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Posts Tagged ‘pièces d’or’

Pourquoi les bijoux et pierres précieuses ne sont pas des placements.

Jeudi, décembre 11th, 2014

La croyance populaire en une valeur constante et durable du bijou en or et diamant est tenace, une sorte de valeur refuge à l’instar de l’or-investissement. Ceci est d’autant plus d’actualité en ces temps de crise. Pourtant, l’achat de bijoux en or et pierres précieuses peut apparaitre comme étant un choix de placement catastrophique pour les particuliers.
LORetLARGENT.info démêle le vrai du faux dans cette histoire.

Tout d’abord, contrairement à l’or d’investissement (pièces d’or, lingots, , etc.), les bijoux sont fortement taxés. En plus des taxes applicables, on observe un «effet-marque », une sorte de  « mauvaise prime », qui contribue à augmenter un peu plus le prix du bijou par rapport à sa valeur réelle en or ou pierres précieuses.

Notons que d’autre part, il n’y a pas de place d’échange international pour les bijoux et les pierres précieuses. Cela rend la revente compliquée et le prix difficile à évaluer car il s’agit de micromarchés aux comportements difficiles à prévoir et donc soumis à une grande subjectivité. Là où il reste relativement facile de comparer une pièce d’or de type napoléon à une autre, cela devient très compliqué de pouvoir donner une cotation à des bijoux qui sont tous aussi différents. Dans les années 1970, quelques négociants et banquiers ont bien tenté de faire du diamant un outil standardisé à l’image de l’once d’or. Cette tentative est complètement tombée dans l’oubli du fait que ni les certificats ni les prix n’étaient normés au niveau international.
Ainsi, le prix des bracelet, collier ou bague, quelque soit leur pureté, s’apprécie très fortement au cours de leur fabrication. Selon Gold and Silver Investments, cette appréciation serait de l’ordre de 200 à 300%.

Prenons un exemple. En achetant un lingot qui contient une once d’or pure 24 carats, vous paierez le prix du marché au jour de l’achat sans TVA (selon la directive européenne sur l’or. Cf. : notre article sur la fiscalité de l’or d’investissement). Vous achetez donc de l’or à sa véritable valeur au dit-jour plus une légère appréciation de l’ordre de 3 à 5%. Un bijou, à pureté égale, se vendra considérablement plus cher du fait de sa transformation, d’un éventuel effet-marque et des taxes qui lui sont appliqués.

Si vous achetiez des bijoux avec une prime dans l’optique de les revendre avec une prime encore plus forte, comme c’est le cas de pièces d’or, tout irait bien. Mais voilà, vous achetez de l’or trois fois plus cher que le prix du marché à pureté égale… et vous le revendez fréquemment en dessous du prix de l’or. Au moment même où vous insérez votre carte dans le lecteur pour concrétiser votre achat, le bijou neuf ne vaut plus que 30% de sa valeur d’origine. Il est donc clair que c’est une très mauvaise idée d’acheter un bijou dans une logique d’épargne.

La revente ne se fait pas dans la plupart des cas sur le marché des professionnels. Evidemment, nous ne parlons pas de pièces rares et anciennes signées et authentifiées mais de bijoux de valeur relative c’est-à-dire neufs à l’achat. Dans le meilleur des cas, vous le vendrez à un particulier intéressé, au pire sur EBay ou à la fonderie… Les sociétés qui abusent de la crédulité des gens pour acheter de l’or à bon compte sont légions. Méfiez-vous comme de la peste de ces sociétés qui vous proposent « Achetons votre or aux meilleures conditions, paiement cash » et qui d’un autre côté n’ont pas d’or à vous vendre si vous étiez acheteur. Traduction : elles n’ont pas d’or à vendre car tout ce qu’ils collectent 20% à 30% en dessous des cours et de suite envoyé vers des sociétés qui refondent le tout pour produire des lingots. Ils ne peuvent donc pas vous revendre de l’or car ce serait compliqué pour eux de vous expliquer qu’une même bague achetée 500 euros un jour vous serait revendue 1000 euros une heure après. Ils estiment que tout le monde y trouve son compte car les vendeur repartent avec de l’argent en poche…

Au plus fort de la crise, le directeur d’une fonderie suisse déclare que la quantité de joaillerie qui arrive pour être fondue et raffinée n’a jamais été aussi importante. Elle ressort sous forme de lingots…De quoi nous faire réfléchir sur la forme que l’on veut donné à son investissement dans le précieux métal.

Si vous achetez de l’or d’investissement, il n’y a globalement que les variations des cours qui influent, ainsi que la prime dans le cas des pièces d’or (soumises à un effet de rareté). Et nous savons tous qu’en cas de crise ou de dépression, les cours sont clairement haussiers. L’écart entre le prix d’achat est donc en général assez limité et, si vous vous débrouillez bien, plutôt en votre faveur si vous savez jouer sur les effets de prime et les phases haussière de l’or. Par contre, l’écart entre le prix à l’achat et celui à la revente d’un bijou est clairement désavantageux pour le particulier.

Il est évident que les bijoux sont un achat plaisir mais en aucun cas un investissement. Les bijoux et pierres très rares, de grande qualité et expertisées, peuvent garder une valeur assez constante et s’avérer utiles en cas de crise grave et durable. Cependant, gardons à l’esprit que ce n’est pas le cas de la majorité des bijoux.
Certains particuliers pensent faire une affaire en achetant des bijoux lors de leur voyage à Hong Kong (Kowloon), Dubaï ou en Inde. Attention, certes moins chers à l’achat car peu ou pas taxés, ces bijoux et pierres ne sont pas nécessairement d’aussi bonne qualité que leur certificat peut le laisser penser. Une fois expertisés en Europe, ces pièces n’ont souvent pas la pureté que leur vendeur a mise en avant (ne généralisons cependant pas). La plus value à la revente n’en est donc pas une, allons plus loin, c’est une perte réelle. Donc, une fois encore, un achat plaisir avant tout, mais non un investissement.

Rappelons que la clé d’un portefeuille réussi, c’est la DIVERSITE.

Bien entendu, la plupart des particuliers ne voient pas en leurs bijoux un réel potentiel de placement mais une garantie « au cas où ».Les bijoux ne seront jamais une protection efficace en cas de dépression sévère contrairement à l’or d’investissement. L’or d’investissement reste la meilleure assurance du reste de votre patrimoine en cas de crise, ce n’est clairement pas le cas des bijoux.

Sinon, les Chinois ne rempliraient pas actuellement leurs coffres nationaux de lingots mais les transformeraient en caverne d’Ali Baba…

Anaïs Bourdon

Article à relire : Les Français vendent leur or

[Mise à jour du 12 décembre 2014]

Les bijoux en or allégé feraient-ils de bons cadeaux d’investissement avant Noël ? La réponse est clairement non ! Et on vous explique pourquoi.

Depuis quelques années, les bijoux allégés en or ont les faveurs des bijouteries, qui y voient un moyen de continuer à proposer des produits accessibles à leurs clients. Mais attention : non seulement, comme on le disait plus haut, la valeur du bijou neuf est divisée par trois dès son achat, mais en plus il s’agit d’or 9 carats, et non plus d’or 18 carats ! La perte est encore plus forte.

Dans un article du 10 décembre, 60 millions de consommateurs se penche sur cette pratique.  Et évoque, d’ailleurs, une confusion des acheteurs dans les bijouteries. « Le consommateur ne sait pas toujours ce qu’il achète », assure le site d’informations.

Et entre des colliers, des bracelets ou des bagues à 18 ou à 9 carats, la différence est grande ! Il s’agit de bijoux qui vieillissent moins bien, cassent plus rapidement… Les bijoux ne contiennent finalement qu’un tiers d’or, le reste étant constitué d’autres métaux.

En cas de revente, ce manque de valeur risque d’être particulièrement notable pour les particuliers qui auront cru faire une bonne affaire. Non seulement le bijou se revend de toute façon beaucoup moins cher que sa valeur à l’achat, mais en plus son poids réel en or n’assure aucun investissement à moyen ou long terme. En cas de crise par exemple, inutile de compter sur un bijou pour assurer une valeur sûre, d’autant plus que le marché est soumis au bon vouloir de l’acheteur…

Tout le contraire d’une pièce en or d’investissement donc. Un Souverain britannique, un American Eagle, le Napoléon ou même la Vera Valor sont de véritables placements sécuritaires sur le moyen et long terme, et une excellente solution d’épargne de diversification. C’est aussi une assurance, et une véritable cette fois, contre les risques d’effondrement bancaire…

Et, comme le rappelle une enquête IFOP pour Aucoffre.com en novembre 2014, l’or est l’un des placements préférés des Français, qui y voient un bon moyen de « conserver ses économies ». Aucune raison donc de ne pas en faire un cadeau en choisissant l’or sous forme de pièces ou d lingots, la preuve avec ces quelques idées d’étrennes !

La pièce en or du Seigneur des Anneaux : qui veut mon précieux ?

Lundi, octobre 15th, 2012
Pièce en or Hobbit - Bilbo

Pièce en or Hobbit - Bilbo

Le 1er novembre, le New-Zeland Post va frapper des pièces en or à cours légal sur le thème du Seigneur des Anneaux. Une initiative qui devrait plus séduire les fans de J. R. R. Tolkien que les investisseurs. Avec un prix deux fois supérieur à celui du cours de l’or, la pièce en or a de quoi refroidir.

Rarement un marketing ciné aura été si loin. La trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson compte de très nombreux fans, et la Nouvelle-Zélande, patrie de la Terre du Milieu et de la Comté (où ont été tournés les films) le sait.

A l’occasion du 4e volet du Seigneur des Anneaux (« Le Hobbit »)  qui est en fait le premier, la Nouvelle-Zélande sort une monnaie « Hobbit » ayant cours légal, dont certaines sont en or pur avec un titre de 999.90‰ (24 carats). Une belle opération avec 3 pièces d’une once sur lesquelles figure l’habituel portrait de Sa Majesté la reine Elizabeth II sur l’avers et sur le revers, le portrait de Bilbon Saquet (héros et protagoniste du film), ainsi que Gandalf et Thorin Ecu de Chêne. Sur la titulature est écrit « Terre du Milieu – Nouvelle-Zélande » en anglais et en langue elfique, s’il vous plaît.

Les pièces proposées sont à tirage très limité : 1000 exemplaires pour la pièce en or Bilbo et seulement 250 coffrets contenant 3 pièces d’une once à l’effigie des trois protagonistes.

Pour la pièce unique, il en coûtera 3 695$ et 10 995$ pour le coffret de 3 pièces.
A 1770$ l’once d’or actuellement, les pièces sont survendues avec une prime de collection faramineuse d’entrée, on est très très loin du prix spot de la pièce. Il est clair que ce n’est pas un bon investissement du tout.

Certes, le Seigneur des Anneaux a un succès qui ne se dément pas, surtout depuis la sortie du premier volet en 2002, mais ces pièces sont, au même titre que les reproductions du précieux anneau en or, des objets de collection mais pas un bon placement. Un gadget pour fan fortuné en somme.

Faut-il mêler la politique à la numismatie ?

Samedi, juin 23rd, 2012

Existe-il une relation entre les pièces d‘or et la politique ? En un mot, oui. Sans aucun doute, au cours du siècle dernier et en tout début du suivant, l’or est devenu et continue de demeurer un sujet politique très controversé. L’économiste le plus influent du siècle, John Maynard Keynes, a décrié non seulement l’étalon-or sinon le métal en lui-même : il considérait la création de richesses comme une sorte de péché séculaire et les gens qui épargnaient comme des égoïstes. En 1933, le Président Roosevelt bannissait la possession d’or à titre particulier et avait ainsi instauré des mesures de confiscation – des mesures qui pourraient être éventuellement instaurées au sein de l’Union Européenne, la Turquie, le Vietnam et en Chine, bientôt.

Cela n’est pas surprenant de constater que ces animosités envers l’or aillent de paire avec la création et l’expansion de l’Etat Providence, l’entité politique qui a fait banqueroute et est la cause première de la crise financière.

L’or sous toutes ses formes (pièces de collection ou autres types d’investissement) est bien un sujet politique mais pas seulement parce qu’il est considéré comme un domaine de richesse personnelle sinon que ses ennemis le “thésaurisent” de manière dérisoire.

Ray Vicker dans son livre The Realms of Gold (publié par Robert Hale, à Londres, en 1975) insiste sur l’importance du point suivant :

“L’implication massive dans les questions monétaires et plus précisément dans le domaine de l’or touche l’homme ainsi que son environnement d’un point de vue émotionnel.

“Les techniques des systèmes monétaires sont mises à rude épreuve à l’heure où  les chrysophiles et les chrysophobes  parlent argent. Il s’agit de mettre en opposition la notion du cash contre celle du crédit. Engager la lutte contre l’argent facile. Un budget fédéral équilibré opposé à un déficit. La robustesse de la libre entreprise opposée à la gestion économique du gouvernement. Un monde ‘grisé’ opposé à l’utopie. Croire que le fait de commettre un péché est un acte de bonté. L’idée de croire que le progrès nait d’un seul acte individuel à l’opposé d’un déploiement d’efforts communs”.

De ce fait, l’or est une mesure de prudence, c’est aussi la solution émanant de débats politiques du siècle dernier – et même une conclusion tirée des vérités les plus profondes de l’existence humaine.

Ceux qui investissent dans l’or à long terme sont très réalistes comme le précise Vicker dans les événements dans les années 60 et 70 :

“S’il fallait évaluer la raison à l’absurdité, les chrysophobes se verraient contraints d’expliquer pourquoi, dans les années 60, ils dénigraient tant l’or et clamaient sa disparition à venir. Ce ne fut que dans les années 60 et début 70 que s’engagèrent les grandes batailles monétaires impliquant l’or. Cependant, peu de personnes aux Etats-Unis s’en rendirent compte, malgré les deux dévaluations consécutives du dollar. En résumé, le dollar qui avait maintenu un taux aussi bon que l’or pendant si longtemps, ne valait plus autant que 35 dollars l’once. Beaucoup commencèrent à s’en apercevoir.

Les questions politiques ne peuvent être évitées sur les sites de numismatie sachant que l’or joue un rôle important dans le domine des affaires. Cela signifie que les aspects politiques et économiques ont besoin d’être analysés constamment.

Le lingot, un bon investissement ?

Lundi, octobre 17th, 2011


Le marché du lingot d’or connaît actuellement un engouement important auprès des investisseurs. En ces temps de crise l’or physique demeure indéniablement la valeur refuge par excellence pour sécuriser son capital. On assiste aujourd’hui à une véritable « mode de l’or » et le lingot est ainsi devenu très prisé des épargnants.

L’expression de « mode » pour le marché de l’or a d’ailleurs pris tout son sens lorsqu’a été annoncée la semaine dernière la sortie d’un lingot signé… Jean-Paul Gaultier !


En effet, un lingotin siglé par le célèbre créateur français sera disponible à la vente début novembre. Ce lingot d’une once d’or fin (31, 103 grammes) à la face dessinée, tatouée  par « JPG » a un titre de 999,9°/oo, c’est donc un lingot d’or pur.

Alors, on achète ?

Attention, la mode…ça se démode.

Prudence avec ce type de lingot ! Certes, l’objet est séduisant mais il n’est pas pour autant un (bon) investissement. En effet,  la prime de départ est souvent surcotée (dû à l’effet de collection) et le lingotin se retrouve survendu par rapport à la réelle cotation. Il est fort à parier que ce lingot perdra de sa valeur dans les prochaines années. Il s’agit plus d’un coup marketing audacieux que d’une réelle opportunité d’investissement et l’objet est donc à réserver aux collectionneurs.

Les pièces d’or, du fait qu’elles soient plus sécables,  demeurent toujours un investissement plus rationnel et sécuritaire ! Compte tenu de leur longévité, on peut gager que les Napoléons, Souverains et autres Libertys elles, ne se démoderont jamais.

Copyright photo : © Orlando Florin Rosu – Fotolia.com

L’or. Faut-il l’acheter ou le vendre ? Interview.

Mercredi, juillet 21st, 2010

 Interview de Jean-François FAURE le 20 juin 2010 par la rédaction de Sud Radio Matin.

 

 

 

 

 

Histoire de l’or : La contrebande libanaise dans les années 50 et 60.

Jeudi, juillet 15th, 2010

Dans le monde de l’or, dès qu’il est question de contrebande, il est une ville dont le nom vient immédiatement à la bouche des douaniers, négociants et fraudeurs, c’est celui de Beyrouth. Si l’on dit à un courtier de change de Hong-Kong qui est connu pour boursicoter sur l’or : « Supposez que je vienne vous trouver afin de vous faire part de mon désir d’acheter 200 kilos d’or et d’en prendre livraison au Japon, que feriez-vous en premier lieu?  » La réponse est simple :  » J’enverrais un câble ou une lettre par avion à une certaine boite postale à Beyrouth, disant que j’ai une affaire à discuter et demandant au destinataire de se mettre en rapport avec moi.  » En fouillant dans les archives de la police japonaise, vous découvrirez des rapports sur des Libanais, tellement enthousiasmés par le Japon qu’ils le visitent « en touristes » trente fois par an. Ces touristes, cependant, semblent avoir peu profité du pays, exception faite des aérodromes de Tokyo et d’Osaka et d’une chambre d’hôtel. Ils retournent ensuite à l’aéroport pour repartir vers Beyrouth, sans même s’arrêter pour folâtrer avec une geisha. Puis à Beyrouth, si vous parlez d’un nouvel hôtel confortable, quelqu’un dit : « Oui, bien sûr, son propriétaire dirigeait le syndicat de la bande de l’or. Il s’est retiré et a acheté un hôtel. » La ville de Beyrouth, et ce n’est un mystère pour personne, est le point de départ des fraudeurs qui se rendent aux quatre coins du monde, chargés chacun de quarante kilos d’or dissimulés dans les poches d’un gilet de toile porté sous la chemise. La ville est mal remise du spectacle qu’offrirent un jour seize contrebandiers marchant avec lenteur et peine sous le poids de l’or qu’ils dissimulaient, et s’engouffrant à bord d’un jet de la Pan American en direction de Hong-kong. Ces hommes portaient à eux tous une demi-tonne d’or valant 500 000 dollars. Il a été calculé que les contrebandiers achetaient au moins pour 300 000 dollars de billets d’avion à Beyrouth. Le bruit a même couru que les Compagnies aériennes entre Beyrouth et l’Extrême-Orient ont mené une lutte serrée pour attirer vers leurs avions les syndicats de contrebande en leur offrant des prix spéciaux. Personne ne fait montre du moindre complexe de culpabilité. « Le bénéfice sur l’or est insignifiant si vous le vendez légalement, explique un négociant, et la contrebande de l’or, contrairement à celle de la drogue, ne fait de mal à personne. Mieux encore, il est bon pour un gouvernement d’avoir de l’or dans le pays, même si cet or entre illégalement. » Ce à quoi le directeur d’une banque libanaise ajoute : « Peu m’importe à qui je vends mon or, pourvu que je récupère des dollars en échange. »

Depuis 1946, la situation de Beyrouth sur le marché de l’or s’est fermement établie, grâce au gouvernement libanais qui permet l’importation et l’exportation de l’or ainsi que le change libre de la monnaie. Comme la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Égypte ne permettent pas l’importation privée de l’or et sont livrés au contrôle des changes, Beyrouth voit son importance grandir. Dans les années qui suivirent la guerre, le marché de Beyrouth fut largement contrôlé par les négociants privés qui achetaient leur or en Suisse depuis la fermeture du marché de Londres. Ces négociants, nantis de ressources hasardeuses et délivrés de l’influence stabilisatrice de Londres sur les prix, firent des bénéfices énormes entre 1946 et 1954. « Sur chaque vente, vous pouviez faire un bénéfice de 3o pour cent « , se remémorait tristement un banquier,  » il y avait entre Koweït et ici juste une différence de 1 dollar par once. »

Une douzaine de négociants au moins étaient impliqués dans le marché et importaient ensemble 15 ou 20 tonnes d’or par mois. Une des firmes les plus solides du marché était la Bullion Exchange Trading Co, de Lausanne, qui ouvrit un bureau à Beyrouth en 1949, sous la direction d’un Français appelé Antoine Milhomme. Presque vingt ans plus tard, cette société contrôle environ un tiers du marché de Beyrouth. Depuis que le marché de Londres a établi un prix mondial plus ferme pour l’or et éliminé les marges bénéficiaires importantes, beaucoup de négociants se sont retirés des affaires de l’or vers le milieu des années I950. La Bullion Exchange Trading Co, la Banque de Crédit national S.A.L., et la Société bancaire du Liban S.A.L. ont repris ces affaires, mais ces banques en tirent peu de bénéfice. « Avec de la chance, nous faisons une livre libanaise (33 cents) par kilo (qui vaut 1129 dollars) », dit un banquier tristement, « et nous ne le faisons que pour nos habitués. Sans or, nous ne pourrions les avoir comme clients. Nous réalisons nos gains sur le change étranger et la gérance des portefeuilles. » Mais pour le négociant privé, une telle opération est impossible; aussi la plupart d’entre eux se sont-ils tournés vers des besognes plus lucratives d’import-export ou même l’exploitation de cargos. Non qu’ils se soient complètement écartés des affaires de l’or, mais il leur est nécessaire de diversifier leurs activités. En dépit de ce changement, Beyrouth importe toujours 85 tonnes d’or, valant presque 93 500 000 dollars; 6o tonnes supplémentaires passent par an en transit vers le golfe Persique. Le marché passe d’autres ordres à Londres, mais la livraison est dirigée vers la Belgique, la Hollande et d’autres villes européennes.

La plus grande partie de l’or de Beyrouth provient de Londres, et son envoi au Liban est assuré par la B.E.A. et la Middle East Airlines. Le prix de base du marché libanais est normalement de 12 cents plus élevé que celui de Londres – ceci à cause du coût du transport et de l’assurance entre les deux villes. Une participation importante au marché est assurée par la Société de Banque Suisse qui achète de l’or à Londres et le fait envoyer directement par air à Beyrouth. La Société de Banque Suisse et l’Union de Banque Suisse ont depuis de longues années, au Moyen-Orient, une situation forte. Un temps, l’Union de Banque Suisse détint la clé du marché, mais à la suite de luttes intestines, dans les années I96o, la Société de Banque Suisse reconquit la situation, et contrôle maintenant 3o pour cent des ventes du marché de Beyrouth et du commerce des contrebandiers de Dubai sur le golfe. Persique, car la Suisse a des stocks importants d’or qu’elle garde au Liban, en compte avec les banques locales. Cela permet de faire des soumissions plus avantageuses que les négociants, qui sont peu disposés à bloquer leurs capitaux dans des quantités importantes d’or à l’étranger.

Quatre-vingt-dix pour cent de l’or qui vient à Beyrouth arrive sous forme de lingots d’un kilo valant 1129 dollars chacun. Ils ressemblent à des tablettes de chocolat et se nichent dans les poches des gilets des contrebandiers. Ce sont les lingots anglais, et particulièrement ceux qui portent l’estampille de la raffinerie Johnson-Matthey, car ils font prime sur le marché. Les destinataires de l’or en contrebande, craignant qu’on essaie de leur passer un lingot avec un noyau de ciment (cela arriva une fois à Mexico), préfèrent s’en tenir aux lingots d’une raffinerie connue et qui a leur confiance. Deux raffineries françaises essayèrent de s’introduire dans le marché du Moyen-Orient et furent victimes de cette répugnance à accepter des lingots qui ne sont pas marqués du sceau de Johnson-Matthey. Finalement, la Compagnie des Métaux précieux s’imposa, mais au prix d’une longue lutte. Même les Russes, qui ouvrirent à Beyrouth une succursale de la banque Narodny de Moscou, dans l’intention de vendre leur or au Liban plutôt qu’à Londres, à Paris ou en Suisse, découvrirent que leur or était reçu avec méfiance et durent abandonner leurs projets sans avoir vendu un seul lingot.

C’est vers le milieu de 196o que l’une des spécialités du marché de Beyrouth, la fabrication des pièces d’or (ou imitation, comme les Libanais préfèrent l’appeler), atteignit son point culminant. A Beyrouth même, et à Alep, en Syrie, de petites raffineries fabriquent des souverains anglais, des Aigles doubles américains, des napoléons français, des pesos espagnols et des pièces turques. Seuls les experts peuvent différencier ces pièces des vraies. Les Syriens, qui sont spécialisés dans ce commerce, se vantent d’une fabrication plus soignée que celle des Italiens (grands fabricants de la monnaie des autres pays), et aussi bonne que celle de l’Hôtel de la Monnaie royale en Grande-Bretagne.
La demande des pièces d’or, spécialement des souverains, a toujours été forte au Moyen-Orient. Les cheiks arabes, soudain gorgés des royalties du pétrole, transformèrent leurs bénéfices en souverains d’or, jusqu’à ce que, devenant plus compliqués, ils apprennent à connaître les banques. Après tout, rien de fâcheux ne peut arriver à des trésors cachés sous un lit ou dans une cave, tandis que les billets sont rapidement détruits par la chaleur et l’humidité du golfe Persique. Les premiers versements effectués à l’Arabie Séoudite le furent en souverains d’or en provenance de Beyrouth. Quand le roi Séoud fut détrôné par son frère Fisal, en novembre 1964, il fut dit qu’il sauva deux millions de pièces d’or par le marché de Beyrouth.

Un commerce prospère est celui de la vente des pièces d’or aux pèlerins de La Mecque. La demande est si forte au moment du grand pèlerinage de printemps qu’une petite raffinerie s’est montée à Jeddah sur la mer Rouge; Beyrouth lui envoie jusqu’à 300 kilos d’or par semaine pour être transformés en souverains. Comme la plupart des pèlerins ne sont pas des numismates, ces souverains titrent souvent 21 carats d’or, alors que les pièces authentiques sont de 22 carats. Le marché des pièces au Moyen-Orient ne connaît pas de limites; en I967, la branche la plus active était celle des pesos d’or pour l’Amérique du Sud. Toutes ces pièces fabriquées se mélangent inextricablement avec les pièces de bon aloi. Seul un expert qui examine soigneusement toutes celles qui lui passent entre les mains peut les différencier. Celui qui aime seulement sentir quelques souverains ou dollars d’or sous son matelas ne saura jamais qu’il possède des pièces d’or fabriquées par la mauvaise forge. Cette fabrication n’entraîne pas les mêmes conséquences que la copie d’un vase grec ancien en or qui, une fois repéré, perd presque toute valeur. Une pièce d’or est une pièce d’or qui vaut uniquement le poids de l’or qu’elle contient.

La masse de ces pièces d’or passe probablement inaperçue, car quel est celui qui est disposé à admettre qu’il possède une pièce fausse. Seul un grand négociant international peut crier à la supercherie. Les négociants et les banques élèvent de temps en temps, officiellement, des protestations. La Banque de Grèce a intenté un procès au début de 1967 pour que le Liban arrête de déverser une avalanche de faux souverains sur la Grèce – un pays où l’on thésaurise des souverains -, mais il est difficile d’intenter une action efficace contre ce trafic lucratif de la fabrication des pièces autour de la Méditerranée; les bénéfices sont trop importants pour qu’on y renonce. Après tout, le fabricant achète l’or au prix normal du marché, le transforme en pièces – opération relativement bon marché quand la matrice est faite – et vend la pièce 20 pour cent plus chère que le prix de l’or qui entre dans sa fabrication. S’il se spécialise dans l’Aigle de la Liberté de 10 dollars, il fait un bénéfice de 5o pour cent.

La difficulté de déceler ces pièces fabriquées avec de l’or entré en fraude apparaît dans les statistiques libanaises. Officiellement, l’or importé à Beyrouth reste dans le pays. En fait, en I965, sur 28o millions de livres libanaises (93 millions de dollars) importés, il en reste une pincée représentant 2 500 000 livres libanaises (830 000 dollars). Beyrouth retient au plus 7 millions de dollars d’or par an, le reste se répandant le long des routes de la contrebande. Au début, Beyrouth approvisionnait l’Inde, cet éternel réceptacle de métal précieux, en envoyant du Liban au Koweït des lingots de 400 onces qui étaient transformés en petites barres de Io tolas pour satisfaire la demande indienne. Maintenant, la presque totalité de l’or va directement de Londres à Dubai dans les États de Trucial Oman, à l’extrémité sud du golfe Persique, en évitant Beyrouth. Plusieurs négociants et des banques de Beyrouth ont des participations dans les affaires d’or de Dubai. Également, une partie de l’or qui allait de Beyrouth vers l’Extrême-Orient est maintenant envoyé par air de Londres à Bangkok ou à Vientiane au Laos, où le gouvernement a adopté une politique libérale vis-à-vis de l’or. Sans doute pour raison de sécurité. Devenus méfiants, les agents des douanes ont tendance à examiner soigneusement les passagers qui descendent un peu trop lourdement l’escalier de l’avion en provenance de Beyrouth. Bien que l’or y soit devenu plus rare, tous les consortiums opérant à Beyrouth ne se sont pas retirés. Un vaste champ d’action leur reste ouvert avec le Japon, quoique ce pays, maintenant, ait une tendance à faire venir l’or de Bruxelles, Rome, Genève, ou Bangkok.

L’or qui passe actuellement par Beyrouth va essentiellement en Turquie, Syrie, Irak, Libye et Égypte, car tous ces pays interdisent l’importation libre de l’or. Mais leurs frontières sont longues, désertiques, difficiles à protéger, et ces pays ont besoin d’or, surtout pour la bijouterie. En Turquie, qui absorbe une tonne d’or par semaine, beaucoup de petits fermiers des zones rurales gardent leur avoir en or, comme cela s’est toujours pratiqué traditionnellement. La longue lutte entre les Égyptiens et les forces royalistes fournissent un autre débouché pour l’or libanais, car le papier-monnaie n’a guère de signification dans cette campagne menée en plein désert. Mais le plus grand stimulant pour les achats d’or au Moyen-Orient fut la guerre-éclair entre Israël et les Arabes en juin 1967. De riches Arabes et de riches Libanais commencèrent à acheter de l’or au cours des semaines qui précédèrent le conflit. Puis pendant les trois premiers jours de la guerre, ils se ruèrent sur l’or comme s’ils craignaient que la défaite n’amène la dévaluation de leur monnaie, assurant la primauté de l’or sur le papier-monnaie. Dans ce Moyen-Orient à la politique toujours bouillonnante, acheter de l’or devient une réaction aussi instinctive que de souscrire une police d’assurance en Angleterre ou aux États-Unis.

Le flot d’or qui déferle sur le Moyen-Orient varie de semaine en semaine, conditionné qu’il est par l’humeur des gouvernements locaux et des douanes. Si la Syrie raidit brusquement sa position et arrête quelques contrebandiers, les consortiums de l’or à Beyrouth tournent leur activité vers le Liban ou l’Égypte pendant quelques semaines, jusqu’à ce que la surveillance se relâche. Si les autorités frontalières de Turquie commencent à examiner de trop près les trains venant du Liban à travers la Syrie, des plans doivent être tirés pour envoyer l’or en Turquie par mer et vers les ports d’Iskenderun ou Mersin. L’instabilité du marché signifie que les négociants à Beyrouth doivent être en mesure d’approvisionner une demande d’or à toutes les heures du jour et de la nuit. On peut entendre dire qu’une route fermée pendant des mois est maintenant sûre, et que le train, ou l’avion, qui y mène part dans trois heures. Les négociants importants gardent au moins une demi-tonne d’or sous la main, plus deux gilets de contrebandiers fraîchement lavés dans l’armoire du bureau, pour équiper et envoyer un messager rapidement, dès qu’un ordre est passé. Il arrive fréquemment, quand une demande importante d’or est faite ou que les stocks de Beyrouth sont bas, que les négociants et les contrebandiers se donnent rendez-vous à l’aéroport. Aussitôt que le métal précieux est déchargé de l’avion de Londres et qu’il a passé la douane, les boîtes en fibre de bois sont ouvertes à l’arrière d’une voiture, à l’aéroport même, et les lingots d’or sont camouflés en vitesse dans les gilets; puis les contrebandiers prennent la route. Bien qu’aujourd’hui les gains de la contrebande paraissent minces comparés à ceux d’il y a dix ans, les habitudes sont difficiles à perdre, et les contrebandiers, à Beyrouth, continueront leur travail dans les années à venir. Un négociant avouait : « La contrebande, on a ça dans le sang. On ne peut dormir la nuit que si l’on a un porteur d’or qui se promène quelque part dans le monde. »

Extrait de « Le Monde de l’Or » par Tomithy GREEN – 1968

En Allemagne, le Krügerrand fait un tabac

Jeudi, juin 17th, 2010

A cause de la crise de l’euro, en Allemagne comme ailleurs, l’or n’a jamais été aussi prisé, et les pièces sud-africaines sont particulièrement demandées chez nos voisins allemands.

Pour la Reisebank, qui fait partie des grands acteurs dans le commerce des métaux précieux et approvisionne en Allemagne 1200 banques, les choses sont claires : la plupart des clients connaissent le Krügerrand et donc ils investissent dans le Krügerrand.

Le Krügerrand d’Afrique du Sud est la pièce d’or la plus répandue dans le monde (cliquez pour lire notre article spécial). Pas étonnant que non seulement les collectionneurs habituels y trouvent en ce moment un grand intérêt, mais aussi les acheteurs qui en temps de crise de l‘euro investissent leur argent pour la première fois dans l’or. Mais il n’y a pas que le Krügerrand, les Nuggets, pièces d’or australiennes ou encore la Maple Leaf canadienne connaissent elles aussi un grand succès en Allemagne. Elles ont toutes la même teneur en or mais sont beaucoup moins chères que le Krügerrand. En ce moment, la différence est de 10 à 20 euros par once, parce que leur prime instantanée est moins importante, prouvant ainsi la plus forte demande sur la pièce sud-africaine.

Pour les investisseurs allemands qui souhaitent investir dans d’or, il est donc plus intéressant d’acquérir ce métal précieux lorsque le choix se porte sur d’autres pièces que le Krügerrand. Qu’il s’agisse du Krügerrand ou encore du Nugget, elles consistent toujours en une once d’or, soit 31,1 grammes. Cependant le Krügerrand est la pièce la plus connue, et c’est ce sur quoi misent les investisseurs. Conséquence : beaucoup de commerçants doivent faire attendre leurs clients et ne peuvent livrer dans l‘immédiat.

En ce moment, dans la Société munichoise spécialisée dans l‘or Pro Aurum, le traitement des commandes de Krugerrands et autres pièces d’or peut prendre jusqu’à deux semaines. Sur le plan logistique, il n’est pas possible de faire face autrement à l’afflux des clients, d’autant que les producteurs d’or n’arrivent plus à satisfaire la production de barres et de pièces. Christof Wilms, responsable du commerce de l’or au sein de la Reisebank, le dit aussi: « La demande en or continue à être forte. Dans les semaines passées, les besoins étaient deux fois plus élevés qu’en 2008 lors de la crise financière. Nous n’avions pas encore connu une telle ampleur.“ Chez les clients, les barres de 100 grammes sont aussi particulièrement prisées, et il est arrivé qu’elles ne puissent pas être livrées. Les barres d’or existent en plusieurs tailles : un kilo, mais aussi 250, 100 ou un gramme. L’or profite de sa réputation de placement stable en temps de crise. Et ça fait décoller les prix. Même les fonds de placement en or, dans lesquels les investisseurs empruntent de plus en plus d’argent, reçoivent des dépôts en or et contribuent à augmenter par leurs achats le prix de l’or.

L’or en tant que métal précieux reste populaire chez les investisseurs, même si le prix a un peu baissé récemment. D’après les estimations des experts en matières premières de la Commerzbank, les investisseurs sur le long-terme vont continuer à investir dans l’or. Mais les gros investisseurs orientés spéculation auraient récemment engrangé leurs bénéfices, ce qui aurait fait fléchir les prix.

Gabor Vogel, expert en matières premières de la DZ Bank déclare: « La situation de l’or reste positive, parce que le besoin de sécurité des investisseurs reste élevé.“ En outre beaucoup d’investisseurs continuent à trouver le métal précieux attractif, parce que les alternatives en matière d’investissement manquent et que par exemple le calcul des risques dans les emprunts d’Etat ont changé récemment. « Dans les emprunts d’état, le rendement financier n’est pas aussi luxuriant“ assure Vogel. L’analyste voit le prix de l’or augmenter aux alentours de 1350 dollars à la fin de l’année. Même si un recul à 1050 dollars est d’ici là probable.

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, les investisseurs qui misent sur l’or ne doivent pas seulement prendre en considération les fortes fluctuations du métal précieux. Il est vrai que la cote de l’or reste élevée en ce moment, mais le placement dans l’or a aussi des failles : il y a lieu de tenir compte des différences considérables qui existent entre le prix d’achat et le prix de vente, et puis l’or n’offre pas d’intérêts ni de dividendes, contrairement aux actions. A cela s’ajoute le coût d’entreposage lorsque l’on doit conserver de grandes quantités d’or. En revanche un des avantages pour les acheteurs allemands de pièces d’or et de barres, c’est qu’ils ne sont pas concernés par la taxe sur les plus-values, contrairement aux français (cf notre article à propos de la taxation de l’or) à moins qu’ils n’optent pour des formules légales de conservation hors Union Européenne comme le proposent Bullionvault (pour les lingots) et AuCOFFRE.com (pour les pièces d’or).

Extraits du Frankfurter Allgemeine Zeitung du 22.05.2010, Nr. 117 / Page 21
Traduction et localisation pour LORetLARGENT.info : ABW Traductions

AuCOFFRE.com lance sa plateforme allemande très prochainement. C’est une bonne idée de commencer à acheter vous aussi des krugerrands.

The Gold Train

Mercredi, juin 16th, 2010

The Gold Train is a mystery emanating from WWII but the almost mythical status developed because of the secrecy particularly in the USA. In reality it is story of horror, mass murder, theft and greed not revealed until Bill Clinton created the Presidential Advisory Commission on Holocaust Assets in the United States and had become a symbol of all that was lost by Holocaust victims

We begin in Hungary LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS,GOLDCOIN.ORG to learn how billions of dollars of looted treasure and thousands of lives were lost

La pièce de 50 Ecus Charles Quint – l’or au prix du métal

Samedi, juin 5th, 2010

Avers de la pièces d'or belge de 50 Ecu

Il y a des pièces en or de collection, des éditions spéciales qui sont initialement réservées à la numismatique, qui s’avèrent au fil du temps aussi être d’excellents investissements à long terme. C’est le cas de la pièce en or belge de 50 Ecus, type Charles Quint.

Description physique de la pièce

Côté pile, la pièce représente Charles Quint de trois quart, couronné ; on voit son buste apparaître dans un drapé et sa tête est couronnée. La tranche de la pièce est lisse. Tout autour de la figure centrale est inscrit « CAROLVS. D. G. ROM. IMP HISP REX. DVX BVRG. C. » (qui signifie Charles par la grâce de Dieu empereur des Romains, roi d’Espagne, duc de Bourgogne, comte de Flandre).

Caractéristiques et description :

Côté face est inscrit « 50 écus » avec l’année à laquelle la pièce a été frappée, le tout entouré de 12 étoiles. Sur le pourtour de la pièce on lit « Belgique/ Belgien/ België »


Poids : 17.28 g
Diamètre : 28.80 mm
Epaisseur : 1.80 mm
Pays d’origine : BELGIQUE
Métal précieux : OR
Principal métal vil : CUIVRE
Titre : 900.000 ‰
Atelier : Bruxelles
Millésime de ce type : 1987-1998
Tirage : 1532000

Intérêt pour l’épargnant

Certaines pièces initialement prévue pour la collection – surtout les récentes pièces de 100 et 500 euros en or – ne sont pas un bon placement car elles sont vendues aujourd’hui à un prix bien plus élevé que leur prix spot (prix du poids de la pièce en or) et nous n’avons aucun recul sur l’évolution de leur valeur dans le temps. Le risque est alors que leur prime baisse considérablement au fil des ans. Pourquoi ? Dans le cas des pièces en euros, il est possible que La Monnaie de Paris en frappe des millions d’exemplaire ou, pire, qu’elles soient copiées en raison de la simplicité de leur gravure. Dans le cas présent, une forte baisse de la prime sur la 50 Ecus n’est pas possible car elle est déjà très faible.

Revers de la 50 Ecu

Contrairement aux Unions Latines (Léopold II par exemple) de 20 francs qui est une pièce considérée comme standard et excellente en placement or (presque comparable au Napoléon), la pièce de 50 écus Charles V relève initialement plus de la numismatique même si son tirage n’en fait pas une pièce rare. Cependant, sa faible prime (valeur au dessus du prix de l’or) la rend aujourd’hui très intéressante pour l’épargnant et son intérêt de placement est finalement très comparable à une 50 Pesos même si les caractéristiques physiques sont très différentes : pièce d’or à effet « retard » sur la prime (qui grimpe lorsque « les bombes tombent dans le jardin »), c’est la pièce que l’on réserve pour les ventes ultimes, la pièce que l’on vendra lorsque les naps, krugerrands et autres souverains auront été vendus depuis longtemps pour payer votre liberté…

Bref, en avoir quelques-unes en fond du coffre pour diversifier et jouer sur les effets de primes.

La demande en or n’est pas prête de baisser

Vendredi, mai 28th, 2010

Le Word Gold Council, l’organisme qui regroupe les plus grands producteurs de métaux précieux a publié le 26 mai dernier une note qui devrait rassurer toux ceux qui souhaitent investir dans l’or : en effet, la tendance pour 2010 est plutôt optimiste. Même si la demande mondiale a connu une légère baisse à la fin de l’année 2009, elle devrait repartir pour cette année. Outre la Chine qui détient actuellement un cinquième des réserves d’or mondiales, d’autres marchés émergents sont en demande.

Pourquoi une telle demande d’or ?

Aram Shishmanian, Président Directeur Général du Conseil Mondial de l’or, ajoute que « Actuellement, la demande européenne d’investissement en or est exceptionnellement forte, en particulier de la part des investisseurs allemands et suisses. Ceci est principalement du à l’inquiétude par rapport à la dette publique dans la zone euro « . En effet, l’euro perd du terrain, et engendre des déséquilibres monétaires. De plus, le dollar a perdu près de 30% de sa valeur par rapport à l’euro depuis 2000. Des fluctuations monétaires qui provoquent un retour à la seule monnaie refuge : l’or.

Le cas de l’Inde

L’Inde est le premier pays consommateur d’or au monde. Et sa demande n’est pas prête de baisser : en octobre dernier, la Banque centrale en a acheté 200 tonnes ! Et en avril 2010, 34,2 millions de tonnes d’or ont été importées, contre 20 millions en avril 2009. En effet, les raisons qui incitent ces temps ci de nombreux pays à investir dans l’or existent en Inde depuis une dizaine d’années. Car l’or garantit un véritable pouvoir d’achat même en cas de dépréciation de la monnaie. Le FMI estime d’ailleurs que les foyers indiens comptent à eux seuls 15 000 tonnes d’or.

Des chiffres et des tendances qui confirment que le cours de l’or n’a pas fini d’augmenter et que le métal précieux reste plus que jamais un excellent placement.

Sources : http://www.gold.org/assets/file/pr_archive/pdf/GDT_Q1_10_pr.pdf

Le Banc’Or’ : une monnaie mondiale comme solution à la crise ?

Dimanche, mai 16th, 2010

Avec la crise grecque, plusieurs économistes avancent l’idée d’un étalon monétaire supranational. En son temps, après la Grande Dépression qui a suivi le krach boursier de 1929, Keynes avait d’ores et déjà émis l’hypothèse d’une monnaie non étatique à laquelle seraient rattachées toutes les monnaies du monde : le bancor (qui malgré son nom n’était pas basé sur l’or, Keynes ayant un grand mépris pour le métal jaune).

Le système de cette monnaie au-delà des états, proposé lors des accords de Bretton Woods en 1944, visait à sanctionner tout pays qui serait en excès d’import ou d’export. Celui-ci serait alors contraint de rétablir l’équilibre, soit en réévaluant soit en dévaluant.

La suprématie du dollar

Les Etats-Unis ont évidemment préféré la solution beaucoup plus arrangeante du Gold Standard Exchange où le dollar, seule monnaie convertible en or, était sûr de régner en maître. Le rôle du FMI consistait alors à veiller à la parité des monnaies vis-à-vis de l’or (par l’intermédiaire du dollar) et à aider les pays qui ne parviendraient pas à stabiliser leur monnaie.

Après la guerre du Viet-Nam en 1971, les Etats-Unis ont épuisé la plupart de leurs réserves en or. Le système étalon-or a trouvé ses limites. Le dollar est alors considéré comme la monnaie de référence et chaque monnaie est définie par rapport à la monnaie américaine.

L’étalon de change or fait alors place à un système de change flottant où la valeur de chaque monnaie fluctue chaque jour les unes par rapport aux autres. En cas de faillite d’un pays (comme c’est actuellement le cas en Grèce), la monnaie se retrouve affaiblie sans aucun repère solide comme l’or auquel s’adosser. Dans le contexte de crise grecque, c’est la Commission Européenne qui a joué le « grand argentier » en lançant une bouée de sauvetage au cœur de la mer Egée. Cette opération n’est pas sans risque. Comme le souligne l’économiste belge Paul Jorion, un sauvetage mal mené entraînerait fatalement le Portugal, puis l’Espagne, puis l’Europe toute entière sans sa chute.

Le système monétaire international trop centré sur le dollar

Le risque dans un tel système, est l’hégémonie de la monnaie la plus forte, avec toutes les conséquences que cela peut impliquer au niveau mondial. Le système du bancor éviterait bien sûr tout cela. L’hypothèse d’une monnaie unique supranationale est également plébiscitée par les Chinois, dont leurs montagnes de dollar leur brûlent les doigts. En mars 2009, Zhou Xiaochuan (le Gouverneur de la Banque Centrale de Chine) avait fait un véritable plaidoyer en la faveur d’une monnaie internationale, moins centrée sur le dollar. Le but ? S’affranchir du billet vert, responsable de la propagation de la crise, et sortir d’un système où les fluctuations des valeurs monétaires font le jeu des spéculateurs.

Le FMI avait pourtant déjà tenté de créer un système monétaire mondial en remplaçant l’or dans les grandes transactions économiques. Les droits de tirages spéciaux (DTS ou or papier) sont des crédits  déterminés par un panier composé des quatre grandes monnaies internationales (dollar, euro, yen, livre), visant à suppléer les carences des réserves en or (la quantité mondiale d’or étant relativement fixe). Mais le système aussi présente des limites. Les DTS ne sont en fait qu’une tentative d’adaptation du bancor et dont le système n’a jamais vraiment décollé. D’ailleurs, en février dernier, Dominique Strauss-Kahn a déclaré que le FMI envisageait la création à long terme d’un nouvel actif de réserve mondial, où le dollar dominerait moins et différent des DTS.

La monnaie unique, une panacée ?

Une monnaie supranationale serait tout à fait envisageable, à condition d’éviter les mêmes travers que ceux dont on accuse actuellement le dollar et les erreurs commisent avec l’euro. Pour cela, il faudrait idéalement que cette monnaie soit largement adossée à l’or, sous peine d’ici quelques années, de voir les mêmes causes produire les mêmes effets. Alors oui au BancOr, mais avec un « O » comme « Or ».

Lire aussi :

Qu’est ce que l’étalon-or ?
L’Ombre de Bancor : La crise et le désordre monétaire mondial, par Tommaso Padoa-Schioppa

Conséquences de la crise : vendre son or contre du cash ?

Vendredi, mai 7th, 2010

Or versus Euros

Actuellement, une publicité diffusée à heure de grande écoute propose d’échanger vos objets, bijoux et pièces d’or contre du cash, un chèque ou un virement ! Crise oblige, tout est bon pour récupérer quelques euros et essayer de remettre à flots ses comptes. Sur le site en ligne, vous avez la possibilité d’estimer rapidement la valeur de vos objets, vos pièces, et de faire la conversion en euros. Sous 24 heures, on vous promet de vous envoyer la totalité de vos gains.

De la poudre aux yeux ?

Sur ce genre de site, vous risquez de repartir avec une somme d’argent qui ne correspond pas à la vraie valeur de vos pièces. En bref, des pièces qui aujourd’hui possèdent une prime de 5% en raison de la forte demande se retrouvent achetées 10 à 20% en dessous du prix du métal seul. A cela il faudra déduire aussi la taxe de 8%. En définitif, «  brader » son or pour récupérer quelques euros ne riment pas à grand-chose. Il ne faut pas oublier que l’or est une véritable assurance vie sur le long terme !

L’or, une valeur refuge à protéger !

Ensuite, l’or est une valeur refuge par excellence, depuis des siècles. Insensible à l’inflation, l’or reste le placement favori en cas de chutes boursières, de crises financières… Presque toutes les grandes banques centrales du monde disposent d’importantes réserves d’or.  L’or joue un véritable rôle de  substitut à n’importe quelle devise.

La crise à son paroxysme ?

Aussi, conserver son or ou faire l’acquisition de pièces d’or permet de conserver une «  marge de manœuvre » en cas de crise. S’il y a bien un moment où il faut « résister » à l’appel du gain rapide, c’est maintenant. Si on le peut, bien sûr.

Peu intéressant en lui-même, ce type de messages, et surtout sa diffusion massive, montrent bien une chose : le niveau qu’a atteint la crise : un paroxysme.



Les pièces d’or du Musée numismatique d’Athènes

Vendredi, mai 7th, 2010

Les trésors cachés exposés au plein jour
En ce moment, une exposition se déroule au Musée numismatique d’Athènes jusqu’au 31 décembre et permet au visiteur de découvrir 21 séries de monnaies grecques autrefois cachées dans les murs, les sols… datant du cinquième siècle avant Jésus-Christ : pièces d ‘or, de bronze…Au total, le trésor recèle plus de 3644 pièces individuelles. L’exposition présente également deux collections de 498 pièces de bijoux en or découvertes dans les villes de Thèbes et Epidaure et 549 pièces en euros. Le musée explique que cette exposition met en lumière la mythologie et les évènements historiques liés aux trésors cachés.

Le musée numismatique d’Athènes : un trésor qui abrite…des trésors !
Le Musée numismatique d’Athènes a été construit dans l’ancienne maison de Heinrich Schliemann, archéologue allemand qui a découvert les villes de Troie et de Mycènes. Le musée regroupe une collection de pièces et d’objets de l’Age du Bronze à l’époque moderne. Il offre la possibilité aux visiteurs de tous âges de découvrir l’histoire des pièces, les pièces de bronze, d’argent et d’or…et de découvrir les pièces comme monnaie d’échange mais aussi comme oeuvre d’art.

Deux étages et des milliers d’années d’histoire
Afin de faciliter la visite, les pièces et oeuvres d’art sont regroupées par thèmes. Le premier étage regroupant six salles expose l’histoire de la monnaie grecque antique, des trésors monétaires, de la production des pièces à travers les âges et de leur circulation, de l’iconographie des pièces ainsi que l’histoire propre du Musée numismatique à travers des objets et documents anciens. Le deuxième étage expose des pièces d’origine romaine, byzantine, médiévale et moderne.
Le visiteur dispose également de documents en accès libre, de photographies, de dessins et d’ordinateurs afin de s’imprégner du monde des pièces.


La Grèce va-t-elle devoir se séparer de sa toison d’or ?

Mercredi, mai 5th, 2010

Comme nous l’évoquions vendredi dernier, la situation de la Grèce risque d’être contagieuse en Europe à bien des égards.

Ce weekend, nous apprenons que l’Europe a accepté le plan de sauvetage de la Grèce : soit un prêt de 110 milliards d’euros. Ce qui a mis la bourse en berne ce lundi matin (sauf le secteur bancaire). L’accord a été conclu samedi soir entre le Gouvernement grec, le FMI et  l’Union Européenne. Le plan, accompagné de mesures d’austérité, a soulevé la colère du peuple grec le 1er mai dernier.

En Grèce, il faut savoir que l’argent fiduciaire est particulièrement utilisé (au détriment de la carte bancaire et du chèque) ; face à la crise, la monnaie s’affaiblit… et l’or devient alors plus fort ! C’est dans un contexte tel que celui que traverse la Grèce que l’on peut constater que l’or est une assurance contre le risque (plus qu’une valeur d’investissement).

La Grèce, déjà dépossédée de ses réserves d’or par les nazis  pendant la 2e Guerre Mondiale, va-t-elle être obligée de vendre les 112 tonnes qu’elle garde actuellement dans ses coffres ?

Ce schéma est tout à fait envisageable dans la mesure où la Grèce ne possède d’autres  richesses que l’huile d’olive et le tourisme. Quant aux particuliers, il ne reste plus qu’à espérer pour eux qu’ils ont investi du cash dans des pièces d’or pour se mettre à l’abri. 

Du temps où les grecs avaient des souverains plein les portes

Lundi, mai 3rd, 2010

Le fils d’un riche industriel en savon et en huile demeurant à Salonique, en Macédoine, rappelle ainsi ses souvenirs :  » Ma famille a transformé toute sa fortune en souverains avant l’invasion allemande, au cours de l’hiver 1941. Nous avions au moins 3 000 souverains cachés derrière l’encadrement des portes. A chaque coup de vent, ma mère se précipitait pour voir sí l’argent n’était pas tombé. Dès que les Allemands sont arrivés, ils ont occupé l’usine et, sans ce pécule, nous serions morts de faim. Une fois par an, nous démontions les portes pour prendre l’argent qui nous permettait de vivre. Bien que nous ne nous en soyons pas rendu compte sur le moment, la majeure partie de nos parents et de nos amis avaient agi de même. Mais mon grand-père, qui avait fait confiance à la monnaie grecque, se retrouva avec des liasses de billets sans valeur, et perdit toute sa fortune. « 

Timothy Green

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "