formes : la destruction des faits économiques et la culture de la dépendance envers le gouvernement. Ces deux concepts sont nés du désir inconsidéré de venir en aide, d’assister les plus démunis de notre société. La crise des ‘subprimes’, par exemple, émane du ‘New Deal’ du FDR et de la création des économies et de prêts bancaires garantis par le gouvernement. La croissance massive de ces institutions en elle-même est devenue un véritable problème aggravé par la gestion de l’administration de Clinton qui forçait les prêteurs à prêter aux Afro-Américains les plus pauvres, sous peine d’être condamnés à une amende pour ‘racisme’ s’ils ne le faisaient pas, en ignorant la réalité de la situation économique dont les intérêts ne servaient personne mais créant délibérément des dettes dans les ménages, lesquels manifestement ne pouvaient se permettre de rembourser.

Les banques et les marchés eurent l’ingénieuse idée de regrouper les ‘dettes-toxiques’ dans des titres qui pouvaient être ainsi échangés. Mais bientôt, à court terme, suite à l’intervention du gouvernement, ceci s’est avéré être une erreur monumentale. Les économies occidentales ont pu être préservées encore quelques années, les banques jonglant avec les situations – mais les politiques gouvernementales, peu réactives, étaient dans l’attente d’un événement.

Ce dernier arriva : la faillite massive de l’Etat-providence, l’endroit le plus touché étant la zone euro, laissant une entaille indélébile d’un Etat-providence dépourvu de tout moyen.

Comme l’indique James Batholomew dans son libre “The Welfare State We’re In”, c’est uniquement dans l’Etat-providence que les pauvres sont imposés. Dans la ville ultra-capitaliste de Hong-Kong, les pauvres ne paient pas d’impôts parce que le seuil d’imposition sur les revenus est élevé, ce qui signifie que tout le monde dispose d’une chance de s’en sortir.

Devrions-nous interpréter les faillites tel qu’un signe d’économie saine émanant de  projets économiques mal-conçus et non viables ?

C’est le cœur de crise de la zone euro : à quoi devons-nous nous en tenir ?

Quand les chinois se ruent sur l’or …

Jeudi, juin 21st, 2012

Les rues regorgent de boutiques de joaillers ou de petits négociants en or.

Durant les sept jours de l’An Chinois, les gens ont acheté de l’or pour près de 3.63 millons de yuans soit l’équivalent de 0.5761 milliard de dollars rien qu’à Pékin, soit près de 15,5% de plus que l’année dernière.

Les citoyens chinois n’ont pas d’autres alternatives que de constater que leurs comptes épargne détenus en banques ne peuvent leur générer un taux d’intérêt qui soit supérieur au taux de l’inflation et en conclure que le marché local ressemble à un casino.

Que se passe-t-il et pour quelles raisons ?

Tout comme la zone euro, ce survol sur l’or indique l’extrême incertitude économique et une volonté accrue de placer ses économies dans la vraie et seule valeur refuge. Et pourtant, la Chine n’est-elle pas censée être une puissance économique? Est-ce que Pékin ne prévoit pas de remplacer le dollar par le renminbi (yuan)? N’est-il pas prévu que le Chancellier de l’Echiquier travaille activement avec les autorités de Hong-Kong afin de s’assurer que Londres devienne le centre d’échanges commerciaux de l’Occident pour la devise chinoise ? (source le Financial Time de Janvier 2012). Le renminbi est en passe de devenir totalement convertible cette année.

Rien n’est sûr : “La libéralisation du compte de capital ne semble pas être d’actualité. En ce moment, les transferts de Chine sont gérables, mais là encore, l’économie a seulement commencé à faiblir. Aucun fonctionnaire, à ce jour, ne serait disposé à ouvrir un compte de capital même dans un environnement économique qui fléchirait rapidement. Ainsi, les événements s’opposent à Zhou Xiaochuan (Gouverneur de la Banque populaire de Chine) tout comme Chen Deming, le patron du Ministère du Commerce.

Chen a fortement défendu les intérêts des exportateurs en bloquant la libéralisation des devises, et avec l’excédent commercial du pays qui s’est vu décliné à 150 milliards de dollars l’année dernière,  comparé aux 183,1 milliards de dollars en 2010 et 196,1 milliards de dollars en 2009 – il est fort peu probable que Chen laisse les réformateurs de la banque centrale parvenir à leurs fins … Si Pékin cède à l’ouverture des devises et que les marchés ne soient pas prêts, les flux de trésorerie d’investissement pourraient fort probablement mener à une catastrophe. Dans un tel contexte, il faudrait des années pour que les banques chinoises et les marchés s’en remettent pour se confronter aux flux de devises non réglementés. En conclusion, il ne faut pas s’attendre à la convertibilité du compte de capital cette année ou l’année suivante. Ceci est l’analyse  de Gordon Chang (auteur de Coming Collapse of China et de Forbes : “China says Yuan will be fully convertible soon”).

Le déclin de la demande pour les exportations chinoises 

Certes, l’économie chinoise est cause de pessimisme. La zone euro en pleine tourmente est l’un des facteurs les plus importants du déclin progressif de la Chine : l’Europe représentait le marché exportateur le plus important de la Chine, mais l’Europe a pratiquement cessé d’importer. Une des conséquences immédiates va être que la Chine va bientôt rentrer dans une phase de récession – en effet, l’industrie sidérurgique de la Chine se confronterait sérieusement à des fermetures potentielles de nombreux moulins (Source : The Economist du 23 Janvier au 3 Février 2012) . A cela, il faut ajouter l’optimisme des chefs d’entreprises américains qui, lors du récent sommet de Davos, se voyaient annoncer  la venue de flux de gaz de schiste aux Etats-Unis. Cela réduirait considérablement les coûts énergétiques de fabrication là-bas, permettant de ce fait aux fabricants américains de rapatrier leurs lignes de production.

Est-ce que ceci explique pour autant que la Chine s’implique dans l’Or?

Les Chinois sont certes très anxieux quant au fait de protéger leurs patrimoines. En effet, selon les statistiques, la Banque populaire de Chine inciterait environ un milliard de chinois à acheter de l’or comme un moyen de préserver et protéger leur patrimoine contre l’inflation, la crise économique et la chute des valeurs des devises les plus importantes – mais cette mesure pourrait être interprétée d’une toute autre manière à savoir que les autorités chinoises pourraient annoncer dans un avenir proche des mesures restrictives patriotiques telles que la restitution d’or personnel à l’Etat – en d’autres termes la confiscation.

Regardons de plus près l’intention qu’annonçait la Banque populaire de Chine de faire en sorte que le renminbi soit pleinement convertible cette année.  Les achats massifs d’or peuvent avoir une toute autre interprétation : tel qu’ un moyen de soutenir la valeur du renminbi quand celui-ci flotte, malgré les problèmes évoqués par Mr Chang précédemment. Ceci pourrait être révélateur d’une toute autre énigme.

La Chine demeure politiquement un état communiste et reste fondamentalement hostile aux puissances occidentales – comme en témoigne son récent refus catégorique de vouloir censurer activement les bouchers Syriens.

Certes, depuis les réformes de Deng Xiaoping, l’économie s’est libéralisée, cela a facilité les échanges commerciaux et, sans aucun doute, a apporté la prospérité à des millions de Chinois – mais tout ceci a eu lieu dans le cadre d’un système politique fermé qui a mains mises sur l’économie, un ‘capitalisme d’état’ interprété dans les intérêts d’un parti communiste Chinois, qui est un modèle économique corporatiste fasciste.

Cela soulève d’intéressantes possibilités quant à tous ces milliers d’acheteurs d’or. Depuis bien longtemps, il y a des structures de sociétés qui sont enregistrées en toute clarté et légalité sous la rubrique de l’Etat Chinois et il y en a beaucoup d’autres qui apparaissent comme des sociétés privées mais qui sont, en fait , des ‘couvertures’ pour l’Etat. Cela s’opère autant au niveau des sociétés qu’au niveau des particuliers : il n’y a aucun moyen de savoir qui de ces particuliers ou sociétés, sur toute échelle confondue, pourrait en fait être des agents de l’Etat.

Un étalon-or Chinois?

Il faut se rappeler que selon le World Gold Council et les rapports du GFMS, la Chine est le premier producteur d’or au monde et se trouve en deuxième position, après l’Inde, pour la consommation d’or (mais rattrape très vite son retard). Ceci n’est pas une coincidence !

Ainsi pour répondre aux questions posées au tout debut de cet article : Que se passe-t-il? – Nous ne savons pas pour le moment.  Et pour quelles raisons ? 

On frémit rien que d’y penser ….
…. Mais alors imaginons si un jour le gouvernement chinois « exigeait » des investisseurs privés à placer leur or dans la Banque populaire pour le bien de la nation – le stock d’or national augmenterait considérablement – peut-être suffisamment pour sauvegarder le Yuan comme étalon-or et de réaliser ainsi son ambition d’être la monnaie de réserve mondiale?

L’avenir de l’or en Iran …

Mercredi, juin 20th, 2012

Dans notre article “De l’or dans le Kurdistan iraquien”, nous avions annoncé que le gouvernement iranien allait faciliter l’exploration de l’or dans ses provinces kurdes. Nous vous avions parlé de la mine d’or à Sari Gunay – celle-ci fut abandonnée en 2007 par Rio Tinto, du fait que la mine n’était pas commercialement viable à cause de son faible rendement estimé à 16 tonnes. Les réserves d’or en Iran sont de l’ordre de quelques 220 tonnes, avec une production annuelle de presque 2 tonnes. Ainsi, en janvier 2011, il était annoncé que Rio Tinto allait vendre 70% de ses participations détenues dans la mine de Sari Gunay. Ces derniers avaient, en effet, besoin de ce capital à ce moment-là pour une opportunité de transaction avec un investisseur chinois. Hélàs, cette transaction commerciale n’a pu aboutir.

Alors que ce projet de partenariat échouait, d’intéressantes nouvelles émergeaient d’Iran – ce qui pouvait expliquer certains mystères en ce qui concernait l’achat d’or des Chinois.

En Février 2012, on se posait la question sur la quantité d’or que la Banque Centrale Chinoise achetait. Avait-elle acheté 139 tonnes d’or au 4ème trimestre 2011?

’Les importations de Chine provenant de Hong-Kong et représentant la majorité de ses achats à l’étranger, a grimpé de près de 227 tonnes sur les trois derniers mois de 2011 … comparé à une demande de 191 tonnes essentielllement en bijoux en or, lingots et  pièces. Puisque la Chine n’autorise pas l’exportation d’or, il y a eu un écart domestique entre l’offre et la demande d’environ 139 tonnes durant les 3 derniers mois de l’année – les achats des banques centrales ont très probablement causé tout ou partie de cet écart.’

Le fait que la Banque Centrale Chinoise préfère rester discrète sur l’achat d’or, simplement à en juger de par l’importance de ses achats, contribue à expliquer l’incertitude sur l’augmentation subite des achats à la fin de l’année dernière. Un autre fait fascinant pourrait lever le voile sur ces achats d’or dans un avenir proche.

Afin de continuer à faciliter ses exportations de pétrole et métaux précieux, le Gouverneur de la Banque Centrale d’Iran déclarait le 28 Février 2012 que Téhéran était disposé à accepter l’or en paiement de son pétrole étant donné que les sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Europe bloquaient les institutions financières du pays et obligeaient ses entités commerciales à trouver d’autres alternatives pour clôturer les transactions. (Source : Reuters). Ainsi, un jeu très intéressant s’est déployé, avec des résultats qui sont loin d’être clairs tant pour l’Iran que pour les autres pays qui font du commerce avec elle. L’Iran a utilisé l’or et le pétrole en contre paiement d’expéditions de céréales  en Février dernier, selon les négociants  céréaliers européens. L’Iran a aussi utilisé des devises telles que le yen ou le rouble en paiement de leurs importations de céréales, esquivant de la sorte la nécessité de recourir au dollar ou à l’euro.

Et c’est là, où potentiellement, la Chine entre en jeu. Même s’il s’agit du plus grand producteur d’or au monde, ses mines ne peuvent répondre à la demande croissante. De ce fait, la Banque Centrale doit acheter de l’or. Selon un rapport de Reuters, Ross Norman, Directeur chez Sharps Pixley déclarait que la Chine, de manière assez surprenante, était plutôt démunie en terme de réserves d’or mais, cependant, demeurait aussi le plus grand producteur d’or au monde, laissant à présumer qu’elle disposait de la capacité suffisante pour financer tout achat provenant d’Iran qui pourrait se présenter. Les Iraniens ainsi démontrent  qu’il existe d’autres ’montages financiers’ là-bas pour ceux qui veulent faire des affaires.

La passion pour l’or, le plus sûr des métaux précieux

Mardi, juin 19th, 2012

Le métal précieux, valeur refuge par excellence en périodes d’incertitude économique, conserve son pouvoir d’attraction, même si sa cotation varie.”.

Mail & Guardian (extraits) de Johannesbourg.

Le métal précieux est l’une des toutes premières formes de monnaie. Il a été la base sur laquelle reposait le commerce international jusqu’à ce que le président nord-américain Richard Nixon abolit l’étalon-or en 1971 [entraînant ainsi l’abandon de la convertibilité du dollar en or].

Ce système présentait de graves inconvénients : il fallait échanger du papier contre des lingots chaque fois que les investisseurs ou épargnants étaient inquiets de l’ampleur du déficit ou de la dette du pays ou encore la facilité de sortir la planche à billets.

Dans la mesure où l’appétit pour le métal jaune reflète les échecs économiques et politiques, il n’est pas étonnant de constater que certaines personnes aimeraient revenir à l’étalon-or. Selon les négociants du marché de l’or, il s’agit d’une tendance qui se généralise (des fonds spéculatifs aux fonds souverains, en passant par les particuliers, les bijoutiers et les banques centrales) pour le métal jaune, tant dans sa forme physique qu’en produits négociés sur le marché.

Une garantie pour les investisseurs

Tandis que les Américains et les Européens cherchent à résoudre la crise de la dette en émettant une monnaie qui ne vaut rien, les investisseurs et les banques centrales (en particulier celles des pays émergents tels que la Chine, la Russie et la Corée du Sud) trouvent refuge dans des valeurs tangibles comme l’or physique afin que leurs réserves ne demeurent pas à la merci du dollar et de l’euro. L’or a gagné près de 27% en 2011 même après un pic à 1,921.15 $ l’once atteint le 6 Septembre, son prix a de nouveau baissé à environ $ 1600 [à la mi-Décembre, ce qui équivaut à 1.226 euros].

En 2010, la demande mondiale de l’or  atteint les 4330 tonnes. Les bijoutiers en ont acheté 50% et les investisseurs 38% contre seulement 4% dix ans auparavant, selon le World Gold Council.

“Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens”. Selon Walter de Wet, analyste chez Standard Bank : “De plus en plus souvent, les banques centrales comblent leurs réserves en or. Même si les pays de la zone euro et les Etats-Unis parviennent à trouver des solutions pour gérer la crise de la dette, ils seront tout de même confrontés au problème de la récession. Ils auront à imprimer davantage de billets, faisant ainsi grimper le prix de l’or”.

Même si le métal jaune ne génère aucun dividende ou intérêt à la différence des obligations ou des actions, ce dernier garantit des gains en capital et réconfortent les banques centrales ainsi que les investisseurs avertis lorsque les marchés s’effondrent. 

“Une once d’or est une once d’or. Un barril de pétrole est un barril de pétrole. Mais qu’est-ce qu’un dollar? Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens, puisque le président de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke, peut créer tous types de monnaie en milliers de dollars”, explique Jay Taylor, rédacteur en chef de Gold, Energy & Tech Stocks, lors d’une entrevue publiée sur le site The Gold Report.

Extrait du Courrier Internacional 1103-110

Les tendances du cours de l’or

Jeudi, avril 19th, 2012

En début d’année, le prix de l’or a peu à peu montré une légère inflexion – flirtant avec la barre des 1600 dollars l’once après avoir joué les montagnes russes depuis Septembre 2011 – la tendance semblerait être durablement à la hausse.

Les spécialistes du marché de l’or affirme que le métal dit adieu aux 1500 dollars l’once et ne retombera jamais en-dessous de ce prix-là  – selon une déclaration de John Embry, expert en investissement de Sport Asset Management lors d’une entrevue concédée à King World News.  

 “Quand l’or était à 1000 dollars l’once, j’affirmais qu’il ne pourrait pas se commercialiser en dessous des 1000 dollars et ce fut ainsi. Je pense encore de la sorte en ce moment, sauf si nous faisons face à une chute brutale dans le monde financier, je serais surpris si l’or se commercialisait en dessous des 1500 dollars l’once une autre fois.

Il y a une grande vague d’optimisme en ces premiers mois de l’année et cela se reflète sur les marchés. Tout se négocie à la hausse pratiquement. La situation dans les prochains mois sera mouvementée et l’endroit le plus sûr où demeurer est proche des métaux précieux. L’or et l’argent sont en constant mouvement aujourd’hui, et très certainement, les métaux précieux qui se sont vendus à la fin de 2011 n’ont pas eu de problèmes à se vendre.

J’ai eu une conversation intéressante avec un de mes amis voilà quelques temps qui me consulte toujours sur des sujets de l’or, et ce dernier m’a confié qu’il avait l’impression que l’or allait faiblir durant les prochains mois. Il me demandait s’il devait vendre la moitié de son or pour racheter à nouveau dans le courant du troisième trimestre.  Je lui répondis qu’il ne fallait pas, malgré tout ce qu’il pouvait entendre ou lire. Bien au contraire, je lui confiais ma pensée à savoir que l’or subirait certainement une hausse de 400 à 500 dollars l’once d’ici les 6 prochains mois. Ceci est bien entendu mon point de vue, celui d’un homme qui manie l’or depuis des années.

Pour tout ceux qui ont été déçus des prix de l’or durant le dernier semestre de 2011, il est temps de reprendre confiance et ne pas considérer cet investissement comme une mode passagère à court terme, sinon voir à long terme, indépendemment des crises mondiales que nous pouvons connaitre et traverser.  Dans les années à venir, il y aura toujours de bonnes opportunités pour acheter et pour vendre de l’or. L’or demeure l’or – il ne disparaitra jamais. »

L’Espagne récupère ses pièces d’or et d’argent, un véritable trésor du passé.

Mercredi, avril 18th, 2012

 

Pièces d’or du trésor (photo d’Europapress)

Ceci est un grand titre d’actualité en Espagne (noyée parmi les nouvelles politiques et les autres sujets de crise), l’arrivée de 595.000 pièces d’or et d’argent, qui sont à l’origine d’un pleito qui a duré plus de 5 ans entre le gouvernement espagnol et la société américaine Odyssey.

Cette dernière avait découvert en 2007 les restes du naufrage de “Nuestra Señora de las Mercedes” mais avait affirmé les avoir découverts dans les eaux internationales, transferrant en Floride le trésor sans en informer les autorités espagnoles et maintenant en secret la localisation exacte des restes du naufrage.

Pour l’Espagne, ceci représente une valeur historique en plus d’être monnétaire, puisqu’elle fait partie ‘du patrimoine historique fondé sur la tombe de 250 marins et citoyens espagnols morts lors du naufrage’.

Les tribunaux américains ont tranché en faveur de l’Espagne parce qu’ils estimaient que la société américaine avait découvert les restes d’un navire de guerre espagnol alors sous souveraineté espagnole.

Par ordonnance d’un juge fédéral des Etats-Unis, la société américaine Odyssey a finalement dû restituer le trésor à l’Espagne – celui-ci est arrivé à Madrid en début du mois de Mars et se trouve maintenant au Ministère de la Culture.

Au total, la valeur du trésor oscille autour de 500 millions de dollars et pèse quelques 23 tonnes – représentant le plus grand trésor sous-marin jamais découvert à ce jour. L’attaché de presse du Ministère de la Défense Miguel Morer déclara : “Tout cela est en très mauvais état de conservation du fait que le trésor a passé les 208 dernières années dans les fonds marins et se retrouve à nouveau immergé pour être mieux préservé’.

Selon le vice-président d’Odyssey, cela a été sans aucun doute une grande perte, et décourage tous travaux d’exploration archéologique sous-marin.

‘Beaucoup d’articles d’intérêt potentiel pour l’Espagne seront gardés secrets ou au pire, jetés ou vendus sur la plateforme de eBay’ a-t-il déclaré.

A espérer qu’il n’en soit pas ainsi.

De l’or dans le Kurdistan iraquien

Mardi, avril 17th, 2012

Le peuple Kurde a les mêmes traditions quant à l’achat et l’utilisation de l’or que le peuple des Indes : le métal jaune constitue une partie essentielle de leurs traditions de mariage. L’année dernière, environ 17 tonnes d’or étaient importées au Kurdistan , selon le Directorate qui régit le controle qualité de l’or dans la région du Kurdistan. La plus grande partie des importations de l’or proviennent de la Turquie et des Emirats Arabes et cela est souvent sous forme de bijoux, destinés essentiellement pour des mariages.

Cependant, les statistiques de 2011 sont moins favorables que celles de 2010, qui étaient estimées à plus de 23 tonnes. En Mai 2011, le prix de l’or de 21 carats avait monté de 228 dinars (($195 ou £123) l’once à 255,000 dinars ($218 ou £138) l’once. Une des conséquences faisait que les futurs mariés, qui étaient les seules personnes à acheter de l’or en 2011 (tout le monde vendait), ont revu à la baisse le montant d’or acheté d’environ 50 onces en 2009 à environ 20 onces en 2011. Tant la chute du dollar que la crise européenne sont des causes de la hausse du prix de l’or.

Une tradition au Kurdistan est de planifier des centaines de mariages le même jour – dû à l’immense organisation que cela implique, les couples s’inscrivent auprès d’agences qui organisent l’événement bien à l’avance. Certaines fois, ces mariages seront même reportés. Le Gouvernement Régional du Kurdistan a mis en place un prêt de mariage  pour les employés du gouvernement, mais dû à la crise causée par la hausse du prix de l’or, a décidé d’étendre les prêts à tous les citoyens.

Les ressources en or et pétrole du Kurdistan iraquien

Le Kurdistan iraquien a connu un taux annuel de croissance d’environ 10%, ce qui est similaire à celui de l’Inde, bien que le Kurdistan a une population nettement moindre, d’environ 4 millions.  Un décret annonçant l’interdiction de vol effectués par la RAF et l’USAF entre 1992 et 2003 a facilité le développement de champs pétroliers au Kurdistan : les réserves sont estimées à 45 milliards de barrils de pétrole, dont l’extraction a commencé en 2007. Il y a tellement de pétrole dans ce pays qu’à elles seules, les recettes obtenues de cette ressource, paieraient pour toutes les infrastructures et aucune taxe ne serait appliquée.

Le ‘point noir’ de la richesse pétrolière du Kurdistan est qu’on en oublie et néglige le  nombre important de gisements d’or dans ce pays – ces derniers ne sont pas exploités parce que personne n’en voit l’intérêt. Cela peut, bien sur, changer avec la hausse du prix de l’or et, aussi, du fait que le gouvernement iranien est en train de faciliter l’exploration de l’or dans les provinces voisines Kurdes iraniennes, l’un des projets menés conjointement avec Rio Tinto. Nous vous apporterons plus de précisions dans un prochain article.

 

Singapour s’incline devant l’Or

Mardi, avril 17th, 2012

 

Lion d’Or de Singapour

Le 4ème centre financier du monde souhaite s’ouvrir au marché de l’or. Ainsi, a-t-il décidé que des réductions d’impôts s’appliqueraient sur les métaux précieux dont l’or.

Le ministre des Finances Tharman Shanmugaratnam a affirmé voilà un mois qu’une exemption serait appliquée sur la taxe de 7%, appliquée jusqu’à ce jour, sur l’or et tous les autres métaux précieux et, ce, afin d’encourager la croissance des négotiations commerciales et notamment pour inciter les raffineurs à intégrer le marché. 

Singapour pourra ainsi entrer dans le bal de la concurrence sur un même pied d’égalité que les autres marchés voisins, ouverts au commerce de l’or dont le plus important : Hong-Kong, que les raffineurs préfèrent pour vendre leurs lingots, libres de tout impôt. Il est évident que devoir payer une taxe de 7% à Singapour décourage n’importe quel investisseur.

Cette mesure est tout à fait logique et équitable puisqu’il ne devrait être appliqué aucun type d’impôt sur une valeur refuge – cette dernière étant fondamentalement de l’argent.

Cette réduction s’initiera à partir du mois d’Octobre prochain -  ce qui a donné lieu à certaines déclarations au moment de publier cette mesure, comme par exemple, ‘celle qu’un raffineur important aurait manifesté un intérêt particulier pour ouvrir une usine à Singapour au vu du changement fiscal annoncé’ ou encore qu’il y aurait davantage de sociétés de commerce d’or dans le pays.

L’or remonte à grands pas et c’est la raison pour laquelle il y a tant de concurrence entre les pays qui mettent en place des stratégies pour faire face aux exigences actuelles. Si Singapour souhaite rivaliser avec ses voisins asiatiques qui prédisposent d’un grand avantage sur elle, il lui sera fort avantageux d’adopter cette mesure si bien fondée qui consistera à ce que le marché de l’or puisse bénéficier de baisse ou d’exemption de tout impôt. En maintenant des impôts élevés, Singapour s’exposerait à faire fuir tous les investisseurs potentiels – ces derniers sont attendus bas ouverts à Hong-Kong et au Japon.

César, Oscars, ces récompenses qui ne sont pas toutes constituées d’or…

Vendredi, février 24th, 2012

La 37ème cérémonie des César se déroule aujourd’hui. Une belle occasion pour s’interroger sur la constitution de ces récompenses : or ou pas or ? Plaqué ou massif ? Or ou bronze ? Entre les César, les Oscars, la coupe du monde de Football… lesquels de ces trophées sont véritablement constitués d’or ?

Les César, la désillusion

En ce qui concerne ces récompenses cinématographiques remises, chaque année, aux professionnels du septième art pour saluer leurs performances, le doute n’est pas permis. Elles sont exclusivement constituées… de bronze.

Le César a été imaginé par Georges Cravenne qui, admiratif des Oscars, souhaitait récompenser également les meilleures productions françaises. Son ami et célèbre sculpteur César Baldaccini crée alors en 1975, une compression de poignées, de charnières et de décorations en bronze issues d’anciennes commodes et armoires. Le trophée mesure 29,6 centimètres et pèse 3,7 kilos. Sa valeur est estimée à 1500€, pièce.

Les Oscars, une petite étincelle

S’il est de notoriété publique que les César doivent leur nom à leur sculpteur, personne ne sait véritablement qui a baptisé les Oscars. Plusieurs explications ont été fournies, comme par exemple celle qui implique une bibliothécaire de l’Académie du Cinéma qui aurait trouvé une ressemblance entre le trophée et son oncle Oscar. Jusqu’en 1939, les Oscars étaient appelés les « Academy Awards ».

Dessiné par l’ancien directeur artistique de la MGM, Cedric Gibbons, la statuette a été sculptée dans les années 1920 par l’Américain George Stanley. Elle représente un homme nu sur une bobine de film, tenant une épée. L’Oscar, qui est constitué de britannium plaqué or, mesure 34 centimètres et pèse environ quatre kilos.
La 84ème édition de la cérémonie des Oscars aura lieu le 26 février prochain.

Le trophée de la coupe du monde de Football, c’est du lourd !

En 1970, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) souhaite remplacer le trophée Jules Rimet, qui récompensait depuis 40 ans les vainqueurs de la coupe du monde. Vingt-trois propositions de sculptures provenant de sept pays sont proposées mais c’est finalement celle de l’Italien Silvio Gazzaniga qui sera retenue.

Le trophée représente deux silhouettes soulevant la Terre. Il mesure 36,5 centimètres et pèse 7,175 kilos. Il est constitué de 18 carats d’or pur et possède à sa base de 13 centimètre de diamètres, deux morceaux d’une pierre minérale, la malachite. Sa valeur approximative est estimée à 322 000 €.

Le règlement de la FIFA précise qu’à la différence du trophée Jules Rimet, cette récompense de grande valeur ne peut être remise définitivement au vainqueur. Une réplique en plaqué or est offerte aux vainqueurs.

A quoi ressemble le travail dans une mine d’or?

Vendredi, décembre 9th, 2011

Profondeurs d’une mine

“Descendre dans une mine d’or c’est comme entreprendre un voyage a Hades. Il nous faut laisser les vêtements à l’extérieur, en surface, sous-vêtements inclus et, vêtus d’une combinaison, il faut rentrer dans une cabine en acier qui nous propulse en l’espace de deux minutes à une distance d’un mile à l’intérieur d’une roche. Tout en-bàs fourmille un monde bruyant, chaud et humide, animé par les lumières lancinantes des casques des mineurs. Une promenade de dix minutes le long d’une galerie creusée dans la roche dont la température naturelle dépasse les 37 degrés Centigrades suffit pour que chaque visiteur se sente plongé dans une atmosphère chaude-humide.
Ensuite, surgit le bruit des foreuses d’air comprimé qui mordent dans la roche solide, dominant ainsi le bourdonnement permanent des compresseurs de climatisation et le vacarme des wagons glissant sur leurs rails d’acier.
Sur un côté du tunnel, une étroite ouverture initie une descente d’un angle de presque 25 degrés, menant aux entrailles de la terre. Elle est haute d’à peine quarante pouces et est délicatement soutenue de piliers en caoutchouc. Dans le lexique minier, ceci s’appelle “bancada” – une poche.
Il semblerait que la roche y fasse pression sur les quatre côtés, que du toit se détachent de minuscules tâches formant des flaques d’eau tiède dans lesquelles les mineurs se retrouvent agenouillés, en plein devoir.
La large tête de la foreuse, dissimulée sous un subtil jet d’eau pour libérer la poussière, vibre en perforant la roche d’un point marqué de peinture rouge. Longeant un côté de la poche, une ligne continue de peinture rouge signale un filon d’or de quatre pouces, qui aux yeux du prophane, a un aspect absolument différent de celui des roches situées au niveau supérieur ou inférieur de celle-ci.

C’est dans un amas de petits cailloux blancs, étroitement mélangés, que reluit une minuscule particule d’or, se reflétant dans le faisceau lumineux de la lampe des mineurs. Extraire ce minuscule filon d’or situé à deux miles de profondeur ou plus, sous terre, génère un procédé couteux, laissant peu d’espoir.

Du fait que l’or se trouve disséminé entre les cailloux et conglomérats, il faudra non seulement monter et exploiter les fins grains du filon porteur d’or une fois celui-ci à la surface sinon qu’en plus il faudra remonter et briser une grande partie de la roche située sur les deux côtés du filon, puisqu’à chaque fois qu’il faut faire exploser la poche avec des charges de dynamite placées dans les trous faits par la foreuse, la roche se confond au conglomérat. ‘Ainsi l’explique Timothy Green dans son livre El Mundo de Oro, el trabajo realizado en una mina – Le Monde de l’Or, le travail effectué dans une mine.

Il est digne d’admirer le travail d’un mineur car il est soumis à des conditions extrêmes et risque sa vie à tout moment. S’enterrer à de telles profondeurs, où la lumière du soleil est totalement inexistente, la lumière artificielle devient un complément indispensable. Un travail complètement physique et éprouvant : forer, meuler, extraire, exposé au risque de contracter d’éventuelles maladies comme la silicose (causée par l’inhalation permanente de produits chimiques causant des effets irréversibles aux poumons et des difficultés respiratoires) et de glissements de terrain, devant assurer le renfort des tunnels creusés.

Pour trouver le filon d’or, il est nécessaire de travailler souvent soit courbés ou agenouillés sur de longs parcours.
Devant tant de paramètres, l’âge de départ à la retraite est plus avancé et la journée laborale maximale est d’ordinaire de 35 heures hebdomadaires – sachant que dans beaucoup d’autres pays, les conditions de travail peuvent être moins favorables. Il serait bon de valoriser le travail des mineurs pour extraire l’or – celui que nous achetons ou vendons de nos jours.

L’euro, bientôt monnaie de collection ?

Mercredi, novembre 30th, 2011

La fin de l’euro… la formule et le sujet sont récurrents en cette fin d’année, comme en témoignent nos derniers articles. Il est clair que l’éclatement de la monnaie unique et le retour aux monnaies nationales marquerait véritablement un évènement historique. Et l’euro pourrait bientôt être relégué dans la vitrine des collectionneurs. L’échec de l’euro permettrait peut-être de revenir à quelques fondamentaux et de comprendre que la monnaie fiduciaire n’est pas gage de sécurité comme peut l’être l’or.

De la science fiction? Rien n’est moins sûr…
Le scénario n’a rien d’un fantasme alimenté par quelques illuminés isolés. Les économistes ne prennent pas la chose à la légère : des « labos » et mêmes les entreprises cherchent à anticiper l’abandon de l’euro pour ne pas être dépourvu au moment venu. En trois mots : on se prépare !

Ainsi des tests sont actuellement menés pour prévoir le retour éventuel aux monnaies nationales : quid des taux de change? Des monnaies disponibles dans les distributeurs de billets? Et à niveau microéconomique : Quid des feuilles de paies? De la gestion de la trésorerie ? Les comptables prient pour que Ciel ne leur tombe sur la tête… Autant de questions qui hantent les entreprises.

Ces tests n’ont donc rien d’anecdotique et se font sur des plateformes réelles, systèmes grandeur nature. L’ICAP, le premier courtier interbancaire du monde, a lancé sa propre session de tests et ce n’est pas le seul : toutes les grandes institutions bancaires, financières, économiques s’y mettent.

Les dirigeants des entreprises, les multinationales en têtes, s’en inquiètent réellement : « comment gérer la trésorerie ? Comment faire les feuilles de paie ? Quelle monnaie serait disponible dans les distributeurs de billets ? Ce serait un saut terrifiant dans l’inconnu » (voir article du Figaro). Combien de temps reste-t-il entre la simulation et la date effective de l’effondrement monétaire ?

Source : Ces labos qui testent la fin de l’euro

L’économie s’enrhume… sauf l’or

Mardi, novembre 29th, 2011

L’hiver s’annonce rude en Europe, nous ne somme que fin novembre et pourtant la zone euro apparaît de plus en plus fiévreuse et frissonnante. Le placebo du G20 n’a pas pris et cette semaine c’est la Hongrie qui a vu sa note dégradée par les agences de notation, puis la Belgique : le virus s’installe. Et maintenant les Etats-Unis. Ces mauvaises nouvelles vont à coup sûr avoir des répercussions sur le cours de l’or.

Vendredi dernier l’agence de notation Moody’s a estimé que la Hongrie ne serait pas en mesure d’atteindre ses objectifs de consolidation budgétaires et de réduction de la dette du secteur public. Moody’s a ainsi rétrogradée la note de la dette souveraine hongroise à Ba1, ce qui correspond aux investissements spéculatifs. L’agence de notation financière Moody’s juge la situation hongroise trop instable et trop dépendante de la situation économique européenne.

La pandémie européenne…
L’histoire ne s’arrête pas là: la Belgique aussi a contracté les mêmes symptômes. Ici le diagnostic ne vient pas de Moody’s mais de son confrère Standard&Poor’s. Il s’agit là d’un nouveau coup dur pour l’Europe car l’économie belge restait l’une des plus solides et équilibrées de la zone euro. Standard &Poor’s justifie cette dégradation de AA+ à AA, du fait que l’économie du pays repose trop sur les exportations : la Belgique risque de fortement pâtir de la crise de la zone euro et de l’affaiblissement des investissements extérieurs. Par cette rétrogradation S&P pointe également du doigt la crise politique qui secoue la Belgique et juge l’économie du pays trop fragile à cause de cette instabilité.

Les agences de notations ne se contentent pas de sanctionner quelques pays isolés : dorénavant c’est toute l’Union Européenne qui semble menacée. Ainsi Moody’s a averti que l’ensemble de la notation des pays européens pourrait être prochainement réévaluée, à la baisse évidemment, si la situation perdure. Moody’s a clairement fait comprendre que la zone euro est à un tournant décisif de son histoire… et qu’une sortie de route n’est pas exclue.

Ca s’enrhume fort à l’Ouest également…
Chez nos cousins d’outre-Atlantique l’humeur n’est pas non plus à la fête. C’est l’agence Fitch Ratings qui s’est occupée de leur sort et a réévaluée à « négative » sa perspective sur la dette américaine. Le dollar, on le sait, n’est vraiment pas au mieux de sa forme et la note américaine est plus que jamais menacée. A croire qu’à trop jouer avec les marchés financiers c’est toute la cour de récré qui est contaminée.

Le virus s’annonce donc, à l’image des flux financiers, très volatile et extrêmement contagieux. A ce jour il n’existe aucun remède pour soigner le mal qui ronge l’économie mondiale. Les plus pessimistes comme Jacques Attali pensent d’ores et déjà qu’il n’y a que 50% de chance pour que l’euro passe Noël… le diagnostic vital semble bien engagé.

On profitera encore une fois de ce diagnostic accablant pour rappeler ce vieil adage : « il vaut mieux prévenir, que guérir », il est encore temps de se tourner vers l’or, la seule véritable valeur refuge capable de garder au chaud nos économies en ces temps bien rudes…

Lire en complément

Le Qatar investit un milliard de dollars dans des mines d’or grecques

Lundi, octobre 3rd, 2011

Ahmad Al-Sayed, directeur général du fonds souverain qatari Qatar Holdings a annoncé samedi l’investissement de près d’un milliard de dollars (747 millions d’euros) dans le groupe minier grec European Goldfields.

Avec un tel investissement dans les mines du site de Skouries et d’Olympias, Qatar Holdings va acquérir une participation de 9,9% dans European Goldfields détenu par le groupe de BTP grec Ellaktor.

Le fonds souverain du Qatar dispose néanmoins d’une option pour acheter 5% supplémentaires, a indiqué Ahmad Al-Sayed.

Les deux sites miniers, dont les autorisations d’exploitation avaient été accordées en juillet dernier par le gouvernement grec, comportent des gisements de cuivre et d’or pour le site de Skouries et d’or, de zinc, de plomb et d’argent pour celui d’Olympias a précisé European Goldfields.

600 millions de dollars de ce placement concerneraient exclusivement le financement et développement des activités d’extraction d’or de ces mines.

La Grèce ne s’appartient plus
Selon l’agence de presse grecque ANA, à terme cet investissement total de 1,2 milliard d’euros permettra la création de 1500 emplois dans le nord de la Grèce.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou s’est exprimé sur cet accord suite à la visite de l’émir du Qatar, Cheick Hamad bin Khalifa al-Thani, samedi soir à Athènes :
« Nous avons construit une relation très étroite faite de respect mutuel, et nous Grecs sommes particulièrement contents que ces relations mènent à des investissements dans notre pays » a-t-il déclaré.

© photo christemo – Fotolia.com

Gold is likely to rise this week

Lundi, août 23rd, 2010

Nineteen of 24 traders, investors and analysts surveyed by Bloomberg, or 79 percent, said the metal will gain this week. Four forecast lower prices and one was neutral. Hedge-fund managers and other large speculators increased their net-long position in New York gold futures in the week ended Aug. 17, according to U.S. Commodity Futures Trading Commission data. LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLD COIN.ORG

Les mauvaises données économiques réentrainent la montée du prix des métaux précieux.

Lundi, août 23rd, 2010

L’or se négocie à des taux record depuis plusieurs mois, poussé par le manque de croissance économique mondiale qui augmente la demande du métal comme valeur refuge. Ainsi, connaissant les données du deuxième trimestre de l’année, l’économie japonaise a subi une baisse de la consommation intérieure qui montre une stagnation de la reprise économique. La faiblesse de l’économie japonaise a conduit la Chine à être à son tour pour la première fois la deuxième puissance économique mondiale.
Les gains générés par l’envolée du prix de l’or depuis deux semaines consécutives attirent les investisseurs vers des actifs plus sûrs. L’or accuse une hausse de 11% cette année ayant marqué ainsi un record nominal de 1266.50 dollars l’once le 21 juin dernier. Il ne serait pas étrange de constater que le prix de l’or atteigne les 1400 dollars l’once d’ici la fin de cette année. Nous devons aussi constater que le prix de l’argent augmente de 1.5% à 18,43 dollars l’once, celui de la platine est aux alentours des 1533 dollars l’once et le palladium autour des 481,30.

 

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "